le Laos, c'est tranquilos... Par Thomas
Par Association "MaisVousEtesFoot !" le mercredi, janvier 6 2010, 15:16 - Laos - Lien permanent
Lundi 12 octobre
7h, le bus pénètre enfin dans la république démocratique et populaire du Laos, considérée jadis comme l’ancien royaume du « million d’éléphants ». De la frontière Vietnamienne jusqu'à Vientiane, la capitale du Laos, quelques heures de routes sont nécessaires, ainsi, chaque passager du bus s’occupe à sa façon. Ecouteurs collés à ses oreilles, Thomas opte pour la musique tandis que Romain, lui préfère terminer sa nuit en poussant un petit roupillon… Et il a bien raison ce petit gars car il faut être en forme pour débarquer dans une capitale asiatique. Mais Vientiane n’est pas une métropole ordinaire car dans cette ville, à taille humaine, flotte une atmosphère paisible qui la différencie complètement de la frénésie des autres capitales de la région. Très peu de trafic et par conséquent, une pollution sonore quasi inexistante (qui fera économiser à Thomas quelques Doliprane) et des locaux d’une gentillesse légendaire (ce qui évitera à Romain de grogner à gogo). Bref, vous l’aurez compris, le contraste avec Hanoi est saisissant.
Mais pas le temps de flâner pour les deux cousins… Une fois les sacs de 20kg déposés à l’hôtel, nous sautons à bord d’un tuk tuk jumbo en direction de l’ambassade d’Inde afin d’obtenir le précieux visa nécessaire pour fouler les terres indiennes. Pas de chance, le service est fermé l’après midi. Du coup, la gentille demoiselle nous invite à repasser demain matin. Merci m’dame.
Une fois à l’hôtel, nous retrouvons nos amis connus dans le bus, à savoir, Jeremy, un geek Anglais et Olivia, une charmante globe trotteuse, puis partons vers un restaurant situé sur le toit d’un immeuble et planté sur les bords du Mékong. Au programme, un bon burger, une bonne bière (La Beerlao), une bonne discussion et un splendide coucher de soleil engloutissant le bar d’une douce lumière jaunâtre. Après avoir dégusté ce diner pas très local, nous sommes rejoints par Tony, un inconditionnel du ballon rond accompagné de sa femme, originaire de Vientiane, tous deux rencontrés aussi pendant le voyage. Et voila, la troupe est au complet, la fête peut enfin commencer… mais évidemment, avec modération.
Mardi 13 octobre
Levés de bonne heure, à savoir 10h pour nous rendre à l’ambassade d’Inde située à une poignée de kilomètres de notre merveilleux hôtel. Une fois les paperasses remplies, la gentille demoiselle, qui, à première vue n’est pas très indienne à en juger les traits de son visage, nous informe que le visa sera disponible vendredi. Ah ouais, quand même…
Nous quittons ce bâtiment diplomatique pour en rejoindre un autre, celui de notre tendre et beau pays, celui de la France, où nous devons rencontrer Jeff, le responsable de la procédure. Pour quoi faire allez-vous me dire ? Pour parler foot ! Cet expatrié français, amoureux du Laos, est aussi joueur de football amateur, fin connaisseur de ce sport et particulièrement de sa pratique à Vientiane. Et pour cause, il est membre d’une équipe constituée principalement de falangs (étranger en laotien) et joue plusieurs fois par semaine contre des clubs locaux. Assis confortablement dans le hall de l’ambassade, Jeff nous fait partager sa connaissance footballistique du pays et son constat est net : un championnat professionnel peu structuré, un manque d’infrastructure indéniable et une forte centralisation de ce sport dans la capitale. Sympa tout ça… Après avoir absorbé ces informations fortes utiles, il nous semble préférable de rallonger notre séjour à Vientiane. La rencontre avec Jeff se termine mais avant d’abandonner notre cher compagnon, ce dernier nous convie à intégrer son équipe mercredi soir. Evidemment, nous acceptons l’invitation.
Plus tard dans la soirée, les deux cousins retrouvent leurs amis de voyage pour avaler un bon plat au même restaurant que la veille. En face de nous, se déroule le majestueux Mékong qui fait guise de frontière entre le Laos et la Thaïlande, tous deux reliés par le pont de l’amitié. Assis tranquillement sur nos chaises à papoter sur des thèmes divers, nous contemplons par la même occasion le soleil décliner doucement, inondant au passage la ville d’une couleur orangée presque dramatique, pour ensuite terminer sa course derrière la ligne d’horizon noirâtre. Dur d’imaginer plus beau spectacle qu’un tel coucher de soleil… Le diner se prolonge puis nous rentrons à l’hôtel vers 23h.
Mercredi 14 octobre
Journée plutôt touristique pour se familiariser avec les lieux car notre séjour à Vientiane risque d’être plus long que prévu. Il faut savoir que cette capitale asiatique, comparée à ses voisines, est minuscule puisqu’elle accueille seulement 600 000 âmes et possède par conséquent un centre ville à taille humaine renfermant des trésors architecturaux d’une valeur inestimable. La liste est longue mais on peut citer le Wat Sisaket, un temple érigé par le roi Anouvong en 1818 et construit dans le style Siamois, ou encore le Wat Simuang, le temple le plus vénéré de la ville car il abrite le pilier tutélaire (le Lak Muang). Selon la légende, cette lourde pierre aurait été plantée dans la terre en écrasant une jeune femme enceinte qui, parait-il s’était offerte en sacrifice. Aujourd’hui, on y vient pour prier et y faire un vœu.

