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  <title>Mais vous êtes foot !</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 07 Sep 2010 10:20:13 +0200</pubDate>
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    <title>L'Inde (du Nord), ça commence fort ! Par Thomas</title>
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    <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 13:58:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Association &quot;MaisVousEtesFoot !&quot;</dc:creator>
        <category>Inde du Nord</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Dimanche 08 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après un voyage en avion assez éprouvant, nous arrivons vers minuit à New Delhi, capitale du deuxième pays le plus peuplé au monde, l’Inde. Fatigués, nous sortons de l’aéroport pour grimper à l’intérieur d’un taxi semblant dater de l’époque de Nehru. Une fois les bagages casés dans le véhicule, le chauffeur, agrippé à son volant, amorce une véritable course contre la montre digne d’un Gran Tourismo sur PSP&amp;nbsp;: se rendre en un temps record dans le quartier de Main Market, situé non loin du centre ville, tel est l’objectif stupide et suicidaire du taximan. Assis confortablement à l’arrière du véhicule, nous observons le paysage défiler à toute allure et serrons nos petites fesses musclées, en priant pour que le véhicule ne sorte pas des routes vétustes. Après avoir absorbé plusieurs G, nous arrivons sains et saufs à Main Market, le quartier routard de New Delhi. Le spectacle et le choc culturel sont considérables. Les rues sont quasi vides à l’exception de quelques vaches broutant les détritus tapissant le sol et de quelques vagabonds aux allures peu rassurantes. Nous voici en Inde, deux touristes fraichement débarqués à la quête d’un hôtel…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une petite heure à errer dans le quartier, nous dénichons enfin une chambre pour une poigné de roupies. C’est loin d’être le grand luxe mais l’important, est que l’on puisse dormir. La chambre est à l’image des rues du quartier&amp;nbsp;: crade au point de partager notre cellule avec une famille de souris. Et impossible de chasser l’odeur nauséabonde qui flotte dans la chambre car l’unique fenêtre dont nous disposons donne sur le couloir de l’hôtel qui regorge de détritus. Bref, la nuit s’annonce bien.
Après une courte douche froide (je me passerai de décrire la salle de bain !), les deux voyageurs se faufilent à l’intérieur de leurs sacs de couchage pour se laisser tomber dans les bras de Morphée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 09 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est en début d’après midi que les deux cousins quittent l’hôtel pour visiter les lieux. La première visite du quartier est assez violente culturellement parlant, rien à voir avec les pays précédents. En déambulant dans les allées grouillantes de la capitale, Thomas a cette étrange sensation d’être un spectateur de la vie des Indiens. Tous les recoins de la ville fourmillent de locaux s’adonnant à des activités inattendues et dans des conditions parfois extrêmes ou rigolotes. Cheminer dans les innombrables rues de la capitale, sous un soleil écrasant, est un exercice aussi étonnant visuellement qu’épuisant physiquement. Dans le fouillis des ruelles, les cris aigus des marchands ambulants se mêlent au brouhaha des passants. Les vendeurs de pacotilles, postés aux alentours de leur petite échoppe débordant de marchandises en tout genre, sont à l’affut des touristes.
Pas loin du Main Market, notre QG, se situe la vieille ville, une rencontre inattendue, un joyau ancien, dans lequel la marche devient une sorte d’errance indéfinissable dans le temps. Face à nous et pour commencer cette visite dans le passé, se dresse l’imposant fort rouge d’architecture Moghole construit par Shah Jahan entre 1636 et 1648. Ce gigantesque complexe aux murs d'enceinte coiffés de tours comprend de nombreux palais impériaux, d’édifices en marbre et une mosquée. Malheureusement pour nous, la forteresse est fermée au public le lundi. Et vlan&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.NewDelhi_RedFort_003_m.jpg&quot; alt=&quot;NewDelhi_RedFort_003.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;NewDelhi_RedFort_003.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après quelques clichés, nous reprenons notre marche sous la brûlure insistante du soleil en direction de la grande mosquée Jama Masjid, la plus grande du pays, elle peut accueillir jusqu'à 25 000 personnes (quand même !!). C’est du haut de ses multiples minarets, trapus ou élancés, qui s’inscrivent sur le ciel de la ville, que s’élève la voix du Muezzin. Cet appel à la prière traverse la Capitale plusieurs fois par jour depuis des centaines de siècles.
Au pied de ce bâtiment religieux, s’étend une large place où des enfants crasseux jouent au milieu des ordures, où s’entassent des bidonvilles au milieu d’un océan de détritus. Les jeunes s'amusent de peu de choses&amp;nbsp;: faire rouler un pneu avec une baguette, tirer sur les singes avec des lance-pierres ou ramasser de la bouse avec les mains pour en faire des galettes. Ici comme partout en Inde, les animaux vivent au plus près des hommes. Chiens, vaches, cochons, singes et humains cohabitent le plus naturellement du monde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.NewDelhi_085_m.jpg&quot; alt=&quot;NewDelhi_085.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;NewDelhi_085.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.NewDelhi_103_m.jpg&quot; alt=&quot;NewDelhi_103.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;NewDelhi_103.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après la visite de la mosquée, nous quittons l’enceinte religieuse pour nous perdre dans l’entrelacs des rues tortueuses du quartier musulman. Ecrasées par la lumière orangée du soleil, les ruelles débordent du flux de la foule grouillante. Se côtoient des femmes voilées de noir, des dames habillées en Sari, des jeunes demoiselles en jeans basket, un véritable patchwork de couleurs et de costumes. Nous vagabondons dans le cœur du quartier (je crois !!), assaillis par le bruit, l’odeur des épices, à la recherche de la sortie&amp;nbsp;; mais l’enchevêtrement et l’étroitesse des ruelles nous obligent à héler un cyclorickshaw (sorte de charrette tracté par un vélo) pour trouver l’issue. Une fois arrivés à notre point de départ, soit le Fort Rouge, nous regagnons la bouche de métro la plus proche en direction de notre hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.NewDelhi_063_m.jpg&quot; alt=&quot;NewDelhi_063.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;NewDelhi_063.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 10 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, c’est la journée foot car nous sommes fous de foot chez MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! Après avoir contacté M.Bathia, secrétaire général de la fédération de football de Delhi, ce dernier nous invite à le rencontrer sur un terrain qui porte le nom légèrement singulier de «&amp;nbsp;Air Force Ground&amp;nbsp;» situé à coté de Raj Path Avenue. Rien à voir, avec l’armée Américaine ou avec le film Top Gun, pas de volley ball, ici, on joue au football&amp;nbsp;! Le tout, sur les terrains de l’armée de l’air indienne&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour en avoir le cœur net, nous hélons un autorickshaw (tuktuk indien) puis traversons la moitié de la capitale pour ensuite pénétrer dans un des quartiers les plus prisés de la métropole. De grandes avenues dégagées, bordées par de magnifiques monuments qui font office de ministères ou d’ambassades. On y trouve aussi de nombreux bâtiments officiels, des musées, dont le très riche National Muséum célèbre pour ses collections archéologiques et le Indira Gandhi National Centre for Arts. Evidemment, le quartier est d’une propreté exemplaire, pas de chewing gum collé sur le sol, nulle canette d’une fameuse marque de soda (Coca pour ne pas la citer) ne traîne sur les trottoirs…rien, nada, à croire que M.Propre a bien fait son travail&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.AirForceGround_090_m.jpg&quot; alt=&quot;AirForceGround_090.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;AirForceGround_090.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parmi ces imposants bâtiments en tous genres, se situe Air force Ground. Nous accédons dans l’enceinte, attirons au passage le regard des GI’ Indien, qui doivent nous considérer comme des espions britanniques, puis terminons notre promenade aux abords d’un terrain de foot&amp;nbsp;! Après quelques informations soutirées auprès des coachs et des spectateurs, il semblerait que se déroule sur ce terrain, la sélection de la sélection de l’équipe de New Delhi (pour les moins de 16 ans)… oui, je sais ce n’est pas clair mais c’est ça. C’est devant un match fort intéressant que nous attendons patiemment l’arrivée du secrétaire général de la fédération de foot de Delhi.
Les minutes défilent, le soleil décline et M.Bathia arrive enfin. Soit pas loin d’une bonne heure de retard. Le peu de lumière oblige les journalistes amateurs à remettre l’interview à demain. Le RDV est pris autour d’une délicieuse tasse de chaï, le thé indien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Entre temps, le soleil a disparu derrière la ligne d’horizon de notre belle planète pour laisser place à la lune, plongeant ainsi la ville dans le noir. C’est donc à la lumière des lampadaires que nous quittons Air Force Ground, mais sur la route, nous rencontrons quelques jeunes gaillards mordus de foot qui ont participé à la sélection. Après quelques bavardages, ces derniers nous invitent à taper la balle au sein même de leur école. Evidemment, nous acceptons. Le RDV est pris&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 11 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On repart pour une matinée touristique en direction du fort rouge et, comme à chaque fois, une excursion dans la capitale demande une énergie considérable. Par conséquent, nous commençons notre périple par une collation au restaurant situé à quelques mètres de notre hôtel. Après cette pause gastronomique, les deux touristes sont prêts à se faufiler dans les ruelles inextricables de la ville, à supporter sa circulation  anarchique (et la pollution qui va avec), et surtout à faire face aux harcèlements incessants des vendeurs ambulants.
Une heure et quelques gouttes de sueurs plus tard, nous voila au pied de la forteresse, en face de la porte de Lahore. Armés de leur caméra et de leur appareil photo, les deux cousins partent en expédition à l’intérieur de ce fort rouge et sont bien décidés à en percer tous les secrets.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.NewDelhi_090_m.jpg&quot; alt=&quot;NewDelhi_090.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;NewDelhi_090.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.NewDelhi_014_m.jpg&quot; alt=&quot;NewDelhi_014.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;NewDelhi_014.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme dans tous les complexes royaux des moghols, le fort abrite deux grandes salles d'audience, l'une publique et l'autre privée. Dans le Diwan i Am, l'empereur, assis sur un siège de marbre orné de pierres précieuses, recueillait les doléances des habitants. Dans le Diwan i Khas, il recevait ses intimes depuis son «&amp;nbsp;trône du paon », siège en or et pierres précieuses qui fut emporté en Iran par Nadir Shah en 1739.
Un peu plus loin se trouve le Rang Mahal, palais des couleurs, qui abritait les épouses du souverain. Le plafond était recouvert d'or et se reflétait dans un beau bassin en marbre. Aujourd'hui il ne reste que le bassin en marbre, toutes les peintures, incrustations de pierres précieuses ont été volées au cours des saccages du fort après la chute des empereurs moghols.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.NewDelhi_RedFort_037_m.jpg&quot; alt=&quot;NewDelhi_RedFort_037.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;NewDelhi_RedFort_037.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Evidemment, il serait trop long de décrire les autres trésors dont regorge ce joyau. Par conséquent le narrateur de ce blog préfère inviter ses lecteurs à se documenter par eux même. Voila, ça, c’est fait.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Suite à cette matinée plutôt agréable, nous continuons notre route vers le stade Dr Ambedkar Stadium pour y rencontrer M.Bathia, notre secrétaire général de la fédération de foot de Delhi. Une fois sur place, une grande surprise nous attend. Le terrain est complètement colonisé par une infinité de jeunes filles, toutes habillées en tenue d’écolière et dansant sur une musique bien locale. Tous leurs mouvements sont parfaitement coordonnés. Ca swing à Delhi.
Evidemment, notre personnalité du foot est en retard, nous patientons alors, agréablement, en regardant les danseuses balancer leur corps sur le rythme mélodieux d’une musique indienne.
Une heure plus tard, M.Bathia, qui semble avoir un léger problème pour être à l’heure, fait irruption. Il nous invite à patienter de nouveau, le temps de rédiger une lettre en utilisant la bonne vieille méthode&amp;nbsp;: la machine à écrire. Eh oui, ce serait intéressant de voir sa montre&amp;nbsp;! En tout cas, Thomas n’a pas pu s’empêcher de faire une bonne petite blague qui n’a fait rire que son créateur… (Une blague bien maline donc…)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.DrAmbedkarStadium__30__m.jpg&quot; alt=&quot;DrAmbedkarStadium__30_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;DrAmbedkarStadium__30_.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois, l’interview terminée, le secrétaire général nous invite à assister à l’entrainement d’une équipe féminine non loin de notre QG. Nous grimpons dans la voiture usée de notre hôte pour ensuite nous fondre dans la circulation infernale de New Delhi.
Une fois sur place, les joueuses sont aux vestiaires, l’entrainement est terminé. Zut nous arrivons trop tard&amp;nbsp;! A la surprise générale, M.Bathia interpelle l’équipe et demande de reprendre l’entrainement, pour qu’on puisse capturer leurs exploits sportifs en vidéos. Moment délicat puisque les filles étaient sur le départ…malgré cela, les joueuses remettent leurs maillots et pénètrent à nouveau sur le terrain. Elles jouent, nous filmons et les remercions…quand même, nous avons une réputation de Don Juan à tenir, nous les Français&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La journée se termine dans notre cellule où flotte une odeur de crotte de souris mais Thomas, rusé, met en pratique ses talents de baroudeur et bloque l’accès à la chambre aux petits rongeurs à l’aide d’un simple paquet de Marlboro contrefait !! Eh ouais, malin ce gaillard… (Il ferait mieux d’arrêter de fumer le gaillard…)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 12 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au programme de la journée, visite du Qutb Minar, situé à 15km de Delhi. Pour s’y rendre, il faut attraper le bus 505. Et c’est parti, nous récoltons les informations contradictoires des locaux puisque nous ignorons où se trouve l’arrêt de ce fameux bus 505. Une fois trouvé, nous grimpons à l’intérieur du véhicule délabré et commençons un long voyage où la voisine de Romain lui fera l’honneur de vomir par la fenêtre.
Quelques dizaines de minutes écoulées, nous voila au pied de «&amp;nbsp;la tour de victoire&amp;nbsp;» plus connu par les locaux sous le nom de Qutb Minar. Il a la particularité d’être le minaret le plus haut d’Inde, et le troisième mondial (après celui de la mosquée Hassan de Casablanca) avec une hauteur de 72 mètres. Pour accéder à son sommet, il faut emprunter un escalier de 379 marches et posséder une bonne bouteille d’eau car son ascension risque d’être fatigante&amp;nbsp;! Aujourd’hui, cet exploit sportif est interdit au public à la suite de plusieurs suicides. Dommage pour les fous de l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! » qui auraient bien tenté l’aventure.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.QutbMinar_041_m.jpg&quot; alt=&quot;QutbMinar_041.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;QutbMinar_041.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.IndiaYouthSoccerAssociation_015_m.jpg&quot; alt=&quot;IndiaYouthSoccerAssociation_015.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;IndiaYouthSoccerAssociation_015.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La visite s’achève au milieu de l’après midi mais nous restons dans les alentours car nous devons rencontrer Arup Das de l’assocation India Youth Soccer Association. Leur but&amp;nbsp;: utiliser le football pour promouvoir le fair play, l’éducation et amuser les enfants des villages pauvres de Delhi. Le local, situé à une heure de la capitale, dans une école, regroupe majoritairement les enfants des villages alentours, tous issus d’un milieu défavorisé. Nous partageons un moment humain et une partie de foot incroyable avec les jeunes du centre. Une expérience très touchante.
Suite à ce match folklorique avec ces enfants attendrissants, nous bavardons avec les différents coachs de l’académie pour en connaitre davantage sur cette très belle initiative.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La journée s’achève à l’hôtel devant un bon petit film de Ben Stiller!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 13 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme convenu, nous attrapons le métro pour nous rendre en direction de l’école Bahrat, situé à la périphérie de New Delhi. Une fois sur place, nous contactons les élèves rencontrés lors de la sélection à Air Force Ground&amp;nbsp;; ils nous invitent aussitôt à taper la balle en compagnie du coach de football, de handball (un sikh avec son turban traditionnel) et des jardiniers&amp;nbsp;! Une partie de foot débute alors sous une pluie fine et sous le regard curieux de certains écoliers. Suite à ce match original, nous paressons un long moment dans le bureau de la directrice à échanger sur nos cultures respectives.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 14 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Direction le stade de foot de New Delhi pour le mitrailler de photos. Seul hic, le complexe sportif est en construction, il est donc impossible de le visiter sans une autorisation signée. Après avoir reçu des informations contradictoires des gardiens postés tout autour du stade, nous contournons, sous un soleil cuisant, deux fois l’enceinte sportive sans trouver la personne pouvant nous délivrer ce fameux sésame. Aussi, nous décidons de capituler et hélons un autorickshaw pour nous rendre au temple Baha'i connu sous l’appellation de «&amp;nbsp;temple de Lotus ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.Jawahar_Lal_Nehru_Stadium_m.jpg&quot; alt=&quot;Jawahar_Lal_Nehru_Stadium.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Jawahar_Lal_Nehru_Stadium.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.LotusTemple_040_m.jpg&quot; alt=&quot;LotusTemple_040.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;LotusTemple_040.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’originalité de cet immense sanctuaire vient de son architecture étonnante. Sa forme évoque une fleur de lotus blanche semi-ouverte qui ressemble étrangement au somptueux opéra de Sydney.
Inauguré en 1986, il a été construit par la secte Baha'i qui se veut un mouvement religieux universel et tolérant&amp;nbsp;: le temple est ouvert aux croyants et non-croyants de tous horizons.
Après que Romain ait percé tous les secrets architecturaux de ce majestueux bâtiment, nous désertons les lieux pour nous rendre à notre QG situé à Main Market et préparer nos bagages car demain, nous reprenons la route pour rejoindre la ville de Le Corbusier&amp;nbsp;: Chandigarh.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 15 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lever matinal pour les deux cousins qui doivent se rendre à Chandigarh, ville située à environ 250km au nord de New Delhi. Après avoir bien galéré pour obtenir un billet de bus, le véhicule quitte la gare routière vers 12H. Installés confortablement à l’avant du bus, les deux cousins tentent vainement de s’occuper car la route risque d’être assez longue, environ 4H…Si tout se passe bien. Mais malheureusement pour nous, il nous faudra bien plus de temps pour atteindre la ville nouvelle de Chandigarh.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Deux heures après notre départ, le bus s’échappe enfin des interminables bouchons de la capitale et s’élance à pleine vitesse sur l’autoroute, la circulation semble être fluide, enfin&amp;nbsp;! Mais, il ne faut pas se réjouir trop vite car en Inde tout est possible! En effet, quelques minutes après, autre mauvaise surprise&amp;nbsp;: notre véhicule percute une voiture. Cette dernière termine précipitamment sa course contre un muret en béton tandis que notre bus stoppe au milieu de la voie rapide, exécute une magnifique marche arrière pour ensuite se ranger sur le bas coté (et tout ça dans la bonne humeur et sans stress particulier). Les passagers, curieux pour la plupart, se ruent hors du bus, pour constater les dégâts. Heureusement, personne n’est blessé, juste de la tôle froissée.
Après un arrangement à l’amiable qui dure une bonne heure, le bus reprend sa route avec de légères avaries qui le condamnent à rouler doucement. Le trajet risque d’être plus long que prévu. Une heure passe, mais les dommages subis obligent le chauffeur à s’arrêter de toute urgence. Une fois sur le bas coté, le tas de ferraille délivre sa dernière parole en crachant un épais nuage de fumée noirâtre avant de s’éteindre pour toujours. RIP petit bus, repose en paix. Du coté des voyageurs, tous compatissent à cette mort tragique. Désemparé, le chauffeur rembourse à chacun le prix du billet pour ensuite disparaitre à l’intérieur de son bus et tenter de le réanimer, mais en vain&amp;nbsp;!
Les passagers, désireux de continuer leur route, s’empressent de rejoindre le bas coté de l’autoroute afin de trouver une âme charitable susceptible de les amener à bon port.
Après un court moment d’attente, nous dégottons un mini bus qui accepte de nous embarquer. Cette fois-ci, le trajet se passera sans problème majeur&amp;nbsp;! Nous arriverons vers minuit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois à destination, débute un autre problème&amp;nbsp;: celui de l’hôtel&amp;nbsp;! Tous proposent des prix inabordables et pour cause, Chandigarh est l’une des villes les plus chers d’Inde. Après avoir erré une bonne heure dans les rues sombres de la ville à la recherche d’un toit, nous décidons de nous écarter du centre ville en espérant dégotter une chambre à un bon prix. Avec l’aide d’un Indien, nous trouvons un hôtel à un prix raisonnable dans un quartier populaire&amp;nbsp;! Il est deux heures du matin, nous sommes morts d’épuisement mais contents d’être enfin arrivés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 16 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Grasse matinée pour les deux cousins, qui l’ont bien mérité, suivi d’une visite expresse de cette étonnante ville planifiée par l’architecte Le Corbusier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chandigarh, créée à la suite de l'Indépendance de l'Inde, se voulait, par ses créateurs, être une ville modèle, à la fois belle, fonctionnelle, et citoyenne. Le Corbusier, architecte, urbaniste de nationalité suisse naturalisé Français en 1930, essaya notamment d’allier technologie avancée et culture indienne afin de représenter un idéal aux yeux de tous les pays du Tiers-monde. Il renonce au concept de la ville verticale qu‘il a souvent préconisé et opte pour une cité horizontale divisée en plusieurs secteurs, désignés par un numéro de 1 à 60 (Le Corbusier fit omettre le 13). (Merci internet)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En plus de concevoir une ville &quot;de marche et de voitures&quot;, dans laquelle véhicules motorisés et piétons ne devaient pas se croiser, ce grand architecte tente de faire de Chandigarh une ville verte en aménageant de nombreux espaces verts inconstructibles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malheureusement, cette ville nouvelle, conçue pour abriter 500 000 âmes, compte aujourd’hui, avec sa proche périphérie, environ un million. Résultats: la ville étouffe sous la pollution et le manque d’eau. Les logements manquent aussi d’où une prolifération de bidonvilles et d’abris précaires construits à l’emplacement de ce qui devait constituer des espaces verts.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.ChandigarhFootballAcademy_061_m.jpg&quot; alt=&quot;ChandigarhFootballAcademy_061.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;ChandigarhFootballAcademy_061.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec grand plaisir notre architecte Romain, scrute chaque détail de cette ville hors norme mais le temps presse car les deux aventuriers doivent se rendre à l’académie de Chandigarh pour y rencontrer Harjinder Singh, ancien international indien et aujourd’hui coach. Une fois sur place, nous rencontrons les académiciens, les entraineurs avec qui nous bavardons un long moment. Harjinder Singh, nous invite à revenir demain pour taper la balle avec les joueurs. Evidement, une telle proposition ne se refuse pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 17 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lever matinal pour les cousins car ils doivent se rendre dans le quartier qui héberge le complexe du Capitole conçu par Le Corbusier, pour y admirer ses œuvres gargantuesques. Mais avant de pouvoir pénétrer dans le centre administratif et politique de la cité, il est nécessaire de se procurer un document officiel nous autorisant à visiter les bâtiments. En route donc pour le secteur 1 à la recherche du précieux sésame. Après s’être fait balader de service en service, nous obtenons enfin l’autorisation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois a l’entrée de la zone ultra protégée, nous apercevons trois imposants bâtiments en béton armé, le matériau de prédilection de Le Corbusier. Munis de notre document officiel, nous franchissons plusieurs postes de sécurité, subissons une fouille et sommes escortés par un militaire tout le long de la visite. Ca ne plaisante pas ici et pour cause, l’immense monument est à usage gouvernemental, dans une région proche de l’instable frontière pakistanaise. Après avoir cheminé dans les innombrables couloirs du bâtiment, notre GI’, reconverti en guide muni d’une mitraillette, nous conduit sur le toit de ce chef d’œuvre architectural. Romain bombarde le monument de photos, tandis que Thomas contemple le magnifique paysage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.Chandigarh_HighCourt__138__m.jpg&quot; alt=&quot;Chandigarh_HighCourt__138_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Chandigarh_HighCourt__138_.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après cette visite sous haute surveillance, nous continuons notre route vers l’Assemblée. Une fois le document remis à la personne concernée, nous sommes une nouvelle fois escortés par une sorte de guide qui nous conduit dans la sublime salle du conseil. Grand moment de méditation pour les deux cousins face à cet ouvrage hors du commun. Même Thomas, pourtant ignare en architecture, reste bouche bée devant une telle splendeur.
Emus, nous quittons l’Assemblée, en direction de l’académie de foot de Chandigarh.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur la route, Romain fait partager à son cousin, ses impressions sur les œuvres colossales de Le Corbusier et le constat est clair&amp;nbsp;: les deux réalisations de l’architecte Français sont dans un triste état à cause du manque d’entretien. Il faut dire que le béton armé n’était pas réellement le matériau idéal pour une ville où les effets de la chaleur, conjugués à ceux de l’humidité, accélèrent la dégradation des édifices.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour Thomas, les austères bâtiments du Capitol Complex, couplés aux innombrables postes de sécurité, de fils de fer, et d’un parking grillagé près de la Haute Cour de justice évoquent plus l’ère de la Guerre froide que les espoirs d’une démocratie naissante…
Débat donc dans le rickshax qui nous mène à l’académie de Chandigarh. Une fois arrivé, Romain fixe ses crampons, revêt son beau maillot jaune du «&amp;nbsp;FC loose&amp;nbsp;» et c’est parti pour un match d’anthologie avec les académiciens et ce, jusqu'à la tombée de la nuit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 18 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est sous la douceur de la brise matinale que nous partons rejoindre l’association Choti Si Asha dont le but est d’accueillir les enfants issus des quartiers défavorisés et de les occuper via le sport, l’art ou l’éducation. Accueillis par Lyssa, à l’origine de cette très belle initiative, nous faisons connaissance avec les occupants du centre dont l’âge est très variable. Après avoir acheté un ballon chez le marchand du coin, nous organisons un foot très comique avec les enfants. Evidemment, le match est totalement décousu mais la joie de pouvoir taper le cuir se lit sur les visages des bambins. C’est un plaisir pour l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! » de partager et de donner un moment de bonheur à ces jeunes qui, pour la plupart, connaissent un quotidien souvent difficile. On sympathise, on rigole, on s’attache à ces petits gaillards hors du commun. Très belle leçon de vie et d’humanité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.ChotiSiAsha_035_m.jpg&quot; alt=&quot;ChotiSiAsha_035.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;ChotiSiAsha_035.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malheureusement, il est l’heure pour nous de quitter les lieux car nous devons rencontrer pour une interview à 15h, Harjinder Singh, le coach de la Chandigarh Academy. Après avoir fait nos adieux avec les occupants du centre, nous disparaissons à bord d’un autorickshaw.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;15h, nous voilà sur la pelouse déserte de l’académie. Les joueurs arrivent au compte goutte sur le terrain mais aucune trace du coach. Romain intègre alors l’entrainement aux cotés des académiciens en attendant son arrivée. L’ancien international Indien pointera le bout de son nez à 16h30, soit 1h30 de retard. Une fois l’interview dans la boite noire de notre belle caméra, nous désertons le centre en direction de notre hôtel pour y passer une sacrée soirée (et sans JP, heureusement).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 19 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Retour au Complex Capitol pour y passer une bonne partie de la journée. Après quelques difficultés pour franchir le poste de sécurité (avec mitrailleuse sur trépied SVP) de la Haute Cour de Justice, nous découvrons un bâtiment qui reflète bien le génie de Le Corbusier. Des courbes voluptueuses en béton armé, des longs couloirs baignés de lumière naturelle et des pans de murs colorés. Bref, une très belle réalisation qui laisse Romain stupéfait.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.HighCourt__14__m.jpg&quot; alt=&quot;HighCourt__14_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;HighCourt__14_.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.Chandigarh_RockGarden__12__m.jpg&quot; alt=&quot;Chandigarh_RockGarden__12_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Chandigarh_RockGarden__12_.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La visite se termine par le Rock Garden, un jardin de sculptures sur 12 hectares conçu par Nek Chand, en 1958. La matière première de ces nombreuses statuettes est constituée de pierres provenant des contreforts de l’Himalaya et d’une multitude de déchets urbains récupérés&amp;nbsp;: fil de fer rouillé, tôle usagée, pièces détachées de bicyclettes, tuyaux abandonnés, bracelets brisés.
L'artiste autodidacte Nek Chand a concrétisé son rêve en édifiant un jardin féerique devenu aujourd'hui, le deuxième site d'Inde le plus visité après le Taj Mahal. Quand même&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après avoir traversé ce monde imaginaire, fruit de l’imagination d’un génie d’une autre époque, nous retournons dans notre belle chambre vétuste pour prendre une petite douche et préparer nos sacs, car demain c’est le départ pour Agra, la ville du Taj Mahal. Mais avant, nous sommes conviés par Lyssa à diner dans un restaurant chic de la ville en compagnie de son mari. Moment très sympathique&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 20 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lever vers 6h pour attraper un bus en direction de New Delhi. Heureusement pour nous, le voyage se déroule sans pépin majeur. Arrivés à la capitale Indienne, nous empruntons les transports publics pour nous rendre à la station de bus située à l’autre bout de la ville. Une fois arrivés, nous grimpons enfin dans un bus en direction d’Agra, puis quittons pour la deuxième fois, la gigantesque ville de New Delhi. Quelques heures après, nous voilà dans l’état de l’Uttar Pradesh, au sud de la capitale et plus précisément à quelques mètres seulement du mythique Taj Mahal. Le pied&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 21 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous amorçons notre séjour dans la ville par l’achat de nos billets de train en direction de Vârânasî, prévu pour lundi soir car en Inde, mieux vaut réserver à l’avance si on veut voyager dans des conditions à la limite du supportable. Tickets en poche, nous partons visiter le centre ville en déambulant dans les avenues congestionnées d’Agra. Le soleil entame son déclin quotidien pour se camoufler rapidement derrière l’enfilade d’habitations aux façades recouvertes d’un léger tapis de pollution. La chaleur qui frappe la ville durant la journée se dissipe peu à peu, rendant l’excursion vivable. Suite à un léger détour dans les quartiers populaires, oubliés des touristes et pourtant fort accueillants, nous regagnons notre hôtel sereinement. Après un petit coca sur le toit de notre hôtel, avec une vue imprenable sur le Taj, nous partons casser la croute dans un restaurant local très appétissant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.Agra_009_m.jpg&quot; alt=&quot;Agra_009.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Agra_009.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.Agra_061_m.jpg&quot; alt=&quot;Agra_061.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Agra_061.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 22 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un court trajet dans un vieux bus local et nous voila à Fatehpur Sikri, ancienne capitale impériale de l’empire moghol de 1571 à 1581 située à environ 40 km d’Agra. Pour bien appréhender la culture Indienne, il faut évidement s’intéresser au passé du pays. Eh oui mes amis&amp;nbsp;! Commence alors, pour les deux cousins, une longue marche sous une chaleur atroce, sur les pas d’une ancienne civilisation qui occupe beaucoup de pages dans les livres d’histoires Indiens, celle des Moghols.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fatehpur Sikri est une splendide ville impériale dont les bâtiments de grès rouge sont dans un parfait état de conservation. L’histoire de la naissance de cette mystérieuse cité fait l’objet d’une légende&amp;nbsp;: à Sikri vivait un saint, qu’Akbar, en mal d’héritier, alla consulter&amp;nbsp;; un fils naîtra l’année suivante et Akbar, reconnaissant, fera construire un palais en ce lieu. Des milliers d’artisans vont alors faire surgir la ville de Sikri, rebaptisée Fatehpur «&amp;nbsp;la ville de la victoire&amp;nbsp;» par Akbar. Mais il l’abandonne, 14 ans après, pour repartir en campagne. Désertée, en raison du cruel manque d’eau, Fatehpur deviendra une ville fantôme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.Fatehpur_Sikri__6__m.jpg&quot; alt=&quot;Fatehpur_Sikri__6_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Fatehpur_Sikri__6_.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.Fatehpur_Sikri__91__m.jpg&quot; alt=&quot;Fatehpur_Sikri__91_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Fatehpur_Sikri__91_.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette magnifique cité-fortifiée, planifiée pour être le centre administratif de l’Empire, montre un mélange unique de différentes traditions architecturales. Bien que la disposition générale et la conception des bâtiments, se conforment au modèle islamique, les bâtiments eux-mêmes, en majorité des palais, et leur ornementation, colonnes, voûtes fleuries, décors sculptés connaissent une influence fortement hindoue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une longue journée de visite, nous désertons ce lieu magique, pour regagner Agra. Nous partageons la fin de soirée avec un couple français, sur la terrasse de l’hôtel, à relater nos aventures respectives.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 23 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dernière journée à Agra avant de partir ce soir pour Vârânasî, la capitale sainte de l’Hindouisme. Mais avant de grimper dans le train, une grosse journée nous attend. Au programme&amp;nbsp;: excursion du majestueux et incontournable Taj Mahal suivi de l’imposant fort d’Agra.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour commencer, lever à 6h du matin pour admirer la grosse meringue sous la douce lumière naissante du soleil. Aucune ressemblance avec une île flottante&amp;nbsp;! Mais avant, il faut passer un poste de sécurité plutôt musclé. Ordinateur portable, cigarettes, briquets, piles… sont strictement interdis à l’intérieur du Taj Mahal, ce qui peut énerver certains, mais une fois dans l’enceinte qui abrite la perle blanche, la magie des lieux apaise vite le touriste grognon.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.Taj_Mahal_047_m.jpg&quot; alt=&quot;Taj_Mahal_047.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Taj_Mahal_047.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.Taj_Mahal_062_m.jpg&quot; alt=&quot;Taj_Mahal_062.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Taj_Mahal_062.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Taj Mahal&amp;nbsp;! Un rêve d'amour&amp;nbsp;! Construit en marbre blanc, étincelant sous le soleil de midi, orange au coucher et au lever du soleil, ce bâtiment sublime est une preuve d'amour.
L'amour fou que portait l'empereur moghol Shah Jahan à sa femme Mumtaz Mahal morte en mettant au monde son quatorzième enfant (alors qu'elle en avait déjà perdu huit).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Taj Mahal est donc un tombeau, le plus magique des mausolées, rendu célèbre par la beauté de ses proportions alliée à une symétrie parfaite. Le monument de forme octogonale, coiffé d'un dôme principal autour duquel sont disposés quatre dômes plus petits, est planté sur une terrasse en marbre blanc d'où jaillissent aux quatre coins, de hauts minarets. De part et d'autre du Taj Mahal, deux édifices en grès rouge complètent harmonieusement l'équilibre de l'ensemble. L'un d'eux est une mosquée. Les jardins, les bassins dans lequel le Taj se reflète, accentuent encore l'effet de symétrie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dès qu’on arrive sur les lieux, on aperçoit, dans l'embrasure d'une porte ogivale, se dessiner le mausolée. Lointain, irréel d'abord, fidèle à l'image qu'on attend. Quand on s'approche, il prend de l'épaisseur, il révèle des détails, incrustation de pierres semi-précieuses, sculpture en relief, ciselure du marbre, versets du Coran…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dès que le soleil commence son ascension pour venir se loger entre deux hauts minarets du Taj, qui s’inscrivent sur un ciel orangé dramatique propre au petit matin Indien, la magie est à son apothéose, qu'importe l'angle duquel on se place, la beauté de la grosse meringue est époustouflante. Vient se conjuguer à cette douce lumière naissante, une légère brume enveloppant la perle blanche de l’Asie lui donnant un coté féérique et surnaturel. Pas étonnant que ce chef d’œuvre, vision matérielle de l’amour d’un empereur déchu, soit considéré comme l’une des sept merveilles du monde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.TajMahal_029_m.jpg&quot; alt=&quot;TajMahal_029.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;TajMahal_029.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.Taj_Mahal_126_m.jpg&quot; alt=&quot;Taj_Mahal_126.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Taj_Mahal_126.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;A l'intérieur se trouvent les deux cénotaphes (répliques des tombeaux) de Shah Jahan et son épouse Mumtaz Mahal enfermés par un treillage en marbre d'une grande beauté. Les tombeaux originaux  sont à l'abri sous la crypte.
A l'origine, le Taj Mahal n'avait été prévu que pour abriter la seule tombe de Mumtaz Mahal. L'empereur ayant commencé, pour lui-même, la construction d'une réplique du Taj en marbre noir, n’a pas été achevée car il fut emprisonné dans le fort rouge par son fils Aurangzeb, qui lui arracha le pouvoir après avoir tué ses trois frères. L’empereur passera ses dernières années à contempler par-delà la rivière Yamuna, le Taj Mahal où repose sa bien-aimée. A sa mort, le fils jugeant inutile de faire continuer les travaux du mausolée noir, fit mettre son père aux côtés de son épouse dans le mausolée blanc cassant alors la symétrie parfaite de l’ensemble.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La visite se termine en fin de matinée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après avoir avalé un bon plat traditionnel, les deux cousins se rendent à l’intérieur du fort rouge d’Agra à l’aide d’un autorickshaw.
Situé sur la rive nord du fleuve Yamuna, de l'autre côté du Taj Mahal, la construction de cette forteresse en grès rouge commença en 1565, sous le règne de l'empereur Akbar, et s'acheva en 1571, sous le règne de Shah Jahan, petit-fils d'Akbar. A l'intérieur de ces murailles ont été édifiés plusieurs palais et mosquées, de grès rouge et de marbre blanc. C'est un véritable labyrinthe de bâtiments qui forme une petite ville dans la ville. Ces monuments abritaient en leur temps des chambres, des halls de réception privés et publics, des appartements d'été et d'hiver ainsi que des lieux de prière.
La meilleure façon de visiter cette citadelle est de se perdre dans les entrelacs des ruelles qui découpent cette forteresse en de nombreux quartiers, abritant chacun des bâtiments au style impérial Moghol d’une beauté rare.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois la visite terminée, nous récupérons nos gros sacs à l’hôtel et partons tranquillement à la gare d’Agra pour embarquer en direction de Vârânasî, la ville sainte de l’Hindouisme.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme à chaque fois en Inde, prendre le train se révèle être une aventure qui commence dès que l’on pénètre dans la gare. Malgré l’heure tardive, le hall grouille encore de monde. Il y a bien quelques bancs, mais c’est surtout assis ou allongés par terre que les passagers préfèrent attendre leur train. Certains dorment à même le sol, tellement immobiles qu’ils paraissent morts et pas même les effluves âcres du restaurant voisin ne semblent perturber leur sommeil. Armés de nos gros sacs, nous longeons le train à la recherche de notre wagon sans échapper évidement à la curiosité des badauds indiens qui nous dévisagent. Les premiers wagons de places assisses de seconde classe sont pris d’assaut par une marée humaine que la promiscuité ne semble pas déranger outre mesure. Viennent ensuite les secondes classes sleepers (soit 8 couchettes par compartiment), au confort plutôt rudimentaire avec des lits 100% métalliques recouverts d’un léger matelas rudimentaire. C’est dans un wagon de ce type que nous voyagerons.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois installés, le train part enfin. Avant de sombrer dans les bras de Morphée, les deux cousins s’organisent car l’étroitesse des couchettes demande une très bonne logistique. Nous glissons nos gros sacs sous la banquette du bas et positionnons nos sacs à dos sous nos têtes en guise d’oreiller. Une fois allongés et bercés par le bruit du train et par les ronflements incessants des passagers, on finit enfin par s’endormir en se demandant dans quelle galère on s’est encore embarqué. Le matin, les deux cousins se réveillent aux cris des vendeurs ambulants qui arpentent le train de long en large, pour y vendre du chai (thé indien), de l’eau ou du samossa (beignet de légumes). L’avantage avec ce système, c’est qu’on n’a pas besoin de s’embarrasser de provision pour le voyage. On trouve toujours de quoi se sustenter dans les trains Indiens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En ce qui concerne le passe-temps, il suffit de pivoter la tête en direction de la fenêtre pour admirer le paysage défiler à vive allure. Une véritable fête pour les yeux. On y voit des grandes étendues vertes colonisées par les agriculteurs, des enfants qui s’amusent, des chèvres et des vaches qui broutent les détritus qui tapissent les abords de la voie ferrée. Mais aussi, se mêlant au flot des voyageurs, tout le petit peuple vivant autour des trains et de leurs passagers&amp;nbsp;: vendeurs d’eau, de thé, de café, de beignets, mendiants infirmes etc.… Bref, on ne s’ennuie pas !!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 24 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous arrivons en gare de Vârânasî vers 11h, les passagers quittent leurs wagons respectifs pour former rapidement une marée humaine dans le hall de la gare, identique à celle d’Agra. Les deux cousins, compressés entre un Indien transportant des kilos de valises et une famille de quatre enfants, trouvent enfin la sortie. Nous attrapons un autorickshaw et disparaissons dans la circulation insoutenable de la ville sainte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec avoir cheminé dans les méandres des étroites ruelles du centre de Vârânasî, nous dégottons un hôtel à proximité des Ghats et, surprise, Thomas voit apparaitre, sur le registre, le nom de Noémie et Anne Cécile, deux de ses amies de France. Nous grimpons sur le toit de l’hôtel, qui fait guise de restaurant et qui offre une vue imprenable sur la ville, puis rencontrons les deux tourangelles, installées tranquillement à une des tables. Après quelques embrassades et plusieurs sourires, nous restons un moment ensemble pour raconter nos aventures respectives et obtenir quelques nouvelles de la France. Ah ouais, que ca fait du bien de voir des amis&amp;nbsp;! Quelques instants après, apparaissent derrière l’embrassure de la porte, quatre têtes familières, rencontrées un mois auparavant au Laos. Quatre français qui baroudent depuis quelques mois en Asie. L’occupation Française débute&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.Varanasi_017_m.jpg&quot; alt=&quot;Varanasi_017.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Varanasi_017.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.Varanasi_105_m.jpg&quot; alt=&quot;Varanasi_105.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Varanasi_105.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les heures défilent et nous décidons de profiter des derniers rayons de soleil pour admirer la ville sainte. C’est sur les bords des Ghats, berges recouvertes de marches de pierre qui permettent aux dévots hindous de descendre dans le Gange, que la visite commence. A proximité de notre hôtel, se trouve le ghât Manikarnika, celui de la crémation, le plus ancien et le plus sacré de Bénarès (nom donné sous l’occupation britannique).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Selon la mythologie hindoue, un corps brûlé ici échappe au cycle des renaissances, les cinq éléments dont il est composé retournent à leur place par le feu. Se trouvant au centre des cinq «&amp;nbsp;lieux saints », Manikarnika Ghât symbolise la création et la destruction. A Manikarnika Ghât, les âmes des restes mortels confiés aux flammes avec des prières, reposent dans la paix éternelle, et espèrent ainsi atteindre le nirvana. Pour l’hindou, la mort est vue comme une libération.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Environ  200 crémations quotidiennes, le corps met aux alentours de 3 heures à se consumer entièrement et nécessite 350 kg de bois. Le bois le plus recherché (bois de santal) peut coûter jusqu’à plus de 150 roupies le Kg. Ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir un tel bucher peuvent opter pour un bois de classe inférieure, beaucoup moins cher, mais qui se consume mal, à environ 5 à 8 roupies le kg. A Bénarès, il existe un autre ghât où un crématorium électrique a été construit il y a une vingtaine d’années, il est réservé aux personnes plus pauvres. Une crémation revient chère pour l’Indien car il doit payer en plus du bois (environ 900 euros), le sari, le feu éternel... Somme exorbitante quand on sait que le salaire moyen journalier d’un Indien est de 1,5€.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les femmes n’assistent pas aux crémations, leurs pleurs et lamentations risquant d’empêcher l’âme du défunt d’atteindre le nirvana. Il n’y a encore pas si longtemps, la tradition voulait que la veuve se laisse brûler vive sur le bûcher de son mari, de façon plus ou moins consentie. Les autorités britanniques mirent fin à cette coutume barbare en 1829.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois la crémation terminée selon un rite bien défini, l’homme qui s’occupe d’attiser le feu, jette les cendres du défunt dans le fleuve, puisque l’âme du mort a enfin rejoint le ciel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Selon un indien, rencontré au bord du crématorium, les Sadhus, grands sages coiffés de dreadlocks et considérés comme saints en vertu de leur savoir spirituel, les enfants de moins de 11 ans, les femmes enceintes, les malades de la variole, les victimes de morsure de cobra et les vaches sont considérés comme purs et donc dispensés de la purification par le feu. A leur mort, ces derniers seront immergés dans le Gange, une pierre attachée autour du cou pour éviter que le cadavre ne flotte a la surface de l'eau.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.Varanasi_092_m.jpg&quot; alt=&quot;Varanasi_092.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Varanasi_092.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.Varanasi_139_m.jpg&quot; alt=&quot;Varanasi_139.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Varanasi_139.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une petite heure à observer ce macabre spectacle, nous arpentons le long des Ghats, il est évident, à la vu des imposants monuments qui bordent le Gange et de la population qui colonise ces escaliers en pierre que Vârânasî est une ville fascinante qui regorge d’un grand nombre de richesses, aussi bien culturelles qu’architecturales. Selon Mark Twain: &quot;Bénarès est plus vieille que l'histoire, plus vieille que la tradition, même plus vieille que la légende, et elle a l'air d'être plus vieille que toutes les trois ensemble.&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois la nuit tombée, nous regagnons l’hôtel et partageons la soirée avec nos amis français.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 25 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lever vers 4h30 pour assister au lever du soleil sur les bords des Ghâts, qui selon quelques sources, est un spectacle à ne pas manquer. Nous affrétons une barque puis longeons les bords de la vieille ville. Tandis que le soleil commence sa longue ascension vers les cieux, bombardant la capitale sainte d’une douce lumière nacrée, les fidèles, eux, descendent les ghâts pour saluer l’astre qui se lève. Les marches raides qui conduisent jusqu’au fleuve sacré prennent alors progressivement vie, on aperçoit des personnes prenant leur bain pour se purifier, des prêtres pratiquant la méditation, le yoga et offrant le puja, sorte de rituel dont le but est d’établir, avec les mondes subtils, un lien de communication psychique.
En plus des baigneurs, il y a des dhobi qui lavent des vêtements en les frappant contre des pierres plates au bord du fleuve.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.Varanasi_073_m.jpg&quot; alt=&quot;Varanasi_073.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Varanasi_073.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les saris de couleurs vives, conjugués à la lumière du soleil levant, ainsi que la présence des Sadhus, colorent un peu plus les Ghats. Un tel ballet de couleur est un véritable plaisir visuel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La ballade terminée, nous regagnons l’hôtel pour y prendre le petit déjeuner, se reposer et se perdre dans l’entrelacs des ruelles de la ville sainte en prenant garde à ne pas déraper sur une bouse de vache.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 26 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Contactés la veille par Shamsuddin, le directeur du centre, nous partons, tôt le matin, à Varanasi Football Academy pour participer à l’entrainement. Une fois sur place, Romain endosse, une nouvelle fois son beau maillot jaune du FC Loose puis intègre l’équipe. Au programme&amp;nbsp;: course, mini-match puis un tennis ballon. Le soleil se lève mais reste tapi derrière une légère couche de pollution, baignant le terrain d’une ambiance estivale. S’ajoute à cette bizarrerie climatique, une légère brume matinale qui parait jaillir de la pelouse fraiche du terrain. L’entraînement terminé, nous désertons le centre pour nous rendre, dans l’après midi, chez Shamsuddin, afin de procéder à une interview. Celui-ci se prête parfaitement au jeu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, pour conclure cette lourde journée, nous partons en compagnie de Noémie et Anne Cécile, au cinéma, voir un très bon film Indien dont le nom m’a échappé. (Le président n’ayant pas oublié, lui, ce film s’appelle Kurban et traite du terrorisme dans les milieux islamistes indiens)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 27 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Repos et visite de la ville.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 28 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dernière journée à Vârânasî avant de quitter l’inde du nord car demain, nous partons vers Mumbay, la ville de Bollywood.