Mais le Laos n’a pas été seulement baigné par la culture Siamoise puisque que l’arrivée des Français vers la fin du 19ème siècle a permis au pays d’hériter d’anciens bâtiments coloniaux construits principalement sur le modèle des villas du midi de la France. Cette alchimie d’architecture donne à la ville un aspect singulier vraiment charmant.
Bref, après une visite express de la ville, nous enfilons nos belles tenues footballistiques puis partons nous positionner au point de rendez vous fixé avec Jeff, soit devant un restaurant Français qui, selon la carte, propose des plats succulents mais à des prix qui le sont moins. Ainsi, nous passons dix bonnes minutes à baver devant le menu en attendant notre ami. 19h, la voiture de Jeff fait irruption tel un missile Tomawak puis s’arrête à notre hauteur. Une fois à l’intérieur, nos pensées envahies d’images culinaires s’estompent pour être remplacées par le futur match de football dont le coup d’envoi est imminent. Dans la voiture, Jeff nous fait un court récit de sa vie, de son travail et de ses péripéties footballistiques jusqu'à ce qu’on atteigne enfin le terrain. A en juger les tribunes vides, aucun joueur n’est arrivé. Aussi, nous patientons sagement qu’ils veuillent bien pointer le bout de leur nez. Plusieurs dizaines de minutes après, la dream team composée majoritairement d’étrangers est enfin réunie. C’est sous la lumière des lampadaires que les deux équipes pénètrent sur le terrain. Au tableau, un club laotien VS une équipe multinationale.
Le début du match est lancé, Romain, assis sur les maigres tribunes observe la partie tandis que Thomas, armé de sa super caméra full HD, filme la rencontre. Pas de doute, les premières minutes révèlent une large domination de la part des locaux, plus rapides, plus tactiques et mieux positionnés sur le terrain. Les étrangers sont à la dérive et le score le prouve puisque ils sont menés 2-0 à la première mi-temps. La deuxième partie du match débute mais cette fois-ci, Rominho est sur le terrain. Sera-t-il le messie, le joueur qui relèvera cette équipe en déroute ? Eh non, les locaux ne perdent pas la tête face aux dribles prodigieux du petit Nantais et se permettent même le luxe d’inscrire quelques buts supplémentaires. « Que se passe t-il ? » beugle Thomas tout paniqué… La fin du match est enfin sifflée et le score est sans appel mais le rédacteur de ce blog ne préfère pas l’évoquer. Malgré le gardien de but handicapé du club adverse, qui possède une jambe plus grande que l’autre, l’équipe des expatriés n’a inscrit aucun but… mais peu importe le résultat ! C’est avec le sourire que les falangs sortent du terrain et trouvent même la force de s’autocritiquer et de balancer des boutades. Tout le monde rigole, vous l’avez compris, ici, on joue avant tout pour se faire plaisir.
Suite à ce match fort éprouvant, la dream team quitte le terrain pour se diriger vers le bar karaoké du coin qui borde la pelouse. Et là, surprise ! Il semble que les expatriés manient beaucoup mieux le lever de chope que le ballon. Les bières défilent aussi vite que les buts encaissés durant le match au point que la table semble être trop petite, et pourtant ! Bref, au fur et à mesure que la lune arrive à son apothéose, le bar se vide à petit feu et nous quittons donc les lieux dans la voiture de Jeff qui nous ramène à notre hôtel.
Jeudi 15 octobre
Aujourd’hui, c’est la journée football. Après avoir ingurgité un bon petit déjeuner « made in France », les deux journalistes en herbe partent dans un café qui fait le coin avec une grande avenue pour y rencontrer Viphet, le manager de l’équipe nationale du Laos. A la base, « MaisVousEtesFoot ! » devait rencontrer le président de la fédération mais celui-ci s’est finalement rétracté, débordé par la préparation des Sea Games (les Jeux d’Asie du Sud Est) qui se tiendront en décembre 2009 à Vientiane. Nous avions donc été dirigés par le président vers son secrétaire général qui lui, a décliné de la même manière, dans la mesure où il devait se rendre à un congrès de la FIFA en Suisse…Ce qui nous mène finalement à Viphet ! Peu à l’aise face à nos questions, ce dernier nous invite à rencontrer l’équipe nationale coachée par un ancien joueur du FC Metz et de l’Austria Wien: Alfred Riedl. Par chance, l’entrainement se déroule dans le stade situé à coté de notre hôtel. Le temps d’avaler un bon burger (pour Thomas), une salade (pour Romain) et nous voila aux portes du complexe sportif. Nous retrouvons Viphet puis expliquons notre projet à l’entraineur qui à en juger par sa réponse « nous sommes peut être une petite nation du foot mais nous ne sommes pas un club de rue », ne semble pas très chaud pour nous laisser jouer...Mais bon, faut le comprendre Alfred ! Il est chargé de mener ces joueurs laotiens de moins de 23 ans au minimum en demi-finale des SEA Games…vaste tache ! Au moins, nous avons l’autorisation de filmer à condition de rester dans le périmètre autorisé, soit interdiction de poser un pas sur la pelouse sous peine de se faire réprimander par le coach. Attention, ça ne rigole pas ici.

Après l’entrainement, nous consacrons une petite heure à interviewer Alfred Riedl, cet entraineur atypique ayant consacré un bout de sa vie à coacher des clubs comme l’OCK, un club marocain, l’Austria Wien en Autriche ou encore l’équipe nationale du Vietnam.
Après cette rencontre très enrichissante, nous retournons à l’hôtel pour retrouver Tony, notre ami Anglais et Seb, un français amoureux du Laos avec qui nous bavardons jusque tard dans la nuit.
Vendredi 16 octobre
Après un petit tour rapide à l’ambassade de l’Inde afin d’y récupérer les visas, les deux cousins louent un scooter et partent en compagnie de Tony, dénicher un terrain de foot pour taper le plastique. Mais il faut faire vite car le temps est contre nous, le soleil commence à montrer des signes de faiblesses et, dans une petite heure, il aura disparu derrière la ligne d’horizon. Et c’est parti, nous sautons sur nos montures en acier puis passons au peigne fin le centre ville. Nous traversons de multiples temples, sillonnons les grandes avenues qui découpent le centre ville en quartiers mais aucun signe ne nous indique la présence d’un terrain de foot… quand tout à coup, le regard de Romain est happé par un groupe de jeunes qui semble gesticuler. Nous quittons la route goudronnée pour rejoindre une piste en terre toute défoncée et atteignons notre objectif. Manque de chance, ces jeunes gaillards jouent au Kator (sorte de foot volley avec une balle tressée)! Nous continuons tout de même notre route pour arriver sur la rive laotienne du Mékong. Ne sait-on jamais, ça pourrait être un beau spot pour un petit foot. Evidemment, personne, juste quelques couples main dans la main regardant le spectaculaire coucher de soleil tout en se chuchotant des mots doux. Déçus, nous rebroussons chemin mais Thomas, assis derrière Tony, pense avoir décelé au loin les vestiges d’un terrain de foot envahis par de jeunes footballeurs en pleine action… Ca vaut le coup d’œil. Tony, suivi de cousin Romain, mettent tous deux la gomme soulevant au passage un épais nuage de poussière puis bifurquent vers un autre sentier dominé par des bosses et des trous inondés d’eau marâtre. Les « bikers de l’extrême » slaloment ces obstacles avec grâce pour aboutir enfin sur le praticable. Pas de doute, c’est bien un terrain de foot. Nous rangeons nos bécanes avec les autres puis intégrons la partie.

Le spot est hallucinant. L’air de jeu est situé au bord du Mékong sur un terrain complètement habité par la végétation et le sable. Les buts, eux, sont faits à l’aide de deux tiges de bambou solidement ancrés dans la terre et reliés par une autre branche qui fait guise de barre transversale… hormis la hauteur des cages qui ne dépasse guère le mètre 70, la distance entre les deux poteaux semble être adaptée à la taille du terrain.
Au même moment, à l’horizon, le soleil achève de sombrer de l’autre coté de la ligne indigo de la côte Thaïlandaise et ses derniers feux embrasent le ciel colorant par la même occasion le sable d’une couleur orangé. « Ouaaaaaaah , que c’est beau !» s’exclame Thomas. Mais ce spectacle est aussi annonciateur de fin de match puisque très vite, la lumière commence à manquer. La partie s’interrompt et les joueurs nous invitent très gentiment à revenir demain. « Perfect ! » répondent les « bikers de l’extrême ».
Comme d’habitude, la soirée s’achève à l’hôtel en compagnie de Tony, Seb et d’autres personnes fraichement rencontrées.
Samedi 17 octobre
Fin d’après midi, nous chevauchons nos destriers d’aciers pour nous rendre, cette fois-ci, à l’heure, vers le terrain de foot repéré la veille. Accompagnés de Tony et de Seb, nous intégrons la partie. Encore une fois, mère nature a été clémente avec l’association « MaisVousEtesFoot ! » en lui offrant un merveilleux coucher de soleil digne d’une carte postale. Y a pas de doute, le Laos est le spot idéal pour les amoureux en quête de romantisme. Bref, revenons à cette partie de foot endiablée. Sur le terrain, Tony, Seb, Romain et Thomas. Les trois premiers jouent au foot et le dernier, se ballade sur le terrain avec sa caméra à la main tout en adoptant des positions bizarres afin d’avoir des angles de vues différents. Rajoutez à cet étrange manège un sublime coucher de soleil, des sourires et vous obtenez une partie de foot qui, même si le niveau n’est pas celui de JMG Académie, restera forcement ancrée dans les mémoires des jeunes falangs. La partie s’achève quand la nuit fait son apparition. Nous paressons quelques temps sur le terrain à bavarder avec les joueurs puis rebroussons chemin en direction de l’hôtel.