Mais avant, petite escale dans un quartier de Vârânasî pour faire du shopping. Après s’être perdus dans un dédale de petites rues, nous atteignons enfin la boutique recherchée. Nous consacrons un bon moment à examiner les précieuses denrées du marchand et achetons, après un long moment de réflexion, quelques écharpes en Pashmina ainsi qu’en soie. Le deal bouclé, nous flânons dans les ruelles du quartier, hors des sentiers touristiques, et découvrons un autre visage de l’Inde. Enfin, nous pouvons nous promener sans être harcelés par des marchands ambulants ou sans être alpagués par des chauffeurs d’autorickshaw. Ici, les relations sont simples et saines, quel plaisir&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.Varanasi_060_m.jpg&quot; alt=&quot;Varanasi_060.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Varanasi_060.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Inde_du_Nord/.Varanasi_055_m.jpg&quot; alt=&quot;Varanasi_055.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Varanasi_055.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 29 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après un léger détour cher le marchand d’écharpes pour récupérer nos achats de la veille, direction la gare de Vârânasî. Deux jours de train sont nécessaires pour traverser 1600 km. Voila le prix à payer pour pouvoir se rendre à Mumbay, la ville d’Inde la plus peuplée du pays. Bye bye l’Inde du nord, good morning l’Inde du sud&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.maisvousetesfoot.com/index.php?post/2010/03/18/L-inde-du-Nord-on-ne-perd-pas-le-nord-Par-Thomas#comment-form</comments>
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    <title>La Thaïlande, on la recommande ! Par Thomas</title>
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    <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 13:53:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Association &quot;MaisVousEtesFoot !&quot;</dc:creator>
        <category>Thailande II</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Samedi 31 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après avoir quitté le fabuleux royaume des mille éléphants, nous revoilà en Thaïlande, direction Chang Mai, la seconde plus grande ville du pays.
Nous grimpons dans un mini bus puis traversons le triangle d’or, région tristement réputée pour sa production d’opium et coincée entre le Laos, la Birmanie et la Thaïlande. A l’instar de son activité peu glorieuse, ce grand bout de terre recèle un paysage magnifique composé essentiellement de montagnes recouvertes d’une végétation colorée et peuplées par de vieilles tribus montagnardes. Bienvenue au bout du monde, dépaysement garanti…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande2/.ChangMai_252_m.jpg&quot; alt=&quot;ChangMai_252.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;ChangMai_252.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques heures après, nous voila enfin arrivés à Chang Mai, soit la métropole la plus riche du pays, culturellement parlant. La ville comprend, à l’intérieur de ses grandes murailles de pierre, un nombre de temples bouddhistes impressionnants. Parmi ces trésors architecturaux, se dresse au cœur de la ville, le Wat Chiang Man, le temple le plus ancien, qui abrite deux images du Bouddha&amp;nbsp;: le Phra Sila (un Bouddha de marbre) et le Phra Satang Man (un Bouddha en cristal).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une visite succincte de la vieille ville, nous regagnons notre hôtel pour y passer une bonne nuit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 01 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, les deux cousins se livrent au plaisir du farniente. Au programme, visite de la ville, du stade suivi d’un repos bien mérité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans la soirée, armés de notre caméra et notre appareil photo, nous partons en expédition dans la ville car c’est une semaine un peu spéciale à Chang Mai, c’est la période du Loy Krathong, la fête de la lumière.
Cette célébration trouve ses origines en Inde, dérivant de la fête Hindoue de Divali, durant laquelle la déesse du Gange est remerciée par des lanternes flottantes pour avoir dispensé la vie tout au long de l’année. Cette festivité est aujourd’hui considérée par les Thaïlandais comme une cérémonie en l’honneur du Bouddha. Cette vénération du Bouddha est exprimée par la lumière d’où la fête de la lumière (eh oui). La population s’adonne à des rituels comme le lâcher de Kratongs (sorte de petits radeaux) qui symbolise l'abandon des rancunes, de la colère et des souillures afin de pouvoir repartir d’un bon pied. D’autres participants se coupent les ongles et les cheveux, car ils symbolisent les aspects négatifs de soi, et les placent sur les radeaux.
Nombreux sont les Thaïs qui pensent que faire flotter un Kratong leur portera bonheur et ils le font pour honorer et remercier Phra Mae Khongkha, l’équivalent thaï de la déesse Hindoue des eaux. Oui, je sais, c’est compliqué à comprendre…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande2/.ChangMai_221_m.jpg&quot; alt=&quot;ChangMai_221.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;ChangMai_221.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Néanmoins, le spectacle est saisissant, la population festoie dans les rues et le lâcher de lampions, couplé à de fabuleux feux d’artifices, se mélange parfaitement au ciel déjà parsemé d’une infinité d’étoiles, l’ensemble envoutant à jamais l’esprit des jeunes baroudeurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 02 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une telle soirée et pour se remettre de ce spectacle de toute beauté, un petit foot parait être une bonne solution. Direction, le stade de la ville pour y trouver des footeux.
Une fois arrivés, le complexe sportif est essentiellement occupé par de jeunes athlètes qui s’adonnent à toute sorte d’activité mais aucun ne tripote le ballon.
Nous paressons un court instant sur le terrain en attente de joueurs qui ne viendront d’ailleurs jamais. Les deux cousins abandonnent donc le stade et gagnent les alentours. Après une courte promenade, nous rencontrons enfin des footballeurs. La partie a déjà commencé et le terrain est plutôt atypique puisqu’il s’agit d’un parking dont les trottoirs jouent le rôle de ligne de touche. Les buts, eux, sont signalés par des pneus usés. A notre gauche, un temple bouddhiste, à notre droite, un établissement scolaire d’où sortent de nombreux écoliers en uniforme.
Romain intègre l’une des deux équipes majoritairement composées d’adolescents et la partie recommence dans la joie et la bonne humeur.
Après une bonne heure de jeu, le match se termine aussi rapidement qu’il a commencé et nous quittons par conséquent les lieux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande2/.ChangMai_167_m.jpg&quot; alt=&quot;ChangMai_167.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;ChangMai_167.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande2/.ChangMai_231_m.jpg&quot; alt=&quot;ChangMai_231.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;ChangMai_231.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois de retour à l’hôtel, nous regagnons l’artère principale de la ville où se déroule un défilé en l’honneur du Loy Krathong puis sur la place principale de la ville qui s’est transformée en véritable plate forme de tir de lampions. Certains prennent parfaitement leur envol pour se mélanger par la suite avec les étoiles, d’autres par contre, connaissent une trajectoire plus incertaine et terminent leur course folle contre un obstacle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 03 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Levés tôt car aujourd’hui, débute pour nous un trek de deux jours dans les environs de Chang Mai. Et c’est partit mon kiki&amp;nbsp;!
Tout d’abord, l’expédition commence par la visite d’un jardin où s’entasse une multitude d’orchidées d’une beauté incroyable.
L’aventure continue par un show de serpents. Le concept est simple et l’idée pas très révolutionnaire, «&amp;nbsp;un show man&amp;nbsp;» s’amuse avec des cobras, se baigne dans un bassin avec un python ou fait peur à son public à l’aide de ses reptiles aux allures plutôt menaçantes. Un show pour touristes en quête de frisson mais finalement plutôt rigolo.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande2/.ChangMaiTrek_004_m.jpg&quot; alt=&quot;ChangMaiTrek_004.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;ChangMaiTrek_004.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande2/.ChangMaiTrek_011_m.jpg&quot; alt=&quot;ChangMaiTrek_011.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;ChangMaiTrek_011.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Début d’après midi, le trek débute enfin, nous laçons  nos grosses chaussures de montagne et entamons une marche de plusieurs kilomètres. L’exercice ne présente aucune grosse difficulté mais le paysage que nous traversons est sublime. On se faufile entre la végétation pour atterrir au pied d’une petite montagne recouvert d’un léger tapis vert. Une fois l’ascension effectuée, nous pénétrons dans un petit village niché sur le pan de la colline dont les constructions sont essentiellement de vieilles habitations en bois vétustes. C’est ici que nous faisons escale pour la nuit.
Bercés par le son mélodieux d’une guitare et par le crépitement d’un feu mourant, nous tombons dans un sommeil lourd et bien mérité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande2/.ChangMaiTrek_055_m.jpg&quot; alt=&quot;ChangMaiTrek_055.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;ChangMaiTrek_055.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 04 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après un léger petit déjeuner, nous reprenons la route en direction de la base des éléphants située à quelques kilomètres. A l’aide de nos pieds puissants, nous redescendons la montagne, longeons un torrent, traversons quelques planches de bois branlant qui font guise de pont puis atteignons en quelques heures notre objectif. Thomas est content, il va réaliser son souhait, chevaucher un des plus gros pachydermes du monde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après un déjeuner composé essentiellement de riz et de poulet, nous grimpons sur nos destriers dotés d’une grosse trompe et amorçons notre promenade. Evidement, cet animal pas très malin dont le cerveau n’est pas plus gros qu’un haricot à besoin d’une carotte pour le faire avancer. Ici, la carotte, est constituée de bananes. A chaque effort, soit tous les 3 mètres, le pachyderme réclamait sa récompense en arquant sa trompe, soufflant au passage une odeur suffisamment pestilentielle pour engourdir tous nos muscles pendant quelques secondes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande2/.ChangMaiTrek_107_m.jpg&quot; alt=&quot;ChangMaiTrek_107.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;ChangMaiTrek_107.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une bonne demi-heure, nous redescendons de notre destrier avec l’estomac un peu ballotant et regagnons le groupe pour attaquer la prochaine activité&amp;nbsp;: le rafting.
Et c’est reparti, à peine remis de nos émotions, nous sautons sur le zodiac puis commençons la longue traversée aquatique. A première vu, cela ressemble plus à une croisière pour retraités qu’à du rafting excepté les rares moments où le torrent se déchaine suffisamment pour chahuter très légèrement l’embarcation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Arrivés au milieu du parcours, nous troquons notre zodiac pour un radeau de fortune composé de bambous puis achevons la fin du trajet les fesses dans l’eau.
Une fois les pieds sur la terre ferme, une jeep nous ramène à Chang Mai et nous passons la soirée à jouir une dernière fois des beautés architecturales de cette métropole.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 05 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Départ fin d’après midi pour Bangkok. La route est longue puisqu’il faut environ 10 bonnes heures pour s’y rendre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 06 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est en début de matinée que nous foulons les terres de la capitale. Par chance, le bus nous dépose à proximité du centre ville et nous évite ainsi de perdre du temps et de l’argent en taxi. Nous retournons au même hôtel que précédemment et, une fois les sacs posés, nous poussons une petite sieste car ce soir nous rencontrons Eric Decroix, le directeur technique de JMG Thaïlande avec qui nous avons partagé, quelques mois auparavant, une belle aventure footballistique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande2/.SupachalasaiNationalStadiumBangkok_057_m.jpg&quot; alt=&quot;SupachalasaiNationalStadiumBangkok_057.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;SupachalasaiNationalStadiumBangkok_057.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois les forces reprises, Thomas décide de boire des bières avec des routards français alors que Romain part photographier l’un des deux stades majeurs de Bangkok&amp;nbsp;: le Supachalasai National Stadium. Là bas, il découvre avec surprise que se tient actuellement la Coupe d’Asie… De football féminin&amp;nbsp;! Et des moins de 16 ans&amp;nbsp;! Des jeunes filles en short donc, qui se disputent un ballon dans l’un des plus grands stades d’Asie. Inhabituel&amp;nbsp;! Après cet intermède fort divertissant, Romain rejoint son cousin et tous deux partent à la rencontre d’Eric. En sa compagnie, ils passeront une agréable soirée à bavarder foot et voyage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 07 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dernière journée en Asie du sud est, pour Thomas, c’est travail sur le blog et pour Romain c’est une nouvelle visite du stade, cette fois, avec un pass officiel de journaliste&amp;nbsp;! Deux nouveaux matchs de cette coupe d’Asie, un bon moment, de belles photos et puis dodo&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande2/.ChangMai_128_m.jpg&quot; alt=&quot;ChangMai_128.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;ChangMai_128.JPG, mar 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 08 novembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et voila, direction l’aéroport international de Bangkok pour attraper notre avion à destination l’Inde. Nouveau pays, nouvelle culture, autre histoire…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>le Laos, c'est tranquilos... Par Thomas</title>
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    <pubDate>Wed, 06 Jan 2010 15:16:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Association &quot;MaisVousEtesFoot !&quot;</dc:creator>
        <category>Laos</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Lundi 12 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;7h, le bus pénètre enfin dans la république démocratique et populaire du Laos, considérée jadis comme l’ancien royaume du «&amp;nbsp;million d’éléphants ». De la frontière Vietnamienne jusqu'à Vientiane, la capitale du Laos, quelques heures de routes sont nécessaires, ainsi, chaque passager du bus s’occupe à sa façon. Ecouteurs collés à ses oreilles, Thomas opte pour la musique tandis que Romain, lui préfère terminer sa nuit en poussant un petit roupillon… Et il a bien raison ce petit gars car il faut être en forme pour débarquer dans une capitale asiatique. Mais Vientiane n’est pas une métropole ordinaire car dans cette ville, à taille humaine, flotte une atmosphère paisible qui la différencie complètement de la frénésie des autres capitales de la région. Très peu de trafic et par conséquent, une pollution sonore quasi inexistante (qui fera économiser à Thomas quelques Doliprane) et des locaux d’une gentillesse légendaire (ce qui évitera à Romain de grogner à gogo). Bref, vous l’aurez compris, le contraste avec Hanoi est saisissant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais pas le temps de flâner pour les deux cousins… Une fois les sacs de 20kg déposés à l’hôtel, nous sautons à bord d’un tuk tuk jumbo en direction de l’ambassade d’Inde afin d’obtenir le précieux visa nécessaire pour fouler les terres indiennes. Pas de chance, le service est fermé l’après midi. Du coup, la gentille demoiselle nous invite à repasser demain matin. Merci m’dame.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois à l’hôtel, nous retrouvons nos amis connus dans le bus, à savoir, Jeremy, un geek Anglais et Olivia, une charmante globe trotteuse, puis partons vers un restaurant situé sur le toit d’un immeuble et planté sur les bords du Mékong. Au programme, un bon burger, une bonne bière (La Beerlao), une bonne discussion et un splendide coucher de soleil engloutissant le bar d’une douce lumière jaunâtre. Après avoir dégusté ce diner pas très local, nous sommes rejoints par Tony, un inconditionnel du ballon rond accompagné de sa femme, originaire de Vientiane, tous deux rencontrés aussi pendant le voyage. Et voila, la troupe est au complet, la fête peut enfin commencer… mais évidemment, avec modération.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 13 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Levés de bonne heure, à savoir 10h pour nous rendre à l’ambassade d’Inde située à une poignée de kilomètres de notre merveilleux hôtel. Une fois les paperasses remplies, la gentille demoiselle, qui, à première vue n’est pas très indienne à en juger les traits de son visage, nous informe que le visa sera disponible vendredi. Ah ouais, quand même…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous quittons ce bâtiment diplomatique pour en rejoindre un autre, celui de notre tendre et beau pays, celui de la France, où nous devons rencontrer Jeff, le responsable de la procédure. Pour quoi faire allez-vous me dire&amp;nbsp;? Pour parler foot&amp;nbsp;! Cet expatrié français, amoureux du Laos, est aussi joueur de football amateur, fin connaisseur de ce sport et particulièrement de sa pratique à Vientiane. Et pour cause, il est membre d’une équipe constituée principalement de falangs (étranger en laotien) et joue plusieurs fois par semaine contre des clubs locaux.
Assis confortablement dans le hall de l’ambassade, Jeff nous fait partager sa connaissance footballistique du pays et son constat est net&amp;nbsp;: un championnat professionnel peu structuré, un manque d’infrastructure indéniable et une forte centralisation de ce sport dans la capitale. Sympa tout ça… Après avoir absorbé ces informations fortes utiles, il nous semble préférable de rallonger notre séjour à Vientiane. La rencontre avec Jeff se termine mais avant d’abandonner notre cher compagnon, ce dernier nous convie à intégrer son équipe mercredi soir. Evidemment, nous acceptons l’invitation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus tard dans la soirée, les deux cousins retrouvent leurs amis de voyage pour avaler un bon plat au même restaurant que la veille. En face de nous, se déroule le majestueux Mékong qui fait guise de frontière entre le Laos et la Thaïlande, tous deux reliés par le pont de l’amitié. Assis tranquillement sur nos chaises à papoter sur des thèmes divers, nous contemplons par la même occasion le soleil décliner doucement, inondant au passage la ville d’une couleur orangée presque dramatique, pour ensuite terminer sa course derrière la ligne d’horizon noirâtre. Dur d’imaginer plus beau spectacle qu’un tel coucher de soleil… Le diner se prolonge puis nous rentrons à l’hôtel vers 23h.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 14 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée plutôt touristique pour se familiariser avec les lieux car notre séjour à Vientiane risque d’être plus long que prévu. Il faut savoir que cette capitale asiatique, comparée à ses voisines, est minuscule puisqu’elle accueille seulement 600 000 âmes et possède par conséquent un centre ville à taille humaine renfermant des trésors architecturaux d’une valeur inestimable. La liste est longue mais on peut citer le Wat Sisaket, un temple érigé par le roi Anouvong en 1818 et construit dans le style Siamois, ou encore le Wat Simuang, le temple le plus vénéré de la ville car il abrite le pilier tutélaire (le Lak Muang). Selon la légende, cette lourde pierre aurait été plantée dans la terre en écrasant une jeune femme enceinte qui, parait-il s’était offerte en sacrifice. Aujourd’hui, on y vient pour prier et y faire un vœu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.Vientiane_001_m.jpg&quot; alt=&quot;Vientiane_001.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Vientiane_001.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais le Laos n’a pas été seulement baigné par la culture Siamoise puisque que l’arrivée des Français vers la fin du 19ème siècle a permis au pays d’hériter d’anciens bâtiments coloniaux construits principalement sur le modèle des villas du midi de la France. Cette alchimie d’architecture donne à la ville un aspect singulier vraiment charmant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, après une visite express de la ville, nous enfilons nos belles tenues footballistiques puis partons nous positionner au point de rendez vous fixé avec Jeff, soit devant un restaurant Français qui, selon la carte, propose des plats succulents mais à des prix qui le sont moins. Ainsi, nous passons dix bonnes minutes à baver devant le menu en attendant notre ami.  19h, la voiture de Jeff fait irruption tel un missile Tomawak puis s’arrête à notre hauteur. Une fois à l’intérieur, nos pensées envahies d’images culinaires s’estompent pour être remplacées par le futur match de football dont le coup d’envoi est imminent. Dans la voiture, Jeff nous fait un court récit de sa vie, de son travail et de ses péripéties footballistiques jusqu'à ce qu’on atteigne enfin le terrain. A en juger les tribunes vides, aucun joueur n’est arrivé. Aussi, nous patientons sagement qu’ils veuillent bien pointer le bout de leur nez. Plusieurs dizaines de minutes après, la dream team composée majoritairement d’étrangers est enfin réunie. C’est sous la lumière des lampadaires que les deux équipes pénètrent sur le terrain. Au tableau, un club laotien VS une équipe multinationale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le début du match est lancé, Romain, assis sur les maigres tribunes observe la partie tandis que Thomas, armé de sa super caméra full HD, filme la rencontre. Pas de doute, les premières minutes révèlent une large domination de la part des locaux, plus rapides, plus tactiques et mieux positionnés sur le terrain. Les étrangers sont à la dérive et le score le prouve puisque ils sont menés 2-0 à la première mi-temps. La deuxième partie du match débute mais cette fois-ci, Rominho est sur le terrain. Sera-t-il le messie, le joueur qui relèvera cette équipe en déroute&amp;nbsp;? Eh non, les locaux ne perdent pas la tête face aux dribles prodigieux du petit Nantais et se permettent même le luxe d’inscrire quelques buts supplémentaires. «&amp;nbsp;Que se passe t-il&amp;nbsp;? » beugle Thomas tout paniqué… La fin du match est enfin sifflée et le score est sans appel mais le rédacteur de ce blog ne préfère pas l’évoquer. Malgré le gardien de but handicapé du club adverse, qui possède une jambe plus grande que l’autre, l’équipe des expatriés n’a inscrit aucun but… mais peu importe le résultat&amp;nbsp;! C’est avec le sourire que les falangs sortent du terrain et trouvent même la force de s’autocritiquer et de balancer des boutades. Tout le monde rigole, vous l’avez compris, ici, on joue avant tout pour se faire plaisir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Suite à ce match fort éprouvant, la dream team quitte le terrain pour se diriger vers le bar karaoké du coin qui borde la pelouse. Et là, surprise&amp;nbsp;! Il semble que les expatriés manient beaucoup mieux le lever de chope que le ballon. Les bières défilent aussi vite que les buts encaissés durant le match au point que la table semble être trop petite, et pourtant&amp;nbsp;! Bref, au fur et à mesure que la lune arrive à son apothéose, le bar se vide à petit feu et nous quittons donc les lieux dans la voiture de Jeff qui nous ramène à notre hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 15 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, c’est la journée football. Après avoir ingurgité un bon petit déjeuner «&amp;nbsp;made in France », les deux journalistes en herbe partent dans un café qui fait le coin avec une grande avenue pour y rencontrer Viphet, le manager de l’équipe nationale du Laos. A la base, «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! » devait rencontrer le président de la fédération mais celui-ci s’est finalement rétracté, débordé par la préparation des Sea Games (les Jeux d’Asie du Sud Est) qui se tiendront en décembre 2009 à Vientiane. Nous avions donc été dirigés par le président vers son secrétaire général qui lui, a décliné de la même manière, dans la mesure où il devait se rendre à un congrès de la FIFA en Suisse…Ce qui nous mène finalement à Viphet&amp;nbsp;! Peu à l’aise face à nos questions, ce dernier nous invite à rencontrer l’équipe nationale coachée par un ancien joueur du FC Metz et de l’Austria Wien: Alfred Riedl. Par chance, l’entrainement se déroule dans le stade situé à coté de notre hôtel. Le temps d’avaler un bon burger (pour Thomas), une salade (pour Romain) et nous voila aux portes du complexe sportif. Nous retrouvons Viphet puis expliquons notre projet à l’entraineur qui à en juger par sa réponse «&amp;nbsp;nous sommes peut être une petite nation du foot mais nous ne sommes pas un club de rue », ne semble pas très chaud pour nous laisser jouer...Mais bon, faut le comprendre Alfred&amp;nbsp;! Il est chargé de mener ces joueurs laotiens de moins de 23 ans au minimum en demi-finale des SEA Games…vaste tache&amp;nbsp;! Au moins, nous avons l’autorisation de filmer à condition de rester dans le périmètre autorisé, soit interdiction de poser un pas sur la pelouse sous peine de se faire réprimander par le coach. Attention, ça ne rigole pas ici.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.Vientiane_011_m.jpg&quot; alt=&quot;Vientiane_011.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Vientiane_011.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après l’entrainement, nous consacrons une petite heure à interviewer Alfred Riedl, cet entraineur atypique ayant consacré un bout de sa vie à coacher des clubs comme l’OCK, un club marocain, l’Austria Wien en Autriche ou encore l’équipe nationale du Vietnam.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après cette rencontre très enrichissante, nous retournons à l’hôtel pour retrouver Tony, notre ami Anglais et Seb, un français amoureux du Laos avec qui nous bavardons jusque tard dans la nuit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 16 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après un petit tour rapide à l’ambassade de l’Inde afin d’y récupérer les visas, les deux cousins louent un scooter et partent en compagnie de Tony, dénicher un terrain de foot pour taper le plastique. Mais il faut faire vite car le temps est contre nous, le soleil commence à montrer des signes de faiblesses et, dans une petite heure, il aura disparu derrière la ligne d’horizon. Et c’est parti, nous sautons sur nos montures en acier puis passons au peigne fin le centre ville. Nous traversons de multiples temples, sillonnons les grandes avenues qui découpent le centre ville en quartiers mais aucun signe ne nous indique la présence d’un terrain de foot… quand tout à coup, le regard de Romain est happé par un groupe de jeunes qui semble gesticuler. Nous quittons la route goudronnée pour rejoindre une piste en terre toute défoncée et atteignons notre objectif. Manque de chance, ces jeunes gaillards jouent au Kator (sorte de foot volley avec une balle tressée)! Nous continuons tout de même notre route pour arriver sur la rive laotienne du Mékong. Ne sait-on jamais, ça pourrait être un beau spot pour un petit foot. Evidemment, personne, juste quelques couples main dans la main regardant le spectaculaire coucher de soleil tout en se chuchotant des mots doux. Déçus, nous rebroussons chemin mais Thomas, assis derrière Tony, pense avoir décelé au loin les vestiges d’un terrain de foot envahis par de jeunes footballeurs en pleine action… Ca vaut le coup d’œil. Tony, suivi de cousin Romain, mettent tous deux la gomme soulevant au passage un épais nuage de poussière puis bifurquent vers un autre sentier dominé par des bosses et des trous inondés d’eau marâtre. Les «&amp;nbsp;bikers de l’extrême&amp;nbsp;» slaloment ces obstacles avec grâce pour aboutir enfin sur le praticable. Pas de doute, c’est bien un terrain de foot. Nous rangeons nos bécanes avec les autres puis intégrons la partie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.Vientiane_043_m.jpg&quot; alt=&quot;Vientiane_043.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Vientiane_043.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le spot est hallucinant. L’air de jeu est situé au bord du Mékong sur un terrain complètement habité par la végétation et le sable. Les buts, eux, sont faits à l’aide de deux tiges de bambou solidement ancrés dans la terre et reliés par une autre branche qui fait guise de barre transversale… hormis la hauteur des cages qui ne dépasse guère le mètre 70, la distance entre les deux poteaux semble être adaptée à la taille du terrain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au même moment, à l’horizon, le soleil achève de sombrer de l’autre coté de la ligne indigo de la côte Thaïlandaise et ses derniers feux embrasent le ciel colorant par la même occasion le sable d’une couleur orangé. «&amp;nbsp;Ouaaaaaaah , que c’est beau !» s’exclame Thomas. Mais ce spectacle est aussi annonciateur de fin de match puisque très vite, la lumière commence à manquer. La partie s’interrompt et les joueurs nous invitent très gentiment à revenir demain.  «&amp;nbsp;Perfect&amp;nbsp;! » répondent les «&amp;nbsp;bikers de l’extrême ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme d’habitude, la soirée s’achève à l’hôtel en compagnie de Tony, Seb et d’autres personnes fraichement rencontrées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 17 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fin d’après midi, nous chevauchons nos destriers d’aciers pour nous rendre, cette fois-ci, à l’heure, vers le terrain de foot repéré la veille. Accompagnés de Tony et de Seb, nous intégrons la partie. Encore une fois, mère nature a été clémente avec l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! » en lui offrant un merveilleux coucher de soleil digne d’une carte postale. Y a pas de doute, le Laos est le spot idéal pour les amoureux en quête de romantisme. Bref, revenons à cette partie de foot endiablée. Sur le terrain, Tony, Seb, Romain et Thomas. Les trois premiers jouent au foot et le dernier, se ballade sur le terrain avec sa caméra à la main tout en adoptant des positions bizarres afin d’avoir des angles de vues différents. Rajoutez à cet étrange manège un sublime coucher de soleil, des sourires et vous obtenez une partie de foot qui, même si le niveau n’est pas celui de JMG Académie, restera forcement ancrée dans les mémoires des jeunes falangs. La partie s’achève quand la nuit fait son apparition. Nous paressons quelques temps sur le terrain à bavarder avec les joueurs puis rebroussons chemin en direction de l’hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.Vientiane_096_m.jpg&quot; alt=&quot;Vientiane_096.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Vientiane_096.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme chaque soir, nous prenons possession de l’unique table occupant la terrasse de l’hôtel puis parlons jusqu’au bout de la nuit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 18 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! » se divise en deux. D’un coté, Romain part mitrailler le nouveau stade situé à une bonne vingtaine de kilomètre et spécialement construit pour les SEA games tandis que Thomas, muni de sa caméra, s’en va prendre quelques vidéos de la ville. Au programme, le majestueux temple de Wat Sisaket, qui a la particularité d’abriter plusieurs milliers de statuettes du Bouddha puis d’autres monuments comme le Wat Ong Teu situé au centre d’un ensemble de cinq monastères. Une fois tous ces trésors architecturaux capturés dans la boite noire de la caméra, Thomas retourne à l’hôtel pour y retrouver son cousin. La suite de la journée se poursuit en se rendant sur le terrain de foot pour y prendre quelques clichés suivi du traditionnel apéritif en compagnie de Tony et de quelques voyageurs, venus se greffer tout naturellement à la discussion.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.Vientiane_070_m.jpg&quot; alt=&quot;Vientiane_070.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Vientiane_070.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.Vientiane_005_m.jpg&quot; alt=&quot;Vientiane_005.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Vientiane_005.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 19 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée chargée pour les deux français. Tout d’abord, visite du Patuxai, curieux arc de triomphe édifié en 1960, qui sert de monument commémoratif en l’honneur des morts des différentes guerres qu’a connues le Laos. Ensuite, direction le célèbre Wat That Luang, grand stupa sacré doré qui est censé contenir un cheveu du Bouddha et les cendres d’une de ses hanches. Ce monument religieux, le plus important du pays, fait aussi office de résidence pour le chef suprême du Bouddhisme Laotien. Enfin, pour conclure cette belle matinée ensoleillée, nous retournons dans le centre ville pour déjeuner avec Tony. Au menu, poisson grillé accompagné de khao niao, riz gluant cuit à la vapeur et servi dans des petits paniers en raphia… succulent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.Vientiane_050_m.jpg&quot; alt=&quot;Vientiane_050.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Vientiane_050.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.Vientiane_117_m.jpg&quot; alt=&quot;Vientiane_117.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Vientiane_117.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’après midi peut alors commencer sous les meilleurs hospices. Les «&amp;nbsp;bikers de l’extrême&amp;nbsp;» reprennent la route. En chef de file Tony et derrière, les deux cousins, tout deux coiffés d’un très joli casque, roulent tranquillement en direction d’un terrain de foot situé à la périphérie de la ville.
Quelques dizaines de minutes après, nous atteignons enfin notre destination. Nous garons nos «&amp;nbsp;bike&amp;nbsp;» dans une cour où s’agglutine un tas de camions usés pour se diriger ensuite vers une vieille bâtisse en bois qui fait office de bar. Nous commandons trois jus de banane bien frais puis posons nos fessiers sur des chaises en plastiques qui paraissent bien inconfortables. Coincé entre le Mékong d’un coté et l’amas de camions usés de l’autre, le terrain de foot semble être en attente de joueurs… et nous aussi d’ailleurs. Nous enfilons les crampons, chassons les poules errantes ainsi que les chiens vagabonds de l’air de jeu puis taquinons le ballon en espérant que des inconditionnels de foot fassent irruption et se joignent à nous.
Une heure passe, un premier joueur débarque suivi d’un deuxième et d’un troisième. Bon, ils ne sont guère bien âgés mais c’est déjà un bon début. Au final, nous serons à peine cinq à taquiner le ballon mais la moyenne d’âge, quoi doit avoisiner les 14 ans, ne permet pas de réaliser un match.
La nuit tombe sur Vientiane, nous évacuons les lieux vers 18h pour atterrir, devinez ou&amp;nbsp;? À l’hôtel… autour de la table de la «&amp;nbsp;joie ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 20 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est l’heure de quitter la capitale pour continuer notre périple en direction de Vang Vieng afin d’y rejoindre une vieille connaissance, Andy, ce jeune français avec qui nous avons partagé un bout de nos aventures Thaïlandaises. Cette fois-ci les bikers ont troqué leur scooter pour le bus…jugé plus fiable et plus économique par les deux cousins car 160km séparent les deux villes. Tout de même&amp;nbsp;! Une fois vautrés dans les fauteuils vieillots du bus, Thomas, écouteurs collés aux oreilles, contemple le paysage. Au fur et à mesure que le véhicule s’enfonce vers le nord du pays, se dessinent au loin, les lignes des imposantes montagnes qui composent les alentours de Viang Vieng. Mais le spectacle est surtout au bord de la route lorsque le bus traverse les villages nichés à flanc de montagne et principalement habités par des Hmong et des Yao, vieilles tribus Laotiennes. Ici, le temps parait s’être figé, rien ne semble avoir changé depuis des millénaires, les hameaux sont 100% authentique, loin des hordes touristiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois arrivés et l’hôtel trouvé, les deux cousins partent se familiariser avec les lieux. Tout d’abord, direction un restaurant pour y avaler une petite pizza. Nous déambulons le long de l’avenue principale qui mène au centre puis découvrons le cadre enchanteur de cette ville réputée pour être un bastion de la fête. En arrière fond, se dresse une succession de montagnes verdoyantes peuplées par de vieilles tribus et connue pour ses grottes sacrées, ses falaises vertigineuses, ses cascades prestigieuses et ses pains de sucres calcaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au pied de cette grande barrière rocailleuse, se déroule majestueusement la rivière Nam Song qui semble faire la frontière entre la ville et la nature. Pour la traverser, il est nécessaire d’emprunter un de ces innombrables petits ponts en bois branlants qui donne à la ville un coté charmant et singulier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.VangVieng_003_m.jpg&quot; alt=&quot;VangVieng_003.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;VangVieng_003.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Oui, car une fois dans le centre, le coté enchanteur de Vang Vieng disparaît à tout jamais. Chaque rue est bordée par un alignement de restaurants, d’hôtels et de bars prêts à accueillir les flots touristiques quotidiens. Dans les rues, titubent encore quelques fêtards en manque de sommeil ou en surdose d’alcool dans le sang. Ce n’est pas mieux dans les restaurants puisque les tables sont prises d’assauts par les voyageurs qui ont du mal à décuver de la nuit dernière et s’abrutissent devant de vieilles séries Américaines en espérant faire disparaître leur gueule de bois. D’autres, sans que nous en sachions trop la raison, débarquent dans la ville avec, au bras, une chambre à air de tracteur (des fans de «&amp;nbsp;poking », la méthode de pêche préférée d’Aurélien ?). Bref, tous semblent être complètement lobotomisés, guidés par un même but, celui de faire la fête, de s’enivrer jusqu’au bout de la nuit. Bienvenue dans le monde d’Alice aux pays des merveilles…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parmi ce flot de zombie, deux petits gaillards, assis dos à la TV et sans se douter de ce qui les attend, croquent leur pizza pour reprendre des forces et ensuite partir à la recherche de leur ami Français. 19h, Andy débarque enfin et quelques accolades après, le grenoblois nous guide vers un petit bar situé sur les bords du Nam Song. A l’intérieur, sont assis Sergio et Julie, deux autres globetrotteurs Français et amis d’Andy. Nous consacrons la soirée à raconter nos aventures respectives derrière une bonne Beerlao et à se remémorer nos péripéties Thaïlandaises.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 21 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, nous partons explorer l’antre des fêtards, la maison d’Alice. Et pour y accéder, il est nécessaire de réquisitionner un tuk tuk. Le retour, lui, se fera par voie fluviale, en se laissant porter paresseusement sur le Nam Song à l’aide d’une chambre à air de tracteur (la voila l’explication !). Et c’est parti mon kiki pour une après midi de grand n’importe quoi. Une fois les bouées solidement attachées sur le toit du taxi, la délégation française quitte Vang Vieng pour atterrir une dizaine de minute après au pied d’une cabane qui fait office de bar, plantée au bord de la rivière. A droite, un paysage montagneux et sauvage percé par le Nam Song qui se trouve dans un état de préservation remarquable. Bref, la tranquillité incarnée. Des enfants s’amusent dans l’eau et quelques vieillards fument la pipe. A gauche, le monde de la débauche, un Eurodisney version Ibiza, l’univers de la fête… de ce coté, le débit du fleuve semble être largement détrôné par le débit d’alcool  car s’étale le long de la rivière une série de bar sur pilotis occupés par des jeunes voyageurs en quête de «&amp;nbsp;fun ». Et le plus drôle dans tout ça, c’est que chaque bar dispose d’activité très intelligente pour occuper sa clientèle déjà bien enivrée&amp;nbsp;: tyrolienne, balançoire, toboggan, volley dans la boue, etc. Evidemment, chaque enseigne dispose d’un mur d’enceintes qui crachent de la musique et tous possèdent un bar bien garni en bouteilles. Voila&amp;nbsp;! Les ingrédients sont réunis pour passer une bonne après midi. La règle est simple, on doit user des bouées pour circuler de bar en bar et y boire un petit bucket (un seau).Car comme en Thaïlande, ici, on ne boit pas dans des verres, mais dans des seaux&amp;nbsp;! Facile.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et c’est parti, les français montent en haut d’un arbre, attrapent un trapèze et se jettent dans le vide, environ 8 mètres, pour atterrir après quelques balancements, dans l’eau tiède et boueuse du fleuve. Nous devons avouer tout de même que cette activité est très plaisante…
Ensuite, nous quittons notre premier bar à l’aide de notre bouée respective pour atteindre la deuxième gargote qui doit se situer à environ cinquante mètres. Au milieu de l’après midi, le fleuve est totalement colonisé de bouées noires portant de jeunes gaillards généralement bien saouls tentant de rejoindre désespérément le prochain bar, histoire d’y boire un dernier godet. Bref, nous passons l’après midi entière dans ce spot sorti de nulle part. C’est à la tombée de la nuit, que nous sautons sur nos bouées en direction de Vang Vieng. Bercés par les petites vagues et le débit du fleuve, nous paressons paisiblement sur nos bouées en scrutant la voute étoilée et en écoutant chantonner le doux bruit des milliers de cigales, entrecoupé parfois de quelques beuglements poussés par de jeunes fêtards à la dérive.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La soirée s’achève tranquillement dans un bar situé à proximité de notre hôtel où nous y rencontrons un autre groupe de français dont Magalie, une parisienne voyageant à travers l’Asie du Sud Est.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 22 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Allez, aujourd’hui, c’est la journée foot&amp;nbsp;! Mais avant, il faut trouver des joueurs valides qui n’ont pas trop taquiné la bouteille. Tache ardue. Nous partons dans le bar fréquenté la veille puis expliquons notre problème aux serveurs que nous connaissons un peu. Peut être pourront-ils nous constituer une équipe. Une fois sur place, le propriétaire dégaine son téléphone et contacte ses amis. Une petite heure plus tard, nous voila sur le terrain. Les joueurs arrivent au compte gouttes et les premiers arrivés s’échauffent en pratiquant une petite pétanque (sport très populaire au Laos). Une fois les deux équipes constituées, la partie peut commencer. D’un coté les locaux et de l’autre l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! », Andy, Sergio, un Irlandais (!) et quelques employés du bar. Le spot est agréable puisque le terrain, qui appartient au commissariat central, est enveloppé par une ceinture montagneuse percée par la douce lumière du soleil. Le match est rude pour les européens puisque qu’ils sont menés dès la première mi-temps. L’explication&amp;nbsp;? Elle est assez simple&amp;nbsp;: face à eux, une équipe locale qui à l’habitude de jouer ensemble et qui leur a gentiment fait cadeau de ses pires joueurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.VangVieng_103_m.jpg&quot; alt=&quot;VangVieng_103.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;VangVieng_103.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré tout, les européens résistent tant bien que mal. Andy fait des malheurs avec ses dribbles chaloupés et Sergio, pourtant pieds nus, défend bec et ongles. Mais très vite, la délégation française s’épuise plus rapidement…peut-être est ce du aux dernières nuits un peu trop agitées&amp;nbsp;? Nous ne le saurons jamais. Bref, la partie se termine par une victoire des locaux, sur le score tout de même honorable de 5-3.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une bonne douche, nous partageons notre dernière soirée en compagnie d’Andy, Sergio et Julie car demain c’est le départ pour Luang Prabang, notre ultime étape au Laos.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 23 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Départ à 11h à Luang Prabang, troisième ville du pays par sa taille mais première par sa beauté. A tel point qu’elle a été classée au patrimoine mondial par l’Unesco en 1996. Ancienne capitale du Laos, cette ville de 40 000 habitants, chargée d’histoire, abrite un nombre de monument religieux considérable. Le cadre urbain de Luang Prabang est exceptionnel puisqu’elle s’étend sur une langue de terre, au confluent du Mékong et de la rivière Nam Kane et les constructions sont pour la plupart horizontales. Ici, les vieilles bâtisses coloniales Françaises cohabitent parfaitement avec les imposants temples bouddhistes qui donnent à la ville un aspect vieillot et sacré. Au niveau naturel, la vieille métropole, plantée à 600m d’altitude, est enveloppée de collines verdoyantes et de monts couverts de forêts tropicales. Bref, ici, on se sent bien, la vie semble être vraiment tranquille.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.LuangPrabang_001_m.jpg&quot; alt=&quot;LuangPrabang_001.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;LuangPrabang_001.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.LuangPrabang_178_m.jpg&quot; alt=&quot;LuangPrabang_178.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;LuangPrabang_178.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous débarquons dans la ville à la fin d’après midi puis dégottons un hôtel situé au cœur de Luang Prabang.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 24 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Repos et promenade dans la ville.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 25 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après la petite ballade de la veille, les deux aventuriers ont découverts un charmant terrain situé à deux pas de leur hôtel. C’est parti, Thomas chausse ses beaux souliers en peau de kangourou puis s’en va taper la balle tandis que Romain s’occupe de filmer les exploits footballistiques de son cousin. Après un (très court) échauffement, Thomas intègre le 7vs7, il est chaud et son regard respire cette envie de marquer. Malheureusement, ses pieds n’auront pas la technique nécessaire pour le faire. Il faut signaler tout de même que le terrain est dans un piteux état. Bosses, trous, touffes d’herbes sauvages rendant les contrôles de balles et les passes du Français désastreuses. Pour une fois dans sa vie, Thominho a l’impression d’avoir deux pieds gauche, et pour un droitier, c’est plutôt contraignant…  Bref, il sort du terrain à la mi-temps, rapidement remplacé par un local. Une fois la partie achevée, les joueurs nous invitent à revenir le lendemain…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.LuangPrabang_186_m.jpg&quot; alt=&quot;LuangPrabang_186.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;LuangPrabang_186.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La soirée se termine tranquillement au restaurant puis à l’hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 26 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Exceptionnellement, les deux cousins se lèvent à 6h du matin pour assister au rituel immuable de la ville&amp;nbsp;: le «&amp;nbsp;reras&amp;nbsp;» ou l’aumône des bonzes si vous préférez. Chaque matin, un cortège constitué de jeunes moines, vêtus de la robe safran, sillonne la rue principale de la ville, pieds nus et en silence, pour mendier leur nourriture. Selon l’usage, les habitants donnent une boulette de riz gluant ou des fruits aux moines avant que ceux-ci ne regagnent leurs temples respectifs. Ce rite bouddhique est une vivante illustration de la dimension spirituelle de la ville. Malheureusement, cette tradition est menacée par la présence en masse de touriste qui n’hésite pas à se greffer au cortège pour y prendre des photos.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;6h30, nous voila sur l’avenue principale, à patienter sagement avant l’arrivée des moines. Mais, à en croire les rues désertes, il semble que l’aumône soit déjà terminée. Super&amp;nbsp;! Apparemment, le cortège a du décider de le faire plus tôt afin d’éviter les hordes touristiques. Pas grave, nous retenterons notre chance demain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Déçus, nous partons déguster un délicieux petit déjeuner français situé sur l’avenue Sakarine dans un restaurant avec en prime, la possibilité de feuilleter «&amp;nbsp;Le Monde ». La classe&amp;nbsp;! Après cette collation fort appréciable, nous partons visiter quelques temples dont le Wat Sene Soukharam, gardé par deux tigres en pierre. Aussi nommé «&amp;nbsp;le temple des 100 000 trésors », ce bâtiment érigé en 1718 par le roi Kitsarath est composé d’un toit à trois pans et de 100 000 pierres du Mékong. Incroyable non&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.LuangPrabang_243_m.jpg&quot; alt=&quot;LuangPrabang_243.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;LuangPrabang_243.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans l’après midi, c’est la visite du Wat Tham Phousi situé en haut du mont Phousi, planté au cœur de la ville. Pour s’y rendre, nous devons emprunter 328 marches pour ensuite atterrir sur une grande terrasse avec une vue imprenable sur la ville. Au milieu de la petite esplanade, se dresse le stupa That Wat Chomsi, haut de 20 mètres construit au début du 19ème siècle. D’ici, part un étroit sentier qui traverse la montagne pour enfin aboutir au Wat Tham Phousi, sorte de grotte qui abrite un bouddha en méditation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois arrivés au pied de la montagne, en sueur, retour à l’hôtel pour assister au fameux coucher de soleil. Romain décide de se rendre au terrain de foot pour le mitrailler de photo tandis que Thomas préfère observer le déclin de notre astre en se positionnant sur les quais du Mékong. Et là, moment magique… tapi de moitié derrière la montagne, le soleil envoie ses derniers rayons, peignant l’eau boueuse du fleuve en une palette de couleur chaude qui vient contraster avec les longues péniches amarrées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.LuangPrabang_155_m.jpg&quot; alt=&quot;LuangPrabang_155.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;LuangPrabang_155.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.LuangPrabang_143_m.jpg&quot; alt=&quot;LuangPrabang_143.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;LuangPrabang_143.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La soirée se termine en compagnie de Magalie, une française rencontrée à Vang Vieng. Au programme, petit cocktail dans un bar Belge suivi d’une longue discussion sur les bords du Mékong en compagnie d’autres Français rencontrés le soir même. Guitare à la main, Thomas chantonne de vieux airs populaires sous la douce lumière de la lune pendant que Romain s’égosille à conter nos longues péripéties à nos amis francophones. Moment incroyable (surtout la guitare).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 27 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pas de grasse matinée puisque nous devons nous lever de très bonne heure pour assister à l’aumône, soit à 5h30 et cette fois-ci, les moines sont au rendez vous. Pas Thomas, qui a préféré rester dans les bras de Morphée…Caché pour ne pas gêner le cortège, Romain prend plusieurs clichés. Un par un, en file indienne, chaque «&amp;nbsp;monk&amp;nbsp;» reçoit sa boulette de riz et ses fruits quotidiens. Une fois le rituel terminé, la ville s’éveille tout doucement…tout comme Toutoune qui rejoint son cousin en fin de matinée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.LuangPrabang_068_m.jpg&quot; alt=&quot;LuangPrabang_068.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;LuangPrabang_068.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une journée tranquille, et comme chaque jour en début de soirée, l’avenue principale de la ville se transforme en véritable marché où se mélangent des stands en tout genre. Sandwiches, sacs, vêtements, pièces de tissus à motifs traditionnels… on y trouve absolument de tout. Mais ce regroupement de petits magasins se révèle être, par la même occasion, un très bon spot photo puisque chaque stand, délimité par de grandes bâches colorées, est illuminé à l’aide de petits lampions qui vacillent au gré du vent. Vu d’en haut, la rue Sisavang ressemble à un immense patchwork de couleurs où flotte une sensation de bien être incroyable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.LuangPrabang_004_m.jpg&quot; alt=&quot;LuangPrabang_004.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;LuangPrabang_004.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.LuangPrabang_014_m.jpg&quot; alt=&quot;LuangPrabang_014.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;LuangPrabang_014.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 28 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée visite et détente car un long voyage débute demain. Celui vers la Thaïlande via le Mékong.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 29 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Levés tôt car c’est l’heure d’attraper notre bateau pour le petit village de Houeisai, porte d’entrée pour la Thaïlande. Le voyage dure deux jours avec une escale en mi-chemin à Packbeng, petite bourgade perché sur les bords du Mékong. Une fois installés inconfortablement sur l’un des petits bancs en bois qui meuble la frêle embarcation, le voyage peut commencer. Par chance, la péniche ne transporte que très peu de passagers ce qui nous permet de prendre nos aises et même d’aménager un lit de fortune grâce à des banquettes en mousses laissées vacantes. Le bateau quitte enfin Luang Prabang laissant derrière elle un léger nuage de fumée. C’est parti pour douze heures de voyage à voguer paisiblement sur les eaux boueuses du Mékong. Accoudés sur le rebord de l’embarcation, les passagers contemplent le paysage défiler à une allure suffisamment lente pour qu’on puisse observer les moindres petits détails.