Comme chaque soir, nous prenons possession de l’unique table occupant la terrasse de l’hôtel puis parlons jusqu’au bout de la nuit.
Dimanche 18 octobre
Aujourd’hui, l’association « MaisVousEtesFoot ! » se divise en deux. D’un coté, Romain part mitrailler le nouveau stade situé à une bonne vingtaine de kilomètre et spécialement construit pour les SEA games tandis que Thomas, muni de sa caméra, s’en va prendre quelques vidéos de la ville. Au programme, le majestueux temple de Wat Sisaket, qui a la particularité d’abriter plusieurs milliers de statuettes du Bouddha puis d’autres monuments comme le Wat Ong Teu situé au centre d’un ensemble de cinq monastères. Une fois tous ces trésors architecturaux capturés dans la boite noire de la caméra, Thomas retourne à l’hôtel pour y retrouver son cousin. La suite de la journée se poursuit en se rendant sur le terrain de foot pour y prendre quelques clichés suivi du traditionnel apéritif en compagnie de Tony et de quelques voyageurs, venus se greffer tout naturellement à la discussion.


Lundi 19 octobre
Journée chargée pour les deux français. Tout d’abord, visite du Patuxai, curieux arc de triomphe édifié en 1960, qui sert de monument commémoratif en l’honneur des morts des différentes guerres qu’a connues le Laos. Ensuite, direction le célèbre Wat That Luang, grand stupa sacré doré qui est censé contenir un cheveu du Bouddha et les cendres d’une de ses hanches. Ce monument religieux, le plus important du pays, fait aussi office de résidence pour le chef suprême du Bouddhisme Laotien. Enfin, pour conclure cette belle matinée ensoleillée, nous retournons dans le centre ville pour déjeuner avec Tony. Au menu, poisson grillé accompagné de khao niao, riz gluant cuit à la vapeur et servi dans des petits paniers en raphia… succulent.


L’après midi peut alors commencer sous les meilleurs hospices. Les « bikers de l’extrême » reprennent la route. En chef de file Tony et derrière, les deux cousins, tout deux coiffés d’un très joli casque, roulent tranquillement en direction d’un terrain de foot situé à la périphérie de la ville. Quelques dizaines de minutes après, nous atteignons enfin notre destination. Nous garons nos « bike » dans une cour où s’agglutine un tas de camions usés pour se diriger ensuite vers une vieille bâtisse en bois qui fait office de bar. Nous commandons trois jus de banane bien frais puis posons nos fessiers sur des chaises en plastiques qui paraissent bien inconfortables. Coincé entre le Mékong d’un coté et l’amas de camions usés de l’autre, le terrain de foot semble être en attente de joueurs… et nous aussi d’ailleurs. Nous enfilons les crampons, chassons les poules errantes ainsi que les chiens vagabonds de l’air de jeu puis taquinons le ballon en espérant que des inconditionnels de foot fassent irruption et se joignent à nous. Une heure passe, un premier joueur débarque suivi d’un deuxième et d’un troisième. Bon, ils ne sont guère bien âgés mais c’est déjà un bon début. Au final, nous serons à peine cinq à taquiner le ballon mais la moyenne d’âge, quoi doit avoisiner les 14 ans, ne permet pas de réaliser un match. La nuit tombe sur Vientiane, nous évacuons les lieux vers 18h pour atterrir, devinez ou ? À l’hôtel… autour de la table de la « joie ».
Mardi 20 octobre
C’est l’heure de quitter la capitale pour continuer notre périple en direction de Vang Vieng afin d’y rejoindre une vieille connaissance, Andy, ce jeune français avec qui nous avons partagé un bout de nos aventures Thaïlandaises. Cette fois-ci les bikers ont troqué leur scooter pour le bus…jugé plus fiable et plus économique par les deux cousins car 160km séparent les deux villes. Tout de même ! Une fois vautrés dans les fauteuils vieillots du bus, Thomas, écouteurs collés aux oreilles, contemple le paysage. Au fur et à mesure que le véhicule s’enfonce vers le nord du pays, se dessinent au loin, les lignes des imposantes montagnes qui composent les alentours de Viang Vieng. Mais le spectacle est surtout au bord de la route lorsque le bus traverse les villages nichés à flanc de montagne et principalement habités par des Hmong et des Yao, vieilles tribus Laotiennes. Ici, le temps parait s’être figé, rien ne semble avoir changé depuis des millénaires, les hameaux sont 100% authentique, loin des hordes touristiques.
Une fois arrivés et l’hôtel trouvé, les deux cousins partent se familiariser avec les lieux. Tout d’abord, direction un restaurant pour y avaler une petite pizza. Nous déambulons le long de l’avenue principale qui mène au centre puis découvrons le cadre enchanteur de cette ville réputée pour être un bastion de la fête. En arrière fond, se dresse une succession de montagnes verdoyantes peuplées par de vieilles tribus et connue pour ses grottes sacrées, ses falaises vertigineuses, ses cascades prestigieuses et ses pains de sucres calcaires.
Au pied de cette grande barrière rocailleuse, se déroule majestueusement la rivière Nam Song qui semble faire la frontière entre la ville et la nature. Pour la traverser, il est nécessaire d’emprunter un de ces innombrables petits ponts en bois branlants qui donne à la ville un coté charmant et singulier.

Oui, car une fois dans le centre, le coté enchanteur de Vang Vieng disparaît à tout jamais. Chaque rue est bordée par un alignement de restaurants, d’hôtels et de bars prêts à accueillir les flots touristiques quotidiens. Dans les rues, titubent encore quelques fêtards en manque de sommeil ou en surdose d’alcool dans le sang. Ce n’est pas mieux dans les restaurants puisque les tables sont prises d’assauts par les voyageurs qui ont du mal à décuver de la nuit dernière et s’abrutissent devant de vieilles séries Américaines en espérant faire disparaître leur gueule de bois. D’autres, sans que nous en sachions trop la raison, débarquent dans la ville avec, au bras, une chambre à air de tracteur (des fans de « poking », la méthode de pêche préférée d’Aurélien ?). Bref, tous semblent être complètement lobotomisés, guidés par un même but, celui de faire la fête, de s’enivrer jusqu’au bout de la nuit. Bienvenue dans le monde d’Alice aux pays des merveilles…
Parmi ce flot de zombie, deux petits gaillards, assis dos à la TV et sans se douter de ce qui les attend, croquent leur pizza pour reprendre des forces et ensuite partir à la recherche de leur ami Français. 19h, Andy débarque enfin et quelques accolades après, le grenoblois nous guide vers un petit bar situé sur les bords du Nam Song. A l’intérieur, sont assis Sergio et Julie, deux autres globetrotteurs Français et amis d’Andy. Nous consacrons la soirée à raconter nos aventures respectives derrière une bonne Beerlao et à se remémorer nos péripéties Thaïlandaises.
Mercredi 21 octobre
Aujourd’hui, nous partons explorer l’antre des fêtards, la maison d’Alice. Et pour y accéder, il est nécessaire de réquisitionner un tuk tuk. Le retour, lui, se fera par voie fluviale, en se laissant porter paresseusement sur le Nam Song à l’aide d’une chambre à air de tracteur (la voila l’explication !). Et c’est parti mon kiki pour une après midi de grand n’importe quoi. Une fois les bouées solidement attachées sur le toit du taxi, la délégation française quitte Vang Vieng pour atterrir une dizaine de minute après au pied d’une cabane qui fait office de bar, plantée au bord de la rivière. A droite, un paysage montagneux et sauvage percé par le Nam Song qui se trouve dans un état de préservation remarquable. Bref, la tranquillité incarnée. Des enfants s’amusent dans l’eau et quelques vieillards fument la pipe. A gauche, le monde de la débauche, un Eurodisney version Ibiza, l’univers de la fête… de ce coté, le débit du fleuve semble être largement détrôné par le débit d’alcool car s’étale le long de la rivière une série de bar sur pilotis occupés par des jeunes voyageurs en quête de « fun ». Et le plus drôle dans tout ça, c’est que chaque bar dispose d’activité très intelligente pour occuper sa clientèle déjà bien enivrée : tyrolienne, balançoire, toboggan, volley dans la boue, etc. Evidemment, chaque enseigne dispose d’un mur d’enceintes qui crachent de la musique et tous possèdent un bar bien garni en bouteilles. Voila ! Les ingrédients sont réunis pour passer une bonne après midi. La règle est simple, on doit user des bouées pour circuler de bar en bar et y boire un petit bucket (un seau).Car comme en Thaïlande, ici, on ne boit pas dans des verres, mais dans des seaux ! Facile.
Et c’est parti, les français montent en haut d’un arbre, attrapent un trapèze et se jettent dans le vide, environ 8 mètres, pour atterrir après quelques balancements, dans l’eau tiède et boueuse du fleuve. Nous devons avouer tout de même que cette activité est très plaisante… Ensuite, nous quittons notre premier bar à l’aide de notre bouée respective pour atteindre la deuxième gargote qui doit se situer à environ cinquante mètres. Au milieu de l’après midi, le fleuve est totalement colonisé de bouées noires portant de jeunes gaillards généralement bien saouls tentant de rejoindre désespérément le prochain bar, histoire d’y boire un dernier godet. Bref, nous passons l’après midi entière dans ce spot sorti de nulle part. C’est à la tombée de la nuit, que nous sautons sur nos bouées en direction de Vang Vieng. Bercés par les petites vagues et le débit du fleuve, nous paressons paisiblement sur nos bouées en scrutant la voute étoilée et en écoutant chantonner le doux bruit des milliers de cigales, entrecoupé parfois de quelques beuglements poussés par de jeunes fêtards à la dérive.
La soirée s’achève tranquillement dans un bar situé à proximité de notre hôtel où nous y rencontrons un autre groupe de français dont Magalie, une parisienne voyageant à travers l’Asie du Sud Est.
Jeudi 22 octobre
Allez, aujourd’hui, c’est la journée foot ! Mais avant, il faut trouver des joueurs valides qui n’ont pas trop taquiné la bouteille. Tache ardue. Nous partons dans le bar fréquenté la veille puis expliquons notre problème aux serveurs que nous connaissons un peu. Peut être pourront-ils nous constituer une équipe. Une fois sur place, le propriétaire dégaine son téléphone et contacte ses amis. Une petite heure plus tard, nous voila sur le terrain. Les joueurs arrivent au compte gouttes et les premiers arrivés s’échauffent en pratiquant une petite pétanque (sport très populaire au Laos). Une fois les deux équipes constituées, la partie peut commencer. D’un coté les locaux et de l’autre l’association « MaisVousEtesFoot ! », Andy, Sergio, un Irlandais (!) et quelques employés du bar. Le spot est agréable puisque le terrain, qui appartient au commissariat central, est enveloppé par une ceinture montagneuse percée par la douce lumière du soleil. Le match est rude pour les européens puisque qu’ils sont menés dès la première mi-temps. L’explication ? Elle est assez simple : face à eux, une équipe locale qui à l’habitude de jouer ensemble et qui leur a gentiment fait cadeau de ses pires joueurs.