Par moment, le Mékong semble se rétrécir, obligeant le capitaine de la maigre embarcation à exécuter des manœuvres délicates afin d’emprunter un étroit couloir pour pouvoir continuer sa route. Une fois sortis de cet entonnoir, le fleuve reprend sa largeur normale et le voyage peut continuer en toute sérénité jusqu’au prochain obstacle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.LuangPrabang_061_m.jpg&quot; alt=&quot;LuangPrabang_061.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;LuangPrabang_061.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.LuangPrabang_047_m.jpg&quot; alt=&quot;LuangPrabang_047.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;LuangPrabang_047.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les heures s’écoulent et personne ne semble s’ennuyer…pas étonnant car le paysage qui borde le fleuve est en perpétuelle mutation, ce qui rend le voyage fort agréable et divertissant. Au fur et à mesure que la péniche s’éloigne de Luang Prabang, les abords du majestueux fleuve se transforment en paysage montagneux recouvert d’une épaisse végétation luxuriante où sont perchés, à flanc de montagne, des villages de pécheurs. Au pied de chaque hameau, solidement ancrés dans le sable, se tiennent une série de pirogues nécessaires pour aller récupérer les filets de pêches, généralement fixés à des rocs noirs aiguisés qui émergent de l’eau. Bref, un petit gout de bout du monde plane au dessus de nous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;20h, soit 12h après notre départ, nous atteignons enfin la petite bourgade de Packbeng, située à mi chemin entre Houeisai et Luang Prabang. Ce village Hmong, accroché à flanc de montagne, ne possède qu’une rue principale le long de laquelle se répartissent les habitations et les commerces construits généralement en bois et en bambou et posés sur pilotis. Nous débarquons éreintés puis dégotons un hôtel pour le prix imbattable de … 3€ la chambre. A l’intérieur, deux lits, une salle de bain impeccable avec eau chaude (incroyable). Bref, le luxe…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais la nuit sera courte puisque notre péniche reprend la route à 8h…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 30 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et c’est reparti pour 10 heures de traversée… Pour Thomas, cette fois-ci, le temps se fait long, les paysages se répètent, la faim tiraille son petit estomac et la batterie de son Ipod est presque morte… que faire&amp;nbsp;? Un jeu de carte&amp;nbsp;? Non, tout seul, ce n’est pas drôle. Parler avec son cher cousin&amp;nbsp;? Non, surtout pas le matin. Jouer de l’harmonica&amp;nbsp;? Non, il pourrait finir le voyage à la nage. Pousser un petit roupillon&amp;nbsp;? Ah ouais… Thomas collecte et empile quelques banquettes pour éviter un mal de fesses (pourtant bien grasses) puis s’allonge tranquillement sur son nouveau lit. Bercé par le vrombissement du moteur, Thomas s’endort enfin… mais la douce voix de son cousin le réveille aussitôt, l’informant que le moteur de l’embarcation a lâché. Malgré les tentatives ratées de la part du capitaine pour ranimer l’engin, les passagers doivent changer d’embarcation… «&amp;nbsp;Bah oui&amp;nbsp;» réplique Thomas «&amp;nbsp;mais où est-elle&amp;nbsp;? ». Au même moment, apparaît derrière les rochers, comme un cadeau directement envoyé par Dieu lui même, la silhouette de la coque flambant neuf de notre nouvelle embarcation. Yeahhh la classe les gars, comme quoi, tout est possible, même au milieu du Mékong&amp;nbsp;! Les passagers embarquent, Thomas jette un dernier regard sur son lit de fortune dont il était si fier et disparaît de la péniche pour rejoindre ses compagnons de voyage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Laos/.LuangPrabang_048_m.jpg&quot; alt=&quot;LuangPrabang_048.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;LuangPrabang_048.JPG, jan 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La fin du trajet se déroule sans problème et nous atteignons Houeisai vers 17h45, soit quinze minutes avant la fermeture des frontières.
Malgré notre rapidité légendaire, nous arrivons trop tard au poste frontalier et sommes condamnés à dormir dans ce petit bled reculé du monde. De l’autre coté du Mékong se trouve la Thaïlande, la porte d’un nouveau pays et le début d’une nouvelle histoire pour l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! »…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Goooood morning Vietnam!!! Par Thomas</title>
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    <pubDate>Sun, 22 Nov 2009 15:44:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Association &quot;MaisVousEtesFoot !&quot;</dc:creator>
        <category>Vietnam</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Mardi 15 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après quelques bonnes heures de route intense, Thomas, d’un œil encore mal réveillé, observe le bus s’enfoncer dans les immenses avenues de Ho chi Minh et serre les fesses, par la même occasion, car il y a de quoi paniquer ici. Eh oui, comme dans toute bonne grosse ville asiatique, la circulation est complètement désordonnée. Comptez environ une voiture pour cent scooters, roulants à toute allure sur les majestueuses avenues goudronnées de la mégalopole en ignorant bien sur les pauvres piétons désirant traverser. Viennent se conjuguer à ce grave problème, des trottoirs transformés en parking complètement colonisés par ces montures en acier. Et le plus incroyable dans tout ça, ce sont ces pauvres Vietnamiens condamnés à déambuler sur le bas coté de la route sans toutefois stresser ou s’énerver.
Contrairement à notre belle vieille capitale, la police comme le code de la route sont insignifiants voire inexistants, sauf quand il s’agit d’encaisser un petit pot de vin. Les feux rouges semblent être un objet décoratif, les panneaux de signalisation des vestiges datant de l’Indochine et les policiers, juste des braves gars avec qui les gens du coin aiment papoter. Bref, l’œil dorénavant réveillé de Thomas regarde ce spectacle chaotique et se demande non pas quand il va manger son bol de riz quotidien mais comment il va faire pour se reposer dans une telle atmosphère…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le bus stoppe en plein milieu du centre ville, nous attrapons nos gros sacs puis prenons d’assaut un restaurant occupant le coin d’une petite rue. Thomas prend son hamburger hebdomadaire (quand ce n’est pas quotidien) et Romain fait son plein de viande rouge. Une fois les ventres bien garnis, nous hélons un taxi en direction de l’académie SCAVI Rocheteau et, guidé au téléphone par Henri Atamaniuk, le cher et gentil chauffeur nous amène à destination…évidemment, il se perd au passage histoire de faire tourner le compteur&amp;nbsp;! D’un coté, pas facile de trouver le centre de football puisqu’il est nécessaire d’emprunter une petite rue située à la périphérie de la ville. Si on ne connaît pas, alors c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin&amp;nbsp;: ardu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.HoChiMinh_076_m.jpg&quot; alt=&quot;HoChiMinh_076.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;HoChiMinh_076.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, la prestigieuse académie de foot SCAVI Rocheteau fait son apparition et nous apercevons aussitôt la silhouette d’Henri Atamaniuk, le directeur technique. A ses cotés, se dresse un drôle de personnage qui répond au nom de Daniel et qui assure temporairement le rôle de coach adjoint. C’est dans une ambiance joviale que le staff de l’académie nous fait visiter les lieux. A notre disposition, une piscine, des cours de tennis, un restaurant et bien évidemment une poignée de terrains de foot de qualité irréprochable. Clou du spectacle&amp;nbsp;: une chambre d’hôtel digne d’un quatre étoiles,  réquisitionnée pour les illustres membres de l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! ». A l’intérieur, trois lits. Un pour le président râleur, un pour le trésorier mangeur de riz et un autre pour le secrétaire déserteur. C’est avec regret et nostalgie que nous apprenons à nos hôtes cette triste nouvelle «&amp;nbsp;nous avons perdu notre secrétaire en Amérique Centrale, il est retourné en France pour retrouver son troupeau de marcassins ». So long bro&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jusqu’à 15h, nous discutons avec Henri et Daniel. Ces derniers se montrent particulièrement sympathiques et l’ambiance au sein des locaux de SCAVI Rocheteau est plus que joviale. Malheureusement, cette joie de vivre ne pourra être aperçue sur les terrains aujourd’hui. En effet, l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! » a apporté avec elle le mauvais temps. C’est donc une pluie torrentielle qui s’abat sur l’ancienne Saigon, obligeant Henri, pour la troisième fois en deux ans, à annuler l’entrainement quotidien. Quelle tristesse&amp;nbsp;! Nous devrons donc attendre encore une journée supplémentaire avant de voir les académiciens balle au pied&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Généralement, quand le rédacteur de ce blog écrit le mot «&amp;nbsp;lit », c’est généralement pour avertir les lecteurs assidus que les protagonistes vont terminer leur journée par un gros dodo. Mais aujourd’hui, malgré la journée plutôt rude et chargée, les deux petits loulous partent, en compagnie d’Henri et de Daniel, casser la croute dans un bouiboui situé prés du Ben Thanh Market, soit au cœur même de la ville. Pas de dodo avant un bon diner, c’est la nouvelle règle instaurée par le président et approuvée par le trésorier. et au menu ce soir, toutes sortes de fruits de mer incroyablement bien cuisinés et accompagnés, bien évidemment, de boissons non alcoolisées tel que du jus de soja. Un esprit sain dans un corps sain, ne l’oublions pas&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après ce festin, la joyeuse troupe se ballade dans les ruelles charmantes du quartier, observe les échoppes du marché avant de rejoindre une heure après leurs lits douillets.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 16 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lever tardif pour les journalistes apprentis puisque les académiciens ne s’entrainent pas le matin…eh oui, c’est l’école qui occupe la majorité de leur matinée. Du coup, voila le meilleur moment pour nous reposer et découvrir les lieux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vers 11h30, comme tout bon français qui se respecte, nous partageons le traditionnel apéro avec Henri et Daniel. Eh oui, c’est derrière un verre de jus de banane que nous débâtons sur de grandes questions existentielles pour ensuite aboutir sur une discussion plus sérieuse&amp;nbsp;: le football. Henri nous raconte son parcours professionnel ainsi que ses expériences chez Eurodisney en tant que directeur des activités sportives du parc. Oui, vu comme ça, le lien entre le monde du football et celui de Mickey est assez confus et pourtant il en existe un. C’est grâce à ce personnage charismatique et à son large carnet d’adresse que les stars du ballon rond comme Zidane sont venues dans le royaume enchanté de Mickey, souvent à des fins caritatives. Après quelques années de bons et loyaux services au sein de cette multinationale, le coach a laissé cet univers imaginaire derrière lui pour revenir à un monde bien plus réel, celui du football. Une expérience malheureuse au Cameroun tout d’abord, suivi d’un petit break réparateur en France et aujourd’hui, cet homme quinquagénaire est à la tête du centre SCAVI Rocheteau.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La discussion est vite interrompue par l’arrivée des académiciens. Agés de 14 à 15 ans, les futures stars du ballon rond se positionnent les uns à coté des autres, comme pour former un mur humain, puis, avec le sourire, saluent en chœur les coachs&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Bonjour monsieur, bon appétit monsieur&amp;nbsp;! » et en français svp&amp;nbsp;! Surprenant non&amp;nbsp;? Une fois les échanges de politesse terminés, chacun disparaît derrière son bol de riz.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après un repas succulent, il est temps de passer aux choses sérieuses. L’entrainement pardi&amp;nbsp;! La journée continue donc avec la séance quotidienne sous un ciel bien orageux. Nous découvrons alors le niveau exceptionnel de ces footballeurs en herbe qui taquinent le ballon aussi bien que Tiger Wood le fait avec la balle de golf. Eh oui, certain de ses joueurs auront la chance d’évoluer au sein de l’équipe nationale Vietnamienne mais avant, il faut s’entrainer car se déroule samedi un match important&amp;nbsp;: l’académie SCAVI Rocheteau VS la sélection nationale de moins de 16 ans. Boulot boulot donc&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.SCAVI_Rocheteau__67__m.jpg&quot; alt=&quot;SCAVI_Rocheteau__67_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;SCAVI_Rocheteau__67_.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Courageusement, Romain a enfilé son beau maillot jaune de Nantes afin de taper la balle avec les académiciens. Dans un premier temps, il participe aux exercices en compagnie des enfants et surprend Henri par la précision de ses passes magiques. Mais l’étonnement du coach de Scavi n’a pas fini de s’étonner puisque la fin de l’entrainement est marquée par la mise en place d’un match à onze contre onze. Et, en plus du vieillard de 27 ans, les jeunes vietnamiens se voient obligés de jouer aussi avec Daniel, défenseur durant sa carrière, mais aujourd’hui reconverti attaquant&amp;nbsp;! Sous une pluie battante, les deux «&amp;nbsp;vieux&amp;nbsp;» sur le terrain vont se donner corps et âmes et bien sur, livrer une prestation digne des plus grands footballeurs contemporains. Le tout, malgré les rires tonitruants d’Henri qui, en compagnie de Thomas, ne cessera pas de rigoler pendant toute la séance en observant Rominho et DaniDan courir dans tous les sens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;17h, fin de la rigolade et pas le temps de déglutir pour les deux cousins car nous devons nous rendre en centre ville rencontrer Fréderic Rault, un expatrié français accessoirement inconditionnel du ballon rond. Et c’est parti, nous grimpons dans l’un des taxis blancs qui vagabondent dans les rues de la ville et comme toujours, serrons les fesses. Une main sur le volant, l’autre sur le klaxon, le chauffeur commence sa chevaleresque traversée de la ville en zigzaguant entre les innombrables mobylettes. Et bien sur, notre Sébastien Loeb vietnamien hésite pas à user de l’avertisseur sonore à tout va…même quand la route se révèle aussi vide que le cerveau de Britney Spears…Sait-on jamais, un Viet pourrait surgir d’une ruelle pour se jeter comme un damné sur la route. Eh oui, vaut mieux prévenir que guérir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous atteignons tout de même le point de rendez vous situé dans un hôtel basé à proximité du magnifique théâtre construit par les Français sous la période Indochinoise. Notre invité, enfin trouvé, nous invite à contourner le gigantesque monument culturel pour atteindre enfin un petit troquet design. Une fois la caméra installée sur le super trépied acheté 5€ à Singapour, nous débutons l’interview. Fréderic se livre et nous confie, entre deux gorgées d’une succulente bière, que le football lui a permis de s’intégrer aisément dans la culture du pays car à son arrivée, son réseau d’ami était aussi maigre qu’une vache anorexique. Mais Frédéric a surtout été le premier footballeur français à jouer dans le championnat professionnel vietnamien. Une belle aventure qui a duré deux ans et qu’il a partagée en compagnie d’un autre français. Tout ceci l’a conduit à faire la rencontre d’Henri et un peu plus tard, de participer à un match amical entre les anciens de l’équipe de France (avec notamment Karembeu, Rocheteau, Loko et autres noms ronflants) et le Vietnam&amp;nbsp;! Une bien belle histoire&amp;nbsp;! Aujourd’hui, Fréderic a créé un club essentiellement composé d’expatriés, démultiplié son carnet d’adresse et tissé des liens profonds avec certains camarades de son équipe. Pour lui c’est clair, «&amp;nbsp;dès que tu arrives dans un pays que tu connais pas, la première chose à faire est de trouver une équipe de foot. Après, tu sympathises naturellement avec quelques joueurs et tout devient plus facile ». Voila une belle histoire à raconter aux voyous qui crachent sur le football…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois cet agréable entretien bouclé, nous montons dans l’un de ces taxis que nous redoutons tant pour ensuite se laisser aller dans les bras de Morphée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 17 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La journée débute à 11h30 par le traditionnel apéro et c’est au tour de Daniel de se livrer. Cet homme quinquagénaire qui, comme Henri, possède un sens de l’humour hors norme nous fait partager sa passion du foot. Ancien joueur de Saint Lô, cet individu gouailleur a quitté son pays natal pour dépanner Henri, son meilleur ami, qui l’avait autrefois coaché. En effet, Mr Atamaniuk ayant vu l’un de ses adjoints prendre la poudre d’escampette pour une durée d’un mois, Daniel (Dan pour les intimes) s’est vu nommé entraineur adjoint de l’académie. La grande classe donc. Mais pas seulement puisque Dan est ici à titre bénévole. Pas d’argent, pas de souci. Juste la passion du foot qu’il aime transmettre aux plus jeunes. Sa chope de jus de fraise à la main, il nous relate sa première rencontre avec le coach Henri, qui remonte à quelques dizaines d’années, jusqu'à son arrivée au sein de l’académie. Cette histoire touchante est interrompue par l’arrivée en fanfare des joueurs. Même rituel, les apprentis du ballon rond saluent le staff en français pour ensuite disparaitre à toute vitesse derrière leur bol de … nouilles cette fois-ci.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La journée continue avec la rencontre et l’interview d’Oleksandr Dobvii, ukrainien, entraineur du centre de formation «&amp;nbsp;Promotion fund of Vietnamese football talents ». Ce dernier, à la carrure imposante et coiffé d’une casquette usée, maitrise seulement le russe ce qui complique (juste un peu) la discussion. Plutôt que d’impressionner son interlocuteur avec son niveau de russe, El Presidente fait alors appel à l’une des traductrices mises à disposition de l’ukrainien. Mais cette dernière semble rencontrer quelques difficultés à traduire nos questions…Dans un premier temps, l’entraineur soviétique s’agace mais curieusement, retrouve très vite le sourire. Et pour cause, Romain a sorti aujourd’hui le plus beau de tous ses t-shirt, celui que toute personne de l’ex URSS aimerait posséder dans sa garde-robe. Oui, mesdames et messieurs, un T-shirt avec l’effigie de Lénine&amp;nbsp;! La classe… Bref, après ce petit intermède bien rigolo, nous stoppons l’interview jugée certes intéressante mais tout de même un peu compliquée à réaliser pour cause d’incompréhension entre ce coach, ancien du Mettalursk Donetsk, et l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.SCAVI_Rocheteau__43__m.jpg&quot; alt=&quot;SCAVI_Rocheteau__43_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;SCAVI_Rocheteau__43_.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après cette aventure footballistique un peu folle, nous retrouvons le chemin qui mène vers  le terrain où s’entrainent les académiciens de SCAVI Rocheteau. Henri et Daniel coachent leurs protégés et dictent les exercices du jour. Romain troque, avec regret, son beau t-shirt à l’effigie de Lénine pour son maillot jaune fétiche du FC Nantes. Et à entendre les rires bruyants des entraineurs quand «&amp;nbsp;El Presidente&amp;nbsp;» pénètre sur le terrain, peut-être aurait-il mieux fallu qu’il garde son joli t-shirt à l’image de l’ancien chef communiste. Bref, les exercices du jour débutent. Romain est convié à se mélanger aux jeunes footballeurs vietnamiens qui maitrisent parfaitement le ballon. Le petit nantais galère mais se démerde plutôt pas mal compte tenu de l’extrême chaleur mais «&amp;nbsp;pas suffisamment pour qu’il puisse intégrer l’académie. Même contre une grosse somme d’argent&amp;nbsp;» dixit Daniel, qui lui, n’a pas le courage de se joindre à Romain, trop épuisé par le match de la veille. Tout est dit dans cette phrase pourtant «&amp;nbsp;El Presidente&amp;nbsp;» fait preuve d’abnégation, d’application et, contre toute attente, le petit jaune (à ne pas confondre avec notre bon vieux pastis) inscrit un but de toute beauté qui fait sursauter les entraineurs assis confortablement sur le banc de touche… demi volée dans la lucarne, et du droit s’il vous plait&amp;nbsp;! Malgré ça, les entraineurs quinquagénaires, bien aidés par Thomas, ne cessent de chambrer le courageux président de l’association qui se démène contre ces jeunes footballeurs aux trois poumons. L’entrainement touche à sa fin et tout le monde est impatient de savoir si l’apprenti journaliste/architecte/footballeur va renouveler l’exploit. En jeu, une bouteille de champagne…mais non&amp;nbsp;! Pas de nouveau miracle. Le match se termine sous un magnifique coucher de soleil qui inonde le terrain d’une lumière séduisante et c’est déjà pas mal.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une douche et un diner après, il est l’heure d’user le stylo et de travailler. En cette douce soirée de septembre, l’esquisse d’une chronique et du blog verront le jour.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 18 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lever de bonne heure car les baroudeurs ont RDV avec Henri pour visiter la ville. Il leur faut donc d’abord le rejoindre. Un taxi vient nous chercher au centre et c’est reparti pour une bonne vingtaine de minutes de grand n’importe quoi que je ne détaillerais plus. Une fois stoppé, le chauffeur nous adresse un large sourire que nous interprétons comme «&amp;nbsp;c’est bon  les gars, vous êtes arrivés, il faut payer maintenant ». Autant le vietnamien est une langue incompréhensible mais ces sourires là, on connait bien leur signification. Une fois le pied posé à terre, nous scrutons les alentours et aucun signe ne nous signale que nous sommes en centre ville…en effet, à notre droite se dresse un stade et généralement, ces monuments sportifs sont rarement au cœur des mégalopoles. Le chauffeur aurait-il mal compris&amp;nbsp;? Bref, malgré des tentatives de communication en Anglais puis avec les mains pour lui expliquer que ce n’est pas le lieu que nous avons demandé, ce dernier semble ne toujours pas comprendre. En fait, nous devions aller au stade le lendemain. Aussi, notre taxi driver a confondu les journées et donc, les destinations…Une fois payé, il repart tranquillement sans avoir compris son erreur. Nous contactons aussitôt Henri pour le prévenir de nos mésaventures et ce dernier vient nous rejoindre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois en sa compagnie, notre visite commence en déambulant sur la rue Han Thuyen où se dresse une imposante cathédrale en brique rouge construite entre 1877 et 1883. A droite de ce bâtiment religieux haut de 40 mètres, est positionnée la poste centrale construite sous l’époque française quand Ho chi Minh se nommait encore Saigon. Evidemment, alors que le silence s’impose face à ces chefs d’œuvre olympiens bâtis par la force de l’homme, l’architecte et aussi président de la prestigieuse association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! », ne peut s’empêcher d’apporter un regard critique sur l’architecture. Voila comment casser le plaisir de la visite…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.HoChiMinh_089_m.jpg&quot; alt=&quot;HoChiMinh_089.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;HoChiMinh_089.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’expédition se poursuit en arpentant une longue avenue pour aboutir sur le fastueux théâtre qui, architecturalement parlant, n’a rien a envié aux bâtiments prestigieux du vieux continent. Aux alentours de ce monument culturel qui fait la fierté des Vietnamiens, s’élève l’hôtel de ville d’une beauté stupéfiante. Bref, une bonne heure de spectacle visuel époustouflant (note du président&amp;nbsp;: comme notre cher lecteur l’aura sans doute compris, Thomas a postulé pour participer à la rédaction d’un guide sur Ho Chi Minh Ville). Enfin, l’excursion se termine au marché de Ben Thanh par la contemplation des différentes échoppes colorées qui font de ce marché un lieu incontournable de la mégalopole.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un jus de canne à sucre vite avalé et nous interpellons un taxi pour nous reconduire au centre de football et y casser la croute.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Début d’après midi, les académiciens, les coachs et les journalistes en herbe se réunissent sur le terrain pour un entrainement «&amp;nbsp;light&amp;nbsp;» car demain, se déroule un match capital. Au programme, quelques exercices d’équilibre, l’un des principaux défauts des joueurs Vietnamiens. En effet, privés d’éducation sportive à l’école, les enfants ont du mal à se déplacer dans l’espace. Allez donc demander à un vietnamien de faire une galipette ou une vrille suivi d’une course et vous allez vous payer quelques bonnes tranches de rigolade. Thomas, abrité derrière son micro plus gros que sa caméra, filme puis se gausse en voyant les acrobaties chaotiques opérées par ces graines de champions. Suite à cette série d’exercices bien originale et comique par la même occasion, l’entrainement s’achève par des petites oppositions disputées dans un rythme tranquille.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois l’entrainement terminé, Thomas file dans la chambre faire ses devoirs (le blog) alors que Romain part fouler les terrains de foot à 5 vs 5 situés à proximité du centre Scavi Rocheteau. Après avoir intégré une équipe et disputé l’intégralité de la rencontre avec des vietnamiens qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam, El Presidente est invité à diner par ses nouveaux camarades de jeux. Sauf qu’un repas avec des vietnamiens, qui plus est un vendredi soir, est rarement accompagné de jus de canne à sucre. Romain rentrera donc tardivement, fier d’avoir fait preuve d’une extrême politesse en ayant accepté absolument toutes les bières offertes, comme le veut la coutume vietnamienne. Un bel esprit de sacrifice de la part du Président, que nous tenions à signaler. La soirée se termine plus calmement à l’hôtel, devant un bon film.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 19 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, c’est un jour de la plus haute importance pour deux raisons&amp;nbsp;: tout d’abord se dispute au Clairefontaine Vietnamien une affiche de rêve qui oppose les talentueux footballeurs de l’académie SCAVI Rocheteau à la crème du foot Vietnamien, la sélection nationale de moins de seize ans. Mais c’est aussi et surtout une date célèbre pour l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! » car c’est l’anniversaire du trésorier ce qui autorise, exceptionnellement et avec l’approbation du généreux Président, un petit excès financier pour commémorer  cet évènement unique. Mais ne sautons pas les étapes car une longue journée attend les cousins avant de célébrer cet anniversaire tant attendu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tôt le matin, Romain attrape une mobylette-taxi puis, armé de son courage légendaire, se dirige vers le stade situé à quelques kilomètres du centre. Une fois arrivé, il dégaine son sublime appareil photo puis mitraille le monument sportif sous tous les angles. Ensuite, il se dirige vers un second stade et, surprise, constate que celui-ci est occupé par une flopée d’enfants tout de blanc et rouge vêtus. Et pour cause, cette petite centaine de garnements participe aux stages affiliés au club de foot anglais d’Arsenal. Pendant que le président observe ce drôle de tableau, Thomas, confortablement assis sur son lit rédige une bonne partie du blog de la Thaïlande.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.Hoa_Lu__59__m.jpg&quot; alt=&quot;Hoa_Lu__59_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Hoa_Lu__59_.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois les clichés dans la boite noire, l’inconditionnel du FC Nantes gagne à nouveau le centre pour y retrouver son cousin, Henri, Daniel ainsi que les joueurs. Tous sont regroupés dans une salle de l’académie pour un dernier débriefing avant le coup d’envoi. Henri demande en priorité à ses joueurs de prendre du plaisir et d’appliquer les enseignements qu’ils ont acquis durant les entrainements précédents. «&amp;nbsp;Le résultat importe peu&amp;nbsp;» car, Coach Atamaniuk le sait, une victoire de ses protégés est quasi impossible. Et pour cause, son meilleur attaquant ainsi que son meneur, soit les deux piliers de son équipe, porteront le maillot rouge de l’équipe nationale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le coup d’envoi est donné, Henri s’égosille sur le terrain pour mieux conseiller ses poulains. Daniel, placé dans les tribunes afin de bénéficier d’une meilleure vision du jeu, regarde le match d’un œil attentif. Le match est d’un niveau élevé, les passes sont propres, les actions nombreuses et l’intelligence de jeu bien présente. Aucune équipe ne domine, les deux formations semblent être au même niveau. Mais au milieu de la première mi-temps, le match va tourner en faveur des académiciens puisqu’ils inscrivent le premier but. Et quel but !!! Sur un long dégagement du gardien, feinte de corps de l’attaquant qui met dans le vent son vis-à-vis et, sur le rebond qui suit, place une frappe des 30 mètres qui lobe le gardien, légèrement avancé&amp;nbsp;! Waouh&amp;nbsp;! Suite à cette ouverture du score magnifique, les U16 vont pousser mais la première mi-temps s’achèvera sur le score de 1-0 pour la team d’Henri.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.SCAVI_Rocheteau_121_m.jpg&quot; alt=&quot;SCAVI_Rocheteau_121.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;SCAVI_Rocheteau_121.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La deuxième manche débute, du coté des rouges, toute l’équipe a été remplacée par des joueurs frais comme des gardons. Pour l’équipe adverse, celle d’Henri, très peu de changements ont été opéré car l’effectif ne dispose pas de suffisamment de joueurs. Ainsi, le match reprend avec un avantage non négligeable pour l’équipe nationale. Et la suite est facile à deviner. L’équipe au maillot rouge orné d’une étoile dorée au niveau de la poitrine égalise sur un pénalty puis remporte le match en inscrivant un dernier but dans les vingt dernières minutes. Les élèves d’Henri auront beau poussé pour égaliser, ils ne feront que toucher la barre…Résultat&amp;nbsp;: 2-1 en faveur de la sélection nationale. Les académiciens n’ont pas à rougir de cette maigre défaite car ils ont livré une très belle partie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après l’effort, le réconfort… accompagnés du staff des deux équipes, nous désertons le centre pour nous diriger vers un restaurant non loin du centre ville. La joyeuse troupe déguste un délicieux steak frite avant de terminer la soirée dans un bar posté dans les alentours. A la surprise du gros Toutoune, un énorme gâteau surmonté de 28 bougies est posé sur l’une des grandes tables du troquet et c’est en chœur que le cortège footballistique, escorté par quelques serveuses, fredonnent un air bien populaire, celui du Happy Birthday. C’est la larme à l’œil que Thomas souffle cette multitude de petites bougies qui semblent se perdre dans l’épaisse crème du gigantesque gâteau. Belle et inoubliable soirée qui se termine vers 2h.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 20 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Evidemment, il faut se remettre de la soirée d’hier et donc une grasse mat’ s’impose. Au programme de la journée&amp;nbsp;: rien, juste du repos. Cependant, nous évacuons tout de même les lieux vers 19h afin de rejoindre Henri et Daniel dans un restaurant niché à proximité du vieux théâtre français. Les deux loulous interpellent un  taxi qui, a la surprise générale, conduit à une lenteur légendaire. Peut-être valait-il mieux pour nous de s’y rendre à pied !!! Avec une poignée de minutes de retard, nous gagnons en hâte le restaurant puis apercevons nos deux amis. Suite à ce diner, c’est l’heure de procéder à la tache la plus ingrate du voyage, celle des adieux. Avec difficulté et regrets, nous saluons les deux attachants entraineurs pour ensuite disparaître à bord d’un taxi d’un blanc immaculé. Henri, Dan, merci encore pour cette riche semaine pleine de bonheur et d’histoire, une autre page de nos aventures se tourne mais pas le temps de se lamenter car demain, changement de ville, d’académie et d’histoire&amp;nbsp;! Direction, l’académie JMG du  Vietnam.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 21 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est vers 6h du matin et en avion que nous débarquons dans cette modeste ville située près de la frontière Cambodgienne. Rien à voir avec Saigon. Ici, c’est la réplique même d’une petite ville asiatique lambda. Seul un hôtel quatre étoiles surdimensionné par rapport à la petitesse de la métropole semble servir de repère dans la ville.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bagages à la main, nous sommes accueillis par Guillaume Graechen, le directeur technique de l’académie JMG. Une fois à bord de sa voiture, nous avalons une bonne vingtaine de kilomètres avant d’atteindre notre destination. Situé en pleine campagne, loin du bruit et de la pollution, nous découvrons un véritable havre de paix. Le cœur du centre, composé d’une série d’habitations élégantes est entièrement noyé par un océan de verdure. Le complexe footballistique englobe pas moins de cinq terrains de foot, un praticable couvert et deux piscines de taille plus que correcte. Le tout financé par la plus grande fortune du pays, Doàn Nguyên Duc.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Patron de la société Hoàng Anh Gia Lai, petit atelier de fabrication de tables et de chaises d'écoles, Doàn Nguyên Duc et ses collaborateurs ont travaillé d’arrache pied pour transformer ce modeste atelier en un groupe industriel d'envergure opérant dans divers secteurs dont le reboisement, la transformation du bois, l’immobilier, le tourisme et bien sur le football. Aujourd’hui, le centre abrite, en plus de l’académie JMG, son fameux club de foot Gia Lai ainsi qu’une seconde école de football. Vous l’aurez compris, ce milliardaire fou de foot est à l’origine de ce lieu gigantesque et moderne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, Guillaume nous fait visiter les lieux puis nous affecte dans l’une des confortables chambres du centre. Nous profitons de la matinée pour terminer notre nuit en exécutant un petit roupillon jusqu’à l’heure du déjeuner, prévu vers 12h. Évidemment, cette matinée détente est exceptionnelle puisque c’est la seule journée de la semaine où les académiciens ne s’entrainent pas le matin. Suite à cette sieste un poil trop courte, les deux cousins abandonnent leurs lits pour gagner la cantine. Une fois à l’intérieur, plusieurs dizaines d’enfants issus de l’académie JMG et de l’école de Gia Lai interrompent leur collation pour venir nous saluer. Un par un, chaque enfant se présente devant nous pour nous souffler leur nom et procéder à une poignée de main en guise de salutation. Sympa les petits loulous&amp;nbsp;! Après ces présentations, nous rallions la table où sont installés Guillaume et les coachs adjoints puis avalons un bol de riz accompagné de légumes et de viandes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ensuite, direction le café du centre pour y siroter un café froid avec des glaçons (très courant ici, beaucoup plus populaire que le café chaud) en compagnie de Guillaume. Ce dernier nous raconte son parcours footballistique notamment sa carrière au sein du club de Romorantin dans lequel il a évolué pendant quelques années avant de devenir directeur technique de l’académie JMG du Vietnam. Aujourd’hui marié à une jeune et jolie vietnamienne, ce personnage d’une trentaine d’année semble s’être entièrement fondu dans la culture du pays.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.JMG_Pleiku_060_m.jpg&quot; alt=&quot;JMG_Pleiku_060.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;JMG_Pleiku_060.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais pas le temps de flâner devant notre café froid car l’entrainement débute dans quelques minutes. Nous désertons alors les lieux en direction du terrain où sont regroupés les académiciens. Vêtus de leur maillot blanc et rouge aux couleurs d’Arsenal (partenaire de l’académie), les enfants, comme dans toute académie JMG, sont dispatchés en deux groupes en fonction de leur âge. D’un coté, les 12-13 ans, et de l’autre les 14-15 ans. L’entrainement débute par une série d’exercices concoctés par Guillaume.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fort de notre expérience passée au sein des autres académies JMG, c’est sans surprise que nous observons, d’un œil amusé, le génie de ces gamins qui semblent avoir déjà complètement apprivoisés le ballon rond. Postés aux abords du coach, ce dernier nous dresse le profil de chacun afin que nous puissions les connaitre plus rapidement. Une fois l’entrainement terminé, nous paressons un moment sur le terrain à discuter avec les coachs et les élèves pour ensuite disparaître dans notre chambre en attendant le souper.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après le diner avec les académiciens, les deux voyageurs, fatigués de cette longue journée regagnent leurs chambres pour s’affaler comme deux gros steaks sur leurs lits.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 22 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme tous les jours, nous assistons à l’entrainement du matin. Les enfants débutent la séance en effectuant une série de jonglages, fidèles à la politique de JMG. Une fois échauffés, les futures stars du ballon rond peuvent enfin procéder aux exercices élaborés la veille par coach Guillaume. Exercices qu’ils assimilent d’ailleurs très rapidement. Privés de chaussures, c’est sous un léger crachin que les enfants tapotent la balle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La journée se poursuit par le déjeuner suivi de notre désormais habituel café froid en compagnie de Guillaume, avec qui nous entretenons de très bonnes discussions puis par l’entrainement de l’après midi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dès notre retour à la chambre, une personne de la comptabilité du centre nous interpelle et nous informe que la police de ce charmant pays communiste nous invite à évacuer les lieux. La raison&amp;nbsp;? La lourdeur bureaucratique… le centre a omis de signaler notre présence au gouvernement. Aussi, nous devons déguerpir ce soir si nous ne voulons pas avoir affaire a ces charmants bonhommes en uniforme. Blazés de quitter cet endroit plutôt sympathique, nous sautons dans la voiture de Guillaume qui nous achemine vers l’hôtel le plus classe de la ville, celui dont la taille semble être surdimensionnée par rapport à la petitesse de la ville. Par chance, ce château de béton quatre étoiles appartient à la compagnie Gai Lai, nous sommes donc entièrement pris en charge par le club. Cool&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 23 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vers 8h, Guillaume vient chercher les deux journalistes mal réveillés pour ensuite gagner le centre sportif afin d’y préparer l’entrainement. Pendant ce temps, les deux cousins s’occupent devant internet ou profitent de leurs temps libre pour prendre quelques clichés de l’académie. Une fois l’entrainement terminé, Guillaume nous conduit dans le centre ville et nous partons explorer, en compagnie de sa femme, les étroites ruelles qui découpent l’immense marché artisanal de la petite métropole. Ensuite, c’est dans le restaurant de notre hôtel que nous dégustons de bons plats locaux pour, enfin, revenir quelques heures plus tard au centre JMG. L’entrainement se déroule comme d’habitude en début d’après midi pour se terminer deux bonnes heures plus tard sous une ondée. Nous rentrons avec notre ami Guillaume puis passons une agréable nuit dans nos gros lits douillets.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 24 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même planning, entrainement du matin et tennis ballon pour Romain (en équipe avec l’un des adjoints de Guillaume), suivi de la séance  de l’après midi. Pour rassurer les lecteurs et lectrices de ce blog quant au niveau footballistique des membres de  l’association, je tiens tout de même à décrire furtivement quelques lignes de l’entrainement qui se déroulait en cette belle journée pluvieuse de septembre. Au menu du jour, petit match entre académiciens, les futures stars de foot, en compagnie de quelques coachs, les anciennes stars, et du Camarade Romain, l’inconditionnel du méchant Lénine. A lire cette malheureuse dernière phrase, il est tristement facile de trouver l’intrus et pourtant mesdames et messieurs, Romain et son équipe ont joués comme des gladiateurs téméraires combattant une horde de lions féroces. Personne ne pouvait les dérouter, pas même les coachs adjoints qui ont pourtant tout fait pour gagner ont du s’incliner… oui lecteurs et lectrices, c’est bien Romain et son équipe qui ont remporté la coupe&amp;nbsp;! Etant témoin de la scène, je dois avouer qu’el Presidente s’est forgé une réputation de joueur talentueux (oui, le récit est lourdement exagéré mais bon…). Après un tel spectacle et une telle lutte, une petite douche pour nettoyer les muscles encore bandés du fait de l’effort physique intense engendré par le match est vitale pour notre président.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.JMG_Pleiku_009_m.jpg&quot; alt=&quot;JMG_Pleiku_009.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;JMG_Pleiku_009.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous terminons la soirée chez Guillaume qui nous a gentiment conviés à diner chez lui. Le coach profite de notre présence pour skyper le directeur technique de JMG Thaïlande, Eric Decroix, que nous avions rencontré un bon mois auparavant et avec qui nous échangeons quelques nouvelles. Suite à cette agréable rencontre téléphonique, nous passons à table afin de déguster les mets délicatement cuisinés par la femme de Guillaume. Après ce succulent repas, nous rebroussons chemin pour nous caler confortablement dans nos lits.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 25 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dernière journée à l’académie et certainement la plus chargée puisque c’est un jour un peu spécial pour les académiciens. Eh oui, c’est l’heure de la fameuse présentation. En fonction du niveau, chaque enfant doit valider une série d’exercices de jongle pour pouvoir par la suite accéder au degré supérieur. Les moins avancés doivent exécuter un nombre de jonglages définis et les plus expérimentés doivent eux réaliser des jonglages sur une distance en un temps donné…bref, autant dire que la tache n’est pas facile.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais avant, la journée débute dans les bureaux de Guillaume qui nous annonce sa méthode de travail puis les outils qu’ils utilisent pour gérer sa base de données. Eh oui, tout intéresse l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! ». Suite à ces explications, c’est l’heure de l’entrainement du matin. Au programme, un tennis ballon.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Romain, accoutré de son maillot jaune pour impressionner ses petits camarades innocents fait aujourd’hui équipe non pas avec l’un des coachs, mais avec un élève qui ne sait pas encore ce qui l’attend. L’exercice débute et dure une bonne heure. Évidemment, je ne détaillerais pas une nouvelle fois les acrobaties faramineuses que le Nantais a exécutées…Après l’entrainement vient la pause-déjeuner puis la fameuse et tant redoutée présentation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.JMG_Pleiku_093_m.jpg&quot; alt=&quot;JMG_Pleiku_093.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;JMG_Pleiku_093.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les académiciens sont sous pression. Chacun d’eux doit réussir une série d’exercices afin d’accéder au degré suivant. Si l’apprenti footballeur échoue à l’un des exercices, alors il quitte la pelouse, c’est maintenant terminé pour lui et il devra attendre la semaine prochaine pour retenter sa chance. Et ça sera le cas pour un grand nombre d’entre eux. Seulement deux académiciens accomplissent les exercices parfaitement, leur permettant ainsi de gravir une marche supplémentaire dans leur formation de footballeur. Pendant ce temps, Romain participera à diverses séries de tirs au but en compagnie des académiciens ayant échoué dans leur présentation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois le test terminé, il est temps de procéder une nouvelle fois à des adieux déchirants&amp;nbsp;! Nous saluons et remercions Guillaume pour son accueil. Il est évident que ce court séjour au sein de l’académie demeurera longtemps gravé dans nos mémoires. Mais avant de quitter les lieux, ils nous restent une bonne heure à partager avec les enfants. Eh oui, nous avons décidé d’optimiser notre dernière journée à l’académie en assistant à leur cours d’anglais. Retour à l’école pour les deux diplômés. Cette fois-ci, Thomas s’installe, non pas derrière un pupitre mais derrière sa caméra et filme la leçon d’anglais. Silence absolue dans la classe, entrecoupé par intermittence par la voix de l’institutrice. Les élèves, très studieux, écoutent attentivement la prof au point de laisser Thomas bouche bée lui qui, au même âge, était plutôt un élève soit, surdoué, mais légèrement agité (note du président&amp;nbsp;: le trésorier de l’association semble garder une mémoire confuse et erronée de ses études). Le cours s’achève, nous échangeons les adresses mails puis saluons avec émotion les élèves. Accompagnés de l’institutrice, nous montons dans un taxi qui nous ramène à notre hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 26 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est l’heure de quitter ce bourg pour en rejoindre un autre situé sur le golfe du Tonkin&amp;nbsp;: Hoi An. Après quelques changements de véhicule, nous atteignons notre objectif à la tombée de la nuit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Située dans la province de Quang Nam, à trente kilomètres de Danang, sur la rivière de Thu Bong, cette petite ville charmante abritant environ 75 000 habitants est classée au patrimoine mondial de l’UNECSO. Pas étonnant, puisque Hoi An dissimule entre ses murs des trésors architecturaux impressionnants. 844 bâtiments sont répertoriés pour leur intérêt historique et architectural. Chiffre étonnant quand on songe à la modeste superficie de la ville.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.HoiAn_044__2__m.jpg&quot; alt=&quot;HoiAn_044__2_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;HoiAn_044__2_.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au centre de Hoi An, baignent une multitude de maisons aux façades colorées de jaune et aux volets turquoises. Certaines sont coiffées d’une toiture composée de centaines de tuiles concaves et convexes, de style yin et yang. Plus excentré, se trouve le sublime pont-pagode Japonais, un pont couvert construit en 1593 pour relier les quartiers habités par les communautés chinoises et japonaises. Mais le spectacle est aussi au rendez vous à la tombée de la nuit quand toutes les façades des boutiques du vieux centre ville sont balayées par une douce lumière émanant des lampions situés sur les bords des routes. Vient se mélanger à cette magie, le rire et les sourires des locaux pour envouter à tout jamais l’esprit de ces petits baroudeurs. (Note du président&amp;nbsp;: Wow&amp;nbsp;! Thomas vient de s’enflammer de façon incroyable. Mesdames et messieurs de l’Académie Française, préparez un siège pour cousin Toutoune !)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une brève excursion de la ville, nous rebroussons chemin pour retrouver notre hôtel situé sur le bord de la rivière Quang Nam.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 27 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est à une heure assez matinale (10h) et sous un grand soleil que nous foulons les petites rues goudronnées de Hoi An. Aujourd’hui, c’est journée pépère. Au programme, shopping chez le tailleur du coin, déjeuner dans un restaurant niché en face du très pittoresque marché aux poissons puis visite de la ville pour mieux apprivoiser les lieux. Non loin de la poste, se situe le terrain de foot où séjournent vaches et poules qui, vers 17h, disparaissent pour laisser place aux sportifs désireux de taper la balle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vers 18h, le soleil est remplacé par la nuit et un orage fait irruption. De retour à l’hôtel, nous rencontrons un couple d’Australiens âgés d’une cinquantaine d’années en pleine lune de miel (eh oui !). Armés d’une bouteille de Cointreau, en raison de l’anniversaire de la gentille australienne, ces derniers nous invitent à s’enivrer de ce liquide 100% made in France. Coincés à l’hôtel à cause d’une forte averse, nous acceptons l’invitation et sirotons ce breuvage pour réchauffer nos corps frileux. Une longue discussion s’instaure alors entre les Oz et les Frenchies. Conversation qui se terminera deux bonnes heures plus tard dans un étale du coin lors de la dégustation d’un bon pho (plat traditionnel vietnamien).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 28 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une grasse matinée, nous partons récupérer notre garde robe auprès de notre tailleur. A savoir, deux costards, quelques pantalons et deux blousons, le tout taillé sur mesure et pour un prix défiant toute concurrence. Paquet sous la main, nous regagnons notre hôtel sous un vent violent et une pluie terrible. A en croire les habitants, un typhon arrive…et pas n’importe lequel, celui qui a ravagé les Philippines quelques jours auparavant et qui porte le nom bizarre de Ketsana. N’écoutant que notre courage et avant d’être complètement isolés du reste du monde, nous partons diner. Et c’est parti, nous enfilons nos blousons imperméables et franchissons la porte de l’hôtel. Au passage, la propriétaire nous susurre d’une voix quelque peu alarmante&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;pouvez vous revenir assez tôt car je dois barricader la porte à cause de l’arrivée du typhon », «&amp;nbsp;Voui m’dame&amp;nbsp;» ripostent les deux morfales.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un repas vite avalé et comme promis, les deux cousins reviennent à l’hôtel à une heure plus que raisonnable. Une fois rentrés, le bâtiment est en état de siège, portes et fenêtres sont condamnées par des planches de bois couplées à des tiges de fer et des chaises. En gros, ça ne rigole pas… Interdiction de sortir, l’état d’alerte est en place. Comme prévu, la nuit est quelque peu agitée…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 29 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;9h, Thomas se lève pour constater les dégâts engendrés par ce typhon. La surprise et l’étonnement sont de taille puisqu’en ouvrant la porte de sa chambre, il constate que le premier étage de l’hôtel est inondé mais pas le rez-de-chaussée&amp;nbsp;! «&amp;nbsp;Quelle drôle de bizarrerie&amp;nbsp;» murmure le trésorier. Vêtu de son plus beau pantalon acheté en Bolivie, Thomas continue sa ronde en se rendant à l’accueil de l’hôtel où s’active le staff. Tous, seau à la main, balai dans l’autre, se démènent pour faire face a cette drôle d’inondation survenu au premier étage. Avec le vent qui a soufflé toute la nuit, de nombreuses tuiles ont pris la poudre d’escampette et il n’est guère étonnant que l’eau se soit infiltrée par les innombrables interstices présents sur le toit. Pourtant, ce n’est pas la pluie qui nous inquiète. Non, le danger provient plutôt de la rivière. Le niveau de cette dernière à dangereusement augmenté annonçant une inondation du rez-de-chaussée certaine. En gros, «&amp;nbsp;dans quelques heures, le bâtiment sera totalement sous l’eau rendant l’hôtel peu sûr&amp;nbsp;» annonce diplomatiquement la propriétaire à ses occupants. Aussi, «&amp;nbsp;nous devons évacuer les lieux vers un endroit mieux protégé, vous avez 30 minutes pour boucler vos sacs&amp;nbsp;» complète t-elle. Panique à bord, les occupants se ruent vers leurs chambres pour exécuter les ordres de la pauvre dame débordée à déménager son rez-de-chaussée. Et très vite, l’eau grignote doucement la base des portes de l’édifice. Une fois tout le monde au pied de guerre, l’évacuation commence. Tous les clients de l’hôtel, chargés comme des mules, plongent leur pied dans l’eau boueuse et glaciale (déjà plus de 40 cm dans la rue) puis tâtonnent les alentours à la recherche d’une marche, éventuellement camouflée par l’épaisse couche d’eau. Avant de voir partir le dernier occupant de l’hôtel, la propriétaire nous rassure en beuglant «&amp;nbsp;dépêchez vous car l’œil du cyclone arrive dans 15 minutes »…merci m’dame.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, l’exode commence. La troupe de réfugiés déambule dans les rues inondées sous une pluie violente et un vent puissant qui courbe les palmiers. Sur le bas coté des rues que l’eau n’a pas encore colonisées, sont éparpillés des planches, des tuiles, des branches, des toits en taules arrachés par les bourrasques, rendant le paysage vraiment chaotique. Bref, un avant gout de fin du monde ici. Personne n’ose s’aventurer dans les rues, par peur de se faire décapiter par un morceau de taule ou une tuile vagabonde, excepté une petite troupe de joyeux touristes qui se promène pieds nus alors que le cyclone arrive à son apothéose. Mais rien ne pourra entraver le courage de ces irréductibles voyageurs. «&amp;nbsp;El Presidente&amp;nbsp;» fera d’ailleurs ce trajet en jonglant tranquillement avec un ballon, son sac à dos de 20kg bien vissé sur ses épaules et la caisse contenant nos costards posée sur ses bras musclés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, après quelques minutes, nous atteignons notre nouveau campement. Celui-ci est beaucoup plus sûr et possède aussi bigrement plus d’étoiles. D’un hôtel ravagé par les eaux, nous pénétrons dans un hôtel grand luxe avec piscine (no comment) et des chambres classes pour le même prix, soit 12$. Une fois dans les chambres, interdiction d’en sortir car les coursives qui enveloppent l’hôtel sont considérées trop dangereuses. En effet, notre garçon de chambre (oui monsieur !), s’est pris un débris de verre sur le pied en voulant apporter notre déjeuner. Pas de chance pour lui, une tuile a heurté une fenêtre qui s’est brisé alors qu’il portait précieusement nos soupes de nouilles. Rassurez vous, ce dernier n’a été ni balafré, ni éborgné.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans électricité, nous essayons de nous occuper comme nous pouvons….Pas facile. Par chance, l’hôtel dispose d’un groupe électrogène qui permet de fournir de l’électricité à ses occupants à partir de 19h rendant la fin de journée un poil plus agréable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 30 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le cyclone sévit toujours mais à perdu de son intensité. Nous restons un long moment, séquestrés dans notre chambre, à observer cette bizarrerie de la nature. En fin d’après midi, nous tentons une excursion express de la ville afin d’user nos rares dongs restants (la monnaie vietnamienne) dans l’achat d’eau et de gâteaux. Par chance, une boutique avait ré-ouvert ses portes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois de retour dans notre prison dorée, le constat est clair&amp;nbsp;: les deux détenus sont condamnés à prolonger leur séjour, le temps de se réapprovisionner en argent (les distributeurs sont, fort logiquement, hors service) puis d’attraper un bus car sans électricité, pas de dong et sans dong, pas de bus. Aussi, nous occupons notre fin d’après midi à picorer nos gâteaux…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 01 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, le ciel grisâtre a disparu pour laisser place à un grand ciel bleu azur. Nous décampons de notre hôtel pour faire un bilan des dégâts et tenter de retirer du cash. La vie reprend son cours normal dans la petite ville de Hoi An sauf que les voitures ont été remplacées par des pirogues «&amp;nbsp;taxi&amp;nbsp;» donnant un aspect singulier au village. Sur l’allée principale, le niveau de l’eau atteint la hauteur de nos épaules (et donc submerge les locaux) rendant difficile tout déplacement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.HoiAn_048_m.jpg&quot; alt=&quot;HoiAn_048.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;HoiAn_048.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.HoiAn_126_m.jpg&quot; alt=&quot;HoiAn_126.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;HoiAn_126.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Évidemment, l’électricité est toujours coupée et les distributeurs toujours hors d’usage. Impossible donc de se procurer de l’argent et par conséquent, de partir loin d’ici. Après avoir croisé un terrain envahi par des porcins (dédicace au marcassin joyeux), nous continuons notre ronde par le terrain de foot qui lui, ne semble ne pas avoir souffert du cyclone. Les vaches sont toujours en train de mâchouiller paisiblement de la verdure et les poules en recherche constante du moindre prétexte pour galoper à travers cette grande étendue d’herbe. Habillés en footballeurs, nous attendons sereinement l’arrivée des joueurs. L’aiguille indique 17h et le terrain est toujours aussi vide. Il semblerait que le typhon ait emporté les joueurs&amp;nbsp;! 17h10&amp;nbsp;: un groupe de jeune pénètre enfin sur le terrain, slalome les bouses de vaches et commence à tapoter le ballon. Camarade Romain s’intègre au jeu et un match se met en place par la suite. Au programme, un 3vs3 avec comme poteau de but, un globe de notre belle vieille planète (le hasard fait bien les choses non ?). La partie s’achève à la tombée de la nuit et les joueurs disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.HoiAn_176_m.jpg&quot; alt=&quot;HoiAn_176.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;HoiAn_176.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.HoiAn_072_m.jpg&quot; alt=&quot;HoiAn_072.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;HoiAn_072.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Soif et faim, les deux cousins partent à la recherche d’un resto qui pourrait apaiser leurs estomacs. Au bord du stade, coincé entre deux imposants bâtiments, se trouve un petit étale alimenté en électricité par un groupe électrogène. Nous prenons place à l’une des tables du resto puis dépensons nos derniers dongs pour casser la croute. Au menu…on ne sait pas trop&amp;nbsp;! En effet, la carte est rédigée en vietnamien. Du coup, nous laissons le hasard choisir pour nous. Tout en sirotant notre bière, un groupe de jeunes bien éméchés nous interpelle et nous invite à se joindre à eux. Une fois à leur table, commence une discussion de sourd entre ces alcooliques fêtards et la sobre association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! ». Entre deux bières, la serveuse pose notre plat sur la table et nous découvrons enfin notre commande. D’un regard stupéfait, les deux cousins fixent l’assiette blanche ornée de maigres cuisses de canard laqué. Perdu dans le plat, blottie entre les nombreuses pattes, se dresse fièrement la tête cuite de l’animal&amp;nbsp;! Hmmm quel bon choix&amp;nbsp;! Dorénavant, nous ne ferons plus confiance au hasard.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après avoir avalé ce met «&amp;nbsp;local », nous prenons congés de nos amis pour disparaître dans l’obscurité de la nuit. Direction, un autre restaurant afin de se sustenter correctement. Tout de même quand même&amp;nbsp;! Une fois nourris, retour à l’hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 02 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’eau se retire doucement pour laisser place au bitume et l’électricité refait son apparition en fin d’après midi. Nous profitons de cette journée ensoleillée pour refaire le plein d’argent, redécouvrir la ville, booker notre bus pour Hanoi, accomplir quelques taches administratives (l’envoi des costards) et échouer dans notre tentative d’intégrer un match de football.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.HoiAn_133_m.jpg&quot; alt=&quot;HoiAn_133.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;HoiAn_133.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.HoiAn_017_m.jpg&quot; alt=&quot;HoiAn_017.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;HoiAn_017.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 03 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Départ 14h en direction d’Hanoi. La destination finale est la petite île de Cat ba, perdue dans la baie d’Halong. Mais avant, nous devons subir un long voyage à bord d’un bus dont l’état est vraiment miteux. Tout commence à Hoi an, notre car débarque, avec un léger retard, aux portes de notre hôtel. Thomas grimpe le premier et affiche un large sourire car, pour la première fois depuis notre départ de France, le bus dispose de véritables lits. Nous commençons à prendre nos aises quand le chauffeur nous informe que nos places se trouvent être les deux pauvres sièges situés derrière celui du conducteur et dont les dossiers semblent quelque peu défectueux. Derrière nous, l’enfilade de lits est prise d’assaut par les locaux. Ca sent l’entourloupe tout ça…Bref, le trajet dure 18h.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.CatBa__16__m.jpg&quot; alt=&quot;CatBa__16_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;CatBa__16_.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec une crampe à chaque fesse et une faim intolérable, nous débarquons enfin, vers 8h, à Hanoi, la capitale, pour attraper dans la foulée, un mini van en direction de Halong city. Et c’est reparti pour 3h de folie… tous serrés comme dans un sac à patate, nous traversons des villages, des villes ainsi que des montagnes pour arriver à Halong City vers 13h. Le mini van dépose ses passagers sur le bord du périph (!!!) pour ensuite continuer sa route. C’est en compagnie de deux Israéliennes que nous poursuivons notre folle aventure vers cette petite île logée au milieu d’un paysage fort sympathique. Avant d’en fouler la terre de nos pieds musclés et poilus, nous devons dégoter un bateau susceptible de nous y amener. Les ferrys ayant déjà tous quittés le port, nous affrétons, en contrepartie de plusieurs dizaines de dollars, un gigantesque bateau privé. A bord&amp;nbsp;: les deux israéliennes fraichement rencontrées et les deux membres de l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! ». Let’s go to Cat Ba, nous naviguons une bonne heure et observons, allongés sur des transats, défiler un paysage sublime. Au milieu de la mer, s’élèvent d’énormes pics rocailleux qui semblent s’être égarés d’un tableau. Vient se conjuguer à cette beauté naturelle, un couché de soleil orangé dramatique qui donne un aspect magique à ce lieu réputé du Vietnam. Vers 17h30, les quatre passagers débarquent pour grimper dans un mini bus en direction du plus grand village qui porte le nom… de Cat Ba. Pendant le trajet, nous faisons la connaissance de trois Français, Nicolas, Delphine et Benjamin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une bonne douche, la délégation française et israélienne part avaler un succulent plat de riz dans un restaurant situé sur le bord de mer. La soirée se termine dans un bouiboui du coin en ingurgitant quelques Tiger, la bière qui rend heureux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 04 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Grasse matinée suivie d’une séance bronzette sur une des plages de l’ile en compagnie de nos amis français connus la veille. La journée se poursuit et nous profitons de cette soirée un peu spéciale pour savourer une petite bouteille de champagne ramenée pour célébrer l’anniversaire de Nicolas. Vers minuit, bercés par le claquement de nos verres en plastique et sous un magnifique ciel étoilé, nous chantonnons un happy birthday à Nicolas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 05 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tandis que nos compatriotes partent faire un trek, nous nous dirigeons vers un terrain de foot qui se dresse au milieu de la ville. A notre arrivée, une partie a déjà commencé. Par conséquent, nous serons, aujourd’hui, seulement spectateurs. Bref, journée repos…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 06 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;13h, Voila le moment que les deux cousins redoutent le plus mais ce sont les lois du voyage, celui des adieux, tout d’abord aux français qui partent vers Hue, puis aux israéliennes qui s’en vont vers le nord du pays. Une fois le bus disparu, Camarade Romain retourne à l’hôtel pour enfiler son beau maillot rouge à l’effigie du club Singapourien de Home United et chausser ses chaussures aux crampons usés. Thomas, pour sa part, attrape la caméra et son appareil photo puis tout deux partent gaiement vers le terrain de foot. A notre arrivée, le praticable est complètement vide, pas de vache qui broute l’herbe ou de poule qui court aléatoirement sur le praticable. Juste deux français qui ont faim de foot.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;17h, les joueurs, montés sur leurs fidèles destriers en acier, débarquent enfin et pénètrent aussitôt sur le terrain. Deux équipes de onze sont facilement créées. Une fois ces dernières constituées, le match débute au son d’un discours incompréhensible craché par les hauts parleurs qui occupent les quatre coins du terrain. Surélevé par rapport a l’aire de jeu, est positionné, sur un large trottoir, un groupe de curieux qui observe la partie. Et à en juger par leur sourire en coin, le fait qu’un occidental soit dans le match semble beaucoup les amuser.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La rencontre s’achève vers la tombée de la nuit, les joueurs nous invitent à disputer une troisième mi-temps dans un bar localisé derrière le terrain. Nous acceptons l’invitation puis buvons une série de jus de grenadine. Une fois terminés, nous regagnons notre hôtel pour y passer une soirée paisible et reposante.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 07 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, les deux loulous partent en expédition, à la recherche d’un terrain de foot «&amp;nbsp;incroyable&amp;nbsp;» qu’ils ont entraperçu lors de leur arrivée sur l’ile. Comme tout bon vietnamien qui se respecte, nous louons un scooter puis quittons la ville en direction de la campagne. A la périphérie de Cat Ba, s’étend une longue langue de terre qui, parfois, se transforme en terrain de foot. C’est exactement cet endroit que nous cherchions mais il est un peu tôt pour guetter l’arrivée des joueurs. Ainsi, les deux motards du mercredi enfourchent une nouvelle fois leur bécane et roulent sans trop savoir où aller. Nous traversons l’île sur toute sa longueur, traversons des hameaux, des montagnes puis revenons deux bonnes heures après sur le lieu pour y disputer un foot. Mais ce soir, les joueurs ne seront pas au rendez vous et la langue de terre restera vacante. Nous restons tout de même sur place pour y admirer un merveilleux coucher de soleil.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.CatBa__44__m.jpg&quot; alt=&quot;CatBa__44_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;CatBa__44_.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 08 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et voila, nous abandonnons l’ile de Cat Ba ainsi que ses immenses pics rocheux qui semblent embrasser le ciel pour rejoindre Hanoi, une ville qui parait ne jamais s’endormir. Un ferry et un bus plus tard, nous voici au cœur de la tumultueuse capitale. Notre arrivée tardive repousse la visite de la métropole à demain. Juste le temps d’ingurgiter un hamburger et de retrouver nos lits.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.Hanoi_003_m.jpg&quot; alt=&quot;Hanoi_003.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Hanoi_003.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 09 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La journée débute par un crochet à l’ambassade du Laos située à quelques blocs de notre hôtel pour y faire faire nos visas puis direction le stade de la capitale afin d’en prendre quelques clichés. Une fois la mission accomplie, nous repassons à l’ambassade du Laos pour y récupérer nos passeports. Et voila, la page du Vietnam va bientôt se tourner car dimanche nous quittons ce pays.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.Hanoi_MyDinh__56__m.jpg&quot; alt=&quot;Hanoi_MyDinh__56_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Hanoi_MyDinh__56_.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 10 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée visite de la ville.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 11 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;19h, assis confortablement dans nos sièges, le bus quitte Hanoi. A l’intérieur, se trouve Tony, un Anglais qui vit à Vientiane ainsi que Jeremy et Olivia, deux voyageurs avec qui nous sympathisons. Les discussions s’estompent rapidement pour faire place à un grand silence. Bercés par le vrombissement du moteur, la joyeuse troupe de voyageurs entame un gros dodo qui prendra fin tôt le lendemain matin. Le bus, lui, continue sa route en direction de la frontière laotienne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 12 octobre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;6h du matin, nous voici à la frontière. Il faut patienter une trentaine de minutes avant l’ouverture. Armés d’un café, nous sirotons ce liquide chaud pour faire le plein d’énergie et pour réchauffer nos corps endormis. Tony, ballon au pied, nous invite à taper la balle et pour cause, bloqué entre un imposant bâtiment douanier et un poste de surveillance, s’étend un petit terrain de foot. Sans hésiter, nous tapons la balle avec notre ami en présence de quelques locaux…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Vietnam/.CauTreoFrontier__20__m.jpg&quot; alt=&quot;CauTreoFrontier__20_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;CauTreoFrontier__20_.JPG, nov 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Nouvelles chroniques</title>
    <link>http://blog.maisvousetesfoot.com/index.php?post/2009/11/04/Nouvelles-chroniques</link>
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    <pubDate>Wed, 04 Nov 2009 15:44:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Association &quot;MaisVousEtesFoot !&quot;</dc:creator>
        <category>Liens chroniques</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Avec un peu de retard, nous venons de publier six nouvelles chroniques sur le site&amp;nbsp;! Pour la lecture, RDV dans la section actualité&amp;nbsp;!
A bientôt pour le prochain billet, sur le Vietnam&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>L'éloge du Cambodge... Par Matthieu le goldorak et Thomas la fripouille!!!!</title>
    <link>http://blog.maisvousetesfoot.com/index.php?post/2009/10/25/L-eloge-du-Cambodge-Par-Matthieu-le-goldorak-et-Thomas-la-fripouille</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:8bad87fdedf992bf9153dc4175b1d8d8</guid>
    <pubDate>Sun, 25 Oct 2009 12:18:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Association &quot;MaisVousEtesFoot !&quot;</dc:creator>
        <category>Cambodge</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Samedi 22 Août&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Départ matinal de l’île de Ko Chang pour la joyeuse troupe. Pas même la possibilité pour ce pauvre Thomas d’entamer sa journée par son bol de riz quotidien, non. Bien entendu, à l’approche de ces 3 occidentaux aux allures de routards, ça ne manque pas, un taxi nous propose de nous emmener au port pour le ferry. Le sourire narquois&amp;nbsp;; le trésorier de l’association «&amp;nbsp;Mais vous êtes foot !» demande le prix et banjo (pas banco !)&amp;nbsp;; c’est 600 Bats sinon t’y vas à la nage... Pour une fois le président, lui, prend  la «&amp;nbsp;blague&amp;nbsp;» avec légèreté et nous montons dans un autre taxi quelques minutes plus tard pour un prix 10 fois moins cher (si, si). Arrivés dans le bateau, sieste pour tout le monde (ben ouais, oh, on vient de passer 3 jours sans trop de prises de têtes alors le réveil à 6heures du mat, pas top !) On prend quand même le temps de regarder l’itinéraire et là, ça va être chaud&amp;nbsp;! Il faut nous rendre au Cambodge en remontant la frontière vers le nord et en passant par Chatambury. Toutoune, à qui le réveil n’a pas ôté la rapidité du crotale en rut, saute du Tuk-tuk qui nous ramène du port dès qu’il aperçoit un bus qui se rend dans la bonne direction. Ni une, ni deux, les deux autres loulous sautent aussitôt dehors avant de se faire alpaguer par le chauffeur du dit Tuk-tuk qui demande 20 Bats pour 15 mètres… Grognement du président, mais bon en même temps, si on saute dans ce bus de l’autre côté de la rue, y’a moyen de gagner un sacré paquet de temps et, qui sait, rêvons éveillés, d’être au Cambodge (et plus précisément proche d’Angkor Wat) dès ce soir…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Arrivée à Chatambury à 11h50. Bonne nouvelle, le bus suivant vers Poipet  et son poste frontière est à 13 heures. Pile poile le temps de déjeuner tranquillement et nous voilà repartis, décidément cette journée s’annonce bien, même pour une journée de transport. On va y être ce soir on vous l’dit! Départ vers la frontière, dans le bus, scène assez irréelle, majoritairement des asiatiques (là c’est juste pour Matthieu que c’est encore irréel après une semaine en Asie), mais surtout le contraste frappant d’un militaire, qui, à chaque fois qu’il passe le long d’un temple dédié à sa religion, prie dans le bus. C’est pas nos militaires qui prendraient un chapelet dès qu’ils passent devant une église Fieu&amp;nbsp;! La piste se révèle quelque peu défoncée et le chauffeur ne ralentit pas. Ici pas de sac pour taper un renard, y’a même intérêt à être prêt si on veut monter ou descendre&amp;nbsp;! Pas d’arrêt de bus pour les futurs voyageurs, c’est un coup de klaxon&amp;nbsp;; 2 qui montent, 2 qui descendent et en avant Guingamp&amp;nbsp;! En même temps, le chauffeur a l’air assez fan de son appareil car tout le monde prend&amp;nbsp;! Les piétons sur le bord de la route comme les voitures qui ne roulent pas assez vite (à allure normale en somme). Arrivée à Sa Kaeo 3 heures plus tard, là ça commence à faire long, il est 16 heures dans le chef lieu de cette province déclarée comme telle en 1993 et mitoyenne du Cambodge. Quand on vous dit qu’on se rapproche&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Arrivée à la frontière de Poipet à 19h30. On s’arrête pas en si bon chemin et tout en espérant que l’on ne va pas passer 3 plombes pour le visa, on se motive à chercher un Tuk-tuk jusqu’au poste frontière. Las, ce mécréant nous fait bifurquer vers un endroit ou 4 thaïlandais nous proposent de faire des visas pour pas chers. Fort de son expérience passée (ben ouais «&amp;nbsp;il a fait le tour du monde lui&amp;nbsp;» dixit Toutoune), le président sent l’entourloupe. Pas un pigeon à se faire arnaquer au boneto le Roroo&amp;nbsp;! Evidemment une fois les doigts dans le processus et pas de tuk-tuk pour vous sortir de là, ça sent la mélasse&amp;nbsp;! Après quelques discussions «&amp;nbsp;houleuses », on finit par avoir les visas (sans même être sûr de leur validité une fois à la frontière) pour un poil moins cher. Direction le poste frontière où nous passons sans problèmes. Nous voilà au Cambodge&amp;nbsp;! Génial&amp;nbsp;! Evidemment, n’y tenant plus, les joyeux lurons demandent le prix d’un visa délivré directement au poste, conclusion&amp;nbsp;: 20% moins cher&amp;nbsp;! Grrrr&amp;nbsp;! On traverse et là, stupeur, celui qui nous a entourloupé nous attend de l’autre côté !!!!! (Explique-nous l’utilité d’un visa alors ?!) Il nous propose même de nous emmener à la gare routière ou de nous présenter un de ses copains qui nous emmènerait en taxi à Siem Reap, la ville la plus proche des ruines d’Angkor Wat, notre prochaine destination. Un mal pour un bien, nous essayons la gare routière où évidemment les bus ne fonctionnent plus jusqu’au lendemain matin. Là, c’est décidé, on dégage en vitesse à pied histoire de semer notre Némésis (ben ouais il nous a pourri une journée bien lancée le bougre !), puis après avoir trouvé une «&amp;nbsp;Guest House&amp;nbsp;» modique, nous nous rendons pour un dernier dîner dans cette ville qui semble ne vivre que, et pour, le poste frontière. Toutoune jamais rassasié et ne désirant pas rester sur un échec trouve enfin un bus le lendemain matin, 8 heures, pour nous rendre à Siem Reap. La prochaine et dernière destination du jour devient alors vite très claire, au pieu&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 23 Août&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Re-levé 6 heures du matin pour choper le bus. Un bol de riz pour Thomas et nous voilà dans le bus grâce à 3 Cambodgiens, sans qui grâce à leur traduction, nous n’aurions jamais su qu’un changement doit se faire à Phumi Phnum Liep (allez comprendre ça en Khmer vous !). Après un changement dans la ville précédemment citée, nous arrivons enfin à Siem Reap, il est midi et il nous reste du temps pour la journée, parfait&amp;nbsp;! Le trésorier, toujours dans les bons coups, saute dans un Tuk-tuk et disparait tandis que le Président et le membre honoraire discutent entre eux. Retour de Thomas 15 minutes plus tard qui vient de trouver une Guest House à 2 dollars la nuit (oui au Cambodge on ne retire que des dollars, la monnaie étant encore trop dévaluée et étalonnée sur la devise de l’Oncle Sam). En guest&amp;nbsp;: internet et des films gratuits sur la télé du bar! La classe&amp;nbsp;! Déjeuner puis visite de la ville de Siem Reap qui ne vit majoritairement que grâce au tourisme. C’est en effet le départ obligé pour l’endroit le plus touristique du Cambodge, les ruines d’Angkor Wat&amp;nbsp;! Nous décidons de rester ici 3 jours. On ne refera sans doute jamais ça&amp;nbsp;; hors de question de le faire à la va-vite&amp;nbsp;!  Le temps d’une négo avec un chauffeur de Tuk-tuk et emballé c’est pesé, Mr Sambo, notre chauffeur, nous guidera durant 3 jours. De son vrai nom Taveing («&amp;nbsp;Homme long&amp;nbsp;» ndlr), il nous guidera à travers les différents temples situés à quelques 6 kilomètres de là… Dîner rapide et discussion au houblon pour Thomas et Matthieu&amp;nbsp;; le Président travaille alors faut pas le déranger…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Cambodge/.Angkor_Wat_136_m.jpg&quot; alt=&quot;Angkor_Wat_136.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Angkor_Wat_136.JPG, oct 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 24 Août&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Première journée à Angkor Wat. Départ plus tardif comparé aux précédentes matinées. Nous y sommes&amp;nbsp;! Armés des caméras, des appareils photos et de moults batteries nous entamons les visites. Et à 20 dollars les 3 jours, on ne va pas faire les fainéants&amp;nbsp;! Bien évidemment, nous commençons par le haut du panier, le temple d’Angkor Wat lui-même. Construit au début du 12ème siècle par le monarque Suryavarman II, il s’agit du plus grand temple de toutes les ruines d’Angkor&amp;nbsp;! Avec un mur externe de 36 kilomètres (excusez du peu), il est le temple le mieux conservé de tous et est resté, malgré toute l’histoire du Cambodge, un important centre religieux pour le pays. Au début hindou, puis bouddhiste, il est maintenant le Cambodge de part son architecture Khmer mais aussi sa symbolique&amp;nbsp;; au point d’être présent sur le drapeau national. Et on peut dire que ce n’est pas immérité. Malgré le poids des années, on se met à imaginer cette structure au milieu de la jungle, 9 siècles auparavant et le moins qu’on puisse dire c’est que ça en jette quand même sacrément! Une fois à l’intérieur, rien n’est moins impressionnant. Les bas-reliefs se succèdent le long des galeries, les étages des trois galeries rectangulaires construites les unes au dessus des autres donnent une majesté qui n’a rien à envier à nos Versailles, Chambord ou autres trésors culturels. Une fois ce premier – et très majestueux – endroit visité&amp;nbsp;; Sambo nous emmène vers Angkor Thom. Nous y visitons les temples de Bayon, Baphuon Phimeanakas, Leper King avant de finir par la «&amp;nbsp;terrace of Elephants », sacrée journée&amp;nbsp;! Ces temples tous situés dans le même endroit forment la deuxième partie des ruines d’Angkor, et bien qu’étant moins majestueuses que leur voisine Angkor Wat, elles n’ont rien à lui jalouser. Nous retrouvons Sambo à la terrasse d’un resto et Thomas trouve un créneau pour prendre en photo un gamin se baladant le long des ruines. Hop, le trésorier de l’association règle le focus et nous fait un beau cliché. Ce sur quoi une jeune fille s’approche de lui et lui demande… 5 dollars&amp;nbsp;! Ben ouais c’est son frère et même au Cambodge y’a un droit à l’image&amp;nbsp;! L’ami Toutoune ne se démonte pas et refuse poliment la demande, ce qui lui vaudra de beaux noms d’oiseaux qui, même si on ne les a pas compris, sont bien chargés de sens…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Cambodge/.Angkor_Wat_154_m.jpg&quot; alt=&quot;Angkor_Wat_154.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Angkor_Wat_154.JPG, oct 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Cambodge/.Angkor_Wat_245_m.jpg&quot; alt=&quot;Angkor_Wat_245.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Angkor_Wat_245.JPG, oct 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Repartis dans le Tuk-tuk de Sambo, on enchaîne sur les temples du «&amp;nbsp;petit tour&amp;nbsp;» par Ta Keo, Ta Phrom et Bantey Kolei (ou la piscine royale). A vrai dire un étang assez large pour une baignoire… Mais bon c’est ça le Cambodge, démesure des temps passés&amp;nbsp;! Là encore, enfants qui nous mettent le grappin dessus à doses de «&amp;nbsp;bonjour monsieur&amp;nbsp;» (en français dans le texte ndlr) avant de nous proposer des bracelets et autres breloques à acheter… Nous cédons et prenons donc une bouteille d’eau (enfin une bière pour Thieu). Revoilà Sambo, qui, se réveille encore comateux et nous ramène à l’hôtel. Notre cher chauffeur commence à exaspérer la troupe à dormir entre 2 de nos visites, on le paye pas à dormir le faignant&amp;nbsp;! Nous rentrons tout de même à l’hôtel bien ravis de cette belle journée. C’est décidé, nous passerons 3 jours à Angkor (Numb&amp;nbsp;? Spéciale dédicace pour Jay-Z) !! Petit dîner à Siem Reap une fois rentrés puis une nuit de sommeil bien méritée pour tout le monde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Cambodge/.Angkor_Wat_231_m.jpg&quot; alt=&quot;Angkor_Wat_231.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Angkor_Wat_231.JPG, oct 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Cambodge/.Angkor_Wat_419_m.jpg&quot; alt=&quot;Angkor_Wat_419.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Angkor_Wat_419.JPG, oct 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 25 Août&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le temps d’avaler un excellent petit déjeuner à la terrasse de notre «&amp;nbsp;Guest House&amp;nbsp;» que Sambo nous attend en haut de son Tuk-tuk favori. Y’a juste le matin où il ne dort pas en réalité l’animal&amp;nbsp;! De toute façon, pas question de continuer sur d’autres bases. La troupe a un emploi du temps bien chargé. Au programme, le top of the pop de la crème des temples Khmer avec Pre Rup, East Mebon, Neak Pean, Preah Khan et Ta Som. Rappelez-vous ces temples dans lesquels Angélina Jolie en tenue courte se dandine en tirant sur les méchants à tout va! Pas bête d’avoir tourné là-bas car le cadre est vraiment irréel&amp;nbsp;! La jungle a repris ses droits sur ces créations humaines et les racines transpercent nombre de monuments&amp;nbsp;; leur donnant une majesté très particulière. Thomas manque de mourir lorsqu’un serpent lui file entre les pattes, Romain se fait hypnotiser par une gamine qui veut lui vendre des bracelets (à 5 dollareeeeeeeeee) et Sambo nous attend toujours en train de dormir dans son véhicule&amp;nbsp;; commence à nous courir celui-là&amp;nbsp;! Encore une fois bien contents de ce début de journée, nous repartons en direction de l’hôtel avant de sortir grignoter un morceau pour déjeuner. Angkor est peut être fini pour la journée mais ce n’est pas la seule chose à voir ou à faire dans la région.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Cambodge/.Angkor_Wat_065_m.jpg&quot; alt=&quot;Angkor_Wat_065.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Angkor_Wat_065.JPG, oct 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En effet, rappelez-vous que nous logeons à Siem Reap. Et la ville qui vit du tourisme d’Angkor Wat se situe à quelques kilomètres du lac de Tonle Sap, le plus grand lac d’eau douce d’Asie du sud-est (rien que ça). Une superficie de plus de 2700 m², avec une profondeur d’un mètre environ qui va se multiplier quasiment par six (!!) lors de la saison des moussons. Et comme on est juste après la saison des pluies, autant dire que le lac s’étend à perte de vue&amp;nbsp;! L’idée nous a pris de tenter le coucher de soleil sur le lac. Notre cher chauffeur nous emmène donc en Tuk-tuk au bord de ce dernier. Bon, là autant dire que les bateaux s’agglutinent et qu’évidemment, notre ami chauffeur connaît des copains. Après une mini négociation qui nous laisse clairement l’impression de s’être fait arnaquer, nous montons dans notre chaloupe en direction du lac. Le delta est bien rempli et nous tombons donc sur le village de pêcheurs qui vivote au grès du niveau de l’eau. En effet, en saison sèche, le lac voit son niveau baisser puisque ce dernier, avant de rejoindre Phnom Penh, retrouve sur sa route le Mékong (au sud pour les fans de géographie). A ce moment de l’année, les pêcheurs sont donc tout proches de Siem Reap. Plus tard dans l’année, il est possible de retrouver ces itinérants du monde marins bien plus au sud du pays.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Cambodge/.Angkor_Wat_130_m.jpg&quot; alt=&quot;Angkor_Wat_130.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Angkor_Wat_130.JPG, oct 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le soleil se couche lentement derrière de beaux nuages (grrrrr).  Les photos ne seront donc pas forcément au goût de Thomas. Mais avec les personnes qui vivent de cet écosystème, nous ne serons pas décus. Elevage de crocodile (si,si), petites buvettes qui tanguent avec le reflux et aussi, un nombre assez important de mutilés qui, sur leurs esquifs aussi frêles que dangereux (bassines, bacs de polystyrènes ???) viennent mendier quelques dollars aux toubabs en bateaux… Image assez surprenante de ces enfants (pour la grande majorité) qui cherchent par tous les moyens à  se faire de l’argent. Nous rencontrons même une jeune fille tentant de nous vendre un serpent (d’eau douce espérons) encore en vie. Bon, au final, ce sera coca pour tout le monde puis retour à l’hôtel. Soirée courte et couchage matinal, demain le réveil sonne tôt.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 26 Août&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dernier jour à Angkor, alors on va optimiser. Levés 5 heures histoire de (re) faire Angkor Wat mais cette fois-ci au lever de soleil (après le coucher raté de la veille, pas question de louper ça). Bon, le seul truc c’est qu’on est pas tout seul en arrivant et ça sent vraiment le piège à toubabs… Malgré cela, la majesté du moment et les images qu’il en reste valent vraiment le coup&amp;nbsp;! On se dit même qu’il est hors de question de ne pas vraiment aller jusqu’au bout et décidons de partir pour des temples un peu plus reculés, Bakong, Preah Ko et Lokei, tous trois temples bouddhistes dont le dernier se targue de posséder 60 fidèles. Les enfants aux crânes rasés courent le long des charriots en allant récolter les légumes avec les gosses du coin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Cambodge/.Angkor_Wat_146_m.jpg&quot; alt=&quot;Angkor_Wat_146.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Angkor_Wat_146.JPG, oct 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Cambodge/.Angkor_Wat_014_m.jpg&quot; alt=&quot;Angkor_Wat_014.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Angkor_Wat_014.JPG, oct 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et oui, un moine bouddhiste a interdiction de travailler&amp;nbsp;! En tous cas c’est sûr ce fait établi que nous visitons le troisième temple et rencontrons un moine balbutiant quelques mots d’anglais. Nous passons une petite heure avec ce dernier qui nous apprend que malgré son choix de vie spirituelle, il souhaiterait retourner étudier et devenir professeur&amp;nbsp;! Curieuse nouvelle et apparemment pas forcément du goût de ses frères religieux qui nous regardent d’un drôle d’œil… Au final, le temps de le «&amp;nbsp;parrainer&amp;nbsp;» pour ses livres et cahiers (ou la restauration du temple on ne saura jamais), nous repartons en direction de notre hôtel. Moins touristiques et en pleines restaurations, ces temples plus typiques nous ont permis de souffler davantage en comparaison des jours précédents. Journée faste aussi pour notre président qui reprend le crayon et se pose à faire quelques croquis pendant que Matthieu et Thomas commencent à discuter un peu plus avec Sambo. Après un échange autour d’un coca, notre chauffeur commence à délier sa langue et à se livrer un peu plus sur l’histoire de son pays et l’inévitable impact sur sa famille. Autant dire que là, c’est pas ‘Amour, Gloire et Beauté’&amp;nbsp;! Famille déplacée hors de leurs terres d’origines par le régime de Pol pot&amp;nbsp;; cousins emprisonnés, parents disparus… Cette discussion cristallise bien l’horreur vécue par le peuple Khmer durant les années 70-80. Du coup, c’est avec un regard quelque peu différent sur notre guide-chauffeur que nous rentrons à notre hôtel dans l’après midi. Nous saluons Sambo et montons faire nos sacs. Le reste de la journée est calme et consiste pour nous à faire les derniers préparatifs pour notre départ de demain&amp;nbsp;: Phnom Penh.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 27 Août&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Direction la capitale. Nous trouvons un bus qui va nous y emmener. Evidemment c’est Sambo qui va nous déposer à la gare routière car celle-ci se situe à perpète&amp;nbsp;! Hors de questions d’y aller par nous-mêmes bien évidemment. Nous grimpons dans notre bus vers 11h et partons pour 6 heures de trajet vers la capitale. Nous y arrivons en fin d’après-midi et sommes de suite alpagués par des dizaines de cambodgiens demandant un «&amp;nbsp;Tuk-tuk Sir », «&amp;nbsp;Vous allez où&amp;nbsp;? » (en français dans le texte), «&amp;nbsp;Guest House Sir&amp;nbsp;? ». Mais là, on a la technique... Armés de nos plus beaux sourires, nous déclinons ces invitations pour nous poser 20 mètres plus loin le temps de siroter un coca et regarder notre guide pour les hôtels. Autant dire que nos amis Khmers ne souhaitant en aucun cas délaisser leurs fières montures motorisées, nous pouvons réfléchir tranquillement à notre nouveau point de chute. Après quelques brèves discussions, c’est décidé, nous optons pour une Guest House non loin de là… que nous ne trouverons malheureusement jamais. Tant pis, ce n’est pas ce qui manque et le prix d’une chambre à trois pour les compères défie toute concurrence&amp;nbsp;! Nous avons même la télé et une possibilité de regarder un match du championnat brésilien, ce qui rappelle aux deux cousins un temps pas si lointain lorsqu’ils foulaient l’Amérique latine accompagné du marcassin joyeux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Cambodge/.Phnom_Penh_006_m.jpg&quot; alt=&quot;Phnom_Penh_006.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Phnom_Penh_006.JPG, oct 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans la soirée, Thomas reçoit un coup de téléphone d’un de ses amis français qui nous propose de sortir avec lui pour retrouver d’autres expatriés. Le trésorier de l’association, n’étant pas chaud à l’idée de partir seul sans ses amis, pousse Romain et Matthieu à l’accompagner. Nous trouvons donc un restaurant (indien…) sur le chemin du point de rendez-vous en attendant Régis. Celui-ci nous retrouve vers la fin du repas et nous emmène dans un bar qu’il fréquente avec d’autres expats. Le temps de papoter avant de changer d’endroit, nous passons une bonne soirée et rentrons ensuite contents, pas trop tard mais bien fatigués tout de même par cette journée. Après tout, il ne faut pas se lever tard demain, c’est la dernière journée complète de l’ami Thieu et nous devons faire quelques visites avant son départ.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 28 Août&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous nous levons tranquillement dans la matinée et décidons de commencer par le tristement célèbre musée S21. Autant dire que comme début de matinée, les 3 amis ont connu mieux&amp;nbsp;! Appelé aussi Tuol Sleng ou encore «&amp;nbsp;Musée du crime génocidaire&amp;nbsp;» il s’agit d’une ancienne école de l’époque coloniale française reconvertie à partir d’avril 1975 en camp de torture et de détention par Pol Pot et ses sbires. Et comme si l’intro ne suffisait pas, les Khmers rouges ont eu la bonne idée de stocker toutes leurs archives telles les photographies, films et tableaux représentant des scènes de tortures et autres ravissantes archives… De 75 à 79, les Khmers rouges vont torturer et assassiner plus de 10000 personnes (!!) dans ce lieu.  Ouvert ensuite en tant que musée en 1979 après la chute du régime, on retrouve dans le premier bâtiment toutes les photos et portraits des prisonniers passés. 4 salles en enfilades les unes des autres remplies de photos (…) Le ton est donné et nous tous restons évidemment bien silencieux… Aux étages, rien de plus sympathique non plus entre cellules exigües où certains prisonniers attendaient leurs sorts, ou encore d’autres cellules plus larges pas forcément plus funkies… Si l’on rajoute à priori 20000 enfants passés par le camp (et pas retrouvés), le résultat devient réellement horrifique! Et dire que mis à part Pol-pot (décédé), les Khmers rouges ne sont toujours pas tous jugés&amp;nbsp;; certains étant même toujours présents dans les plus hautes sphères de l’Etat…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Cambodge/.Phnom_Penh_023_m.jpg&quot; alt=&quot;Phnom_Penh_023.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Phnom_Penh_023.JPG, oct 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après cette première visite bien glauque mais tout de même nécessaire afin de cerner les souffrances de ce peuple, nous passons à la visite du vieux palais de la capitale. Du coup, avec un peu plus de soleil et des temples n’ayant rien à envier à ceux de Bangkok, la journée change rapidement de visage. Construit en 1866 par le roi Norodom, il fut inauguré 4 ans plus tard (rapides les gars, pas mal). Inspirés de la culture Khmère, les constructions furent réalisées par des architectes français et khmers. On retrouve d’ailleurs dans une des salles des fleurs de lys au sol, preuve que nos ancêtres travaillèrent bien en collaboration avec les Cambodgiens de l’époque. Comme à Bangkok, le temple est composé de plusieurs bâtiments dont la salle du trône, un pavillon artistique mais aussi de grands jardins. Malheureusement toute cette belle brochette de lieux à visiter est fermée au public et n’ouvre ses portes que lors de manifestations royales. Les frenchies se dirigent donc dans le sens de la file (oui nous sommes respectueux, même en tant que Français) et finissons par arriver dans la pagode principale – ou Pagode d’Argent. A l’intérieur se trouve des tonnes de différents Bouddhas dont le principal tout en émeraude. Il s’agit aussi du sanctuaire des cendres royales. Y’a plus dégueu comme tombeau… En continuant la visite, nous tombons aussi sur le pavillon de fer, ou un cadeau d’une des femmes de Napoléon III au roi Norodom 1er. Genre de tas de métal qui jure bien avec le reste des lieux mais assez typique de ces relations entretenues si longtemps entre notre Mère Patrie et le Cambodge. Nous repartons tout de même un peu déçus par le nombre d’endroits fermés au public. On aurait bien aimé, nous, marcher dans les parcs et flâner un peu plus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais pas le temps de se reposer de toute façon car il nous reste une bonne visite à faire. En l’occurrence plus proche du shopping de toubabs qu’autre chose, puisque nous prenons la direction du marché Russe. Héritage de la patrie d’Andreï Archavine (ou de Sergeï Semak pour les fans du PSG… au choix), cet endroit est LE lieu où l’on trouve de tout. Et en le visitant, nul doute que cette réputation n’est pas infondée. Nous passons successivement des étales de fruits aux grillades de poissons puis des étoffes aux bols de riz avant de continuer entre produits ménagers et carrosseries&amp;nbsp;! On comprend mieux les centaines de Tuk-tuk (Sir ?) entassées à la sortie. Le temps donc pour les trois amigos de faire quelques courses (on est devenu pas mauvais en négo et en plus sans râler…), nous retrouvons un véhicule avant de rentrer nous poser à l’hôtel. Régis nous propose de débuter le week end par une soirée typiquement «&amp;nbsp;cambodgienne ». Nous ne le retrouverons jamais ce soir-là&amp;nbsp;; mais n’en passerons pas moins une soirée mémorable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 29 Août&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ca y est, après un levé (très) tardif, l’ami Thieu prépare ses valises et s’en va sur son… Tuk-tuk. Et oui&amp;nbsp;! Il est temps pour les deux cousins de saluer l’ami depuis le lointain avec un petit pincement au cœur (et après moults bisous). Pour lui les vacances sont finies et le retour sera sans doute difficile. Bye l’ami et merci pour ta venue&amp;nbsp;!
Après des adieux déchirants, les deux cousins regagnent leur chambre et se reposent tranquillement dans leur hôtel situé derrière l’imposant marché central.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 30 aout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Matinée repos et travail.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus tard dans l’après midi, nous désertons l’hôtel pour nous rendre au stade olympique. La pluie a laissé place à un soleil encore très timide mais suffisamment présent pour arroser la ville d’une lumière séduisante. Après avoir négocié sévère le prix du tuk-tuk, le chauffeur nous conduit vers le complexe sportif érigé sous l’ère du roi Norodom Sihanouk dans les années 60.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Cambodge/.Stade_Olympique_164_m.jpg&quot; alt=&quot;Stade_Olympique_164.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Stade_Olympique_164.JPG, oct 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Faisant partie intégrante du patrimoine historique du pays, cet imposant monument sportif situé au cœur de la capital est le lieu de rendez vous d’une multitude de jeunes qui s’adonnent à leurs hobby préféré. De la boxe en passant par la natation, ce bâtiment possède toutes les infrastructures sportives nécessaires pour ravir la population.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour les deux cousins, ca sera plus une après midi «&amp;nbsp;découverte&amp;nbsp;» des lieux et photos.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 31 aout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une bonne grasse mat’, nous abandonnons notre hôtel en direction du K-West, un café situé le long du quai Sisowath. C’est dans ce lieu huppé de Phnom Penh que nous devons rencontrer Baptiste, un cambodgien qui a longtemps habité en France. Par conséquent, ce dernier manie parfaitement la langue de Molière ce qui facilite grandement la discussion. Passionné du ballon rond, cet ancien lyonnais nous dévoile tous les secrets footballistiques de son pays.  Et Baptiste connaît bien ce milieu puisqu’il tape régulièrement la balle avec d’autres mordus du ballon rond. Après avoir bavardé une bonne heure, ce fou de foot, désireux de nous aider dans notre quête footballistique, nous communique les coordonnées de Buddhapong Norodom, neveu de l’actuel roi, ainsi que celles du prince Amarithivong Norodom, alias Nal, le frère de ce dernier et accessoirement ancien joueur dans l’équipe nationale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous évacuons les lieux tard dans la journée en direction d’un restaurant pour avaler un bon plat de riz gluant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 01 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une pluie torrentielle s’abat sur cette capitale considérée jadis comme «&amp;nbsp;la perle de l’Asie du sud est&amp;nbsp;» privant ainsi les cousins de toute possibilité de sortir. Ca sera donc une journée placée sous le signe du travail et du repos. Nous profitons aussi de notre temps libre pour préparer nos prochaines journées en contactant Buddhapong Norodom (alias Chep) puis Amarithivong Norodom (alias Nal).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 02 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est par une journée ensoleillée que les deux baroudeurs partent rencontrer Chep, le petit fils de l’ancien roi Sihanouk. Le point de rendez vous: son bureau, dans les locaux d’une chaine de TV cambodgienne où il occupe le poste de journaliste sportif. Une fois sur les lieux, Chep nous accueille en nous adressant un grand sourire et nous invite par la suite à prendre nos aises dans un des innombrables bureaux de la chaine. Tout comme Baptiste, le membre de la famille royale pratique le français parfaitement. Quelle chance pour les membres de l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! ». L’entretien dure une bonne heure, le contenu de la discussion est extrêmement riche et nous permet ainsi d’obtenir, en plus des informations fournis par Baptiste, une excellente vision du football cambodgien (qui fera probablement l’objet d’une chronique de la part de cousin Romain…). Par la suite, Chep nous invite à se joindre à lui dans l’après midi pour assister à un match de la Cambodian Premiere League entre Khemara Keila, le club historique de la royauté, et Preah Khan Reach, le club de la gendarmerie. Evidemment, nous répondons présents.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;14h, Romain et Thomas pénètrent dans le stade olympique et la surprise est au rendez vous… Les alentours de l’enceinte sportive sont entièrement colonisés par de jeunes footballeurs qui ont fragmentés l’immense surface goudronnée en une myriade de petits terrains. Nous zigzaguons entre les poteaux généralement signalés par une tongue ou un t-shirt puis accédons à l’intérieur du stade. Chep, déjà sur place nous interpelle puis nous présente à Scott O’Donell un Australien qui occupe la prestigieuse place de sélectionneur de l’équipe nationale Khmère. Ce dernier, enchanté par notre projet, accepte de nous donner rendez vous le lendemain, pour une interview dans un restaurant situé en ville.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le match se termine sur une victoire de Khemara Keila par le score de 3 buts à 1. Suite à cette partie, c’est maintenant aux globe-trotters de chausser les crampons et d’intégrer l’une des multiples équipes présentes aux abords du stade. Nous quittons Chep pour retrouver d’autres inconditionnels du ballon rond. Les deux cousins contournent l’imposant bâtiment sportif pour aboutir sur un terrain bien original. En effet, le praticable est facilement remarquable car au milieu de celui-ci, se dresse un immense lampadaire comme égaré du paysage urbain. Le praticable, recouvert d’un tapis de terre est aujourd’hui une véritable piscine boueuse et pour cause, il pleut presque tous les jours sur la capitale Khmère, saison des pluies oblige. Malheureusement pour les deux cousins, il est difficile pour eux de s’insérer dans le match car les équipes sont complètes. Après avoir soutiré quelques renseignements de la bouche des spectateurs qui regardent le match d’un œil amusé, nous sommes invités à revenir demain vers 16h. Parfait.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un tuk-tuk plus tard, nous voilà à notre hôtel…prêts à aller ingurgiter notre bol de riz quotidien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 03 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En route vers notre point de rendez vous avec Scott, le sélectionneur de l’équipe Cambodgienne. Le tuk-tuk stoppe devant un restaurant qui fait le coin avec l’avenue de l’indépendance et une petite rue dont le nom m’a échappé… mais évidemment ce défaut de mémoire n’affectera pas la bonne compréhension de ce blog. Logés confortablement dans les chaises de l’enseigne, nous patientons un court moment avant de voir apparaître la silhouette imposante du coach. L’entretien démarre et cette fois-ci la langue utilisée est celle de Shakespeare que nous avons aujourd’hui fort bien apprivoisé (of course my dear). Comme lors des précédentes rencontres, notre interlocuteur nous apporte des informations clés qui permettent un meilleur déchiffrage du football Khmer, cette fois vu depuis l’œil d’un Aussie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois l’interview achevée, le Raymond Domenech cambodgien se propose de nous conduire en jeep jusqu’au stade olympique. Evidemment nous acceptons l’invitation, cela nous évite de perdre 10 minutes à négocier un tuk-tuk et on le sait, le temps c’est précieux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques minutes sont nécessaires pour atteindre notre destination. Les alentours du terrain sont vides. Seuls quelques chiens errants occupent les lieux et n’hésitent pas à se faire remarquer en urinant un peu partout. Heureusement, cette fois ci, nous n’aurons pas à attendre bien longtemps puisque très vite, commencent à défiler une ribambelle de scooters tunés, portant sur leur selle de jeunes Cambodgiens gominés prêts, à en croire leurs maillots et leurs chaussures, à taquiner la balle. Les aboiements incessants des chiens vagabonds ont laissé place aux rires poussés par ces inconditionnels de foot.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Cambodge/.StadeOlympique_m.jpg&quot; alt=&quot;StadeOlympique.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;StadeOlympique.JPG, oct 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’aiguille tourne et indique pas loin de 16h. Les abords du stade sont pris d’assauts par de jeunes footeux à une vitesse fulgurante, laissant ainsi peu de chance aux malheureux retardataires de trouver un coin de bitume pour taper la balle. Ici, passé une certaine heure, le m² disponible est une denrée aussi rare que le m² parisien. Par chance, les deux cousins ont prévu le coup et sont arrivés bien en avance. De fait, Romain peut intégrer une équipe. Le match est sur le point de débuter, le ballon est placé à coté du lampadaire car ce dernier occupe le point d’engagement. L’arbitre siffle le début du match et aussitôt le ballon fuse… et parfois même effectue des changements de trajectoire soudain en rebondissant régulièrement sur cette obstacle peu ordinaire. Après le foot volley, voici le foot flipper mais ceci ne parait guère gêner les joueurs qui semblent complètement obnubilés par la partie. Ici, ça dribble dur, roulettes, petits ponts, talonnades… et même le poteau qui trône au milieu du terrain comme serait une chaise au milieu du désert a droit à «&amp;nbsp;des passements de jambes ». Bref, nous sommes au milieu de la partie et les buts s’enchainent à belle allure mais la pluie s’invite au match transformant le terrain en bouillasse qui ravirait les catcheuses Américaines. Pas question de stopper ou de troquer les crampons pour des bottes car ici, au stade olympique, rien ne peut arrêter une partie de foot, à part le chronomètre. Et c’est le cas. Quelques minutes après le début de l’averse, le temps est écoulé, il est l’heure de quitter le terrain. Romain, ravi de sa partie avoue tout de même «&amp;nbsp;au début, je n’ai pas beaucoup touché la balle car ici, si tu ne beugles pas hello, personne ne te voit. Mais sinon c’était sympa ». Aussi, cette précieuse info en poche,  nous décidons de revenir le lendemain et cette fois-ci, El Presidente mettra en exécution son plan «&amp;nbsp;hello&amp;nbsp;» en espérant évidemment que cela fonctionnera.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur le chemin du retour, nos regards sont happés par un match quelque peu «&amp;nbsp;exotique ». En effet, se dispute au pied du stade un match 100% africain. Tous sont des immigrés, pour la plupart du Nigéria, venus tenter leur chance dans le championnat cambodgien. Certains y viennent débuter une carrière, d’autres cherchent à signer un dernier contrat avant de rentrer au pays. En attendant, tous se réunissent quotidiennement aux abords du stade, dans le but de se maintenir en forme et éventuellement, d’attirer l’œil des recruteurs susceptibles de passer dans le coin…bon courage les gars&amp;nbsp;!