Malgré tout, les européens résistent tant bien que mal. Andy fait des malheurs avec ses dribbles chaloupés et Sergio, pourtant pieds nus, défend bec et ongles. Mais très vite, la délégation française s’épuise plus rapidement…peut-être est ce du aux dernières nuits un peu trop agitées ? Nous ne le saurons jamais. Bref, la partie se termine par une victoire des locaux, sur le score tout de même honorable de 5-3.
Après une bonne douche, nous partageons notre dernière soirée en compagnie d’Andy, Sergio et Julie car demain c’est le départ pour Luang Prabang, notre ultime étape au Laos.
Vendredi 23 octobre
Départ à 11h à Luang Prabang, troisième ville du pays par sa taille mais première par sa beauté. A tel point qu’elle a été classée au patrimoine mondial par l’Unesco en 1996. Ancienne capitale du Laos, cette ville de 40 000 habitants, chargée d’histoire, abrite un nombre de monument religieux considérable. Le cadre urbain de Luang Prabang est exceptionnel puisqu’elle s’étend sur une langue de terre, au confluent du Mékong et de la rivière Nam Kane et les constructions sont pour la plupart horizontales. Ici, les vieilles bâtisses coloniales Françaises cohabitent parfaitement avec les imposants temples bouddhistes qui donnent à la ville un aspect vieillot et sacré. Au niveau naturel, la vieille métropole, plantée à 600m d’altitude, est enveloppée de collines verdoyantes et de monts couverts de forêts tropicales. Bref, ici, on se sent bien, la vie semble être vraiment tranquille.


Nous débarquons dans la ville à la fin d’après midi puis dégottons un hôtel situé au cœur de Luang Prabang.
Samedi 24 octobre
Repos et promenade dans la ville.
Dimanche 25 octobre
Après la petite ballade de la veille, les deux aventuriers ont découverts un charmant terrain situé à deux pas de leur hôtel. C’est parti, Thomas chausse ses beaux souliers en peau de kangourou puis s’en va taper la balle tandis que Romain s’occupe de filmer les exploits footballistiques de son cousin. Après un (très court) échauffement, Thomas intègre le 7vs7, il est chaud et son regard respire cette envie de marquer. Malheureusement, ses pieds n’auront pas la technique nécessaire pour le faire. Il faut signaler tout de même que le terrain est dans un piteux état. Bosses, trous, touffes d’herbes sauvages rendant les contrôles de balles et les passes du Français désastreuses. Pour une fois dans sa vie, Thominho a l’impression d’avoir deux pieds gauche, et pour un droitier, c’est plutôt contraignant… Bref, il sort du terrain à la mi-temps, rapidement remplacé par un local. Une fois la partie achevée, les joueurs nous invitent à revenir le lendemain…