Attirés par l’ambiance joviale qui règne autour de l’aire de jeux africaine, nous venons discuter quelques minutes avec les joueurs qui patientent tranquillement sur la touche. Ceux-ci nous invitent à revenir demain 17h&amp;nbsp;! Cool, un zest d’Afrique au Cambodge&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 04 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Levés vers 8h car nous avons rendez vous à 10h avec Ravy Khek, l’ancien président de la fédération de football Cambodgienne. Aujourd’hui chef d’entreprise, ce personnage a été l’un des principaux artisans de l’émergence du football au Cambodge. Il a notamment été à l’origine de la venue du sélectionneur australien Scott O’Donell. C’est donc une rencontre très intéressante pour les deux cousins qui profitent pleinement de ces 60 minutes de discussion avec Ravy pour emmagasiner d’autres renseignements aussi bien footballistiques que culturels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois l'interview achevée, les deux cousins grimpent dans un tuk-tuk en direction du stade olympique. Nous traversons la surface bétonnée qui enveloppe le stade puis patientons sagement l’arrivé des joueurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;16h, même lieu et même cinéma qu’hier, une horde de scooters à la «&amp;nbsp;easy riders&amp;nbsp;» déferle sur l’esplanade, tachetant le ciel azur d’un nuage grisâtre chargé de CO2. Chaque motorbike pouvant transporter un, deux, trois voire même quatre joueurs (eh oui, on rentabilise l’essence ici) les équipes sont ainsi vite constituées. La partie débute alors assez rapidement. Après un toro improvisé avec les joueurs, Romain prend sa place dans le 11 de départ avec la ferme intention de mettre à exécution son plan «&amp;nbsp;hello ». Pourtant, très vite, il se rend compte que les joueurs vont très peu le solliciter. La faute surement, à un niveau de jeu trop faible à ce poste inhabituel d’attaquant, mais aussi à une excessive habitude de ses partenaires à porter la balle en permanence… Aussi, malgré les beuglements incessants d’El Presidente «&amp;nbsp;hello&amp;nbsp;! Hello&amp;nbsp;! hellloooooooo&amp;nbsp;! », celui-ci va prendre tellement peu de plaisir durant la première mi-temps qu’il décide de quitter la partie afin de rejoindre les nigérians.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les deux baroudeurs du dimanche contournent donc le stade pour s’adonner à une nouvelle partie de foot mais cette fois-ci, avec des coéquipiers autrement plus souriants et…plus joueurs&amp;nbsp;! Même lieu, même décor que précédemment sauf qu’ici, les joueurs passent plus de temps à parlementer et à crier qu’à jouer… Nous contemplons cette scène joviale d’un œil amusé comme si nous avions déjà vécu ces moments auparavant. Ahhh l’Afrique, c’est ça qu’on aime&amp;nbsp;! Romain parviendra même à intégrer une équipe et à obtenir la balle sans beugler «&amp;nbsp;hello&amp;nbsp;» à tout bout de champ…quel bonheur&amp;nbsp;!
La journée touche à sa fin et nous rentrons épuisés à l’hôtel vers 19h.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 05 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, direction le vieux stade national pour assister à un match amical de l’équipe première du Royal Bassac FC.  Celle-ci est entrainée par Nal qui en est aussi le capitaine au poste de milieu offensif. Buddhapong est aussi de la partie, aligné quant à lui au poste de milieu défensif. Malheureusement, aujourd’hui, l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! » sera seulement spectatrice. En effet, l’équipe démarre le championnat bientôt et il n’est donc pas possible pour Romain d’intégrer l’effectif. Mais à défaut de tapoter la baballe avec la famille royale en cette journée nuageuse, Buddhapong nous convie le lendemain à intégrer l’équipe B du Royal Bassac FC. Ainsi, nous disputerons un dernier match avant de quitter la capitale Khmère. Bonne nouvelle&amp;nbsp;! La journée s’achève par une petite bière avec Régis dans un petit pub situé non loin de l’hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 06 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;13h, c’est au croisement d’un carrefour que les deux cousins guettent l’arrivée de Baptiste. Ce dernier, joueur indéboulonnable de l’équipe du Royal Bassac FC, doit nous emmener sur les lieux du match. Quelque minutes après, l’imposante jeep aux fenêtres teintés pointe le bout de son pare choc. Nous grimpons à l’intérieur pour ensuite nous diriger vers le terrain qui se situe assez loin de la ville. Une fois sur place, le spot est très attrayant. Pour y accéder, il est nécessaire de franchir une sorte de pré où cohabitent poules et vaches tout en contournant des creux inondés d’eau. Suite à cette traversé périlleuse, nous aboutissons enfin sur le terrain. Au loin, quelques temples Khmères, tapissés d’une peinture aux couleurs claires viennent contraster avec un ciel bien gris, annonciateur d’une pluie certaine. Sur le bord droit du praticable, un préau vétuste servait jadis de tribune pour la famille royale. Aujourd’hui, elle est colonisée par les spectateurs curieux. Sur le coté gauche, se dresse une grande bâtisse où se déroulait les plus grands combats de coqs du pays. Dorénavant, cet édifice a perdu sa fonction d’origine, cette activité ayant été interdite par le gouvernement cambodgien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur le terrain, s’échauffent les joueurs de l’équipe adverse tandis que les joueurs du Royal Bassac FC arrivent, comme la pluie, au compte goutte. Une fois sous les tribunes, les gouttes se transforment en une véritable averse diluvienne inondant le terrain et les alentours. Une fois les membres de l’équipe royale en tenue, la partie commence. Malgré les conseils avisés du coach Nal, le capitaine du Royal Bassac équipe A, son équipe est en déroute. Pas facile de jouer avec de telles conditions climatiques. Chaque passe, pourtant bien dosée, aboutit soit dans une flaque d’eau, soit directement dans les pieds de l’adversaire. Vous l’aurez compris, le terrain est une vraie piscine et l’eau mélangée à la terre rend le praticable extrêmement glissant. Il est certes très drôle de contempler une telle partie surtout quand Romain, rentré pour la seconde période avec ses belles chaussures sans crampons, court pour ensuite finir la tête la première dans la boue. Ici, la difficulté première n’est pas forcement d’attraper le ballon mais de rester debout.
Pourtant, l’équipe adverse semble être mieux préparée et fait vibrer le filet de nombreuse fois. Il faut tout de même signaler que le goal, de petite taille, est une vraie passoire. Ainsi, cette partie de foot «&amp;nbsp;version Benny Hill&amp;nbsp;» prend fin…en même temps que l’averse&amp;nbsp;! Bref, le Royal Bassac FC s’incline sur un score… honorable (que nous ne mentionnerons pas, ;)).
Nous remercions Nal, les joueurs et surtout notre guide footballistique, Baptiste, de leur précieuse aide puis retournons à l’hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 07 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous abandonnons la vie trépidante de la capitale pour rejoindre la modeste ville de Kampot. Quelques heures de bus sont nécessaires pour atteindre notre destination mais une mauvaise surprise attend ses passagers puisque la vieille cité coloniale est complètement engloutie sous les eaux. Et pour cause, un barrage (Made by Chinese) situé à proximité de la ville a éclaté causant donc les inondations. Au cœur de la ville, le niveau de l’eau atteint par moment la hauteur des cuisses des locaux sans pour autant geler la circulation. Heureusement pour nous d’ailleurs puisque nous empruntons un tuk-tuk pour gagner notre hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois installés, le maître des lieux, nous invite, quelques heures après, à déménager au premier étage, dans une chambre«&amp;nbsp;VIP ». La raison&amp;nbsp;? Un léger tapis d’eau inonde le rez-de-chaussée de l’hôtel, dont notre belle chambre. Ravis, les deux cousins s’exécutent puis gagnent le niveau supérieur du bâtiment… Plus de luxe pour le même prix…cool !!!!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 08 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une bonne grasse mat’, les deux voyageurs partent à la découverte de Kampot. Le niveau de l’eau ayant légèrement augmenté durant la nuit, Thomas troque son jean pour son maillot tandis que Romain chausse ses super sandales en cuir adaptées pour ce genre d’intempérie. Et c’est parti&amp;nbsp;! Nous plongeons nos pieds poilus dans l’eau glaciale puis déambulons, sous une légère pluie, dans les rues inondés de cette charmante petite ville. Après un déjeuner dans un bouiboui du coin (au menu, riz et œufs, pour changer), les cousins découvrent le stade qui, évidemment, est recouvert d’une épaisse nappe d’eau. L’idée de disputer un match de foot endiablé avec les locaux est vite remplacée par l’envie de quitter cette ville car il est clair que dans ces conditions, la vie dans ce bourg, habituellement paisible, va rapidement devenir un brin ennuyeuse.
Cependant, après une discussion hautement philosophique, nous décidons tout de même de rester et d’en profiter pour rattraper notre retard sur le blog et les chroniques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Cambodge/.Kampot_121_m.jpg&quot; alt=&quot;Kampot_121.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Kampot_121.JPG, oct 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 09 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Evidemment, vu le contexte actuel, les deux cousins restent dans leur chambre «&amp;nbsp;VIP&amp;nbsp;» pour taquiner le stylo. Une chronique et une petite partie du blog verra le jour en cette sombre journée de septembre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 10 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le niveau de l’eau à considérablement baissé et le ciel gris a laissé sa place à un soleil éclatant. Les deux ermites sortent alors de leur trou pour faire une petite ballade à vélo. Direction, Kep, une petite station balnéaire créée en 1908 par les Français, située à 25 km de Kampot. La route est d’une beauté inouïe. Nous traversons la verdoyante campagne Khmère qui, de par son atmosphère et le rythme tranquille des travaux, semble n’avoir pas changé depuis l’ère angkorienne. De longues rizières, occupés par une multitude de villageois coiffés du traditionnel chapeau pointus composent ce paysage sublime. Vient s’ajouter à ce spectacle visuel incroyable, la gentillesse des locaux qui n’hésitent pas à nous saluer spontanément par un large sourire ou par un grand «&amp;nbsp;heeeello ». Bref, la découverte de ces quelques villages Chams bourrés de vie&amp;nbsp;: un  très bon moment.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Cambodge/.Kampot_018_m.jpg&quot; alt=&quot;Kampot_018.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Kampot_018.JPG, oct 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Cambodge/.Kampot_025_m.jpg&quot; alt=&quot;Kampot_025.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Kampot_025.JPG, oct 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous rentrons à l’hôtel en fin d’après midi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 11 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Repos puis visite de la ville sous un soleil éclatant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 12 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, c’est le grand départ via Phnom Penh pour Ho Chi Minh, (anciennement Saigon), la capitale économique située au sud du Vietnam. Une fois arrivés à la gare routière de la capitale Khmère, le chauffeur du bus pour Ho chi Minh, nous invite poliment à quitter son véhicule. Et pour cause, nous n’avons pas de visa, juste un papier délivré par les autorités Vietnamiennes qui nous permet d’en obtenir un à la frontière. Après une relecture minutieuse du document, cette autorisation est valable seulement si nous arrivons par les airs or ce n’est pas le cas. Ainsi, notre départ pour Saigon est avorté et remis à plus tard le temps de gérer cet imprévu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un peu déprimé par ce contretemps fâcheux, nous réalisons que nous ne serons pas en mesure de quitter le Cambodge avant lundi soir. Ceci dans le meilleur des cas car tout dépendra de la rapidité avec laquelle l’ambassade du Vietnam pourra nous délivrer un visa. Nous regagnons donc l’hôtel où nous avions fait nos adieux à Matthieu et boudons pour le reste de la journée…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 13 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous profitons de cette journée pour visiter le camp d’extermination de Choeung Ek, situé à 15 km de Phnom Penh. Exploité pendant trois ans par les Khmers rouges, c’est ici qu’étaient amenés les prisonniers de Tuol Sleng pour être liquidés. Aujourd’hui, on dénombre au total 129 charniers dont seulement 80 ont été mis à jour permettant ainsi de retrouver les ossements d’environ 9000 personnes, soit la moitié du nombre de victimes estimé. A l’entrée du site, se dresse un imposant mémorial en forme de stupa abritant des milliers de crânes entassés sur des étagères. Comme la prison S21, ce site impose un silence absolu surtout quand l’on sait les atrocités qui se sont déroulées dans ce lieu tristement célèbre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après cette «&amp;nbsp;visite&amp;nbsp;» quelque peu traumatisante, un tuk-tuk nous ramène au centre ville en direction du Capitol, un restaurant de routard où nous devons rencontrer Régis, notre ami de Paris, afin déguster un bon steak frite à 1$. Une fois le ventre plein, les deux cousins rentre à leur QG se jeter dans les bras de Morphée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 14 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dernière journée au Cambodge. Au programme, un réveil matinal pour investir l’ambassade du Vietnam et y faire la demande de visa. Là bas, surprise&amp;nbsp;! le visa sera délivré dans la journée&amp;nbsp;! Youhou&amp;nbsp;! Nous pourrons donc partir demain et arriver à Saigon en début d’après midi&amp;nbsp;!
C’est avec le sourire que nous allons donc prendre notre collation du matin pour ensuite enchainer sur la gare routière afin de réserver nos billets de bus. Collation de midi puis sieste. Tuk-tuk, ambassade du Vietnam, re-tuk-tuk et retour à l’hôtel pour y préparer nos sacs. Demain, le départ est prévu à 6h, ce sera donc une soirée calme et sans évènement particulier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 15 septembre&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous quittons difficilement ce merveilleux pays en direction d’un autre&amp;nbsp;: le Vietnam où nous attendent depuis deux jours déjà (retard oblige) les enfants de l’académie SCAVI Rocheteau, managée par Henri Attamaniuk. Mais ça, c’est une autre histoire…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La Thaïlande on en redemande ! Par Matthieu et Thomas...</title>
    <link>http://blog.maisvousetesfoot.com/index.php?post/2009/09/25/La-Thailande-on-en-redemande-Par-Matthieu-et-Thomas</link>
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    <pubDate>Fri, 25 Sep 2009 07:07:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Association &quot;MaisVousEtesFoot !&quot;</dc:creator>
        <category>Thailande</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Samedi 01 aout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois les formalités douanières effectuées, nous foulons enfin les terres Thaïlandaises. C’est en compagnie de notre ami «&amp;nbsp;fêtard », Andy, que nous goutons à la fameuse hospitalité de ce peuple fort sympathique. En effet, chargés de nos gros sacs, nous errons sous une chaleur étouffante dans les rues de Rantau Panjang à la recherche de la gare routière quand s’arrête soudainement une jeep. Pris de pitié, le chauffeur nous adresse un large sourire et nous invite à grimper à l’arrière de son pick-up. Evidemment, nous acceptons cette généreuse offre et montons à bord. Une fois arrivés sur place, nous nous rendons compte que c’est à la gare ferroviaire que nous sommes&amp;nbsp;! Nous grimpons donc chacun sur un scooter (avec nos gros sacs) et nous filons vers le terminal de bus.  Dix minutes de trajet plus tard, nous réservons nos places pour le bus de Phuket puis profitons de notre temps libre pour refaire le plein d’énergie en cassant la croute. Une bonne heure s’écoule, nous gagnons enfin nos sièges et prenons nos aises. Au programme&amp;nbsp;: 12 heures de route soit une bonne nuit en perspective.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 02 aout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;5h du matin, le soleil se lève sur les côtes thaïlandaises inondant au passage le bus d’une douce lumière matinale, signe que le moment est arrivé pour les trois amis de se réveiller. Par la fenêtre, nous apercevons un alignement de bâtiments aux devantures crasseuses, pas de doute, nous sommes à Phuket. Le bus arrive enfin en gare. Une fois fraichement débarqués, nous attrapons un taxi qui nous dépose au port. Eh oui, la route n’est pas terminée puisque que nous devons maintenant embarquer sur un ferry pour gagner la fabuleuse île de Koh Phi Phi. Cette dernière est populaire car c’est ici qu’a été tourné le film «&amp;nbsp;la Plage&amp;nbsp;» avec Leonardo Di Caprio. Après un voyage maritime de trois bonnes heures, les magnifiques plages de l’île se dessinent enfin à l’horizon. Malgré les ravages du Tsunami en 2004,  ce petit  bout de terre qui flotte dans l’océan indien regorge de beautés naturelles inestimables intactes: Plages paradisiaques, faune et flore sous marine époustouflantes et un paysage chaotique charmant. Nous consacrons la fin de journée à vagabonder dans les ruelles du village puis achevons notre visite sur le terrain de foot situé au bord de la plage. Le spot est assez exceptionnel. Logé au pied d’un pic rocailleux, le praticable est enveloppé d’un coté par une série de petite cabane en bois qui font guise d’habitations et de l’autre par une mer d’un bleu turquoise qui jalouserait l’artiste français, Yves Klein. C’est l’endroit idéal pour botter la balle, Andy et Thomas s’y collent. Les règles sont simples, à chaque but une équipe sort pour être immédiatement remplacée. Les parties sont complètement décousues, aucunes passes n’aboutissent, les tirs ne sont pas cadrés puis le jeu collectif est inexistant. Pour cause, le terrain est complètement accidenté et par conséquent, tout exploit personnel demande un effort surhumain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande/.KoPhiPhi__31__m.jpg&quot; alt=&quot;KoPhiPhi__31_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;KoPhiPhi__31_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré un slalom difficile entre les multitudes bosses qui tapissent le praticable et le contournement des noix de coco qui jonchent le terrain, Thomas n’inscrira aucun but manquant même une belle occasion. La partie s’achève dès la tombée de la nuit et nous profitons de la proximité de la mer pour nettoyer nos corps suintant dans une eau qui doit avoisiner les 30°C.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La soirée se termine dans une paillotte située sur la plage qui fait office de bar en compagnie d’Andy et d’un groupe de Français fraichement rencontré. Le monde est au RDV et une atmosphère bien tranquille plane au dessus de Ko Phi Phi. Certains feront la fête jusqu’à l’aube et d’autres, comme nous, épongerons notre soif en avalant quelques jus de noix de coco…car c’est bien connu, l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! » ne boit pas d’alcool. Eh oui…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 03 aout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une bonne nuit de sommeil, nous désertons notre hôtel pour gagner l’embarcadère. Rejoints par le groupe de français connu la veille, nous arpentons le ponton à la recherche d’un pécheur susceptible de nous faire visiter les îles situées aux alentours. Après une négociation plutôt âpre, nous embarquons dans une sorte de pirogue armée d’un vieux moteur typique du pays et débutons notre grande traversée vers la fameuse île qui abrite la mythique plage du film «&amp;nbsp;the Beach&amp;nbsp;» (avec Di Caprio et Ledoyen). Une fois à bon port, nous débutons notre visite par la découverte d’une crique splendide enfermée par d’imposants pics rocheux. Seul un maigre couloir maritime permet d’y accéder en bateau. Notre voyage continue en direction d’un autre spot plus réputé, la plage de «&amp;nbsp;la plage ». Notre embarcation navigue tranquillement sur les eaux turquoise et stoppe à quelques dizaines de mètres d’une échelle quelques peu usée. Seul possibilité pour accéder sur l’île car cette dernière est délimitée par de hauts pitons rocailleux qui emprisonne en son cœur un bout de terre habillé d’une végétation luxuriante. Aussi, comme l’exige le capitaine de notre yacht, nous effectuons un magnifique saut périlleux vrillé pour terminer par un saut de l’ange mémorable puis gagnons la côte en exécutant une petite nage papillon. Nous traversons une patinoire constituée de rochers aiguisés comme des lames de rasoirs puis arrivons enfin au pied de cette échelle bouffée par le sel. Après ce parcours digne d’un Ko Lanta, nous pénétrons enfin sur l’île. Munis non d’une machette mais de nos tongs, nous empruntons les sentiers qui parcourent l’île de long en large pour déboucher enfin sur la plage mythique du film «&amp;nbsp;the Beach ». Nous consacrons une bonne heure à la découverte de ce spot naturel hors du commun. Une fois que l’île a dévoilé tous ses secrets, nous rebroussons le chemin, escaladons l’échelle et regagnons notre pirogue de fortune.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande/.KoPhiPhi__168__m.jpg&quot; alt=&quot;KoPhiPhi__168_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;KoPhiPhi__168_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande/.KoPhiPhi__189__m.jpg&quot; alt=&quot;KoPhiPhi__189_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;KoPhiPhi__189_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A notre retour, le capitaine nous invite à grimper en haut d’un rocher haut de 17 mètres puis de plonger. Romain et Andy acceptent le défi. L’ascension vers le point de saut est difficile mais ils parviennent tout de même à y parvenir. Sans réfléchir, les deux aventuriers des eaux s’élancent puis accomplissent un majestueux… saut en bouteille, «&amp;nbsp;Ah, c’est tout&amp;nbsp;» fait remarquer Thomas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Notre périple maritime continue par du snorkling puis par une ballade autour de la forteresse rocailleuse. La promenade touche à sa fin, il est l’heure de rentrer sur notre île. Notre pirogue s’éloigne et bercés par le roulis des vagues, nous admirons au passage un magnifique coucher de soleil qui impose un silence unanime au sein de l’embarcation. Moment de méditation pour certains passagers et de rêverie pour d’autres.
Une fois de retour, chacun rejoint son hôtel pour une bonne douche. La soirée se termine dans le même bar que nous avons fréquenté la veille mais cette fois-ci, l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! » a troqué le jus de noix de coco pour un jus de carotte…folle soirée en perspective.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 04 aout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est l’heure de quitter ce jardin d’éden pour retrouver un autre paradis, l’île de Ko Pha-Nang. Nous sautons dans le ferry en direction de Phuket et prenons place sur la terrasse du bateau situé sur le toit. Après un voyage éprouvant du fait d’une mer plus qu’agitée, nous débarquons sur le continent mouillés de la tête au pied. Nous hélons un taxi et dégotons une chambre à deux pas de la gare. Toujours en compagnie de notre ami Andy «&amp;nbsp;le fêtard », nous partons sillonner les rues de cette ville connue du grand public du fait des ravages provoqués par le tsunami. Voila une heure que nous errons dans les artères de Phuket sans trouver de restaurant capable de rassasier nos appétits d’ogres. A l’extrémité d’une petite rue, nous débouchons sur une grande place, guère séduisante en soi mais celle-ci est occupée par quelques jeunes qui tapotent la balle. Romain s’incruste dans le groupe et aussitôt, un joueur devinant notre penchant pour le foot, part chercher deux petits buts et nous convie à disputer un match. L’offre est tentante mais nous devons décliner l’invitation car la faim tiraille nos estomacs et nous n’avons pas les chaussures adéquates pour jouer. Au même moment, logé derrière le volant de son monospace, un conducteur nous invite à grimper à l’arrière de son véhicule pour nous déposer dans un restaurant et tout ça sans contrepartie financière&amp;nbsp;! Sans trop se poser de questions et sans savoir comment il a eu connaissance de la cause de notre vagabondage (la quête d’un endroit où se sustenter), nous ouvrons la portière puis grimpons à l’intérieur du véhicule.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Celui-ci nous fait découvrir la ville puis nous arrête en face de la devanture d’un restaurant très bon marché. Nous prenons place en terrasse et commandons quatre bières, une pour nous puis une autre pour notre hôte. Evidemment, le restaurant appartient à la famille du charmant monsieur mais le rapport qualité/ prix des plats est vraiment intéressant. Nous passons une agréable soirée en sa compagnie et une fois le festin achevé, notre nouvel ami se propose de nous ramener à notre hôtel gratuitement. Ce n’est pas en France qu’on verrait ça&amp;nbsp;!
Le ventre plein, nous gravissons les trois étages de la maison puis nous nous écroulons comme de vieux steaks dans nos lits.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 05 aout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Levés tôt car nous devons nous rendre sur l’île de Ko Pha-Nang ce soir et pour cause, demain se déroule la fameuse «&amp;nbsp;»Full Moon Party» ». Nous attrapons un bus, enchainons par deux heures de ferry pour finalement arriver à destination vers 16h. Nous poursuivons notre périple en traversant une partie de l’île en taxi ou nous rencontrons Sophie et Louise (miss pom-pom), deux françaises qui vadrouillent en Asie depuis quelques mois. Le véhicule nous dépose devant notre hôtel puis et nous saluons nos deux nouvelles copines. La propriétaire des lieux nous propose une chambre à un prix défiant toute concurrence, pas loin de 90 baht pour trois. Nous parcourons environ 5 mètres puis la propriétaire s’arrête devant une vieille bâtisse croulante nichée entre la route, un grillage branlant et une espèce de rivière qui dégage une odeur nauséabonde. En guise de lits, un empilement de tapis de sol probablement infestés de puces et de cafards. Nous déclinons l’offre poliment et partons visiter l’hôtel d’à coté. Grande surprise, celui-ci propose des bungalows luxueux pour trois personnes, plantés sur la plage et pour un prix plus que raisonnable (environ 4€/personne). Pour être franc, nous n’avons jamais trouvé mieux depuis notre départ. A l’intérieur, frigo, clim, une grande salle de bain, une immense terrasse et des fenêtres énormes offrant une vue imprenable sur la mer turquoise. Trois marches nous séparent de la plage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande/.KoPhiPhi__147__m.jpg&quot; alt=&quot;KoPhiPhi__147_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;KoPhiPhi__147_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A quelques bungalows du notre, se trouvent trois charmantes Françaises qui répondent aux doux noms de Marie, Aurélia et Soukeyna et avec qui nous sympathisons très rapidement. En face, nous rencontrons Jérôme, un autre français accompagné de sa copine Puki, une Thaïlandaise. Vous l’aurez compris, les habitants de ce charmant hôtel sont à 90% french.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur la plage de sable blanc en face de notre habitation, se dresse une large table entourée de longs bancs, qui devient vite le point de ralliement pour l’apéro. Aussi, après un coucher de soleil appréciable, nous partageons la soirée en compagnie de nos nouveaux amis, rejoints plus tard par Louise et Sophie pour déguster quelques bouteilles de bières sous une pleine lune magnifique et bercés par le doux bruit des vagues. La soirée s’achève tard dans la nuit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 06 aout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée repos pour la troupe française car tous préfèrent réserver leurs forces pour la «&amp;nbsp;»Full Moon Party»&amp;nbsp;» qui doit se dérouler ce soir. Au menu de la journée, baignade, bronzette et repos. L’après midi touche a sa fin, le soleil commence à se tapir derrière la ligne d’horizon,  tel un navire sombrant dans les profondeurs océaniques. A sa place, se dresse fièrement dans le ciel orangé, la lune tant attendue par les fêtards et qui plus tard dans la nuit, deviendra parfaitement ronde. A partir de ce moment, la «Full Moon Party» pourra commencer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande/.Full_Moon__2__m.jpg&quot; alt=&quot;Full_Moon__2_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Full_Moon__2_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rejoints par Sophie et Pompom, la délégation française se masse hâtivement vers la table située sur la plage. La préchauffe débute en consommant quelques bières puis en papotant sur divers sujets. Trois bonnes heures s’écoulent et il est temps de décamper de l’hôtel à destination de la plage où se déroule la «Full Moon Party». Une fois sur les lieux, le spectacle est stupéfiant. Sur le sable, ont été érigés de larges podiums recouverts de danseuses balançant leurs corps dévêtus (petit excès de Toutoune qui s’enflamme, les gens étaient en maillot de bain, soyons sérieux tout de même) au rythme de la musique. Plus bas sur la plage, la surface sableuse est entièrement masquée par de jeunes couples fraichement conçus ou par quelques ivrognes bourrés avant l’heure. Bref, le mètre carré disponible est une denrée rare sur la plage de Hat Rin. Regroupés près d’un podium, nous accordons la plupart de notre temps à rire aux blagues hilarantes d’Andy et à danser sur la musique techno que crachent une multitude d’enceintes gargantuesques. Bref, la soirée s’achève à l’aube pour la majorité d’entre nous. L’avis est unanime au sein de l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! », cette «&amp;nbsp;petite fête&amp;nbsp;» est l’une des meilleurs de notre vie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 07 aout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Evidemment, tout être normalement constitué doit, après une telle soirée, se reposer… et bien sur, nous en faisons partie. Aussi, nous consacrons l’après midi à dormir. Notre journée commence vers 18h, les français se réunissent au point de ralliement habituel, à savoir la table ronde, située en face de notre bungalow. Cette fois ci, pas de folie. Après avoir évoqué les souvenirs de la veille, chacun part se réfugier dans les bras de Morphée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 08 aout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée repos mais nous tentons tout de même de taper la balle en nous rendant dans un restaurant. Le serveur, étant un footeux, doit probablement être informé sur l’actualité footballistique de l’île. Malheureusement, ce jeune cuistot nous annonce qu’aucune partie n’est programmée et que le terrain de foot le plus proche se situe à plusieurs kilomètres d’ici. Bref, nous abandonnons l’idée de jouer et retournons à l’hôtel retrouver nos amis francophones. Après un diner copieux composé de riz et de noix de cajou, nous enchainons en nous rendant dans un bar fourré dans les rochers. Ici, nous dansons les pieds dans l’eau…la classe&amp;nbsp;! Nous rentrons une nouvelle fois… à l’aube.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 09 aout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est l’heure de quitter ce havre de paix et d’abandonner nos compagnons français car nous devons nous diriger vers Bambung, à l’académie JMG de Thaïlande…et la route est longue. Andy nous escorte jusqu'à Bangkok. 12 heures de route sont nécessaires pour atteindre la capital du pays et encore une fois, nous passons la nuit dans le bus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 10 aout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La tête enfarinée, nous arrivons à bon port vers 9h du matin. Nous faisons nos adieux à notre compagnon de route, Andy, avec qui nous avons partagé deux semaines de voyage inoubliables, puis nous embarquons dans un autre bus en direction de Chonburi. Une fois arrivés, nous grimpons encore dans un autre véhicule qui nous mène vers le bled de Bambung. Ici, nous sommes dans un village aussi perdu que le bourg Tremblay les Gonesses situé dans le département de la Seine saint Denis. Une fois débarqués du bus, nous examinons les rues du bourg en quête d’une cabine téléphonique pour signaler notre présence à Eric Decroix, le directeur technique de JMG Thaïlande. Une fois en ligne, cet ancien footballeur nous informe qu’il nous envoi une jeep...eh oui, l’académie est logée au cœur des rizières, à quelques kilomètres de Bambung et il est donc impossible de s’y rendre à pied. La voiture pointe le bout de son nez et nous faisons la rencontre de Soumet, le coach adjoint d’Eric qui nous conduit au centre. Là bas, Eric nous accueille avec un grand sourire puis débute une longue discussion entre nous et cet ancien joueur du FC Nantes. Nous faisons aussi la connaissance d’Adrien, un Français de 23 ans, venu faire un stage sportif chez JMG.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande/.JMG_Thailande__364__m.jpg&quot; alt=&quot;JMG_Thailande__364_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;JMG_Thailande__364_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande/.JMG_Thailande__166__m.jpg&quot; alt=&quot;JMG_Thailande__166_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;JMG_Thailande__166_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La journée continue par la visite furtive des lieux puis par la présentation de l’ensemble des académiciens soit deux promotions (13-14 puis 15-16 ans). Petite particularité ici, la moitié des enfants proviennent de Cote d’Ivoire. Pour cause, l’académie d’Abidjan a du fermer ses portes pour de multiples raisons que nous ne détaillerons pas et par conséquent, les joueurs on été transférés ici...mélange amusant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous enchainons la journée en contemplant l’entrainement sous les conseils avisés du coach Eric. Une fois terminé, les jeunes footballeurs se jettent sous la douche puis partent casser la croute. Nous partageons notre diner avec Adrien ainsi qu’avec quelques académiciens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 11 aout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée type avec les académiciens. Le matin, entrainement puis école. L’après midi, sieste puis entrainement pendant lequel Romain fera équipe avec Eric et Adrien pour se mesurer aux académiciens lors d’un tournoi à 4 contre 4. Pour les enfants, le diner est suivi d’une heure de cours avec un professeur particulier. Ensuite, après un tel planning, c ‘est dodo pour tout le monde avec extinction des feux à 21h. Evidemment, nous ne sommes pas soumis aux mêmes lois que ces jeunes athlètes aussi nous profitons de notre fin de soirée pour travailler ou bavarder avec Adrien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande/.JMG_Thailande__30__m.jpg&quot; alt=&quot;JMG_Thailande__30_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;JMG_Thailande__30_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 12 aout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée très importante pour la première promotion puisqu’ils sont invités à disputer un match avec le club universitaire de Kasem Bundit situé près de Bangkok. Le match va être extrêmement serré puisque lors de la dernière rencontre, les académiciens ont réalisés un match nul 4-4. L’arbitre siffle le début match. Au vu des premières minutes, difficile de deviner qui sera le vainqueur, les deux équipes jouent bigrement bien. Au fur et à mesure que l’aiguille de l’horloge tourne, les joueurs JMG faiblissent et commettent des maladresses récurrentes inimaginables venant d’eux. Ces erreurs vont leurs couter cher puisque le club de deuxième division inscrit deux buts lors de la première mi-temps.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le deuxième acte ne sera pas plus glorieux. Malgré les conseils judicieux d’Eric, la dream-team JMG encaissera trois autres buts. Au sifflet final, le panneau d’affichage annonce une sévère défaite des académiciens de 5-0. L’ambiance d’après match est plutôt morose mais les sourires reviendrons vite une fois arrivés au centre… eh oui, pourquoi une telle défaite&amp;nbsp;? A coach Eric de trouver les causes et de les expliquer aux adolescents&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 13 aout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée type avec les académiciens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 14 aout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette fois-ci, c’est au tour de la deuxième promotion de disputer leur match. Au programme, les 13-14 ans de JMG contre une des meilleures équipes de Rayong. Blottis à l’arrière d’une jeep en compagnie de quatre académiciens, nous parcourons une bonne centaine de kilomètres avant d’atteindre la destination finale, à savoir le terrain de foot. Fait surprenant car le match a lieu dans une école fréquentée par une infinité de gamins portant tous le même uniforme. On se croirait pour un peu, au milieu d’un établissement situé au cœur de la Chine populaire, impossible de chiffrer le nombre d’écolier, un million serait une litote !!! Le bus, suivi de la jeep, pénètrent dans l’enceinte scolaire puis stoppent à proximité du terrain. Autant dire que notre arrivée n’est pas très discrète. Thomas, caméra à la main, film ce moment comique. Eh oui, imaginez une infinité de paire d’yeux vous scrutant d’un air curieux et amusé. Déstabilisant, non&amp;nbsp;? Bref, les footballeurs en herbe «&amp;nbsp;made in JMG&amp;nbsp;» se préparent paisiblement tandis que l’autre équipe pointe le bout de ses crampons. Et la, badaboum…surprise&amp;nbsp;! À première vu, l’âge moyen des joueurs doit côtoyer les 17 ans, leur taille et leur corpulence ne trompent ni un pro comme Eric…ni nos yeux attentifs. Et la balance le prouvera. Certains des joueurs possèdent un poids supérieur à 55 kilos alors que celui des académiciens oscille entre 35 et 45. «&amp;nbsp;Arf, la victoire risque d’être difficile, il ne va pas falloir jouer physique avec eux…» se dit Thomas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande/.JMG_Thailande__143__m.jpg&quot; alt=&quot;JMG_Thailande__143_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;JMG_Thailande__143_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande/.JMG_Thailande__227__m.jpg&quot; alt=&quot;JMG_Thailande__227_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;JMG_Thailande__227_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant, deux mi-temps de 45 minutes plus tard, le score est clair&amp;nbsp;: 7-0 en faveur de JMG. Magnifique match et victoire largement méritée. Le bus repart vers le centre mais contrairement à la première promotion, l’ambiance à l’intérieur du véhicule est joviale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour nous, c’est la dernière soirée à l’académie. Eric nous invite ainsi qu’Adrien à diner dans un restaurant planté au cœur d’une ville bien spéciale&amp;nbsp;: Pattaya, située à une heure de route de Bambung. Nous dégustons de bons plats typiquement thaïlandais puis continuons la soirée à taper un billard. C’est aussi ici que nous apprenons le «&amp;nbsp;geuh geuuuuh&amp;nbsp;» qu’utilisent abondamment les locaux. Aujourd’hui encore, nous en cherchons la signification exacte. Nous rentrons au centre vers 2h.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande/.JMG_Thailande__69__m.jpg&quot; alt=&quot;JMG_Thailande__69_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;JMG_Thailande__69_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 15 aout 2009 ( Rédaction par Matthieu)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Soumet dépose les cousins à l’aéroport de Bangkok Suvarnabhumi. Tous se reverront le lendemain pour un futsal mais il est temps pour le moment de se diriger vers le terminal des arrivées. Le périple n’est pas fini, mais c’est l’ami Thieu qui vient se joindre à la joyeuse troupe pour deux semaines. Yahou&amp;nbsp;! On se cherche, on s’aperçoit et fatalement…. On se fait des bisous  (rappelez-vous qu’on aime bien ça nous les bisous)&amp;nbsp;! Après de brèves discussions du style «&amp;nbsp;t’es gras Thieu, tu vas en chier sur le terrain », direction le centre de la ville et le quartier des backpackers de Khao San Road, au centre de Bangkok, afin de trouver un hôtel pas cher. Brèves négos, on cherche dans les petites rues et on trouve une chambre avec 3 matelas pour 600 baths la nuit&amp;nbsp;: 12€. Un déjeuner frugal plus tard, l’ami Thieu part se reposer et les cousins filent sur le net donner des nouvelles et travailler. Dîner en ville et petite veillée à la terrasse de l’hôtel, l’ami a en effet ramené des produits typiques de la mère patrie pour le plus grand plaisir des deux compères qui retrouvent le sourire en voyant saucisson et pastis sortir du sac à dos… La veillée ne durera pas bien longtemps, demain le programme est chargé avec un futsal et un match de Thaï league à la périphérie de Bangkok.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 16 aout 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Réveil matinal dans la moiteur thaïlandaise et départ vers un petit resto qui deviendra très vite notre cantine à Bangkok. Thieu cherche ses tartines confitures alors que Thomas prend le premier de ses 3 plats de riz quotidiens… Le repas avalé, nous devons nous rendre dans un endroit imprononçable afin de retrouver Soumet et taper le cuir au cours d’un futsal. Nous aidant de la serveuse nous parvenons à négocier un taxi-meter (comprenez un taxi classique qui évite de se prendre la pollution mais avec la clim à -20°C)  et nous diriger vers notre point de rendez-vous. Evidemment, personne. Pas de Soumet et personne ne parle anglais. Nous dérivons donc à la recherche de l’endroit tant espéré, suivant un coup une pseudo équipe de jeunes puis guidé par Soumet au téléphone (enfin). Malheureusement&amp;nbsp;: retour au point de départ. Après moult allers-retours nous entendons un Klaxon de l’autre côté de la route. Soumet nous y attend. Toutoune et Thieu sautent derrière le pick-up et Roroo part faire la causette d’avant match sur le siège passager. 10 minutes plus tard nous voilà arrivé dans un cadre pour le moins original. Nous sommes en effet sous un pont du périphérique de Bangkok&amp;nbsp;! Terrains bitumés, les appuis vont faire mal&amp;nbsp;! Soumet nous présente brièvement tous les gamins qui tapotent la balle. Certains d’entre eux sont des anciens élèves de Soumet (celui-ci faisait du bénévolat avec les jeunes Thaï issus des quartiers pauvres) et le coach assistant est apparemment très apprécié.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande/.Bangkok_Futsal__8__m.jpg&quot; alt=&quot;Bangkok_Futsal__8_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Bangkok_Futsal__8_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Thomas passe derrière la caméra tandis que les deux autres compères se décident à  jouer. La règle est simple, 5 vs 5. La première équipe qui prend un pion sort du terrain. 15 minutes plus tard, résultat d’un échauffement écourté (voire inexistant), de la chaleur ambiante (et sans doute du pastis de la veille), les adducteurs de Thieu chauffent un peu trop et celui-ci décide de s’arrêter las, sous les rires gras de Romain «&amp;nbsp;ben ouais mec c’est ça le tour du monde mec ». Au final pour ce dernier, en restant sur le terrain, le constat ne sera pas non plus très flatteur&amp;nbsp;: 3 crochets essuyés en 45 minutes (dont 2 par le même joueur), 1 petit pont, et là c’est Thieu qui se gausse. Mais ce fut aussi une matinée à créditer d’une madjer. Là c’est Thomas qui ricanera car comme lors de tous les autres goals de Rominho, celui-ci ne sera pas filmé… Au final le physique du président et son pressing incessant permettront à son équipe de rester 30 minutes successives sur le pitch. Après deux heures et demie sous une grosse chaleur, la bande de frenchies est invitée chez Soumet pour y prendre une douche avant de partir pour le match de Muangthong United aka. Man Utd (si, si). Cette équipe peut occuper ce soir la tête de la première division de la Thaï League en cas de victoire. Quant on sait qu’elle a gagné le championnat de deuxième division l’année passée, on se dit que cette progression ferait rêver nos clubs de Ligue 1 comme Boulogne Sur Mer, Lens ou Montpellier. Résultat de la soirée&amp;nbsp;: 3-1 pour les locaux&amp;nbsp;: bonne journée tout ça. Retour à l’hôtel en taxi puis veillée pour Matthieu qui, à l’inverse de la veille, ne parvient pas à dormir. Les cousins se couchent eux, le corps bien fourbu par cette bonne journée (en tous cas pour Romain, pas pour Bibi qui lui passe sa soirée à décider où aller ensuite).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande/.MuangThongUnited__40__m.jpg&quot; alt=&quot;MuangThongUnited__40_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;MuangThongUnited__40_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande/.MuangThongUnited__73__m.jpg&quot; alt=&quot;MuangThongUnited__73_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;MuangThongUnited__73_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 17 aout 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée touristique au programme pour les 3 compères avec au menu la visite du Grand Palais et du «&amp;nbsp;Big Buddha ». La journée débute sous une chaleur accablante qui, mélangée à un degré extrême de pollution et à une effervescence inhabituelle dans les rues de la capitale, rend la marche matinale éreintante. En plus aujourd’hui c’est le «&amp;nbsp;Truth today ». Des milliers de thaïlandais arborent en effet les mêmes tee-shirts rouges et sont tous regroupés aux alentours du grand palais pour célébrer ce jour de prière autour du plus sacro-saint des endroits de la capitale du pays. Après une longue errance et de nombreux détours (sécurité oblige et sens d’orientation pourri du président) nous parvenons à nous introduire dans le cœur de la religion thaï. Affublés de pantalons aux couleurs criardes (interdit de rentrer en short...), nous entamons la visite de cet édifice ceinturé par un mur long de plus de 2 kilomètres construit en 1782 et d’une surface de 21800m²&amp;nbsp;! Autant dire qu’il y a nombres de choses devant lesquelles se pavaner. Le palais regroupe en effet différents édifices tant religieux, comme la Chapelle Royale ou le Buddha d’émeraude, que des bureaux gouvernementaux et des résidences royales. Au sein du palais se mêlent galeries à la gloire des rois passés, retraçant l’histoire des différentes dynasties ainsi que celle du peuple thaïlandais. On comprend mieux pourquoi il y a tant de monde dans les rues aujourd’hui. La royauté et le peuple thaï sont étroitement liés depuis des siècles. Voilà pourquoi il y a tant de portraits de la reine Mom Rachawong Sirikit Kitiyakorn, épouse du roi Bhumibol Adulyadj (aussi appelé Rama IX), qui fait l’objet d’un véritable culte dans le pays depuis son union avec le roi en 1950. A Bangkok comme ailleurs, interdiction de faire l’occidental et marcher sur un billet (frappé à l’effigie du monarque évidemment) si celui-ci s’envole, sous peine de provoquer le courroux des locaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande/.Bangkok_Futsal_079_m.jpg&quot; alt=&quot;Bangkok_Futsal_079.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Bangkok_Futsal_079.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande/.Bangkok_Futsal_116_m.jpg&quot; alt=&quot;Bangkok_Futsal_116.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Bangkok_Futsal_116.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous voilà donc déambulant dans le palais, successivement devant le buddha d’émeraude qui se situe au sein du temple de Wat Phra Kaew. Cette petite statuette taillée dans la pierre et qui fit son apparition en 1434 représente la fierté de tout un peuple et fut l’objet de nombreux conflits entre la Thaïlande et ses voisins. Il s’agit ni plus ni moins du cœur de la religion du pays, ce qui arrachera une réflexion de Romain digne d’un vrai étudiant en histoire de l’Art «&amp;nbsp;c’est une arnaque ce buddha. En plus c’est un nain et on voit que dalle »… La classe… Nous passons ensuite à la terrasse supérieure où se côtoient différents palais. Une fois le grand palais terminé, direction le temple de Wat Pho où se trouve le «&amp;nbsp;Big Buddha ». Plus grand et plus large temple de Bangkok, il abrite la statue orée de Siddhartha Gautama, haute de 15 mètres et large de 46&amp;nbsp;; le tout dans une structure étonnement étroite. Cet aspect n’échappera pas à Matthieu qui, pour justifier cette petitesse ainsi que le manque de fenêtres clôturera la visite par une réflexion digne d’un marcassin joyeux en goguette&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Normal que les fenêtres soient si étroites et peu nombreuses, c’est pour qu’on le vole pas l’Buddha…&amp;nbsp;» Re-la classe&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande/.Bangkok_Futsal_192_m.jpg&quot; alt=&quot;Bangkok_Futsal_192.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Bangkok_Futsal_192.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Retour à l’hôtel en tuk-tuk dans la pollution et les gaz d’échappements puis couchés vers 22 heures en prévision du lendemain et du réveil qui est prévu pour 7 heures. Direction l’île de Ko Chang au Sud-est du pays, non loin du Cambodge, destination suivante.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 18 août 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Départ de l’hôtel à 9 heures. Au programme, 5 heures de bus, puis ferry et taxi. Ouaiiiis&amp;nbsp;! La journée se passe sans accro jusqu’à l’arrivée sur l’île. Là et las, il fait nuit noire et il ne reste plus qu’une voiture pour nous emmener. Pas fou, le conducteur demande 4 fois plus que le prix normal pour nous emmener&amp;nbsp;! En même temps il n’y a plus que nous sur le quai… Autant dire que les nerfs du président sont mis à rude épreuve tandis que Matthieu et Thomas tentent une sortie désespérée avec les quelques locaux alentours&amp;nbsp;; malheureusement sans succès… Au final notre ami le conducteur accepte notre dernière offre assez proche du prix habituel. Résultat&amp;nbsp;: 45 minutes de perdues et un Romain qui râle. Moment délectable pour Thieu qui n’avait pas vu ça depuis bien longtemps (et qui en ricane toujours d’ailleurs)… Après une demi-heure de route à l’arrière d’un tuk tu grand format nous arrivons à notre hôtel. Celui-ci nous a été recommandé par la jeune fille de l’agence se situant sur la côte. Pas de déception. Cadre idyllique pour les 3 amis qui pourront passer les jours à venir sur la terrasse du bungalow à seulement 5 mètres de la plage… Petite veillée et dodo avant le levé matinal de Thomas vers 14h, qui réalise, ne lui en déplaise, que «&amp;nbsp;l’eau est quand même bien bleue ». Ben ça couillon&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande/.Koh_Chang__62__m.jpg&quot; alt=&quot;Koh_Chang__62_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Koh_Chang__62_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 19 août 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le programme est simple pour les jours à Ko Chang, travail et travail. Y’a du boulot et on est à la bourre&amp;nbsp;! Romain s’attaque à la Newsletter tandis que Toutoune reprend le journal de bord&amp;nbsp;; bien décidé à rattraper son retard&amp;nbsp;! Thieu quant à lui tâchera de rédiger une chronique et la partie du journal de bord sous le regard d’El Presidente «&amp;nbsp;qui va pas &lt;a href=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/index.php?post/2009/09/25/le&quot; title=&quot;le&quot;&gt;le&lt;/a&gt; laisser mettre ça en ligne tout seul gamin, t’es ouf&amp;nbsp;! » L’après midi, Thomas enchaîne sur une interview téléphonique avec un journaliste rencontré à Singapour et qui s’intéresse au projet, ainsi qu’un autre entretien pour RTL. Etant stressé, rien de tel qu’un petit bain (pas plus d’une heure dans l’eau à chercher les courants froids) avant d’attaquer son speech. Journée studieuse et détendue au final qui se terminera par une soirée sur la terrasse à papoter. Ben Fieu ça faisait un an que c’était pas arrivé. Bon&amp;nbsp;; on gardera les sujets de discussions pour nos petits enfants sous peine de voir El Presidente utiliser la censure si on devait en faire récit maintenant…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Thailande/.Koh_Chang__47__m.jpg&quot; alt=&quot;Koh_Chang__47_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Koh_Chang__47_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 20 août 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Travail, baignade, travail, baignade puis discussions dont l’on gardera les sujets pour nos petits enfants…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 21 août 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Travail, baignade, travail, baignade puis discussions dont l’on gardera les sujets pour nos petits enfants… Demain les compères partiront tôt. Destination&amp;nbsp;: Cambodge…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.maisvousetesfoot.com/index.php?post/2009/09/25/La-Thailande-on-en-redemande-Par-Matthieu-et-Thomas#comment-form</comments>
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    <title>Les chroniques...</title>
    <link>http://blog.maisvousetesfoot.com/index.php?post/2009/09/17/Les-chroniques</link>
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    <pubDate>Thu, 17 Sep 2009 12:43:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Association &quot;MaisVousEtesFoot !&quot;</dc:creator>
        <category>Liens chroniques</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Parce qu'il semblerait que peu de gens aient compris que nous publions aussi (et surtout) des chroniques sur le football local, nous avons décidé à la suite d'une assemblée générale de la plus haute importance, que l'association &quot;MaisVousEtesFoot!&quot; publierait un lien direct depuis le blog (!!!) vers la chronique fraichement publiée. Bizarre, vous avez dit bizarre&amp;nbsp;? Un peu oui...
On commence donc avec le Costa Rica  et la chronique Buffalo Soldier&amp;nbsp;!
http://www.maisvousetesfoot.com/chronique.php?id=37&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La Malaisie, c'est  la belle vie ! Par Thomas</title>
    <link>http://blog.maisvousetesfoot.com/index.php?post/2009/09/10/La-Malaisiec-est-ca-l-Asie-qu-on-aimePar-Thomas</link>
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    <pubDate>Thu, 10 Sep 2009 10:26:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Association &quot;MaisVousEtesFoot !&quot;</dc:creator>
        <category>Malaisie</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Vendredi 17 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous débarquons à l’aéroport en début d’après midi puis attrapons un bus dans les secondes qui suivent pour nous amener jusqu'à la gare routière de Kula Lumpur, soit la capitale de la Malaisie pour les incultes… Une heure est nécessaire pour s’y rendre. Arrivés sur place, nous empruntons le monorail et parcourons une petite portion de la ville. Nous profitons de ce moment pour admirer le paysage urbain très riche. Au fur et à mesure des mètres avalés, nous apercevons progressivement les contours des Petronas, les tours jumelles les plus hautes au monde ainsi que la Menara KL, une tour si haute qu’elle semble embrasser les nuages.
Ville de démesure&amp;nbsp;? Comparativement à Singapour, elle ne l’est pas. Ici, derrière chaque immeuble aux façades recouvertes d’une fine couche de pollution peut se cacher un édifice culturel ou religieux riche en histoire, ce qui apporte à cette capitale d’Asie un charme indéniable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois descendus du monorail, nous partons, avec l’aide de nos gros mollets musclés, à la recherche d’un hôtel bon marché. La tache est ardue puisque la majorité d’entre eux sont complets et pour cause, se déroule demain un match de foot très attendu&amp;nbsp;: Manchester United VS Une sélection Malaisienne. Le premier match des Diables rouges de leur tournée asiatique.
Malgré cet heureux évènement footballistique, nous dégotons une chambre située à Golden Triangle, soit au cœur de KL.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 18 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée importante dans le calendrier footballistique de la Malaisie puisque les meilleurs joueurs du pays vont affronter leurs idoles, les finalistes de la Champions League&amp;nbsp;: Manchester United.
Selon les informations, le stade est complet, impossible alors d’obtenir des tickets. Mais, l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! » ne baisse jamais les bras et décide d’utiliser ses contacts. Ainsi, via une journaliste de Singapour, nous recevons les coordonnées de Zaid, le chef de presse de la fédération Malaisienne. Nous lui téléphonons et il nous invite à venir au stade vers 16h, soit une heure avant le coup d’envoi. Ensuite, il fera le nécessaire pour nous obtenir deux places. Et voila… les tickets en or en poche, nous en profitons pour téléphoner à Tahar, un jeune français en V.I.E, amoureux de foot qui nous a contactés suite à un mail que nous avions envoyé à l’ambassade de France. Ce dernier souhaite nous aider dans notre projet.
Une fois en ligne, Tahar nous invite à taper le cuir cet après midi avec un club de quartier mais malheureusement, nous déclinons son offre car nous serons probablement, comme 50 000 supporters, en train d’admirer le jeu incroyable des Diables rouges.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous partons de l’hôtel en direction du stade. Pour commencer, nous empruntons le monorail. Celui-ci est bondé de supporters, vêtus pour la plupart du mythique maillot rouge. Ensuite, reste le plus dur, le train. Dans le hall de la gare, s’agglutinent un nombre incroyable de passionnés de foot, évidement, tous attendent un ticket pour grimper dans le tram. Après une vingtaine de minutes de patience, nous avons enfin notre billet et prenons la direction des quais. A notre grande surprise, nous apercevons une véritable marée humaine rouge, tous attendent le train. On se faufile entres les supporters, les gardiens et les balayeurs puis trouvons un mètre carré de libre. Au même moment, le train pointe le bout de son nez, s’arrête puis les portes s’ouvrent. En quelques secondes, les quais se vident aussi vite qu’une bouteille de whisky pleine laissée entre les mains de Romain et du coté du tram, il peine à rouler tellement il est bondé. Compressés entre la vitre et les aisselles des supporters fous de foot, nous voila confrontés à la machine MU.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Malaisie/.Kuala_Lumpur_083_m.jpg&quot; alt=&quot;Kuala_Lumpur_083.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Kuala_Lumpur_083.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois le train arrivé en gare, la marée rouge se déverse de nouveau sur les quais pour, comme une armée de zombis, prendre d’assaut la forteresse sportive. Parmi eux, deux irréductibles français contournent le stade afin de se diriger vers l’entrée réservée à la presse. Evidemment, nous sommes bloqués très rapidement par les vigiles puisque nous ne détenons pas de ticket. Une fois encore, nous sortons notre téléphone puis, aussi rapidement que Lucky Luke dégaine son flingue, composons le numéro de Zaid, le chef de presse de la fédération. Malheureusement, celui-ci semble avoir du mal à trouver une minute pour venir à notre secours. Nous réessayons encore et encore mais en vain…le match est sur le point de commencer et nous sommes toujours devant ce grand portail d’acier infranchissable. Nous perdons tout espoir jusqu'à ce que Zaid se présente devant nous un peu comme Zorro surgissant de l’ombre. Le chef de presse nous fait entrer et nous place dans la tribune presse…eh oui, c’est ca d’être des journalistes réputés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Assis confortablement sur nos sièges de reporters sportifs sans frontières, nous assistons à l’entrée des joueurs sur le terrain. Les stars de MU défilent une par une et sont accueillis comme des gladiateurs rentrant dans l’arène pour affronter une meute de lions. Une fois le tonnerre d’applaudissements terminé, l’arbitre siffle le coup d’envoi. Le stade se transforme en une vraie discothèque géante où la piste de danse est le terrain. Balle au pied, les invités au maillot rouge exécutent de véritables danses footballistiques au point de désagréger la défense Malaisienne et de faire vibrer les filets une première fois. L’équipe adverse riposte et égalise la mi-temps suivante. Finalement, après 90 minutes d’un spectacle agréable, la partie se termine sur le score serré de 3-2 en faveur des Diables Rouges.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Malaisie/.Kuala_Lumpur_110_m.jpg&quot; alt=&quot;Kuala_Lumpur_110.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Kuala_Lumpur_110.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois le match terminé, les journalistes en herbe que nous sommes partons recueillir les impressions d’après match auprès des spectateurs. Parmi eux, on rencontre Bala, un Malaysien qui s’occupe de gérer un club de foot et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit de l’équipe de la fameuse banque CIMB.
Nous bavardons ensemble puis Bala nous invite à le contacter dès que nous pouvons afin d’assister à un entrainement. Une fois les coordonnées dans le téléphone, nous grimpons dans le métro puis rentrons vaillamment chez nous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La soirée continue dans un bar à coté de notre hôtel en compagnie de Tahar accompagné de ses amis. Parmi eux, nous rencontrons et sympathisons avec Olivier, un jeune Français qui comme Tahar à décidé de quitter la France pour faire un V.I.E. Passionnés de foot, les deux expatriés nous invitent à taper la balle demain soir. Invitation acceptée.
En fin de soirée, Tahar, que nous connaissons depuis que quelques heures nous proposent de loger chez lui durant notre séjour à KL. Evidement, l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! » ne dit jamais non à des offres aussi alléchantes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 19 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous quittons notre hôtel de lilliputien en direction de chez Tahar. Une fois arrivés sur les lieux, notre ami expatrié nous fait la visite guidée de son lieu de vie. Pour commencer, un petit détour au pied de l’immeuble où se cache une énorme piscine à débordement dont la taille rendrait jalouse notre chère nageuse Manaudou. Ensuite, après avoir longés le cour de tennis, nous pénétrons dans le bâtiment, attrapons l’ascenseur jusqu'au 27ème étage et déambulons le long d’un grand couloir lumineux. Derrière une porte, se cache un appartement abritant trois chambres, deux salles de bains et une vue imprenable sur KL dont les Petronas. Tahar nous regarde et dit «&amp;nbsp;voila, mon appart les gars, faite comme chez vous »… bouche bée et peu habitués à un tel luxe (une chambre chacun) nous versons une petite larme.
Mais le plaisir ne s’arrête pas la puisque Tahar dispose d’un rétroprojecteur et d’une PS2 avec…oui devinez…PES (jeu de football mythique). Le programme de la journée est fixé…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Malaisie/.Kuala_Lumpur_230_m.jpg&quot; alt=&quot;Kuala_Lumpur_230.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Kuala_Lumpur_230.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 20 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après un tennis et une baignade dans la piscine olympique de Tahar, nous chaussons nos crampons puisque nous allons taper le cuir&amp;nbsp;! Nous partons en compagnie de Tahar, d’Olivier et de Michael, un allemand, vers un terrain de futsal situé à l’autre bout de la ville. Arrivés sur place, nous trouvons assez rapidement une équipe à défier et pas n’importe laquelle puisque cette dernière est arrivée deuxième du dernier championnat national de futsal. Ah ouais, ca va être physique et compliqué.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’arbitre siffle le coup d’envoi, la partie commence par de beaux gestes techniques de la part des deux équipes mais la vitesse du jeu des frenchies est nettement plus rapide que celle des Malaisiens. Leur formation en 2-1-1 fait des merveilles. Romain, positionné en attaque, presse sans relâche les joueurs adverses, provoquant ainsi des fautes techniques qui permettent à Olivier et Michael de jaillir dans les pieds de leurs adversaires afin de les crucifier quelques touches de balle plus tard. Tahar s’occupe lui, en patron de la défense, de contenir les attaques adverses et se permet à l’occasion des percées décisives. Bref, les buts défilent en faveur de l’équipe Européenne. A la mi-temps, le compteur affiche un 7-3 pour les toubabs, soit un écart de but plus que confortable.
Le match reprend mais le jeu rapide des expatriés déstabilise toujours autant la stratégie de l’équipe adverse. Aussi, la différence de but se creuse et devient même, au coup de sifflet final un gouffre. Au panneau d’affichage, le score de 12-5 est affiché. Soit une victoire éclatante des gringos.
Après le match, nous patientons une bonne heure puis procédons à l’interview du propriétaire du futsal et aussi coach de l’équipe déchue. Ce dernier dispose d’une bonne connaissance footballistique de son pays.
Arrivés chez Tahar, nous connectons la caméra au rétroprojecteur et «&amp;nbsp;refaisons le match&amp;nbsp;» de ce soir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 21 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, nous partons en compagnie de Tahar suivre l’entraînement de l’équipe de CIMB Bank. Un van de la société vient nous chercher puis nous partons à l’extérieur de la ville, au siège social de la banque. A l’intérieur du véhicule, est assis Bala, rencontré lors du match de MU avec qui nous bavardons football. Arrivés sur place, se trouve, au pied des bâtiments financiers un terrain de foot occupé par des joueurs. Tous sont des salariés de la banque et forme une équipe semi-pro jouant la montée en Ligue 2 Malaisienne. Romain et Tahar sont invités à se joindre à l’équipe pour l’entrainement. Au programme&amp;nbsp;: échauffement, exercices puis un match.
La visite se termine par l’interview de quelques joueurs ainsi que de l’entraineur. Bala nous ramène chez Tahar via un véhicule de la société puis nous propose de venir demain à son bureau pour l’interviewer. RDV 10h.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La soirée se termine tranquillement dans le sofa de notre ami expatrié à taquiner la manette de la PS2.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 22 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lever tôt pour les reporters sans frontières, direction les bureaux de CIMB situés non loin des Petronas.  Nous procédons à l’interview de Bala à 10h puis partons par la suite admirer les incroyables tours jumelles.
La visite terminée, nous rentrons chez Tahar taper la balle… de tennis suivi d’un petit crawl puis d’une partie de foot… sur PS bien sûr. Enfin, la soirée se termine en compagnie de notre ami expatrié à bavarder football… entre autre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Malaisie/.Kuala_Lumpur_171_m.jpg&quot; alt=&quot;Kuala_Lumpur_171.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Kuala_Lumpur_171.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 23 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dernière journée à Kuala Lumpur. Nous décidons donc de la consacrer à la visite de la ville. Au programme&amp;nbsp;: flâner dans les innombrables ruelles du quartier chinois, admirer l’architecture de la vieille gare et se perdre dans le centre colonial de KL. Bref, nous rentrons en fin d’après midi chez Tahar et passons la soirée en sa présence. Nous en profitons aussi pour faire nos sacs car demain nous partons vers Taman Negara, la plus vieille jungle au monde, située au centre du pays.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Malaisie/.Kuala_Lumpur_196_m.jpg&quot; alt=&quot;Kuala_Lumpur_196.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Kuala_Lumpur_196.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 24 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De longues heures de bus après, nous voila enfin à quelques centaines de kilomètres au dessus de la capitale, dans le village de Kuala Tahan. Nous perdons une bonne heure à traverser le village de long en large à la recherche d’un hôtel. Nous trouvons tout de même un dortoir à un prix plus que correct. Nous partageons la chambre avec deux argentins, trois délicieuses allemandes puis deux militaires français. Nous passons la soirée avec le couple argentin avec qui nous parlons voyage et football, moment idéal pour réviser notre castellano.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 25 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et c’est parti pour le trek le plus épuisant de notre tour du monde… 12 km (en principe) de marche en deux jours dans la jungle la plus vieille du monde. Ici, le taux d’humidité grimpe jusqu’à 90%&amp;nbsp;! Aussi, cinq minutes de marche suffisent à suer autant que Bob l’éponge. Dans cet enfer vert cohabitent toute sorte d’animaux, du tigre à l’éléphant en passant par les singes, tous vivent en parfaite harmonie. Cependant, il faut vraiment être chanceux pour apercevoir l’un d’entre eux durant la journée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nos sacs bien fixés sur le dos, c’est parti pour 7h de marche non stop à suer à grosses gouttes. L’objectif de la journée&amp;nbsp;: atteindre notre repère pour y passer la nuit sinon, nous serons obliger d’ériger un bivouac à la «&amp;nbsp;Apocalypse Now ». Et personnellement, ca ne me fait pas rêver. Le parcours commence et la piste est plutôt bonne et bien indiquée. En 2h, nous avons parcouru presque la moitié du chemin soit 5km…et oui, plus rien nous arrête&amp;nbsp;! Ainsi, pour ne pas arriver trop tôt au repère, nous décidons de faire un extra. Nous quittons alors la route principale puis pénétrons dans un couloir délimité par la végétation. Au bout de la piste, soit 3 km, se trouve normalement une sublime cascade, et l’idée de nettoyer nos corps suintant dans une eau pure nous fait accélérer la cadence. Fin de parcours, nous atterrissons au milieu d’un campement occupé par des touristes et situé le long d’une rivière. Et la cascade dans tout ça&amp;nbsp;? Intox&amp;nbsp;? Eh oui !!!! Nous noyons notre déception en ingurgitant notre déjeuner, à savoir un paquet de cookies et reprenons la route du retour.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Malaisie/.Taman_Negara_013_m.jpg&quot; alt=&quot;Taman_Negara_013.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Taman_Negara_013.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous empruntons le même chemin puis arrivons à l’intersection qui rejoint la route principale. Notre montre indique 15h, et il nous reste encore 6km de marche avant d’atteindre le bivouac. Selon nos pronostics, 2-3h suffisent pour s’y rendre. Mais après 9 km de randonnée, nos mollets de guerriers commencent à montrer des signes de fatigue et les derniers kilomètres se révèlent beaucoup plus compliqués que prévu et pour cause, la piste est très mal indiquée, le sentier est dans un état exécrable et pour couronner le tout, nous devons rationner l’eau… Les heures défilent et aucune trace de notre repère. L’idée même de bivouaquer à la Rambo au milieu de la jungle commence à germer dans nos têtes mais notre détermination de fer reprend le dessus et nous continuons à marcher d’un pas assuré. Nous franchissons des petites rivières à l’aide de troncs d’arbres échoués, nous empruntons des passerelles branlantes, franchissons d’autres rivières dont le niveau d’eau est relativement haut par endroits. Bref, un vrai parcours à la Indiana Jones&amp;nbsp;! Nous profitons des pauses pour ingurgiter un peu d’eau et retirer quelques sangsues venues sucer notre précieux sang. Après quatre heures de marche, se profile derrière un tapis de végétation, les lignes de notre bivouac. Rassurés et satisfaits, nous grimpons les vingtaines de marches puis pénétrons dans notre cabane en bois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La hutte est composée de cinq lits superposés soit 10 lits au total (eh ouais, intelligent le gars). Sur place, nous rencontrons deux très charmantes allemandes, un autre allemand (bizarre) et Andy, un français fêtard (mais ça, nous le savons pas encore). Plus tard dans la soirée, nos deux amis militaires rencontrés la veille se joindront à nous. La fin de journée se déroule dans une bonne ambiance et à la lumière de la bougie. Evidemment, tout le monde s’endort relativement tôt mais peu d’entre nous dormiront correctement car les lits, dépourvus de matelas, ne sont pas très agréables. En même temps, dormir sur des planches de bois est généralement annonciateur d’une mauvaise nuit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 26 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Levés tôt, nous filons en direction d’un village situé le long du fleuve principal de la jungle. Nous marchons deux petits kilomètres et une fois arrivés sur place, nous attrapons une pirogue qui nous ramène à Kuala Tahan. Une fois la terre ferme retrouvée, nous partons casser la croute au restaurant le plus prêt. Un déjeuner plus tard, nous rechaussons nos chaussures en direction des canopy, situés environ à trois kilomètres du lieu de départ. Et c’est reparti&amp;nbsp;! Une bonne heure de marche avec, en prime, à la fin du parcours, un escalier en bois interminable. Arrivés au canopy, nous empruntons de longues passerelles suspendues. Séquence émotion et frissons assurés donc, puisque leur hauteur peut atteindre 45 mètres&amp;nbsp;! Une fois le parcours terminé, nous rentrons à Kuala Tahan pour de bon. Au total, plus de vingt kilomètres en deux jours dans la jungle hostile du Taman Negara. Pas mal…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Malaisie/.Taman_Negara_012__2__m.jpg&quot; alt=&quot;Taman_Negara_012__2_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Taman_Negara_012__2_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus tard dans la soirée, nous retrouvons Andy afin d’essayer de taper la balle avec des locaux. Assis au bar de notre hôtel, à fumer des cigarettes et à boire de la bière, se trouve l’équipe de foot du village qui normalement, joue tous les soirs… nous demandons s’il est possible d’intégrer une de leur équipe et de jouer avec ou contre eux. Mais ces drôles de lascars refusent notre requête. L’entraineur nous confiera plus tard «&amp;nbsp;les joueurs ont peur de jouer contre vous&amp;nbsp;! ». La peur ou la flemme&amp;nbsp;? Notre victoire écrasante contre l’équipe de futsal de KL aurait elle déjà traversée le pays&amp;nbsp;? Nous ne le saurons jamais…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 27 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous quittons l’enfer vert en direction du paradis, les iles Perhentians (composées d’une grande et d’une petite ile), situées au nord-est de la Malaisie, à quelques heures de transport. Nous grimpons dans le bus de 8h pour arriver à destination vers 17h. Le paysage est nettement plus clément ici&amp;nbsp;: mer bleu-turquoise et plages de sable blanc soit le cliché parfait de carte postale. Un taxi bateau nous dépose à Long Beach, une plage sur la petite ile, et nous partons derechef à la recherche d’un hôtel. Par chance, nous trouvons un bungalow situé à quelques mètres de la plage. Nous posons nos gros sacs, sautons dans nos maillots de bain pour terminer la journée en beauté&amp;nbsp;: une baignade dans une eau avoisinant les 30°C. Trop dur la vie&amp;nbsp;? Oui car se baigner creuse l’appétit&amp;nbsp;! Aussi, avec grand regret, nous écourtons notre baignade puis partons déguster un bon bol de riz dans un restaurant à même la plage. La journée touche à sa fin, et nous rentrons à l’hôtel car la fatigue des derniers jours se fait ressentir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Malaisie/.Perhentian__67__m.jpg&quot; alt=&quot;Perhentian__67_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Perhentian__67_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Malaisie/.KoPhiPhi__10__m.jpg&quot; alt=&quot;KoPhiPhi__10_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;KoPhiPhi__10_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 28 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée plage. Le genre d’activité qui fait du bien. Au programme, bronzette, lecture, baignade et bien sur, un petit foot pour conclure la journée. La partie est divertissante mais pas très exotique puisque la majorité des joueurs sont européens. Suite à la partie, nous rencontrons nos amis militaires fraichement arrivés de Taman Negara avec qui nous bavardons un moment.
Enfin, la journée se termine comme elle a commencé a savoir&amp;nbsp;: baignade, lecture et repos…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Malaisie/.Perhentian__96__m.jpg&quot; alt=&quot;Perhentian__96_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Perhentian__96_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 29 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, nous partons explorer les immenses fonds sous marins de la mer de Chine. Nous attrapons un bateau de taille modeste puis naviguons jusqu’au premier spot de snorkling. Arrivés sur les lieux, nous chaussons nos palmes, enfilons masque et tuba puis effectuons un magnifique plongeon vrillé trois quarts retourné pour atterrir, la tête la première, dans la mer turquoise. Yeux grands ouverts, nous admirons avec stupéfaction les bancs de poissons défiler telle une armée en marche. Une bonne demi-heure de nage est nécessaire pour rencontrer tous les habitants de ces lieux sous marins extraordinaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois ce moment magique terminé, direction Shark Bay. Comme son nom l’indique, l’endroit est occupé par une poignée de requins inoffensifs qui logent généralement près des rochers. Et c’est reparti&amp;nbsp;! Nous effectuons cette fois ci un salto arrière couplé d’une double vrille avant d’atterrir, toujours la tête la première, dans l’eau chaude de la mer de Chine. Une fois dedans, nous partons à la traque des requins… Au début, pas facile de mettre la main dessus mais arrivés près du rivage, nous apercevons quelques requins de taille modeste que nous peinons à suivre. Notre présence n’à pas l’air de les offenser et tant mieux pour nous. Une bonne demi-heure après, c’est un requin d’environ 1.5 mètres que nous voyons surgir derrière un imposant rocher. La tension monte d’un cran car le squale semble aussi gros que la bestiole terrifiante des «&amp;nbsp;Dents de la mer ». Eh oui, une fois dans l’eau, les mesures peuvent être quelque peu faussées…
Bref, après cette bonne dose d’adrénaline, nous quittons les lieux pour continuer notre visite. Cette fois-ci, nous partons à la rencontre d’un crustacé beaucoup plus amical&amp;nbsp;: les tortues.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois l’animal aquatique dans notre collimateur, nous rentrons dans l’eau avec grâce et délicatesse, pour ne pas l’effrayer, puis entamons une course poursuite avec elle. Connue pour sa lenteur légendaire, la tortue est relativement aisée à suivre et à observer. Dix minutes plus tard, nous réembarquons dans notre bateau et partons casser la croute dans un petit restaurant situé sur la grande ile.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Malaisie/.Perhentian__47__m.jpg&quot; alt=&quot;Perhentian__47_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Perhentian__47_.JPG, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La pause déjeuner terminée, nous continuons notre voyage des fonds sous marins en direction d’un spot réputé pour la beauté de ses coraux puis par la visite d’une plage d’une beauté indescriptible qui porte le doux nom de Turtle Beach.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois de retour sur notre plage Long Beach, nous apercevons une partie de foot se déroulant au loin. Bingo… Nous ramassons serviettes et livres puis partons taper le ballon. Cette fois-ci, seuls des locaux jouent. Thomas squatte la partie et essaye en vain de repérer son équipe mais la tache s’avère ardue. Bref, le match, dont les buts sont signalés par des ancres, est complètement désordonné mais l’ambiance est très «&amp;nbsp;bon esprit ». La partie s’achève et nous passons une petite heure à bavarder avec quelques joueurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 30 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La journée commence très bien puisque nous rencontrons Andy, le français fêtard rencontré à Taman Negara, avec qui nous avons déjà bien sympathisé. Nous passons la journée entière en sa compagnie. Au programme&amp;nbsp;: ne rien faire… En fin de journée, nous faisons la rencontre d’Antoine, un globe trotter français, fan de rugby. Nous partageons quelques verres de lait puis filons nous coucher.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 31 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dernière journée en Malaisie et, pour bien clôturer le chapitre de ce pays fabuleux, nous tapons une dernière fois la balle avec des locaux. Andy et Thomas sont de la partie. Le match est très divertissant mais aussi très confus puisque nous sommes en sureffectif, soit environ 26 joueurs sur un terrain qui peut en accueillir au mieux la moitié. Mais ce problème mineur n’empêche pas Thomas de marquer un magnifique but de l’extérieur (personne n’a vu ce but excepté Thomas…).
La partie s’achève une heure plus tard et nous papotons avec les joueurs qui nous invitent ce soir à partager quelques verres de l’alcool local, l’Orang Outang. Proposition acceptée. Nous rentrons à l’hôtel vers 3h du matin…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 01 aout&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec regret, nous quittons ces îles paradisiaques en direction de la Thaïlande. Accompagnés d’Andy, nous attrapons un taxi boat pour débarquer une heure plus tard sur le continent. Après avoir passé plus d’une heure en voiture, nous voilà aux portes de la Thaïlande. Autres histoires, autres rencontres et autres aventures&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.maisvousetesfoot.com/index.php?post/2009/09/10/La-Malaisiec-est-ca-l-Asie-qu-on-aimePar-Thomas#comment-form</comments>
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    <title>Singapour, c'est glamour ! Par Thomas</title>
    <link>http://blog.maisvousetesfoot.com/index.php?post/2009/09/01/Singapour-c-est-glamour-Par-Thomas</link>
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    <pubDate>Tue, 01 Sep 2009 10:10:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Association &quot;MaisVousEtesFoot !&quot;</dc:creator>
        <category>Singapour</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Mardi 7 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après un long voyage en avion, nous arrivons enfin à Singapour. L’horloge indique 1h30 du matin. Le décalage horaire avec le Mexique (12h) ainsi que  le voyage nous ont littéralement épuisés. Aussi, nous affrétons un taxi qui nous dépose dans un hôtel situé non loin de l’aéroport. Une fois nos petits corps musclés allongés, nous tombons immédiatement dans un lourd sommeil.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 8 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois réveillés, nous quittons les lieux direction Holland road où nous devons rejoindre la maison de Winnie et Johan, amis de longue date des parents de notre ancien compagnon de route, Aurélien. Nous empruntons le MRT, sorte de métro aérien puis traversons une petite partie de la ville. Très bon moyen de visiter la Suisse de l’Asie à moindre frais. A première vue, rien à voir avec les pays traversés précédemment, Singapour est de loin la mégalopole la plus clean que nous avons visitée. Ici, tout est propre, pas de canettes de coca qui jonchent le sol, ni de chewing-gum collés sur les trottoirs (et pour cause, dans ce pays, il est interdit d’en acheter et d’en vendre) ni de mégots de cigarettes qui ont tendance à coloniser de plus en plus les caniveaux de nos belles vieilles capitales… bref, vous l’aurez compris, Singapour est, à l’opposé des villes d’Amérique Centrale, une métropole dont la priorité est la propreté. La légende veut d’ailleurs qu’à chaque coin de rue, un policier en civil soit posté, prêt à sanctionner toutes infractions.
Mais Singapour, ce n’est pas seulement une ville verte et clean, cette mégalopole est aussi réputée pour son architecture dernier cri. Sur les grandes avenues, se dressent d’imposants bâtiments ultra design qui abritent le plus souvent des «&amp;nbsp;mall&amp;nbsp;» à l’américaine ou des banques. Pour les magasins de luxe, direction Orchard Road, l’équivalent de nos Champs Elysées où il fait bon flâner pendant les jours de la semaine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Singapour/.Singapour_034_m.jpg&quot; alt=&quot;Streets Of Singapore&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Streets Of Singapore, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après avoir interrogés quelques locaux, nous empruntons un bus puis descendons quelques arrêts plus loin. Devant nous, s’élève la maison de Winnie et Johan. Nous tapons à la porte puis apercevons l’une de leurs filles qui porte le joli nom de Petra. Cette dernière nous fait visiter la demeure en terminant par notre chambre. Nous attendons l’arrivée des maitres de maison mais la fatigue prend le dessus et nous tombons dans un lourd sommeil. Le réveil indique 18h. On ne se réveillera que le lendemain vers 6h du matin…dur dur le décalage horaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 9 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;6h du matin, impossible de dormir davantage. Nous avalons un petit déjeuner gentiment préparé par la gouvernante de la maison puis rencontrons Winnie avec qui nous bavardons un petit moment. Elle nous informe qu’elle part demain soir en France, accompagnée de son fils et de Petra, voir des amis de longue date dont les parents du marcassin joyeux, Aurélien.
Suite à cette agréable discussion, nous quittons les lieux direction le centre ville pour acheter une nouvelle caméra. Nous attrapons un bus rouge à deux étages (comme ceux de Londres) pour nous rendre à Sim Lim Square, un «&amp;nbsp;mall&amp;nbsp;» dédié exclusivement à l’électronique. Bloqué entre le quartier indien et le cœur de la ville, Sim Lim Square est un monument qui par sa taille et sa position géographique est facilement repérable. Pourtant, nous consacrons un temps monstre à trouver son emplacement. Une fois dedans, nous apercevons une ribambelle de magasins spécialisés dans la vidéo. Devant chaque boutique, est posté un vendeur arguant les qualités de ses caméras. A première vue, il parait facile de s’en procurer une et pourtant, face à cette agglutination de boutiques, la tache s’avère extrêmement ardue. Les causes sont simples&amp;nbsp;: les vendeurs sont incapables de nous fournir des informations techniques fiables sur leurs produits et les magasins ressemblent plus à des ateliers de contrefaçons qu’à des commerces sérieux. Bref, nous sortons d’ici complètement démotivés. La journée continue devant internet à chercher davantage d’informations concernant les caméras. Romain fouille sur la toile en quête de renseignements tandis que Thomas repart en expédition à Sim Lim Square. La soirée se termine par une rencontre plaisante avec Stéphane, un ami que Romain avait connu lors de ses années lycée à Notre Dame La Riche. Après sept années sans se voir, les bisous pleuvent et les larmes coulent. Accompagné de Michelle, sa copine, Stéphane nous fait découvrir les plaisirs culinaires de Singapour pendant quelques heures. Un très bon moment&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Singapour/.SingporeByNight__127__m.jpg&quot; alt=&quot;Singapore by Night 03&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Singapore by Night 03, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 10 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin décidés, nous partons dès l’aube acheter une belle caméra ainsi qu’un magnifique microphone. Nous empruntons un bus puis pénétrons à Sim Lim Square, «mall» que nous connaissons maintenant très bien. La négociation a été âpre et longue mais nous obtenons l’appareil à un bon prix. Nous revenons à la maison en fin d’après midi avec la Rolls des caméscopes en main. Epuisés de cette journée de cavale, nous regagnons nos lits vers 21h pour faire un gros dodo.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 11 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Retour à Sim Lim Square pour acheter une autre batterie car ce soir nous devons rencontrer Foo Seck Lye, le manager de l’équipe de foot Home United FC, pour assister à un match de championnat de S-League. Et c’est reparti pour un tour… même bus, même rue, même «mall», nous achetons une autre batterie pour ensuite être tranquille au niveau autonomie. Une fois en poche, nous empruntons un tas de transport en commun pour nous rendre au Clementi stadium où nous devons rencontrer Mr Foo, contact donné par Irène, la journaliste Singapourienne rencontrée à la Bombonera.
19h, le manager de Home United nous accueille les bras ouverts, nous présente au staff puis nous invite à casser la croute. Invitation que nous acceptons. Les bavardages terminés, nous assistons à un match du championnat de la S-League opposant Home United à Geylang. Un match plaisant dans une ambiance «&amp;nbsp;bon enfant », qui voit les locaux s’imposer deux buts à un.
La partie terminée, Mr Seck nous invite à venir s’entrainer lundi avec  les – de 16 ans, le mardi avec la réserve puis le mercredi avec l’équipe professionnelle. «&amp;nbsp;Youpeeeee&amp;nbsp;» rétorque Cousin Romain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Singapour/.HUFC__9__m.jpg&quot; alt=&quot;Match Home United&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Match Home United, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 12 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mauvaise surprise, la nouvelle batterie de notre caméra ne marche pas… et c’est reparti vers notre «mall» préféré, Sim Lim Square. Même bus, même rue, même boutique. Une fois remplacée, nous partons visiter le quartier colonial. Nous empruntons les grandes artères de la ville, traversons la bouillonnante Orchard Road puis débouchons sur une grande place sur laquelle domine une vieille église coloniale de taille moyenne. Près de ce bâtiment religieux, se dessine les lignes d’un terrain de foot. Nous traversons une grande avenue et foulons l’herbe du praticable. Le site est situé entre les buildings ultramodernes de la City, l’Hôtel de ville, la Court Suprême et le mémorial Lim Bo Seng. Nous apprenons par un ouvrier que le terrain appartient au Singapour Cricket Club, le dernier vainqueur du championnat amateur de football. Nous rentrons dans les locaux du club et obtenons de la part de l’accueil les coordonnées téléphoniques d’Owen, entraineur de l’équipe ainsi que de Graham, le manager.
Après une séance photo de ce terrain atypique, nous rentrons tranquillement à la maison où nous découvrons avec amusement que nous sommes maintenant présents sur le site d’Home United FC. Regardez par vous-même&amp;nbsp;! http://www.hufc.sg/news.html&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Singapour/.SingaporeCricketClub_022_m.jpg&quot; alt=&quot;Singapore by Night&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Singapore by Night, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 13 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous empruntons tout un tas de transport en commun pour nous rendre à la sortie de la bouche du MRT qui porte le nom de Bisham, point de RDV avec l’entraineur de l’équipe de -16ans de Home United. Nous attrapons un bus, traversons une bonne partie de la ville et arrivons quelques dizaines de minutes en retard devant la sortie de métro. Evidement, notre contact n’est plus sur les lieux. Eh oui, nous avons mal estimé la taille de cette grande mégalopole, la prochaine fois, nous partirons plus tôt. Suite à cet incident, nous reprenons le chemin du retour.
Une fois arrivés, nous téléphonons à Owen, un Anglais expatrié et entraineur de l’équipe de foot du Singapour Cricket Club (Le SCC). Ce dernier, nous invite demain 17h à taper le cuir avec le reste de l’équipe. Dilemme&amp;nbsp;: nous avions prévu de jouer avec la réserve de HUFC. Que faire&amp;nbsp;? Pas le temps de cogiter que le téléphone sonne. C’est Jeffrey Low, le Thierry Roland de Singapour et ami d’Irène. Il nous propose d’assister à l’entrainement des Tampines Rovers (un club de la S-League), le lendemain à…17h&amp;nbsp;! Aaaaah&amp;nbsp;! Difficile de choisir…finalement, sachant que nous jouerons avec les professionnels du HUFC le mercredi, nous optons pour les amateurs du SCC.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 14 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bonne surprise aujourd’hui puisque nous sommes invités à déjeuner par Irène, journaliste free lance rencontrée à la Bombonera. Comme d’habitude nous attrapons le bus climatisé  n°7 puis descendons quelques dizaines d’arrêts plus loin, à Orchard Street. Vêtue d’un T-shirt avec la tête de Maldini en imprimé (acheté à San Siro à l’occasion du dernier match de Paolo), nous retrouvons Irène dans un restaurant chinois situé dans un «mall». L’occasion de papoter un peu avec une femme que nous connaissions à peine mais qui nous aura énormément aidés pour notre projet.  Pendant plus de deux heures, nous passons un très bon moment en sa compagnie et nous la quittons en la remerciant vivement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;15h, après avoir avalé un délicieux déjeuner, nous partons en direction du quartier historique à la rencontre du SCC. Nous traversons quelques vieux monuments symboliques, plusieurs bâtiments coloniaux puis zigzaguons entre une poignée de buildings. Une fois arrivés, nous pénétrons dans l’édifice qui abrite le club et rencontrons les joueurs dont Owen. Les présentations effectuées, nous pénétrons dans un vestiaire digne d’une équipe professionnelle. Douches privées, serviettes propres à la demande, savon et shampoing à volonté, on est loin du standing du FC 92 (le club qui a eu la chance d’avoir en son sein El Presidente pendant quatre ans). Ambiance cosy donc, avec les maillots, chaussettes et shorts disposés sur une table. La classe&amp;nbsp;! Romain enfile le maillot jaune et noir de l’équipe puis part s’échauffer en compagnie des autres joueurs. Le SCC, dont l’équipe est majoritairement composée d’expatriés Anglais a gagné le dernier championnat amateur, league assez prisée, sponsorisée par Breitling, oui monsieur&amp;nbsp;! Aujourd’hui, la partie disputée est un match amical qui se jouera en trois mi-temps de 30 minutes chacune.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La première mi-temps débute, Romain est titulaire et occupe la place de milieu gauche, son poste de prédilection. Un vrai test pour notre président puisque le climat singapourien ne ressemble en rien à ce que l’on a eu l’occasion de voir jusque là. Mais malgré la chaleur moite et étouffante, Romain, balle au pied, met en pratique tous les enseignements reçus lors des matchs joués depuis notre départ et exécute quelques dribbles techniques, des passes longues précises et bien sur sa spécialité&amp;nbsp;: les petits ponts. La première mi-temps est dominée par le SCC qui fait trembler le filet à deux reprises. Les minutes défilent ainsi que les buts.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Singapour/.SingaporeCricketClub__57__m.jpg&quot; alt=&quot;Singapore Cricket Club&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Singapore Cricket Club, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Heureusement pour l’équipe adverse, l’arbitre siffle la pause, occasion pour eux de revoir leur stratégie. Du coté de l’équipe des toubabs, Romain cède sa place à un Singapourien semi professionnel jouant en seconde division Singapourienne. La deuxième mi-temps débute et ressemble à la première… large domination du SCC. Deux buts de plus pour le SCC, contre un pour leurs adversaires&amp;nbsp;; Romain regarde la partie et souhaite vivement réintégrer le match pour la troisième mi-temps (pas celle des rugbymen). Ce sera chose faite, cette fois en position d’attaquant.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Le match se termine sur LE score sans appel de 5 à 1. Suite à ce moment agréable, nous terminons la soirée sur la terrasse du club en compagnie des joueurs à casser la croute et, anglais obligent, à boire quelques pintes de bière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous quittons les lieux en direction de Clarks Quay, endroit situé à quelques pas du terrain afin d’y admirer la vue. Une fois arrivés sur place, le spectacle est saisissant. Nous apercevons un CBD entièrement illuminé, à croire que la ville ne s’endort jamais. Au pied de ce bouquet de building, est nichée l’ancienne poste de la ville, the Fullerton. Aujourd’hui, ce vieux bâtiment colonial abrite l’un des hôtels les plus luxueux de la ville. De l’autre coté de l’esplanade, nous pouvons aussi admirer l’immense théâtre, chef d’œuvre architecturale, ainsi que la Merlion Statue, créature hybride entre le lion et le poisson, symbole de Singapour. Après ce spectacle visuel incroyable, nous empruntons le bus n°7 puis rentrons à la maison.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Singapour/.SingporeByNight__120__m.jpg&quot; alt=&quot;Singapore by Night 02&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Singapore by Night 02, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 15 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;16h, nous sommes au Clementi Stadium pour une interview avec Mr Foo, le manager d’Home United. L’entretien dure une bonne demi-heure. Une fois terminés, nous sommes invités à nous entrainer avec l’équipe professionnelle. Romain s’y colle. Il enfile le maillot rouge de l’équipe offert par Mr Foo quelques minutes auparavant, chausse ses chaussures aux crampons usés puis s’en va taquiner le ballon en compagnie des joueurs. Après un échauffement, Romain exécute avec succès les exercices orchestrés par le coach mais doit quitter le terrain à la moitié de l’entrainement, le coach ayant organisé une opposition à onze contre onze afin de choisir les titulaires pour le prochain match.  L’entrainement s’achève vers 19h.
Nous profitons de notre présence ici pour procéder à quelques interviews des joueurs dont deux Camerounais, un Nigérian et un Singapourien (international). Ensuite, direction un petit restaurant situé à deux pas du stade en compagnie de quelques joueurs d’origine malais. Moment idéal pour récolter les impressions des joueurs avant le match Sélection Singapourienne-Liverpool. En effet, parmi eux, trois seront de la partie&amp;nbsp;! Bonne chance les gars&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 16 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, nous devons rencontrer Jega, le rédacteur en chef de The New Paper, l’un des journaux les plus importants de Singapour. Ce dernier souhaite en savoir plus sur notre projet et envisage de faire un article ou…une bande dessinée&amp;nbsp;!
11h, nous voilà au Singapore Recreation Club, lieu de rendez vous avec le journaliste. Celui-ci est accompagné de Shannon, un jeune confrère qui s’occupera de prendre les notes et de rédiger le futur article. L’interview dure près de trois heures pendant lesquelles nous nous remémorons les meilleurs et les pires moments du voyage.
Après ce long entretien, nous prenons la direction du Bishan Stadium, le stade habituel de Home United FC. L’occasion de prendre quelques photos et de récupérer d’autres cadeaux de la part de Mr Foo.  Celui-ci nous aura définitivement gâtés&amp;nbsp;!
Suite à cette journée bien chargée, nous passons notre dernière soirée en compagnie de Johan. Direction, Vivo Village, un autre «&amp;nbsp;mall&amp;nbsp;» situé au sud de Singapour, pour y casser la croute. Après un délicieux diner, nous rentrons à la maison et préparons nos sacs car demain c’est le grand départ pour la Malaisie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Singapour/.Singapour_135_m.jpg&quot; alt=&quot;Quartier de Bishan&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Quartier de Bishan, sep 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 17 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;13h, notre avion décolle enfin… Merci Johan, merci Irène, merci Seck Lye, au revoir Singapour…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le Mexique, c'est mystique...Par Thomas</title>
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    <pubDate>Fri, 21 Aug 2009 06:01:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Association &quot;MaisVousEtesFoot !&quot;</dc:creator>
        <category>Mexique</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Jeudi 4 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une bonne journée de transport et un passage de frontière plutôt rapide, nous pénétrons dans les grandes contrées montagneuses et verdoyantes du Chiapas. Jouxtant le Guatemala, le Chiapas est l’une des régions les plus pauvres du Mexique, habitée principalement par des communautés indigènes. Notre première escale sera la ville de Palenque, connu pour abriter une des plus grandes cités mayas ainsi qu’un parc du même nom. Malheureusement, notre emploi du temps étant chargé, nous sommes condamnés à n’y rester qu’un soir car notre priorité reste de nous rendre le plus rapidement à San Cristobal de Las Casas, la plus vieille ville espagnole du Chiapas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 5 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après quelques heures de bus, nous pénétrons dans les rues étroites de la ville. Des arcades, des ruelles pavées et des maisons basses aux fenêtres grillagées apportent à San Cristobal le charme d’une vieille cité provinciale de l’époque coloniale. De vieilles bâtisses aux façades colorées de couleurs chaudes ajoutent une touche indéniable de gaieté à cette ville chargée d’histoire.
Un taxi nous dépose à notre hôtel situé derrière un chef d’œuvre de dentelle de pierre, l’église Santo Domingo. Nous pénétrons dans notre auberge puis profitons de la fin de journée ensoleillée pour visiter la ville. Nous passons la soirée avec deux français à boire quelques jus de noix de coco et à parler de la brulante actualité française.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Mexique/.San_Cristobal_de_las_Casas_065_m.jpg&quot; alt=&quot;San_Cristobal_de_las_Casas_065.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;San_Cristobal_de_las_Casas_065.JPG, aoû 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Mexique/.San_Cristobal_de_las_Casas_035_m.jpg&quot; alt=&quot;San_Cristobal_de_las_Casas_035.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;San_Cristobal_de_las_Casas_035.JPG, aoû 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 6 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après midi repos suivi de la diffusion du match El Salvador-Mexique sur la télévision d’un bar situé à deux rues de notre hôtel. Rencontre capitale pour le Mexique puisqu’ils jouent leur qualification pour la coupe du monde 2010. L’équipe de Rafael Marquez s’incline 2 buts à 1. Le moral des mexicains est au plus bas comme si la crise économique était revenue frapper le pays de plein fouet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 8 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une bonne nuit de sommeil, les deux compagnons partent à la recherche du foot. Nous traversons la longue avenida Insurgentes, longeons une autre avenue pour ensuite pénétrer, après une bonne demi-heure de marche, dans un complexe sportif de taille conséquente. Ici, toute personne fan de sport peut trouver son bonheur. Terrains de foot, de basket, de squash ou structure de natation&amp;nbsp;; tous sont disponibles. Malheureusement pour nous, aucune trace du moindre ballon rond. Les terrains sont squattés par un groupe de jeune qui pratique le football américain et l’athlétisme. Et le football&amp;nbsp;? Rien, le néant le plus total. A croire que ce sport légendaire a été rayé, oublié par la population. Après une bonne heure d’attente, nous rebroussons chemin en direction de l’hôtel. Une fois arrivés, nous mettons en place un nouveau plan d’attaque dont la finalité est de tout simplement taquiner le ballon rond avec les locaux.