La soirée se termine tranquillement au restaurant puis à l’hôtel.
Lundi 26 octobre
Exceptionnellement, les deux cousins se lèvent à 6h du matin pour assister au rituel immuable de la ville : le « reras » ou l’aumône des bonzes si vous préférez. Chaque matin, un cortège constitué de jeunes moines, vêtus de la robe safran, sillonne la rue principale de la ville, pieds nus et en silence, pour mendier leur nourriture. Selon l’usage, les habitants donnent une boulette de riz gluant ou des fruits aux moines avant que ceux-ci ne regagnent leurs temples respectifs. Ce rite bouddhique est une vivante illustration de la dimension spirituelle de la ville. Malheureusement, cette tradition est menacée par la présence en masse de touriste qui n’hésite pas à se greffer au cortège pour y prendre des photos.
6h30, nous voila sur l’avenue principale, à patienter sagement avant l’arrivée des moines. Mais, à en croire les rues désertes, il semble que l’aumône soit déjà terminée. Super ! Apparemment, le cortège a du décider de le faire plus tôt afin d’éviter les hordes touristiques. Pas grave, nous retenterons notre chance demain.
Déçus, nous partons déguster un délicieux petit déjeuner français situé sur l’avenue Sakarine dans un restaurant avec en prime, la possibilité de feuilleter « Le Monde ». La classe ! Après cette collation fort appréciable, nous partons visiter quelques temples dont le Wat Sene Soukharam, gardé par deux tigres en pierre. Aussi nommé « le temple des 100 000 trésors », ce bâtiment érigé en 1718 par le roi Kitsarath est composé d’un toit à trois pans et de 100 000 pierres du Mékong. Incroyable non ?

Dans l’après midi, c’est la visite du Wat Tham Phousi situé en haut du mont Phousi, planté au cœur de la ville. Pour s’y rendre, nous devons emprunter 328 marches pour ensuite atterrir sur une grande terrasse avec une vue imprenable sur la ville. Au milieu de la petite esplanade, se dresse le stupa That Wat Chomsi, haut de 20 mètres construit au début du 19ème siècle. D’ici, part un étroit sentier qui traverse la montagne pour enfin aboutir au Wat Tham Phousi, sorte de grotte qui abrite un bouddha en méditation.
Une fois arrivés au pied de la montagne, en sueur, retour à l’hôtel pour assister au fameux coucher de soleil. Romain décide de se rendre au terrain de foot pour le mitrailler de photo tandis que Thomas préfère observer le déclin de notre astre en se positionnant sur les quais du Mékong. Et là, moment magique… tapi de moitié derrière la montagne, le soleil envoie ses derniers rayons, peignant l’eau boueuse du fleuve en une palette de couleur chaude qui vient contraster avec les longues péniches amarrées.


La soirée se termine en compagnie de Magalie, une française rencontrée à Vang Vieng. Au programme, petit cocktail dans un bar Belge suivi d’une longue discussion sur les bords du Mékong en compagnie d’autres Français rencontrés le soir même. Guitare à la main, Thomas chantonne de vieux airs populaires sous la douce lumière de la lune pendant que Romain s’égosille à conter nos longues péripéties à nos amis francophones. Moment incroyable (surtout la guitare).
Mardi 27 octobre
Pas de grasse matinée puisque nous devons nous lever de très bonne heure pour assister à l’aumône, soit à 5h30 et cette fois-ci, les moines sont au rendez vous. Pas Thomas, qui a préféré rester dans les bras de Morphée…Caché pour ne pas gêner le cortège, Romain prend plusieurs clichés. Un par un, en file indienne, chaque « monk » reçoit sa boulette de riz et ses fruits quotidiens. Une fois le rituel terminé, la ville s’éveille tout doucement…tout comme Toutoune qui rejoint son cousin en fin de matinée.

Après une journée tranquille, et comme chaque jour en début de soirée, l’avenue principale de la ville se transforme en véritable marché où se mélangent des stands en tout genre. Sandwiches, sacs, vêtements, pièces de tissus à motifs traditionnels… on y trouve absolument de tout. Mais ce regroupement de petits magasins se révèle être, par la même occasion, un très bon spot photo puisque chaque stand, délimité par de grandes bâches colorées, est illuminé à l’aide de petits lampions qui vacillent au gré du vent. Vu d’en haut, la rue Sisavang ressemble à un immense patchwork de couleurs où flotte une sensation de bien être incroyable.