La soirée se termine dans la cuisine de l’hôtel, accompagné par Rita et Nicolas, deux suisses fort sympathiques et qui plus est, fans de foot.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 9 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous chaussons nos tongs direction l’office de tourisme avec pour objectif d’obtenir une carte footballistique de la ville… Dix minutes après, les informations en poche, nous regagnons l’hôtel, jetons nos chaussures de foot dans un sac et attrapons un taxi. Ce dernier se faufile dans les innombrables ruelles de la vieille ville, klaxonne tout les dix mètres pour avertir les passants étourdis… bref, nous arrivons à destination vers les 17h. Sur les lieux se trouve une vieille bâtisse branlante ainsi qu’un terrain envahi par les herbes folles. Sur le coté est positionnée une cancha de futbol rapido, dont l’état est nettement plus convenable, décoré par l’enseigne d’un constructeur automobile français, Renault pour ne pas la citer. Evidemment, personne ne pratique le foot. Seuls quelques chiens errants occupent tranquillement les lieux. Romain se dirige vers la maison, tape sur une porte en bois. Une dame nous ouvre, regarde les alentours puis nous avertit qu’un match de la sélection de San Cristobal doit se dérouler bientôt. Très bien, nous attendrons.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les minutes défilent, les joueurs arrivent au compte goutte. Une heure après, l’équipe est enfin au complet. Romain s’incruste dans l’une des deux tandis que Thomas, fidèle à son rôle, filme. Au programme, un 5 contre 5, la sélection vétéran VS la sélection actuelle de San Cristobal, soit du gros niveau… Cousin jouera en compagnie des jeunes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Mexique/.San_Cristobal_de_las_Casas_106_m.jpg&quot; alt=&quot;San_Cristobal_de_las_Casas_106.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;San_Cristobal_de_las_Casas_106.JPG, aoû 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le match est serré et l’ambiance «&amp;nbsp;bon enfant ». El Presidente se coltine une sorte de colosse mexicain qui le fera ricocher sur les parois de la cancha pendant la majeure partie du temps. Même pas l’occasion de passer un petit pont. Une bonne heure après, le match touche à sa fin. Nous bavardons un moment avec les joueurs puis rentrons à notre hôtel. Sur la route, nous croisons Watu, le capitaine de l’équipe des jeunes qui nous propose gentiment de nous ramener en voiture et nous invite à revenir jeudi disputer un match amical, à onze contre onze cette fois ci. Propositions alléchantes que nous acceptons. Une fois les numéros de téléphone échangés, nous quittons notre compagnon de jeu pour retrouver nos amis suisses croisés la veille.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 10 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après l’effort, le réconfort puisque nous partons visiter le canyon de Sumidero situé à une heure de route de San Cristobal. Après avoir traversé un splendide paysage, nous arrivons enfin sur place. Et c’est parti pour une magnifique ballade de deux heures sur le rio Grijalva. Nous pénétrons rapidement au fond d’une gigantesque faille qui atteint par moment 1000 mètres de hauteur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pendant la ballade, nous faisons connaissance avec les habitants des environs, à savoir des crocodiles gris endormis sur la rive ainsi qu’une multitude d’oiseaux pécheurs guettant leur proie. Nous admirons aussi des formations naturelles incroyables. Tout d’abord, celle du «&amp;nbsp;sapin de noël », une paroi rocheuse érodée par une chute d’eau surnaturelle mesurant près de 800 mètres puis une grotte sans écho à l’intérieur…si si, ça existe. Le spectacle est impressionnant. Le voyage se termine par la visite d’un barrage hydroélectrique où les eaux peuvent atteindre par endroits 250 mètres de profondeur. Bref, très bon moment en compagnie de Rita et Nicolas, nos amis Suisses.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Mexique/.Canyon_de_Sumidero_021_m.jpg&quot; alt=&quot;Canyon_de_Sumidero_021.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Canyon_de_Sumidero_021.JPG, aoû 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La soirée se termine dans un bar à regarder le match Mexique VS Trinidad et Tobago, partie capitale pour le Mexique car une défaite pourrait les priver de la Copa del Mundo. La rencontre est tendue, l’équipe nationale peine à marquer un but et l’atmosphère au sein du bar est électrique. L’ambiance va se décontracter à la fin de la première mi-temps au moment ou le Mexique aligne son premier but. Malheureusement, l’euphorie est de courte durée puisque l’équipe adverse riposte et égalise peu de temps après. Heureusement, les locaux finissent par prendre l’avantage in extremis. Le match se termine donc sur une maigre victoire du Mexique, merci qui&amp;nbsp;? La chance…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 11 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous appelons notre ami Watu qui nous donne le lieu et l’adresse du match. Une fois les informations reçues, nous partons en compagnie de Nicolas sur le lieu de rendez vous. La présence du suisse n’est pas un heureux hasard puisque ce dernier souhaiterait montrer au mexicains et aux membres de «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! » toute l’étendue de son talent. Arrivés sur place, nous rencontrons l’équipe de Watu avec qui nous négocions la possibilité de jouer. Pas facile car il s’agit d’un match et non d’un entrainement mais Romain et Nicolas obtiennent tout de même leurs tickets d’entrée. La partie commence, le niveau est bon et le soleil à son zénith. Les joueurs se disputent le ballon, d’autres regardent la scène, Romain, lui, est assis sur le banc de remplacement en attendant que le coach lui fasse un signe. La première mi-temps se termine et cousin est toujours en mode attente. Nicolas, lui, a lâchement renoncé devant le niveau d’intensité de la partie. Tranquillement posté le long de la ligne de touche, il enchaine les cigarettes en balançant régulièrement quelques vannes bien senties. La deuxième mi-temps débute et dix minutes avant la fin du match, cousin est appelé pour renforcer le milieu défensif de l’équipe. Position inédite pour El Presidente puisqu’il joue exactement au poste de Jeremy Toulalan dans un 4-3-3 à la lyonnaise. Entrée facilement remarquée, c’est le seul gringo de la partie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré un niveau élevé, Romain fait son boulot tandis que Thomas et Nicolas poussent des cris d’encouragements qui, par ailleurs, n’ont pas l’air d’être efficaces. Ces derniers poussant Romain à attaquer alors que le coach lui avait demandé de surtout bien défendre…Bref, le match se poursuit et Romain souffre, attendant impatiemment le coup de sifflet final. Après un moment qui aura paru interminable à notre président, l’arbitre siffle la fin de partie. Les joueurs peuvent enfin souffler, Romain le premier qui semble bien essoufflé. Et pour cause, ce n’est pas dix minutes que Rominho a disputé mais 35 minutes, soit une deuxième mi-temps à rallonge qui aura duré 70 minutes. Sont fous ces mexicains&amp;nbsp;! Nous restons un moment avec l’équipe et le coach à bavarder football et, par la même occasion, à contempler un merveilleux coucher de soleil.
Nous retrouvons ensuite Rita, la compagne de Nicolas vers 20h à l’hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 12 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée repos et travail.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 13 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée repos et travail.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 14 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous repartons en direction du stade pour assister à un match de Watu. Cette fois-ci, impossible d’intégrer une équipe puisqu’il s’agit des demi-finales du championnat, nous serons donc spectateurs. 15h, nous voila dans les tribunes majoritairement remplies par les amis et la famille des joueurs. Quasiment chaque joueur de la sélection de San Cristobal est aujourd’hui présent dans son club respectif. Le niveau promet d’être bon et le spectacle agréable. Après un première rencontre animée et une victoire à l’arrachée 2-1 dans les arrêts de jeu, c’est au tour de Watu de pénétrer sur le terrain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malheureusement, malgré les passements de jambe de notre jeune ami mexicain, le spectacle n’est pas au rendez vous et il fait un froid de canard. Aussi, après une première mi-temps soporifique, nous décidons de rentrer plutôt que d’attraper la grippe (oui mais laquelle ?). Au final, Watu finira par se qualifier sur le score de 3-1.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 15 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée travail et repos, dans l’ordre que vous souhaitez.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 16 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après avoir effectué plusieurs rushs de la vieille ville, nous rejoignons notre hôtel pour boucler nos bagages car ce soir, nous quittons la fabuleuse cité de San Cristobal en direction d’Oaxaca, la capitale du chocolat et du Mezcal, l’alcool local de la région. Auparavant, Romain va saisir l’opportunité de taper la balle une dernière fois avec Watu. Il chausse donc ses crampons et s’en va livrer une partie de futbol rapido avec la sélection de San Cristobal. Thomas, lui, préfère rester à l’hôtel gratouiller les cordes de la guitare et bavarder avec un couple argentin.
A son retour, Romain insatisfait de son match revient avec un joli souvenir&amp;nbsp;: une belle entorse, la seconde en l’espace d’un mois… 23h, nous attrapons un bus pour Oaxaca.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Mercredi 17 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Arrivés vers 10h, nous trouvons un hôtel situé dans le centre historique de la ville. Notre chambre, très modeste, donne sur un magnifique cloître disposant en son centre d’une très belle fontaine rieuse. Une fois les bagages posés, nous partons flâner dans les rues piétonnes qui sont généralement bordées de maisons basses aux façades peintes de couleurs vives. Un délice visuel… A quelques mètres de notre hôtel, se dresse une imposante cathédrale construite par les Dominicains en 1544. Au pied de ce magnifique monument religieux, se situe le zocalo, la place principale de la ville, où se regroupent mariachis et orchestres folkloriques. Après cette visite express de la ville, nous terminons la journée allongés sur un hamac à bavarder avec un français et un lituanien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Mexique/.Mexico-DF-013_m.jpg&quot; alt=&quot;Mexico-DF-013.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Mexico-DF-013.jpg, aoû 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 18 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré la cheville blessée de Romain, nous partons à la découverte d’un trésor architectural situé à quelques kilomètres d’Oaxaca&amp;nbsp;: la mythique cité Zapotèque répondant au doux nom de Monte Alban, l’une des plus anciennes civilisations préhispaniques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Mexique/.Canyon_de_Sumidero_185_m.jpg&quot; alt=&quot;Canyon_de_Sumidero_185.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Canyon_de_Sumidero_185.JPG, aoû 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Posé au sommet de la colline du jaguar, soit à 2000 mètres d’altitude, le site domine toute la vallée d’Oaxaca. Monte Alban, dont l’apogée se situe entre 350 et 550 AJC est le résultat d’un regroupement de plusieurs hameaux qui a fini par former une ville, les Zapotèques ayant choisis de s’installer sur les sommets des montagnes afin d’être plus proche de leurs dieux.
Une fois arrivés sur place, nous découvrons le célèbre «&amp;nbsp;campo de pelota&amp;nbsp;» dans un état de conservation remarquable. La visite continue en accédant au centre d’une large esplanade occupé par trois imposants édifices qui formaient jadis le principal lieu public de la cité.
Nous consacrons l’après midi entière à la visite de ce site sacré qui impose un profond respect envers cette civilisation éteinte pour des raisons fort peu connues.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 19 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est le grand départ pour la capitale du Mexique&amp;nbsp;: Mexico DF. Cette ville surréaliste rassemble à elle toute seul tous les excès. Par sa démesure déjà, c’est sans doute la plus grande capitale du monde. Prétendre connaître tous les secrets de cette mégalopole serait une aberration.
C’est aussi une des villes les plus dynamiques d’Amérique latine, en mouvement perpétuel, avec des manifestations quasi hebdomadaires, des vendeurs à la sauvette à chaque coin de rue, des restaurants ouverts à toute heure, bref, bienvenue dans la ville qui ne s’endort jamais.
Mexico DF, c’est aussi la métropole qui offre un paysage urbain fascinant et vraiment hétéroclite. En effet, la ville ayant été bâtie sur d’anciens lacs asséchés, les immeubles se révèlent légèrement penchés ce qui attise la curiosité des touristes.
Enfin, Mexico DF est une ville réputée pour ses concerts et spectacles de classe mondiale et sa vie nocturne trépidante. La tequila y est peut-être pour quelque chose&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Arrivés vers 21h, nous hélons un taxi, direction l’appartement d’Alexis, notre ami mexicain que nous avions rencontré en Uruguay. Ce dernier nous a gentiment conviés à séjourner chez lui. D’ailleurs merci encore Alexis pour ton hospitalité. Les retrouvailles effectuées, nous passons la soirée en sa compagnie, à bavarder sur nos aventures respectives. Plus tard c’est Ivan, un autre mexicain qui nous avions rencontré en Uruguay, qui finira par nous rejoindre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 20 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée placée sous le signe de la découverte puisque nous partons visiter le riche centre historique de Mexico DF. Nous empruntons le métro pour rejoindre le zocalo, soit la place centrale. Une fois sortis de la bouche de métro, une surprise plutôt incroyable nous attend puisque nous tombons en pleine Gay Pride. Autant dire que nous devons faire face à une marée humaine de jeunes festoyant et agitant le drapeau arc en ciel. Des milliers de personnes défilent dans les grandes artères de la capitale rendant la visite de la ville plus complexe et plus longue que prévu.
Bref, nous nous faufilons entre travestis, quelques YMCA et fêtards pour débarquer enfin sur la fabuleuse plaza de la constitucion, une des plus grandes et anciennes place du monde. Evidemment, nous ne sommes pas seuls puisque c’est aussi le point de RDV de la Gay Pride. Aussi, l’esplanade est bondée. Pas étonnant puisque le zocalo constitue un symbole fort pour les mexicains car à son emplacement se trouvait jadis le marché aztèque de l’ancienne Tenochtitlan, une des villes les plus importantes du monde méso américain pendant plusieurs siècles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Mexique/.Mexico_DF_097_m.jpg&quot; alt=&quot;Mexico_DF_097.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Mexico_DF_097.JPG, aoû 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Mexique/.Mexico_DF_092_m.jpg&quot; alt=&quot;Mexico_DF_092.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Mexico_DF_092.JPG, aoû 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La cathédrale, légèrement penchée, et les édifices coloniaux qui enveloppent cette place ont été édifiés avec les pierres des anciennes pyramides Aztèques selon l’ordre formel de Cortes ce qui vient renforcer le coté symbolique du zocalo.
Nous passons l’après midi à contempler cette richesse architecturale pour ensuite terminer la soirée en compagnie de nos amis mexicains.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette journée est aussi une date importante pour l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! » puisque nous perdons un «&amp;nbsp;être cher à nos yeux&amp;nbsp;» : notre caméra. Celle-ci a implosée. Merci caméra pour tes services (Juillet 2008-Juin 2009). RIP.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 21 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous profitons de ce dimanche pour visiter le musée d’Anthropologie car aujourd’hui, c’est gratuit. Cool&amp;nbsp;! Situé dans le bois de Chapultepec, ce musée est l’un des plus grands au monde et regorge d’une multitude de pièces d’art précolombien, un tas de maquettes, cartes, dessins… En se promenant dans l’immensité de ce bâtiment à l’architecture moderne, on absorbe un tas d’informations concernant l’anthropologie, les origines préhistoriques, l’époque préclassique, ainsi que divers enseignements sur les différentes civilisations qui ont régnées au Mexique. De Teotihuacan aux Toltèques en passant par les Mayas, chacun y trouve son bonheur.
Très bonne expérience et cours d’histoire pour les baroudeurs que nous sommes. Une seule mauvaise surprise, le musée est gratuit seulement pour les Mexicains&amp;nbsp;; ainsi nous sommes obligés de payer… l’arnaque&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Mexique/.Museo_Anthropologie__129__m.jpg&quot; alt=&quot;Museo_Anthropologie__129_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Museo_Anthropologie__129_.JPG, aoû 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 22 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Repos et gros débat concernant le remplacement de la défunte caméra et notre trajet au Mexique. Accessoirement, comme convenu avant notre venue à DF, Romain déménage chez Ivan tandis que Thomas reste chez Alexis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 23 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fini le tourisme, puisque nous partons à la recherche du stade des Pumas, l’équipe ayant remporté le dernier championnat. Celui-ci présente la particularité d’être surnommé le volcan pour sa forme conique. Nous profitons de l’excellent réseau de transport en commun pour nous rendre à la cité universitaire de Mexico DF. Une broutille à première vu qui se transformera vite en galère puisque le village est aussi grand que la ville de Strasbourg&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une bonne heure consacrée aux transports, nous apercevons enfin l’imposant monument sportif. Nous le contournons pour nous rendre au portail de sécurité. Nous sommes accueillis par un garde qui nous invite gentiment à revenir munis d’une autorisation, bout de  papier que nous ne pouvons qu’obtenir au service gestion du patrimoine situé à l’autre bout de la cité U. Et c’est reparti pour un tour de transport public, le temps de se perdre puis nous arrivons une heure plus tard dans le bâtiment concerné. Il est 14h30 et un charmant monsieur nous informe que la personne qui délivre la permission est partie casser la croute, il faut revenir à 17h…sympa la pause déjeuner ici. Bref, nous patientons deux bonnes heures, avalons un hamburger en regardant une rediffusion du concert d’André Rieux, soit un déjeuner véritablement déprimant. Une fois ce repas terminé, nous retentons notre chance et rencontrons ladite personne mais cette dernière ne pourra pas nous délivrer l’autorisation aujourd’hui. Elle nous invite à écrire une lettre en mentionnant les raisons de notre visite…bref le casse tête chinois made in Mexico. Face à cette lourdeur administrative, nous lâchons prise et rentrons chez Alexis bredouille.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 24 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée repos.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 25 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous décidons de quitter la vie trépidante de la capitale pour rejoindre Real de Catorce. Autre décor, autre style de vie, car cette bourgade est nichée aux portes du désert. Une journée de transport est nécessaire pour s’y rendre. Nous faisons escale dans un village à une centaine de kilomètres avant notre objectif afin d’y passer la nuit. C’est aussi, ici, que nous apprenons la mort du King de la Pop&amp;nbsp;: Mickael Jackson. RIP Micky.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 26 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lever tôt pour les aventuriers puisque notre bus pour Real de Catorce part à 7h. Au fur et à mesure que nous avalons les kilomètres, le paysage se métamorphose. De la végétation luxuriante, nous passons à un décor lunaire envahi par des cactus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Mexique/.Real_De_Catorce__112__m.jpg&quot; alt=&quot;Real_De_Catorce__112_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Real_De_Catorce__112_.JPG, aoû 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Mexique/.Real_De_Catorce__230__m.jpg&quot; alt=&quot;Real_De_Catorce__230_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Real_De_Catorce__230_.JPG, aoû 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour accéder à cette bourgade de 1000 habitants, il est obligatoire d’emprunter un long tunnel creusé à même la roche et qui traverse la montagne de part en part, reprenant le tracé d’un ancien boyau de mine. Pour y pénétrer, nous devons changer de bus pour un véhicule de gabarit plus modeste. Et c’est parti mon kiki&amp;nbsp;!
Arrivés au bout, apparaît un village digne d’un film de Clint Eastwood. Oublié du monde et des hommes pendant un siècle, ce village sort petit à petit de sa léthargie grâce notamment au tourisme. Real de Catorce, ce n’est pas seulement des cactus, des cowboys et des mines d’or, c’est aussi la terre sacrée des Huicholes, ces indiens qui communient avec leurs dieux en ingurgitant du Peyotl, un cactus hallucinogène.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous passons l’après midi à visiter le village dont une vieille église typiquement «&amp;nbsp;Far-West&amp;nbsp;» bourrée de charme. La visite continue en direction du terrain de foot. Un poil excentré du bled, le praticable offre une vue imprenable sur les alentours mais aucun joueur ne tapote le ballon. Nous rencontrons tout de même des locaux qui nous informent que des matchs se déroulent tous les soirs. Très bien, nous repasserons.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Mexique/.Real_De_Catorce__263__m.jpg&quot; alt=&quot;Real_De_Catorce__263_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Real_De_Catorce__263_.JPG, aoû 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Mexique/.Real_De_Catorce__391__m.jpg&quot; alt=&quot;Real_De_Catorce__391_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Real_De_Catorce__391_.JPG, aoû 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous cassons la croute dans un bouiboui et repartons en excursion. Cette fois-ci, la route est plus fatigante car nous empruntons un sentier sinueux à flanc de montagne pour aboutir quelques centaines de mètres plus haut dans un village fantôme. Nous flânons dans les rues désertes à admirer les ruines et à profiter du silence du site. La promenade terminée, nous retournons sur le praticable où nous disputons un match d’anthologie, une partie de foot façon Far-West. Ici, les joueurs ne jouent pas en dégainant leurs vieux colts mais en déambulant sur le terrain avec une bouteille de bière dans la main droite et une cigarette dans la main gauche. Evidemment, le niveau de jeu est très moyen mais le match est très bon esprit et les sourires nombreux. Une fois fatigués de ce foot endiablé, nous rentrons à l’hôtel, assis à l’arrière du pick-up d’un des joueurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La soirée se termine devant un bon livre et une discussion très enrichissante sur le foot business.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 27 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et c’est parti pour une séance frisson dans les grandes plaines désertiques du Mexique. Nous affrétons une jeep pour nous y conduire. Les deux cousins montent sur le toit de la jeep et au vue de la piste, c’était peut être une mauvaise idée. Pour s’y rendre, la 4X4 emprunte un sentier à flanc de montagne parsemé de gros cailloux. Le véhicule avance à faible allure pour ne pas sortir de la piste… soit tomber dans le précipice. Comme dirait les Africains, «&amp;nbsp;qui fait le malin, tombe dans le ravin&amp;nbsp;» (merci Servan pour la citation). Heureusement, c’est exactement ce que nous n’avons pas fait. Le trajet dure une petite heure, une éternité pour nous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois arrivés sur place, nous découvrons une étendue de terre aride et désertique digne du Far-West. Nous reprenons la route pour nous arrêter devant une gare désaffectée qui permettait jadis, de relier Real de Catorce à Mexico DF.
Le road trip se termine et nous rentrons à l’hôtel pour y faire un bon dodo car demain, une journée voyage nous attend de nouveau.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 28 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée transport en direction de Mexico DF. Dans le bus, nous aurons l’immense plaisir de visionner un chef d’œuvre du cinéma&amp;nbsp;: Cobra avec Sylvester Stallone. En espagnol svp.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 29 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Direction la fédération de foot Mexicaine. Nous sommes accueillis par Sarah, une jeune et charmante française expatriée. Cette dernière, désireuse de nous aider dans la bonne réalisation de notre projet, nous communique un tas de contacts, notamment des directeurs et coachs de club Mexicains. Parmi eux, un Français, Medhi, aujourd’hui préparateur physique de l’équipe nationale féminine de football.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 30 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée photo avec une excursion en direction du stade de Cruz Azul. Malheureusement, quand nous arrivons aux portes de celui-ci, l’entrée nous est interdite. Le vigile réclame une autorisation de la part des autorités du club. Or, le siège du club est fermé à cette heure tardive (16h30). Nous nous rabattrons donc sur l’arène de tauromachie située à une centaine de mètres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 1er juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nouvel essai concernant l’estadio Azul. Cette fois ci, le siège est bel et bien ouvert mais les dirigeants du club nous refusent l’entrée. Et pour cause, le stade est en pleine réfection et ils ne souhaitent donc pas montrer leur enceinte sous un jour défavorable. Nous essaierons malgré tout de soudoyer les vigiles mais ceux-ci refuseront. Un comble au Mexique, pays de la propinita (le pourboire)&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Mexique/.Estadio-Azul-006_m.jpg&quot; alt=&quot;Estadio-Azul-006.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Estadio-Azul-006.JPG, aoû 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 2 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée repos. Nouveau débat sur le remplacement de la caméra…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 3 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous partons visiter l’estadio Azteca, stade mythique, antre de l’équipe nationale et du Club America, bref, le patrimoine footballistique mexicain par excellence. Une bonne heure de transport plus tard, nous voilà dans l’enceinte sportive. Celle-ci est impressionnante. Une capacité de 105 000 places et une forme définitivement massive. Une visite guidée en compagnie de touristes mexicains, quelques clichés puis nous repartons rejoindre Ivan et Alexis qui nous attendent impatiemment. En effet, ce soir c’est notre dernière soirée en leur compagnie. Restaurant donc.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Mexique/.EstadioAzteca-_64__m.jpg&quot; alt=&quot;EstadioAzteca-_64_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;EstadioAzteca-_64_.JPG, aoû 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 4 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dernière journée avant l’Asie. Ainsi, pour terminer le projet en beauté, nous partons, avec l’aide de Medhi, voir l’entrainement de l’équipe nationale féminine de football. Direction le Centro Pegaso, sorte de Clairefontaine Mexicain.
Sur place, deux équipes professionnelles entament leur préparation d’avant saison. De notre côté, nous passons deux heures en compagnie des jeunes joueuses de l’équipe nationale. Une belle manière de clore notre séjour en Amérique Latine&amp;nbsp;!
Après une chaleureuse poignée de main échangée avec Medhi, nous sommes de retour chez Alex en début d’après midi et préparons notre départ pour l’Asie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Mexique/.Feminil_Mexico-_36__m.jpg&quot; alt=&quot;Feminil_Mexico-_36_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Feminil_Mexico-_36_.JPG, aoû 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 5 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous quittons l’Amérique pour attaquer le dernier continent de notre périple&amp;nbsp;: l’Asie. Fini les tacos, les chapeaux de cowboys et le peyotl&amp;nbsp;! Dans quelques heures, nous serons à Singapour, la Suisse de l’Asie. Autre culture, autre langue, autre aventure…tout ça, dans le prochain post&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Guatemala, euh... c'est pas mal... Par Thomas</title>
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    <pubDate>Tue, 16 Jun 2009 18:25:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Association &quot;MaisVousEtesFoot !&quot;</dc:creator>
        <category>Guatemala</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Lundi 11 mai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après six bonnes heures de transport, nous arrivons à notre première escale Guatémaltèque&amp;nbsp;: Antigua. La surprise est de taille. La vieille ville, entourée de trois immenses volcans, est d’une beauté inégalable. Fondée en 1524 par les espagnols, Antigua a été proclamée, en 1541, capitale du Guatemala suite à un tremblement de terre qui a dévasté une partie du pays. Du fait de son nouveau statut politique, la cité s’est développée à vitesse grand V. Ecoles, monastères, églises et hôpitaux ont été érigés avec la sueur et le sang d’ouvriers mayas. La ville a atteint alors son apothéose vers le milieu du 18ème siècle. Mais la période de gloire d’Antigua va s’arrêter subitement en décembre 1773 lors d’un nouveau tremblement de terre qui endommage une bonne partie de la ville. Le gouvernement abandonne la cité pour construire une nouvelle capitale beaucoup plus moderne&amp;nbsp;: Guatemala Ciudad (ou city pour les non bilingues).
Aujourd’hui, Antigua a retrouvé sa splendeur d’antan et constitue une étape touristique à ne pas louper. Aux alentours de la place principale, l’espace est occupé par de vieilles églises fraichement restaurées dont les façades, richement sculptées, ont été peintes de couleur claire. Il suffit de se perdre dans l’une des innombrables rues pavées, bordées par de vieilles bâtisses coloniales, pour découvrir tous les trésors que regorge cette cité d’or.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Guatemala/.Antigua_035_m.jpg&quot; alt=&quot;Vieille église coloniale&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Vieille église coloniale, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après avoir déposé nos bagages dans un hôtel aux prix défiant toute concurrence, nous partons visiter cette ville au passé tragique puis rentrons dans une vieille maison coloniale qui fait, comme beaucoup d’autres, office de restaurant. Nous cassons la croute puis rejoignons notre posada pour une bonne nuit bien méritée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 12 mai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le petit déjeuner avalé, nous partons à la chasse au football. Nous parcourons la ville et interrogeons les locaux pour obtenir plus d’informations concernant l’emplacement exact du terrain. L’un d’eux nous oriente vers une crêperie, nommée «&amp;nbsp;la Luna de miel », tenu par un Français qui apparemment, est un fou de foot. Nous rebroussons chemin puis franchissons la porte du restaurant, jetons un coup d’œil furtif du côté du bar et apercevons l’écusson de l’OM. Pas de doute, nous sommes à la bonne adresse. Nous demandons à parler à Edouard, le propriétaire mais la charmante cuisinière nous informe qu’il s’est absenté. Nous patientons alors à l’intérieur du magasin devant un bon capuccino et un jeu d’échec. Quelques dizaines de minutes après, Edouard pointe le bout de son nez. Une discussion s’engage. Ce français de 27 ans a monté une crêperie il y a trois ans alors qu’il était seulement de passage à Antigua pour trois jours. Aujourd’hui, son magasin tourne tout seul et fait partie d’un des restaurants les plus rentables de la ville. A la fin de notre riche discussion, Edouard nous informe qu’il ne peut pas honorer notre requête portée sur un match de foot car il est trop difficile de réunir un nombre suffisant de joueurs. Par contre, il est disposé à nous mettre en relation avec un joueur pro, Martin, d’origine uruguayenne pour une interview. Proposition que nous acceptons. Un coup de fil après, Edouard nous informe que Martin sera au restaurant ce soir.  La surprise ne s’arrête pas en si bon chemin puisqu’il nous invite à regarder le match OM vs Nice le lendemain dans les locaux de l’alliance française.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Guatemala/.Antigua_021_m.jpg&quot; alt=&quot;Terrain de foot d&amp;#039;Antigua&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Terrain de foot d&amp;#039;Antigua, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous repartons de la crêperie en direction du Mac Donald’s où nous croisons de nouveau notre amie Suisse, Franzisca. Nous bavardons un moment ensemble puis lui donnons RDV le soir même  à la Luna de Miel. Quelques hamburgers ingurgités, nous partons à la recherche du terrain de foot. Nous traversons le marché puis atterrissons à côté de la gare routière. Derrière un amas de bus, se trouve le praticable. Nous prenons quelques clichés puis quittons le quartier pour rejoindre notre hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme convenu, nous retournons à la Luna de Miel en compagnie de Franzisca. Nous faisons connaissance avec Martin, le footballeur pro qui nous invite à le revoir le lendemain matin pour une interview. Durant la soirée, nous rejoignons les deux frères rencontrés à Copán (Marc et Bruno) et croisons de nombreuses personnes dont deux françaises qui ont rencontré, quelques jours auparavant, notre cher ami Aurélien à Tikal. Drôle de coïncidence&amp;nbsp;! Nous partageons la fin de soirée en leur compagnie dans un bar à Salsa afin de mettre en pratique nos connaissances artistiques durement acquises lors de notre séjour en Amérique du Sud. Quelques déhanchements plus tard, nous rentrons à l’hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 13 mai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Levés tôt direction la crêperie où nous devons rencontrer Martin, notre joueur uruguayen. Nous profitons du lieu pour commander une délicieuse crêpe puis une fois avalée, nous attaquons la première question. L’entretien durera une bonne heure.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois terminé, nous quittons le restaurant en compagnie d’Edouard pour rejoindre Florian, directeur de l’alliance Française et supporter inconditionnel de l’OM. Une fois sur place, nous pénétrons dans l’une des nombreuses classes que compte le bâtiment français qui, pour l’occasion, a été réquisitionné en raison de l’importance de l’évènement. Une poignée de minutes plus tard, le rang des supporters marseillais grossit avec l’arrivé de Sam, le gérant de la crêperie. A chaque action, les cris des trois fanatiques du maillot ciel et blanc envahissent la petite salle au point de rendre le match très dynamique et surtout très drôle. Durant la deuxième mi temps, un ami d’Edouard débarque à l’alliance française vêtu d’un maillot rayé rouge et noire et au vu du score (1-0 pour l’OM), on pouvait lire sur son visage une grande déception… 45 minutes passés, Nice s’incline 2-0 devant les Olympiens. Nous remercions nos amis marseillais, ravis de cette victoire, puis quittons les lieux en direction de la gare routière. Là bas, nous attrapons un bus pour Panajachel, soit l’une des plus grandes villes du lago Atitlan. Malgré la courte distance qui sépare Antigua du lac, il nous faudra tout de même 4h de bus pour atteindre notre objectif. Les raisons&amp;nbsp;: routes dans un état très moyen, changement de bus (qui dit changement dit longue attente) au milieu d’un patelin perdu dans les profondes contrées guatémaltèques et enfin, arrêts incessant du bus sur la bas coté. Ici, au Guatemala, la politique des chauffeurs des fameux «&amp;nbsp;chicken bus&amp;nbsp;» est d’embarquer tout le monde même si les sièges font défaut. Du coup, ces antiquités des routes, vieilles d’au moins une bonne génération, dégueulent de passagers. A tel point qu’on se demande comment ils peuvent encore avancer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Guatemala/.San_Pedro_Laguna_001_m.jpg&quot; alt=&quot;Lac Atitlan&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Lac Atitlan, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Arrivés à destination, nous trouvons un hôtel très rapidement puis partons casser la croute et sur le chemin, nous rencontrons, devinez qui…notre ami Suisse Franzisca que nous invitons bien évidemment à se joindre à nous. Une heure passe et le sommeil se fait sentir. Aussi, après avoir longtemps bavardé sur tout et n’importe quoi, nous saluons notre amie et partons nous coucher.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 14 mai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous quittons ce bled pour nous diriger vers Santiago de Atitlan, un village logé au pied d’un volcan. 20 minutes de bateau et nous voila à destination. Le paysage est époustouflant de beauté. Le lago, qui mesure 18km par 12km, est entouré par d’élégantes vallées tapissées d’une épaisse végétation luxuriante et de trois imposants volcans éteints. En plus du cadre pittoresque, la forte culture maya qui règne ici rend le site mystique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Guatemala/.Panajachel_013_m.jpg&quot; alt=&quot;Lac Atitlan&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Lac Atitlan, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Guatemala/.San_Pedro_Laguna_496_m.jpg&quot; alt=&quot;Habitant&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Habitant, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Arrivés à Santiago, nous découvrons un village où les habitants, petits et habillés en habits traditionnels, déambulent tranquillement dans les étroites ruelles du bled. En plus de l’espagnol, on parle le Tz’utujil et le Kaqchikel, deux langages mayas (le Guatemala compte 26 dialectes différents).
Une fois installés à l’hôtel, Thomas part visiter le terrain situé à l’extrémité de la ville. Il rencontre des joueurs qui l’invitent à taper la balle le lendemain. Invitation acceptée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 15 mai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Début d’après midi, les deux cousins vêtus de leurs crampons, se dirigent doucement vers le terrain. Une légère pluie arrose la ville.
Le praticable, occupée par une ribambelle de jeunes tapotant la balle, offre une vue imprenable sur l’un des trois immenses volcans. Malheureusement pour nous et pour une raisons inexplicable, il nous sera impossible d’intégrer une partie… Eh oui, aujourd’hui, le foot ne nous veut pas. Nous contemplons tout de même les matchs endiablés puis rentrons à l’hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 16 mai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous retentons notre chance auprès du terrain de foot afin d’y taper la balle mais, arrivés sur place, la surprise est de taille puisque le praticable est vide. Sous les tribunes, nous distinguons une poignée de joueurs, suffisamment nombreux pour constituer deux équipes, aussi nous déduisons qu’un match se prépare. Nous partons à leur rencontre puis établissons le contact avec quelques joueurs… pas de bol pour nous, aucun d’entre eux ne parle ou ne veut parler espagnol. Nos connaissances en langue maya étant inexistantes, nous sommes obligés de rebrousser chemin. Nous tentons notre chance auprès de l’autre équipe qui manipule très bien la langue d’Octavio Paz. Ces derniers nous informent que c’est un match du championnat local de Santiago de Atitlan et il est donc impossible pour nous de se faufiler dans l’une des deux équipes. Ok&amp;nbsp;! Nous serons alors spectateurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Guatemala/.Santiago_Atitlan__223__m.jpg&quot; alt=&quot;Un foot mouvementé&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Un foot mouvementé, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le match commence, le niveau est moyen mais l’atmosphère sympathique. Après le coup de sifflet final de l’arbitre, les joueurs quittent le terrain et sont très vite remplacés par d’autres. Cette fois-ci, rien d’officiel et par conséquent, possibilité de squatter un match. Aussitôt dit, aussitôt fait… Romain, surmotivé, intègre une équipe. L’enjeu est de taille puisque les participants mettent chacun 20 quetzals en jeu (2 euros). Chaque joueur de l’équipe gagnante empochera donc le double. Malgré une légère pluie fine qui s’invite à la partie, rendant le terrain limite boueux, la partie est plaisante aussi bien pour les «&amp;nbsp;jugadores&amp;nbsp;» que pour les spectateurs. Deux joueurs exécutent même des dribbles techniques très propres qui laissent Thomas bouche bée. Associés à Romain, ce trio d’attaque digne du trident barcelonais (Etoo’, Henry, Messi) va avoir raison des velléités adverses. La rencontre s’achève sur une victoire aisée de l’équipe de Romain, qui empoche avec un grand sourire ses 40 Quetzals. Après une demi heure de bavardage avec les joueurs, nous rentrons à l’hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 17 mai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous quittons le sympathique village de Santiago pour nous diriger vers San Pedro, petit bourg situé sur les bords du lagon. Une fois encore, nous empruntons un bateau qui nous dépose à l’entrée du bled. Chargés comme des mules, nous commençons l’ascension d’une longue route qui doit nous mener à notre hôtel. Après un rude effort, le réconfort. Nous visitons notre chambre situé au dernier étage de l’immeuble et là… badaboum. La surprise est de taille. Grande chambre avec salle de bain privée (et de l’eau chaude) disposant de lits très confortables et surtout, une terrasse d’environ 30 mètres carré avec hamac offrant une vue inégalable sur le lac…tout ce luxe pour seulement…2€ chacun. «&amp;nbsp;Youpeeeeeeeee&amp;nbsp;» répond Thomas au propriétaire. Quel plaisir d’emménager ici !!!!!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Guatemala/.San_Pedro_Laguna_011_m.jpg&quot; alt=&quot;Lac Atitlan by night&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Lac Atitlan by night, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Guatemala/.San_Pedro_Laguna__137__m.jpg&quot; alt=&quot;Lac Atitlan by night&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Lac Atitlan by night, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après un repos bien mérité dans notre palace, nous hélons un tuc tuc (scooter à trois roues pouvant transporter deux passagers à l’arrière, à ne pas confondre avec nos gâteaux d’apéro) en direction du stade de foot qui porte le joli nom de Bella Vista. Comme son nom l’indique, le lieu, situé sur les hauteurs du village, jouit d’une belle vue. Après un bon kilomètre dont une petite partie sur des routes pavés (et en tuc tuc ça fait mal aux fessiers), nous atteignons le praticable. Nous interrogeons alors un habitant, coiffé d’un large chapeau de cowboy, afin qu’il nous présente la partie. Au programme&amp;nbsp;: un match du championnat local qui met en scène deux équipes de San Pedro. La pluie fait son apparition et nous allons donc nous réfugier sous les tribunes afin d’assister à la fin de la partie. Une fois le match terminé, nous faisons la connaissance avec les joueurs avec qui nous bavardons facilement une bonne heure. Pendant ce temps, une autre partie se déroule sous une pluie diluvienne transformant le terrain en piscine géante.
La journée de championnat terminée et en l’absence de tuc tuc pour nous ramener à notre palais, nous repartons en direction de notre hôtel à pied…sous des trombes d’eau.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Guatemala/.San_Pedro_Laguna__328__m.jpg&quot; alt=&quot;San Pedro&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;San Pedro, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Guatemala/.San_Pedro_Laguna_012_m.jpg&quot; alt=&quot;Foot à Santiago de Atitlan&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Foot à Santiago de Atitlan, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 18 mai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée repos et travail.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 19 mai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est reparti en direction du terrain «&amp;nbsp;Bella Vista&amp;nbsp;» pour contempler une autre journée du championnat local. Arrivés sur place, nous rencontrons un journaliste de la TV local (dynamiteTV) qui nous invite à visiter ses locaux le lendemain. Parfait, nous acceptons l’invitation.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Mercredi 20 mai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous partons retrouver notre ami de la TV local et arpentons l’une des innombrables routes qui découpent le village en une myriade de petits quartiers. Une fois arrivés au point de RDV, nous rencontrons le journaliste. Après s’être faufilés dans un dédale de petites ruelles, nous pénétrons dans une pièce guère plus grande que la terrasse de notre hôtel. A l’intérieur, se trouve un tas de matériel informatique et numérique. Notre ami, fondateur de la chaine «&amp;nbsp;dynamite TV », nous présente son travail en nous diffusant une série de petits documentaires axés principalement sur les faits quotidiens qui égayent la vie des habitants. Et bien sur, son émission sur le sport, essentiellement du football. Avec ses petits moyens, la chaine de TV, qui existe depuis maintenant une année et qui est diffusée sur les écrans des villages situées dans les alentours, est suivi par environ 5000 âmes. Bon début amigo&amp;nbsp;! Bref, les minutes défilent et nous ne savons toujours pas pourquoi nous sommes ici. Il nous explique bien après, qu’il souhaite être mis en relation avec des chaines de TV françaises afin d’échanger des vidéos. Malheureusement, nous ne connaissons guère de monde dans ce milieu. Nous quittons les lieux en fin d’après midi puis retrouvons notre palace.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Désireux d’en apprendre plus sur la culture maya, nous demandons au gentil propriétaire de notre hôtel de nous briefer sur l’histoire de cette ancienne civilisation. Ce dernier, pas chaud, nous informe qu’il se déroule chaque année une cérémonie maya, l’équivalent de notre nouvelle année. Par chance, cet évènement se déroule demain. Il nous communique l’heure puis le lieu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 21 mai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;8h, nous voila au pied de guerre pour assister à cette fête maya. Un tuc tuc nous dépose à proximité d’une vieille bâtisse, un poil excentrée de San Pedro. Nous contournons la maison puis pénétrons dans un grand jardin habillé de peintures représentatives de la vieille civilisation. Au centre de la cour, se trouve trois prêtres, facilement reconnaissables à leur habit rouge, en train de regrouper les offrandes à l’intérieur d’un cercle délimité par des pierres. C’est long mais plutôt joli. Une fois l’installation terminée, ils y mettent le feu en récitant des prières incompréhensibles puisque c’est en maya. La cérémonie, orchestrée par les trois prêtres selon un rituel bien défini, durera trois bonnes heures complètement mystiques.
A l’issu de la cérémonie, un repas nous sera offert par les participants. Au menu, une bouillie informe blanchâtre que nous avalerons avec un large sourire&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Guatemala/.San_Pedro_Laguna_131_m.jpg&quot; alt=&quot;Cérémonie Maya&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Cérémonie Maya, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 23 mai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous empruntons un tuc tuc qui nous amène à San Juan, un bled situé à quelques kilomètres de San Pedro afin d’observer la finale du championnat. Aux dires des locaux, le match est à 15h. Notre taxi à trois roues nous dépose sur la place principale du bourg puis nous continuons notre chemin à pied afin de mieux contempler les richesses architecturales du village. Comme tous les jours, une violente pluie s’abat sur la région. Une fois arrivés sur le terrain, nous trouvons refuge sous les tribunes afin de nous protéger de l’averse. Devant nous, s’étend le praticable. A notre grande surprise, aucun joueur ne tapote la balle, nous sommes seuls…tel Robinson sur son ile. Grand moment de solitude. Nous décidons tout de même de patienter une bonne demi-heure. Après tout, il est possible que l’horaire du match ait été décalé. Mais à part un chien et quelques curieux, nous ne verrons aucun joueur. Nous faisons alors marche arrière puis demandons à un habitant du coin, perché sur son balcon, la date et l’heure de la finale. Ce dernier nous informe que la partie a lieu demain à la même heure. Ok, on avait bon sur l’heure mais faux sur la date… super. Nous attrapons un tuc tuc puis rentrons à San Pedro.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 24 mai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme convenu, nous repartons à San Juan contempler la finale opposant le Deportivo AJPU et le Deprtivo Juanero. Ambiance bon enfant, les tribunes sont combles et le tout est sponsorisé par une banque rurale&amp;nbsp;! Du coup, on a le droit aux commentaires en direct par deux excités du micro. Comme dans Olive &amp;amp; Tom&amp;nbsp;! Sauf que la partie sera beaucoup moins spectaculaire que le dessin animé. Pas de ciseau retourné à 5 mètres de hauteur, pas de catapultage de joueurs et pas de tir de l’aigle. Seul un petit but d’écart va départager les deux équipes. Victoire du Deportivo AJPU, champion de San Juan donc&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A notre retour, une grande surprise nous attend à l’hôtel. En effet, Anton et Lina, nos amis suédois avec qui nous avions partagé nos aventures boliviennes, sont de retour&amp;nbsp;! Super&amp;nbsp;! Nous terminons la journée en leur compagnie, jouant aux cartes et se racontant nos péripéties respectives.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 25 mai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée repos en compagnie de nos amis suédois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Guatemala/.San_Pedro_Laguna__1127__m.jpg&quot; alt=&quot;San_Pedro_Laguna__1127_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;San_Pedro_Laguna__1127_.JPG, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 26 mai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous quittons le lago Atitlan ainsi que nos compagnons de route pour nous diriger de nouveau vers Antigua. Quelques heures après, nous foulons les pavés de cette vieille et splendide ville. Nous retrouvons nos amis français à la crêperie avec qui nous bavardons un long moment. Edouard, le propriétaire de la crêperie, nous informe qu’il quitte définitivement le Guatemala pour retrouver notre beau pays. Date de départ&amp;nbsp;: lundi. Aussi, il organise sa despedida (fête de départ) samedi soir, ultime et dernière occasion de réunir et de festoyer avec tous ses amis. Nous décidons alors de rester jusqu'à cette date. Ainsi, nous pourrons observer la finale de la Champion’s League le lendemain dans un bar situé à quelques mètres de sa crêperie.
Nous finissons la soirée en sa compagnie et faisons la connaissance d’autres français, Arthur, un étudiant de l’ESC La Rochelle et Laurilène, une charmante expatriée qui vit à Antigua.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 27 mai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous pénétrons dans le bar pour observer la grande finale de la coupe des champions. Au programme&amp;nbsp;: Manchester VS Barcelona. Le pub est bondé. A l’arrière, se trouve les supporters de Manchester et à l’avant sont assis les inconditionnels du Barcelone. Le match débute et les premiers cris émanant de ces fous de foot retentissent. Applaudissement, boutades, rires et blagues égayent la grande salle mais c’est au coup de sifflet final de l’arbitre que l’ambiance est à son apothéose. Les fanatiques du club espagnol explosent de joie, crient, chantent et s’agitent, faisant limite vibrer le bar. Bref, bon moment et très bonne ambiance.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Evidemment, nous finissons la journée à la crêperie à siroter quelques pastis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 29 mai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous profitons de notre temps libre pour faire une petite excursion sur le volcan Pacaya, situé à une heure de route.
Nous arrivons au pied de cet immense monticule vers 7h du mat’ puis exécutons le reste du trajet à pied. Nous traversons une jungle qui disparaît au fur et à mesure de l’ascension. Une bonne heure de marche après, le changement de paysage est radical. La verdure a disparu pour faire place à une grande étendue de lave séchée… Bienvenue dans le Mordor. Ici, nous sommes à plus de 2000 mètres d’altitude et la vue se révèle spectaculaire car la région abrite une multitude de volcans visibles à l’œil nu. Devant nous, se dresse le Pacaya coiffé d’un épais nuage de fumée et dont la dernière éruption date du début des années 2000. Nous continuons notre ascension vers le volcan mais cette fois-ci, le décor ressemble plus au chaos… pas de fleur, pas d’arbre, pas d’animaux, seulement des cendres, de la lave séchée et des grosses caillasses noirâtres aussi aiguisées qu’une dent de requin (et non pas les dents d’Aurélien !).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Guatemala/.Volcan_Papaya_046_m.jpg&quot; alt=&quot;Le volcan Pacaya&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Le volcan Pacaya, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après une bonne dizaine de minutes de marche dans cet enfer noir, la surprise est de taille puisque que nous découvrons une coulée de lave rougeâtre. La chaleur dégagée par cette dernière est hallucinante et devient même très vite insupportable (il faut dire que nous étions seulement à un mètre d’elle). Nous restons une bonne demi-heure à observer ce phénomène naturel hors du commun avant de reprendre la route du retour. Sur le chemin, nous rencontrons deux français, Boris et Aude qui font, eux aussi, un tour du monde.