Mercredi 28 octobre
Journée visite et détente car un long voyage débute demain. Celui vers la Thaïlande via le Mékong.
Jeudi 29 octobre
Levés tôt car c’est l’heure d’attraper notre bateau pour le petit village de Houeisai, porte d’entrée pour la Thaïlande. Le voyage dure deux jours avec une escale en mi-chemin à Packbeng, petite bourgade perché sur les bords du Mékong. Une fois installés inconfortablement sur l’un des petits bancs en bois qui meuble la frêle embarcation, le voyage peut commencer. Par chance, la péniche ne transporte que très peu de passagers ce qui nous permet de prendre nos aises et même d’aménager un lit de fortune grâce à des banquettes en mousses laissées vacantes. Le bateau quitte enfin Luang Prabang laissant derrière elle un léger nuage de fumée. C’est parti pour douze heures de voyage à voguer paisiblement sur les eaux boueuses du Mékong. Accoudés sur le rebord de l’embarcation, les passagers contemplent le paysage défiler à une allure suffisamment lente pour qu’on puisse observer les moindres petits détails. Par moment, le Mékong semble se rétrécir, obligeant le capitaine de la maigre embarcation à exécuter des manœuvres délicates afin d’emprunter un étroit couloir pour pouvoir continuer sa route. Une fois sortis de cet entonnoir, le fleuve reprend sa largeur normale et le voyage peut continuer en toute sérénité jusqu’au prochain obstacle.


Les heures s’écoulent et personne ne semble s’ennuyer…pas étonnant car le paysage qui borde le fleuve est en perpétuelle mutation, ce qui rend le voyage fort agréable et divertissant. Au fur et à mesure que la péniche s’éloigne de Luang Prabang, les abords du majestueux fleuve se transforment en paysage montagneux recouvert d’une épaisse végétation luxuriante où sont perchés, à flanc de montagne, des villages de pécheurs. Au pied de chaque hameau, solidement ancrés dans le sable, se tiennent une série de pirogues nécessaires pour aller récupérer les filets de pêches, généralement fixés à des rocs noirs aiguisés qui émergent de l’eau. Bref, un petit gout de bout du monde plane au dessus de nous.
20h, soit 12h après notre départ, nous atteignons enfin la petite bourgade de Packbeng, située à mi chemin entre Houeisai et Luang Prabang. Ce village Hmong, accroché à flanc de montagne, ne possède qu’une rue principale le long de laquelle se répartissent les habitations et les commerces construits généralement en bois et en bambou et posés sur pilotis. Nous débarquons éreintés puis dégotons un hôtel pour le prix imbattable de … 3€ la chambre. A l’intérieur, deux lits, une salle de bain impeccable avec eau chaude (incroyable). Bref, le luxe…
Mais la nuit sera courte puisque notre péniche reprend la route à 8h…
Vendredi 30 octobre
Et c’est reparti pour 10 heures de traversée… Pour Thomas, cette fois-ci, le temps se fait long, les paysages se répètent, la faim tiraille son petit estomac et la batterie de son Ipod est presque morte… que faire ? Un jeu de carte ? Non, tout seul, ce n’est pas drôle. Parler avec son cher cousin ? Non, surtout pas le matin. Jouer de l’harmonica ? Non, il pourrait finir le voyage à la nage. Pousser un petit roupillon ? Ah ouais… Thomas collecte et empile quelques banquettes pour éviter un mal de fesses (pourtant bien grasses) puis s’allonge tranquillement sur son nouveau lit. Bercé par le vrombissement du moteur, Thomas s’endort enfin… mais la douce voix de son cousin le réveille aussitôt, l’informant que le moteur de l’embarcation a lâché. Malgré les tentatives ratées de la part du capitaine pour ranimer l’engin, les passagers doivent changer d’embarcation… « Bah oui » réplique Thomas « mais où est-elle ? ». Au même moment, apparaît derrière les rochers, comme un cadeau directement envoyé par Dieu lui même, la silhouette de la coque flambant neuf de notre nouvelle embarcation. Yeahhh la classe les gars, comme quoi, tout est possible, même au milieu du Mékong ! Les passagers embarquent, Thomas jette un dernier regard sur son lit de fortune dont il était si fier et disparaît de la péniche pour rejoindre ses compagnons de voyage.

La fin du trajet se déroule sans problème et nous atteignons Houeisai vers 17h45, soit quinze minutes avant la fermeture des frontières. Malgré notre rapidité légendaire, nous arrivons trop tard au poste frontalier et sommes condamnés à dormir dans ce petit bled reculé du monde. De l’autre coté du Mékong se trouve la Thaïlande, la porte d’un nouveau pays et le début d’une nouvelle histoire pour l’association « MaisVousEtesFoot ! »…
Commentaires
Encore des superbes photos les loulous,
Une expo de prévue peut-être? Sinon j'ai bien aimé les dernières chroniques et spécialement celle de la Thaïlande, quelle inspiration!
:)
La bise
Thieu
On s'ennuie, c'est pas fini...