Nous rentrons à Antigua en début d’après midi puis passons la soirée à la crêperie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 30 mai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous commençons la journée par une observation assidue de la dernière journée du championnat de France chez Florian, le directeur de l’alliance Française. Tous les supporters de l’OM sont réunis et sur-stressés car les Olympiens peuvent encore prétendre au sacre à condition que Bordeaux perde son match et que l’OM gagne. Grace à cette incroyable invention qu’est internet, nous observons la journée en direct. Edouard, Sam, Florian… tous espèrent la coupe. Malheureusement, Bordeaux accomplit sa mission et remporte le trophée tandis que l’OM, malgré une victoire sans appel de 4-0 contre Rennes, doit se contenter de la deuxième place. Ce n’est pas grave, ca sera pour l’année prochaine&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La journée continue à la crêperie avec la soirée de départ d’Edouard. A 19h, tous ses amis sont présents, les verres de pastis défilent ainsi que les bonnes blagues du sud. A 22h, la crêperie ferme mais la soirée continue dans le même bar ou nous avons regardé la finale de la Champion’s League. Les esprits deviennent confus à cause de l’alcool mais bien sur, fidèle à leurs habitudes, les membres de l’association «&amp;nbsp;Maisvousetesfoot&amp;nbsp;! » n’ont bu que du coca. Tout le monde le sait, une bonne hygiène de vie, ça n’a pas de prix&amp;nbsp;! Le bar ferme vers 2h et la soirée se termine chez une jeune demoiselle dans une maison gigantesque. Bref, bonne soirée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 31 mai&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée repos car il est important, pour l’hygiène de vie, de se reposer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 01 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous saluons nos amis d’Antigua puis attrapons un bus pour Flores, village situé au nord du Guatemala. Dix heures de bus sont nécessaires pour atteindre notre objectif. Nous arrivons vers 22h.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Mardi 02 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée travail…sisi&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 03 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lever tôt pour les deux cousins car aujourd’hui est une journée placé sous le signe du tourisme. Nous attrapons un bus à 6h qui nous amène à Tikal, l’un des plus beaux spots maya et certainement l’un des plus grands. Le site est dominé par cinq énormes temples dont la hauteur peut dépasser 50 mètres, offrant alors une vue spectaculaire sur la forêt. Une fois sur place, nous pénétrons dans une épaisse jungle pour atterrir sur la place principale (plaza Mayor) de l’ancienne cité. L’espace est délimité par deux grands temples, très bien conservés, qui se dressent l’un en face de l’autre. A coté de l’un d’entre eux, se trouve le jeu de balle (juego de pelota), ancien jeu de ballon donc, pratiqué par les mayas. La place est envoutante surtout que nous sommes tout seul, les touristes préférant commencer par les petites ruines et terminer par les grosses, dont la plaza Mayor.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Guatemala/.Tikal_040_m.jpg&quot; alt=&quot;Tikal_040.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Tikal_040.JPG, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Guatemala/.Tikal_155_m.jpg&quot; alt=&quot;Tikal_155.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Tikal_155.JPG, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La visite continue, nous empruntons un chemin percé dans l’épaisse végétation et apercevons, à la fin de ce tunnel verdoyant, un énorme temple dans un état de conservation très correcte. Camouflée par la largeur du monument, se dresse une échelle en bois branlante, haute d’une quarantaine de mètres, qui permet d’accéder au sommet de l’édifice. Après une hésitation et quelques interrogations sur la solidité de l’échelle, nous commençons notre ascension. Notre cœur bat la chamade et la peur d’une chute est présente mais une fois arrivés en haut, la récompense est de taille… Le cadre est incroyable, la jungle à perte de vue, seules les ruines de couleur grisâtres surgissent de cet océan verdâtre. Bref, nous restons plusieurs dizaines de minutes à observer l’horizon et à imaginer la beauté que devait être Tikal dans les années 900 avant JC.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Guatemala/.Tikal_213_m.jpg&quot; alt=&quot;Indiana Jones in action&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Indiana Jones in action, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Guatemala/.Tikal_245_m.jpg&quot; alt=&quot;Tikal_245.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Tikal_245.JPG, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après ce voyage dans le temps, nous entamons notre descente en prenant notre temps car il ne faut pas négliger la sécurité (comme les bisous d’ailleurs).
La visite continue avec l’ascension du temple le plus haut du site, soit 50 mètres. La vue se révèle une nouvelle fois saisissante, seule la cime des édifices mayas rappelle la présence humaine. Ambiance très «&amp;nbsp;Indiana Jones&amp;nbsp;» avec notamment la présence de puissants cris venant des singes hurleurs (qui pourraient rivaliser avec les chants de supporters lors d’un classico OM-PSG).
Nous passons le reste de la mâtinée à flâner dans les alentours et à contempler la faune dont les singes araignées, les pélicans et…un animal très particulier, poilu et fort divertissant, le Roro des Bois (Espèce, aujourd’hui, protégée). Celui-ci passe la majeure partie de son temps à s’agripper aux lianes et à râler. Précisons que nous avons aussi croisé un Toutoune de la Jungle, espèce très rare qui parle à une vitesse hallucinante, incompréhensible pour les non ethnologues. Nous rentrons à l’hôtel vers 14h et passons la fin de la journée à visiter le charmant village de Flores.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Guatemala/.Tikal-124_m.jpg&quot; alt=&quot;Tikal-124.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Tikal-124.JPG, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Guatemala/.Tikal-128_m.jpg&quot; alt=&quot;Tikal-128.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Tikal-128.jpg, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 04 juin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous quittons le Guatemala en direction du Chiapas, au Mexique, soit une région fameuse pour avoir été le foyer de la révolte zapatiste.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Un seul être vous manque...</title>
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    <pubDate>Fri, 12 Jun 2009 19:17:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Association &quot;MaisVousEtesFoot !&quot;</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Award/.LoveForEver_copy_Light_m.jpg&quot; alt=&quot;LoveForEver_copy_Light.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;LoveForEver_copy_Light.jpg, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Honduras, c’est la classe !!! Par Thomas</title>
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    <pubDate>Mon, 08 Jun 2009 17:37:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Association &quot;MaisVousEtesFoot !&quot;</dc:creator>
        <category>Honduras</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Lundi 27 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après quelques bonnes heures de bus, nous atteignons enfin la capitale du Honduras&amp;nbsp;: Tegucigalpa. Cette gigantesque métropole n’est pas LA destination de rêve&amp;nbsp;: surpeuplée, beaucoup de trafic,  une pollution sonore abondante…bref, la définition même de la capitale d’Amérique Centrale. Cependant, la présence de vieilles églises coloniales et de quelques musées d’art y apportent un charme certain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous attrapons un taxi, direction le quartier de Colonia Miramontes, où nous devons rencontrer Marlon, étudiant en chirurgie dentaire, que nous avons contacté une semaine auparavant via le site CouchSurfing. Ce site, plutôt génial, propose aux voyageurs du monde entier de trouver des possibilités d’hébergement chez l’habitant. Gratuitement bien sur. Pour nous, ce sera Marlon l’heureux élu&amp;nbsp;! Celui-ci accepte de nous accueillir dans son appartement pendant quelques nuits. Arrivés chez lui, nous rencontrons sa sœur, Keren puis Silvia, une amie de Marlon. Nous bavardons un long moment ensemble puis partons à la découverte des environs avec pour guide notre ami étudiant.
La journée se termine dans l’appartement en compagnie de Marlon, Silvia, Keren, et Armando, qui nous informent sur la culture, l’économie, les traditions du pays et même de foot via Silvia, grande passionnée du ballon rond. Et pour cause, son père est professeur de futbol à l’université. Apprenant cela, ni une ni deux, nous lui demandons d’appeler son paternel afin de connaître la date et l’horaire du prochain entrainement. Et ça tombe bien, le père de Silvia nous invite à taper la balle dès le demain matin&amp;nbsp;! Seul hic, l’horaire&amp;nbsp;: 7h. La nuit va être courte&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 28 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Levés vers 6h, direction la plus grande université du pays, l’UMAH. Nous pénétrons dans l’enceinte universitaire, traversons une série d’imposants bâtiments puis atteignons enfin le terrain situé dans une cuvette. Nous rencontrons le papa de Silvia qui nous invite aussitôt à rejoindre le reste de l’équipe. Romain chausse les crampons tandis que Thomas, accompagné de Marlon, observent l’échauffement. Au programme&amp;nbsp;: un petit footing pour décrasser les poumons suivis de quelques exercices de contrôle de ballon. Une fois le tour de chauffe terminé, un match amical se met en place, évidement cousin Romain fait partie du match et occupe la prestigieuse place de milieu gauche. Position préféré de Romaninho. Après une bonne heure de jeu, le coach siffle la fin de partie. Les joueurs sortent du terrain, se changent et nous engageons une discussion footballistique avec ces derniers. Une fois l’échange terminé, nous reprenons le chemin de l’appartement pour y déguster un bon petit déjeuner tout en bavardant pendant un long moment avec Marlon.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La journée continue, direction l’ambassade de France. Nous sommes invités à y rencontrer François Morel, le conseiller de l’ambassade (suppléant de l’ambassadeur en cas d’absence de celui-ci), afin d’en apprendre davantage sur le Honduras et sur le football hondurien. Marlon, Keren et Silvia nous déposent en voiture puis nous pénétrons dans la forteresse ultra protégée. Nous patientons quelques minutes avant d’atterrir dans l’un des nombreux bureaux que compte l’ambassade. A coté de François Morel, se trouve Eddy, employé à l’ambassade et amoureux du ballon rond. L’entretien commence par une longue et intéressante description du pays orchestré par le fonctionnaire de l’état puis Eddy prend le relais pour nous présenter le foot au Honduras. Cette discussion, riche en informations footballistiques, nous permet de mieux appréhender l’importance de ce sport au Honduras. A la fin de la rencontre, les deux personnages nous proposent de revenir à l’ambassade le lendemain pour rencontrer le chauffeur de l’ambassadeur. Ce dernier, ayant échoué à devenir professionnel il y a vingt ans de ça, est l’homme parfait pour nous parler du sport roi dans son pays.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au moment de quitter le bureau, François Morel nous informe de la mise en place, jeudi et vendredi, d’une réunion sportive, sorte d’olympiades, regroupant les lycées français issus des pays d’Amérique Centrale. Au programme, un championnat de foot, de la course et bien d’autres disciplines…Encore mieux, la journée sera ponctuée par la présence de Copán Alvarez, journaliste très réputée en Honduras, l’équivalent de notre Hervé Mathoux. Evidement, nous acceptons l’invitation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La journée se termine en compagnie de Marlon, Armando, Keren et Silvia en visitant la ville de Tegucigalpa by night.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Honduras/.Tegucigalpa__4__m.jpg&quot; alt=&quot;Tegucigalpa by night&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Tegucigalpa by night, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 29 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Direction la forteresse ultra protégée où flotte le drapeau tricolore. Comme expliqué précédemment, nous devons rencontrer le chauffeur de l’ambassadeur, sorte de dictionnaire ambulant du football Hondurien. Désireux de connaître plus en détail notre projet, deux autres membres de l’ambassade s’invitent à l’entretien, dont une femme&amp;nbsp;! Il faut savoir qu’au Honduras, le football constitue aussi le sport préféré de la gente féminine. La discussion dure environ une heure et tout le monde ira de son petit commentaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois terminé, nous rejoignons Marlon à l’appartement. Celui-ci nous propose de téléphoner à son oncle qui, apparemment, connaitrait le plus grand journaliste de football du pays, Mr Salvador Nasralla, une sorte de Thierry Roland hondurien. Nous acceptons et, après plusieurs coups de fils, le rendez vous avec Salvador est fixé à 15h le lendemain&amp;nbsp;! Le reste de la soirée se passe très calmement en regardant le discours de Barack Obama.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 30 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Levés tôt car nous devons nous rendre aux olympiades afin de rencontrer Copán Alvarez. Après quelques dizaines de minutes d’attente, le journaliste pointe le bout de son nez. Immédiatement, le contact passe bien et Copán accepte tout naturellement de se prêter au jeu de l’interview. Cet homme, âgé d’une quarantaine d’année, a passé trois ans à Paris, étudiant à la Sorbonne. Il manie donc très bien la langue de Molière et nos discussions se font alors en français. A la fin de notre questionnaire, Copán, enthousiaste, propose de nous mettre en contact avec les personnalités du football hondurien. Il appelle alors M. La Paz Ferrera, ancien sélectionneur de l’équipe national durant les années 80 et héros national pour avoir qualifié le Honduras en Coupe du Monde. C’était en 82 et ce fut la seule fois que le pays de David Suazo réussit à se qualifier en phase finale d’une Coupe du Monde. Ce dernier, aujourd’hui député (!), accepte un rendez vous fixé à 13h dans un Dunkin’ Donuts du centre ville. Et ce n’est pas fini pour les surprises car, dans sa voiture, Copán nous invite à taper la balle le soir même avec d’autres amis journalistes vers 19h. Nous acceptons avec plaisir l’invitation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après que Copán nous ait déposés au Dunkin’ Donuts, nous patientons quelques minutes en savourant un bon café. Comme expliqué précédemment, M. La Paz, surnommé «&amp;nbsp;Chelato&amp;nbsp;» est très réputé dans son pays car c’est le seul sélectionneur à avoir qualifié l’équipe nationale en coupe de monde. Aujourd’hui, cet homme âgé d’une bonne soixantaine d’année s’est converti à la politique en devenant député. Il est connu pour son franc parler et ses répliques cinglantes.
13h, Chelato fait son apparition, un Donuts dans la bouche et un café dans la main. Et, première surprise, nous commençons l’entretien par un cours d’histoire&amp;nbsp;! L’ancien sélectionneur, apparemment passionné par l’histoire de notre pays, nous assomme de questions sur la révolution française ainsi que sur la période Napoléonienne. Il souhaite savoir exactement de quelle manière est mort Robespierre&amp;nbsp;! Notre culture sur ces sujets n’étant pas très poussé, nous sommes incapables de répondre précisément aux interrogations du vieux bonhomme. D’autant plus que notre espagnol hésitant ne nous facilite pas la tache&amp;nbsp;! Aussi, nous changeons très vite de discussion afin de parler d’un sujet que nous contrôlons nettement mieux, le football…mais la aussi, le député trouvera encore un moyen de nous piéger en nous citant des noms d’anciens journalistes français inconnus au bataillon qui, à ses yeux sont très connus…il faut préciser qu’il parle d’un journaliste des années 80 qu’il avait rencontré lors de la Copa Del Mundo 82 en Espagne, Mr Jacques Ferran&amp;nbsp;! Exceptés ces grands moments de solitude, l’entretien se déroule parfaitement mais malheureusement, nous devons l’abréger car nous devons rencontrer, à 15h, Salvador Nasralla, LE journaliste de référence, connu dans toute l’Amérique Centrale pour son érudition en matière de football.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous quittons Chelato à contre cœur, le personnage étant particulièrement sympathique et intéressant, puis partons en direction de la chaine de télévision. 15h, nous voila vautrés confortablement dans un canapé de l’accueil en patientant tranquillement l’arrivée du Quid vivant du football.
16h, soit une heure de retard, Salvador Nasralla, fait une apparition éclair à l’accueil. Il se dirige vers nous, se présente et nous demande de patienter cinq autres petites minutes. Très bien… patienter, après 10 mois de voyage, c’est notre dada&amp;nbsp;! Sauf qu’il ne reviendra jamais… Un peu agacés par ce manque de correction, nous décidons de quitter les bureaux vers 18h.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Là encore, nous sommes pressés. Nous faisons un passage furtif à l’appartement de Marlon, attrapons un short, un T-shirt froissé puis chaussons nos crampons et quelques minutes après, la voiture de Copán fait son apparition. Nous quittons notre ami dentiste puis sautons dans la voiture du journaliste hondurien. Le terrain se situe à quelques centaines de mètres.
Nous rencontrons les autres joueurs et partageons une heure de football intense avec eux. 20h30, la partie s’achève. Copán, qui doit animer en live une émission de foot nous ramène chez Marlon en trombe. Avant de se quitter, notre ami journaliste nous donne le contact de la présidente du club de foot de La Vida, Carla Dip, dont l’équipe doit disputer un match samedi à la Ceiba, soit notre prochaine destination. Nous faisons nos adieux au Hervé Mathoux hondurien, personnage attachant qui nous aura donné une vraie bonne image du Honduras. Merci Copán&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré ce planning déjà bien chargé, la journée n’est pas terminée&amp;nbsp;! En effet, nous rejoignons Marlon, Armando, Keren et Silvia avec qui nous allons partager notre dernière soirée. Au programme&amp;nbsp;: sortie en centre ville pour y siroter un petit cocktail. Nous ne retrouverons nos lits que vers 6h du matin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 01 mai 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Départ pour la Ceiba vers 15h. Nous prenons le temps de remercier nos amis puis attrapons le bus pour arriver à destination tard dans la soirée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 02 mai 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui est un grand jour pour le club de la Ceiba puisqu’il va disputer un match capital. Curiosité du championnat hondurien, il peut à la fois se qualifier pour les demi-finales et être relégué en seconde division&amp;nbsp;! L’idéal donc, serait de se qualifier pour la phase finale tout en évitant la relégation. Pour ça, il faudra être attentif aux résultats des autres matchs… La rencontre se déroule dans le stade de la ville. Nous contactons la présidente du club de la Vida, Carla Dip, afin de pouvoir accéder au stade. Après une petite attente aux portes de l’enceinte, nous pénétrons dans le stade où s’agglutinent une foule de supporters vêtus d’un maillot rouge, couleur du club «&amp;nbsp;cocotero&amp;nbsp;» (la traduction est évidente…).
A l’affiche, La Vida VS Marathon, l’un des clubs majeurs du pays, en provenance de Tegucigalpa.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Honduras/.Match_VidaVSMarathon___103__m.jpg&quot; alt=&quot;Match La Vida vs Marathon&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Match La Vida vs Marathon, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’ambiance qui règne dans le stade est folle, des milliers de spectateurs agitent des drapeaux rouges, d’autres scandent des chants et chaque action loupée de leur équipe provoquent un énervement collectif. Au milieu de la première mi-temps, la Vida fait trembler les filets et inscrit son premier but&amp;nbsp;! Hystérie dans tout le stade&amp;nbsp;! Au point de faire bugger notre camera… Malheureusement donc, nous n’avons pas pu filmer cette scène de joie incroyable. Après de nombreuses péripéties, le match se termine sur une victoire de la Vida qui, scénario rêvé, obtient alors sa place pour les demi-finales et se sauve de la relégation&amp;nbsp;! Drôle de journée pour ce club dirigé par une femme.
Dehors, c’est une fête immense, les gens dansent, rigolent, festoient…ahhh le foot, que c’est beau. Plus surprenant encore, les joueurs de l’équipe gagnante, soit les vedettes de la soirée, sortent tranquillement par la petite porte et se mêlent à la foule déchainée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après la rencontre, nous partons prendre un verre en espérant revoir Silvia qui est venu passer quelques jours à la Ceiba mais malheureusement, cette dernière ne pourra pas se libérer…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 03 mai 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous décidons de quitter la Ceiba en direction de l’ile de Roatan, un petit paradis sur terre niché dans les caraïbes. Nous attrapons un taxi et une fois à l’intérieur, le chauffeur nous informe que le cout de la traversée pour se rendre sur la terre d’éden est de 50 dollars chacun, soit 100 dollars aller/retour… une bagatelle que notre budget ne peut se permettre. Aussi, nous demandons à contre cœur au taxi de nous ramener à notre hôtel. Snif. Nous prolongeons alors notre séjour à la Ceiba de quelques jours. Moment idéal pour se reposer et de travailler.
Malgré notre déception, le côté positif dans tout ça, c’est que nous pourrons assister au match aller de la demi-finale opposant La Vida au club d’Olimpia (Tegucigalpa).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du lundi 4 au mercredi 6 mai 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Repos et travail&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 07 mai 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, se joue la demi-finale aller opposant la Vida à Olimpia, le club vedette du Honduras. Nous partons en direction de la chaine de télé locale afin de rencontrer Carla Dip, présidente de La Vida, et récolter ses impressions d’avant match. Interview sympathique durant laquelle elle se montre confiante. «&amp;nbsp;Je crois à la victoire&amp;nbsp;» nous confiera t-elle.
L’après midi, nous pénétrons dans le stade sans grande difficulté grâce à l’intervention de la présidente qui nous accorde, par la même occasion, le droit de pénétrer sur la pelouse afin de filmer et de photographier les joueurs. Le stade est plein, personne ne veut louper un tel évènement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Honduras/.VidaVSOlimpia_061_m.jpg&quot; alt=&quot;Supporter de la Vida&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Supporter de la Vida, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Honduras/.VidaVSOlimpia_109_m.jpg&quot; alt=&quot;Equipe de la Vida&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Equipe de la Vida, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La partie commence, le public est déchainé, tous espèrent la victoire de leur club…et ils ont bien raison d’y croire car la Vida ouvre le score en deuxième mi-temps. Malgré les bonnes tentatives pour égaliser, l’équipe adverse doit se résigner à accepter la défaite. La partie s’achève sur le score de 1-0. Même cinéma, la ville entière festoie. RDV dimanche à Tegucigalpa pour le match retour. Une victoire ou un match nul de la part de la Vida leur permettrait d’accéder en finale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 08 mai 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous quittons la grande ville de la Ceiba pour nous rendre à Copán, petit bled proche de la frontière guatémaltèque connu pour ses ruines Mayas. Arrivés sur place, soit tard dans la journée, nous retrouvons par hasard Francizca, la suisse que nous avions rencontrée au Nicaragua (Granada pour être précis). Elle occupe la chambre à coté de la notre. Nous partageons un bon diner ensemble et racontons nos aventures respectives.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 09 mai 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Visite du village ainsi que des environs en compagnie de Francizca.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Honduras/.Copan_Ruinas_208_m.jpg&quot; alt=&quot;Habitant&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Habitant, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 10 mai 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous rencontrons deux français, deux frères, Marc et Bruno, qui partagent le même hôtel que nous. Le courant passe bien et nous passons la matinée entière à leur conter nos péripéties.
Une fois notre discussion terminée, nous sautons dans un tuc tuc visiter les ruines mayas situées à un petit kilomètre du village. Arrivés à l’entrée du site, nous empruntons un sentier qui coupe la jungle en deux. Le long de ce dernier, nous observons de splendides perroquets qui jacassent bruyamment. A la fin de la piste, nous atterrissons au milieu  d’une grande place où se dressent deux petites pyramides très bien conservées. A côté d’une des deux, se trouve «&amp;nbsp;le campo de pelota », théâtre du «&amp;nbsp;Juego de Pelota », sorte d’ancêtre du football. Nous passons une bonne partie de l’après midi à observer les imposants monuments du site et à imaginer la splendide cité que devait être Copán il y a environ 1200 ans avant qu’elle ne soit rongée par la végétation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Honduras/.Copan_Ruinas_102_m.jpg&quot; alt=&quot;Les ruines de Copan&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Les ruines de Copan, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Honduras/.Copan_Ruinas_193_m.jpg&quot; alt=&quot;Habitant de la jungle près de Copan&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Habitant de la jungle près de Copan, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après ce flash back dans le temps, nous repartons à Copán afin de pouvoir suivre la demi-finale retour&amp;nbsp;: Olimpia VS La Vida.
Nous traversons la ville de long en large à la recherche d’un bar qui diffuse le match. Par chance, nous tombons par hasard dans un troquet fréquenté uniquement par des locaux tous coiffés d’un chapeau de cowboy. Certains, afin d’amplifier leur côté John Wayne, ont choisi de participer à cet évènement en venant armés. Tranquilles…le canon du colt plongé à l’intérieur du jean, ne laissant alors apparaitre que la crosse… la classe quoi !!! Les bières défilent, les gens s’enivrent, le match n’est toujours pas commencé. Ca va être sympa&amp;nbsp;! Enfin, les publicités terminées, nous voyons Copán, notre ami journaliste présenter le match. Ça fait drôle de le voir à la télé&amp;nbsp;! La partie commence, évidemment, nous sommes les seuls supporters de La Vida, Olimpia étant le club le plus populaire du Honduras. Il ne vaut mieux donc pas dévoiler nos préférences ici car, ayant regardé beaucoup de westerns durant notre jeunesse, nous savons que généralement, cela se termine en bain de sang en cas d’opinions divergentes. L’Olimpia domine la partie et ouvre le score rapidement. Dans le troquet, nous pouvons lire sur les visages des cowboys, la joie mais aussi la surconsommation de bières… Les buts s’enchainent, la Vida est à la dérive. La partie se termine sur le score sans appel de 2-0, la belle histoire du club de la Ceiba s’achève. Déçus, nous repartons à l’hôtel, rejoignons les deux frères Marc et Bruno, puis partons ensemble siroter quelques bières dans des bars fréquentés par la population locale.
Le premier troquet que nous visitons est magique. Une vieille cabane en bois d’une superficie d’environ 20 mètres carré. A l’intérieur, se trouve deux tables ainsi que des bancs branlants. Sur une chaise, est assis un homme qui a bien du mal à rester…assis. Son chapeau permet de cacher sa face tanné par le soleil mais ses vacillements incessants nous informent de son incroyable état d’ébriété. Nous quittons le troquet pour atterrir dans un petit bar occupé par une vieille femme, trois jeunes hommes et un groupe de mariachis. Nous commandons une bière et écoutons ses musiciens jouer des musiques typiques du village. Une fois la dernière chanson terminée, l’un des mariachis nous demande quelle musique nous voulons entendre. Ne connaissant aucune chanson traditionnelle, nous sommes incapables de leur en soumettre une. Ils décident donc de jouer des musiques qui, apparemment, étaient très célèbre dans le pays (sic). Derrière le bar, un jeune homme nous tend quatre autres bières «&amp;nbsp;Cadeau de la maison&amp;nbsp;» clame t-il en espagnol. Ce dernier est en fait le fils de la propriétaire et, aujourd’hui étant la fête des mères au Honduras, c’est lui qui a engagé ce sympathique groupe de mariachis en l’honneur de sa chère maman. Une fois les mousses ingurgitées, nous laissons un pourboire aux musiciens, quelque peu contraints il faut bien l’avouer, sans quoi nous nous serions fait plomber les fesses&amp;nbsp;! Nous quittons donc ce troquet avec soulagement et irritation, pour enchainer sur un troisième, le même où nous avions observé le match en début d’après midi. Mais à cette heure tardive, le bar est vide et l’ambiance inexistante. Accompagnés de Marc et Bruno, nous rentrons à notre hôtel et finissons la soirée à bavarder.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 11 mai 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous quittons le Honduras pour rejoindre la vieille ville coloniale d’Antigua au Guatemala où, tenez-vous bien, nous allons rencontrer une communauté de français assez incroyable…la suite dans le prochain épisode&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le Nicaragua, c’est mon dada… Par Thomas</title>
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    <pubDate>Mon, 18 May 2009 18:37:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Association &quot;MaisVousEtesFoot !&quot;</dc:creator>
        <category>Nicaragua</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;13 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois nos passeports tamponnés, nous trouvons un hôtel dans le centre ville de San Carlos, petit bled coincé entre le lagon de Nicaragua et le rio San Juan. Nous profitons de la fin de journée pour planifier nos prochains jours et faire un point financier. Au programme&amp;nbsp;: 4 jours à El Castillo. Sur le plan financier, le calcul est rapide, nous disposons de 80 dollars soit 10 dollars chacun par jour…gloups. Après avoir récolté quelques informations auprès des locaux, nous apprenons qu’il n’existe aucun distributeur d’argent dans les alentours. Le plus près se trouve sur l’Isla de Ometepe, soit le chemin inverse de notre destination.
Malgré ce hic financier, nous décidons tout de même de tenter l’aventure et de nous rendre à El Castillo via le rio San Juan.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;14 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous attrapons le bateau de 13h et commençons la descente du rio San Juan. Ce fleuve, large comme la Loire, s’étend sur 199km de long et constitue à certains endroits la frontière entre le Nicaragua et le Costa Rica. Il prend sa source dans le lagon Nicaragua pour se jeter ensuite dans les Caraïbes. La végétation qui borde le rio est sublime et la faune très riche. Nous traversons des petits villages composés de quelques dizaines d’habitations vétustes puis arrivons à El Castillo, au bout de trois heures de traversée. Nos regards sont happés par une vieille forteresse érigée sur le haut d’une colline. Construite en 1675 par les espagnoles, ce bâtiment avait pour but de repousser les invasions des pirates qui étaient attirés par l’or de Granada. Aujourd’hui, cet édifice riche en histoire est l’attraction touristique du village. Pourtant, il parait bien petit vue de notre embarcation…Une fois à quai, nous cherchons un hôtel bon marché puis atterrissons à l’hospedaje Universal. La chambre se révèle assez petite et rudimentaire mais la terrasse offre une vue imprenable sur le rio et les lits sont bien confortables, une fois n’est pas coutume.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Nicaragua/.El_Castillo__55__m.jpg&quot; alt=&quot;El_Castillo__55_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;El_Castillo__55_.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Nicaragua/.El_Castillo__231__m.jpg&quot; alt=&quot;El_Castillo__231_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;El_Castillo__231_.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous profitons de la belle lumière de fin d’après midi pour visiter les lieux et casser la croute. La soirée se termine sur la terrasse à scruter le rio. Une petite demi-heure après, les deux cousins s’endorment paisiblement, bercés par le murmure des rapides situés à 100 mètres de leur hospedaje.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;15 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous prenons la journée pour se familiariser avec les lieux et pour se reposer. Malgré une visite poussée de la ville, aucune trace de ballon rond et pour cause, au Nicaragua, le football est détrôné par le base-ball puis le basket-ball. Drôle de pays non ?! Cependant, nous rencontrons un habitant du coin qui nous propose d’organiser un foot avec ses amis à 9h demain matin. Parfait, nous acceptons l’invitation. Point de RDV, son restaurant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous consacrons le reste de la journée à écrire, lire, écouter un petit Pink Floyd tout en regardant les enfants du village se baigner dans les eaux tièdes du rio. Plus loin, nous assistons à des va et viens incessants de pirogues en bois appartenant certainement à des pécheurs ou à des habitants vivant dans les pueblos situés aux alentours. Pendant ce temps là, le soleil décline doucement, arrosant le village de couleurs chaudes, signe que l’aiguille approche des 19h. Nous troquons le livre pour les couverts et partons casser la croute dans un restaurant situé à proximité des quais.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Nicaragua/.El_Castillo__206__m.jpg&quot; alt=&quot;El_Castillo__206_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;El_Castillo__206_.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Nicaragua/.El_Castillo__13__m.jpg&quot; alt=&quot;El_Castillo__13_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;El_Castillo__13_.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après avoir ingurgité un bon poulet accompagné de frites, nous reprenons nos activités mais cette fois ci, éclairés à la lumière de la bougie&amp;nbsp;! En effet, en cette douce soirée,  El Castillo est victime d’une coupure d’électricité générale (qui durera jusqu'à l’aube tout de même).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;16 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Levés 8h, nous sautons le petit déjeuner par manque de moyens financiers puis chaussons nos belles chaussures de foot usées. Pour la deuxième fois, nous partons à la rencontre de notre ami footballeur. Nous empruntons la rue principale du village, saluons les locaux d’un regard amical puis pénétrons dans le restaurant. Nous patientons un petit moment pour apercevoir, quelques minutes après, le bout du petit nez de notre organisateur de talent. Ce dernier, un peu gêné de nous annoncer la nouvelle, reporte le match à 14h, faute de joueur. Pas de problème, attendre, c’est notre dada…héhé&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;14h, comme convenu, nous voila devant la porte de son restaurant. A notre grande surprise, les lieux sont vides. L’organisateur, un peu perdu, nous invite à revenir à 16h car ses amis sont indisponibles. «&amp;nbsp;Nom d’une bourrique à trois pattes, c’est abusé&amp;nbsp;» acquiescent les cousins désabusés. Bref, nous trouvons facilement une occupation jusqu'à 16h.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;16h, les cousins, vêtus de leurs tenues de foot, retournent une nouvelle fois sur le lieu de rendez-vous rencontrer leur «&amp;nbsp;ami ». Arrivés sur place, l’expression de son regard semble plutôt synonyme de mauvaise nouvelle. Pas besoin d’être un grand chaman d’une tribu paumée au fin fond de la Mésopotamie du sud pour comprendre que la partie va une fois de plus tomber à l’eau. Bingo… Il nous invite tout de même à nous rendre sur le terrain de foot à 18h, il est possible que ses amis y soient à cette heure tardive.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Nicaragua/.El_Castillo__302__m.jpg&quot; alt=&quot;El_Castillo__302_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;El_Castillo__302_.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Marre de se prendre des vents, nous partons immédiatement sur le terrain de foot du village situé au bord du rio San Juan en espérant dégoter une partie. Arrivés sur place, la surprise n’est pas au RDV. A part quelques enfants qui tripotent la balle, rien de très passionnant. Nous prenons tout de même quelques clichés car le spot est intéressant puis repartons en direction de l’hôtel.
Nous faisons nos sacs puis profitons de notre dernière soirée pour … ne rien faire, c’est tellement bon. Juste écouter la nature et observer le soleil se coucher.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;17 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous quittons ce havre de paix de 1200 habitants en empruntant le bateau de 7h. Nous traversons les quelques dizaines de kilomètres qui séparent El Castillo de San Carlos en trois bonnes heures. Arrivés à destination, nous investissons nos derniers dollars dans l’achat de deux billets de ferry pour rejoindre l’époustouflante Isla de Ometepe. 60 km sépare le continent de l’ile. Une broutille. Il faudra tout de même 12h pour s’y rendre. Assis en seconde classe, avec les locaux, nous avons tout de même droit au visionnage des clips des années 80 (notamment un très bon «&amp;nbsp;Can’t Touch This&amp;nbsp;» de MC Hammer), de l’intégrale de Céline Dion (Aïe…), d’un film d’épouvante (The Eye 2) plutôt bienvenue après l’épouvantable chanteuse évoquée auparavant  puis à l’intégrale de Los Tigres de on ne sait plus quoi, groupe mexicain, mélange entre les Gypsy King et les Musclés (du haut niveau donc). Bref, de quoi avoir un bon mal de crane. Heureusement, la nature a eu pitié de nous et nous a offert un merveilleux couché de soleil qui a permis d’égayer cette traversée.
Nous arrivons vers 1h du matin sur l’Isla de Ometepe puis trouvons refuge à l’hospedaje Ortiz située dans un petit village de 2770 habitants, Altagracia,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Nicaragua/.Isla_de_Ometepe_031_m.jpg&quot; alt=&quot;Isla_de_Ometepe_031.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Isla_de_Ometepe_031.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;18 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Levés vers 10h, nous profitons de cette belle journée ensoleillée pour visiter le nord de l’ile. Direction Moyogalpa, seul village doté d’un distributeur d’argent. Nous empruntons un bus dont l’état est loin de friser la perfection et scrutons le paysage défiler devant nos petits yeux mal réveillés. Le décor est saisissant. L’ile est formée de deux volcans qui portent les noms de Conception et Maderas. Le premier, toujours en activité, a une forme presque parfaitement conique. Le deuxième, éteint, possède un lac en son sommet. La végétation est d’une richesse inouïe. Chaque arbre possède des fleurs différentes coloriant ainsi le paysage de couleurs chaudes telle une peinture de Gauguin (vous remarquerez la belle envolée de Toutoune, artiste poète qui gagne à être connu). La faune est toute aussi riche, oiseaux à gogo dont l’urracas qu’on peut trouver partout sur l’ile ou encore des singes hurleurs…bref, voila l’ile rêvée de Robinson.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A Moyogalpa, une fois l’argent retiré (ouf, ça y est !), nous profitons de notre présence dans le village pour flâner dans les rues et observer la vieille église coloniale qui orne la place principale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De retour à notre hôtel, nous apprenons par le fils de Mario Ortiz (le charmant, serviable et souriant propriétaire de l’hospedaje du même nom) que la première demi-finale du championnat de football de l’Isla se déroule près de Balgue, petit bled situé au sud. Nous avalons un déjeuner à une vitesse inégalable puis partons attraper le bus. Mais ici, la vie marche au ralenti et les bus ne sont pas très pointilleux au niveau des horaires. Nous patientons une bonne demi-heure pour un bus qui ne viendra jamais. Nous avons donc loupé de peu la première demi-finale. Décidément, le foot nicaraguayen ne nous veut pas.
Le seul point positif de la journée, est que nous avons rencontré Aurélien et Sarah (nous les avions quitté à San José), les deux amoureux en balade. Par conséquent, nous avons eu le temps de nous faire plein de bisous. Car on ne le dira jamais assez, à MaisVousEtesFoot, on aime les bisous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;19 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, nous avons prévu en fin de matinée de rejoindre une nouvelle fois le secrétaire général de l’association et sa charmante compagne Sarah. Ainsi, ils pourront nous raconter plus en détail leur séjour au Costa Rica. Nous restons un moment ensemble avant qu’ils ne prennent la route de Granada.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De notre côté, nous partons voir la seconde demi-finale située, selon les locaux, à Moyogalpa. Nous prenons un bus qui, cette fois ci, arrive à l’heure. Nous empruntons une route qui contourne le volcan Conception qui comme tous les jours, est coiffé d’un épais nuage de fumée. Après une vingtaine de minutes de trajet, nous arrivons à destination. Nous questionnons alors une dizaine d’habitants à propos du lieu exact où va se dérouler le match et… recevons une dizaine de réponses différentes&amp;nbsp;! Pas facile tout ça. Après avoir visité les environs, nous décidons de nous écarter du village en longeant l’axe principal, ceci dans l’espoir de tomber sur le fameux terrain qui accueille la rencontre. A notre grande surprise, nous découvrons un praticable avec pour toile de fond l’imposant volcan conique. Mais malheureusement, celui-ci est occupé seulement par une vache et quelques coqs. Ravis de notre compagnie, ceux-ci nous observent curieusement et nous en profitons pour prendre quelques clichés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Nicaragua/.Isla_de_Ometepe_097_m.jpg&quot; alt=&quot;Isla_de_Ometepe_097.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Isla_de_Ometepe_097.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’aiguille tourne et le match touche à sa fin, inutile alors de continuer les recherches. Avoir loupé les deux demi-finales se révèle quelque peu…irritant. Nous attrapons un bus et quelques kilomètres plus tard, apercevons un attroupement sur le bord de la route…nom de Zeus&amp;nbsp;! La demi-finale&amp;nbsp;! Nous avons tout juste pu entrevoir les joueurs retirer les filets avant que le bus ne reparte. Nous rentrons à l’hôtel, blasés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;20 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Réveil matinal pour les deux cousins car ce matin, c’est ballade à vélo du coté de la playa Santo Domingo, la plus belle plage de l’ile. 14 kilomètres aller-retour sépare Altagracia de notre objectif, soit une petite crotte par rapport au 50 km effectués en Argentine. Pourtant, la ballade s’est révélée très sportive du fait de l’état déplorable des routes, de la forte déclivité de ces dernières et de la chaleur suffocante. Mais quel plaisir de pédaler dans un tel décor&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Nicaragua/.Isla_de_Ometepe_001_m.jpg&quot; alt=&quot;Isla_de_Ometepe_001.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Isla_de_Ometepe_001.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Nicaragua/.Isla_de_Ometepe_043_m.jpg&quot; alt=&quot;Isla_de_Ometepe_043.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Isla_de_Ometepe_043.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous savourons notre dernière journée sur l’ile en nous baladant dans les environs et prenons quelques clichés. Demain, c’est le départ pour Granada, ville coloniale au passé prestigieux, située sur le bord du lago de Nicaragua.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;21 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous embarquons sur un bateau de pêche qui nous emmène à San Jorge puis enchainons par un bus jusqu'à Granada. Nous pénétrons dans une ville d’une beauté inouïe. La place principale est bordée aussi bien par de vieilles habitations coloniales que d’élégantes églises aux façades peintes de couleurs ocres. Fondée en 1524 par Francisco Fernandez de Cordoba, Granada était jadis une des plus riches cités du pays du fait de sa localisation. Située sur les bords du lagon de Nicaragua, cette ville coloniale était au cœur des échanges maritimes avec le vieux continent. Aujourd’hui, Granada est le spot prisé des touristes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malheureusement, nous n’y restons qu’une petite journée car nous devons jouer un match le lendemain à Managua. Aussi, nous profitons de notre temps libre pour flâner dans les rues de Granada.
Nous terminons la soirée en compagnie d’Aurélien, Sarah et de Franzisca, une suisse qui voyage depuis 9 mois. Retour tardif à l’hôtel préparer nos sacs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;22 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous quittons Granada, direction la capitale&amp;nbsp;: Managua. Située sur les bords du lagon de Managua, cette ville dont le quartier historique a été rasé lors d’un tremblement de terre en 1972 n’a rien d’attirante. Pas de centre, peu de vestiges coloniaux et dangereuse après 19h. Bref,  la définition même de la ville glamour… D’ailleurs, vous remarquerez que nous n’avons aucune photo…et pour cause. Il n’y a rien à montrer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous arrivons à notre hôtel, chaussons nos crampons et partons rejoindre Charles, un ami d’Erwan (notre pote windsurfer footballeur breton) avec qui nous sommes en contact depuis quelques mois. Au programme, un 6vs6 sur synthétique à la «&amp;nbsp;Meca de futbol ». La partie commence à 20h et se termine une heure plus tard. Le match est suivi d’une troisième mi-temps. Charles nous invite par la suite à casser la croute chez lui, moment idéal pour faire plus ample connaissance avec ce jeune français que nous ne connaissions que par mail. Charles est venu s’installé au Nicaragua il y a un peu plus d’une année et travaille dans l’énergie solaire. Après de longs bavardages sur le Nicaragua en général, nous rentrons à l’hôtel où nous attendent Aurélien et Sarah. Nous faisons nos adieux à Sarah puisque celle-ci décolle dans quelques heures en direction de notre chère France. Des bisous et nous allons nous coucher les larmes aux yeux…oui oui Sarah, c’est vrai&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;24 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous partons rencontrer le président de la fédération de football nicaraguayenne, Julio Rocha Lopez que nous avions contacté par fax avant de commencer ce fabuleux voyage (la seule fédération, avec l’Uruguay, à nous avoir répondu). Le taxi nous dépose en face d’une petite bâtisse vétuste ou l’on peut lire&amp;nbsp;: Federacion Nicaraguense de futbol. Pas de doute, nous y sommes. Nous pénétrons dans le bureau du Président puis commençons l’entretien. Julio Rocha Lopez, qui parle au passage très bien français, apporte des réponses intéressantes à toutes nos questions concernant le football au Nicaragua. Après une bonne heure de bavardage, nous rentrons à l’hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;25 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une journée très difficile psychologiquement mais en même temps très amusante. Dur, car c’est notre dernière vraie soirée avec notre compagnon de voyage, Aurélien qui, pour des raisons personnelles, a décidé de rentrer en France (il vous expliquera pourquoi dans un communiqué exceptionnel publié en exclusivité très prochainement sur le blog de l’association). Drôle, car nous sommes invités chez Charles à un barbecue où nous passons un très agréable moment. Puis la soirée continue dans un bar de Managua où nous ingurgitons quelques rhums de Caña (la spécialité du pays) et plusieurs bières, mais avec modération bien sur. La fête se termine à l’hôtel vers 5h30 avec un bon plat de pâtes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Nicaragua/.Isla_de_Ometepe_078_m.jpg&quot; alt=&quot;Isla_de_Ometepe_078.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Isla_de_Ometepe_078.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;26 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dernière journée au Nicaragua puisque demain nous partons à Tegucigalpa, la capitale du Honduras. Nous profitons de cette dernière journée tous les trois pour parler du bon vieux temps, faire un point sur nos aventures et pleurer toutes les larmes de nos corps qui, doit-on avouer, étaient encore bien remplis de rhum. Après plusieurs embrassades, nous partons nous coucher en promettant à Aurélien que nous le réveillerons le lendemain pour une ultime série de bisous. Malheureusement, nous ne le reverrons plus, celui-ci étant resté sourd aux coups frappés à sa porte à 5h du matin…mais ce n’est que partie remise&amp;nbsp;! En effet, dans quelques mois, les trois compagnons seront de nouveau réunis et partagerons d’autres belles aventures.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;27 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Départ en direction de Tegucigalpa, où nous devons rencontrer Marlon, avec qui nous allons partager les prochains jours. La suite au prochain épisode. Ouh ouh ouh&amp;nbsp;! Suspense&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.maisvousetesfoot.com/index.php?post/2009/05/18/Le-Nicaragua-cest-mon-dada-Par-Thomas#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>AH AH AH LE PANAMA ! AH AH AH COSTA RICA ! (sur l’air de &quot;oh oh oh, jolie poupée&quot;)... Par Tom</title>
    <link>http://blog.maisvousetesfoot.com/index.php?post/2009/05/05/AH-AH-AH-LE-PANAMA-AH-AH-AH-COSTA-RICA-sur-lair-de-oh-oh-oh-joli-baiser-Par-Tom</link>
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    <pubDate>Tue, 05 May 2009 04:48:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Association &quot;MaisVousEtesFoot !&quot;</dc:creator>
        <category>Costa Rica</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;30 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré un atterrissage plutôt délicat, nous arrivons sain et sauf à Panama city, notre premier pays d’Amérique centrale. Nous sortons du zinc soulagés puis partons vers l’immigration tamponner nos passeports. Une heure d’attente est nécessaire avant d’obtenir l’autorisation de fouler les terres de ce pays. Une fois sortie de cet enfer, une jeune demoiselle à forte poitrine nous accompagne au premier étage car tout touriste en provenance de la Colombie doit obligatoirement s’y rendre. Au programme, une interview orchestrée par un agent d’Interpol pour savoir si nous sommes ou non des terroristes. Nous jouons le jeu (comme si on avait le choix…) et répondons aux questions stupides posées par les officiers. Les trois mousquetaires réussissent le test et sont libérés après une bonne heure de perdue. Au final, trois heures seront nécessaires (record battu) pour franchir les portes de l’aéroport et respirer l’air qui plane sur cette ville surnommée la «&amp;nbsp;Miami d’Amérique Centrale »… mais le calvaire n’est pas terminé puisque qu’il faut maintenant nous rendre à notre hôtel. Nous hélons un taxi puis négocions le prix. Mécontent de notre proposition, le chauffeur prend la fuite. Ce scénario va se répéter plusieurs fois jusqu’au quatrième taxi (encore un record battu) qui accepte notre deal.
Nous débarquons à notre hôtel situé dans le quartier Casco Viejo de Panama et profitons de l’après midi pour se reposer.
Demain, c’est «&amp;nbsp;day off&amp;nbsp;» pour Romain et Thomas et journée transport pour Aurélien. Une nouvelle fois, le marcassin joyeux nous quitte pour rejoindre Sarah censée arriver à San José (capitale du Costa Rica) demain pour trois semaines.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;01 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée libre pour les deux cousins. Nous partons, en compagnie d’un Israélien prénommé Omri, voir le symbole du pays&amp;nbsp;: le canal de Panama. Après une lourde négociation avec le taximan concernant le prix de la course (la négociation&amp;nbsp;: un vrai sport national), nous voila sur le mythique spot qui a tant fait coulé d’encre. Le spectacle est intéressant. Nous observons un énorme bâtiment maritime se faufiler dans un couloir d’eau au rythme d’un jeu d’écluse d’une lenteur proche de l’endormissement. Il faut compter une petite heure entre le moment où le paquebot pénètre dans le bassin et le moment où il en ressort. Nous observons le mécanisme complexe s’engranger puis aussitôt fini, nous quittons les lieux pour retrouver notre bel hôtel douillet occupé par une majorité d’Américains. Mais avant, et comme toujours, nous mettons en pratique les enseignements appris en Afrique auprès de nos amis les taximen&amp;nbsp;: l’art de la négociation. Malgré une bonne argumentation de notre part, ces pirates de la route (et du portefeuille) sont intransigeants&amp;nbsp;: 10 dollars la course non négociable. Nous déclinons leur offre malhonnête puis décidons de marcher jusqu'à l’avenue principale, soit un petit kilomètre plus loin. Arrivés sur les lieux nous arrêtons un taxi, bavardons business puis grimpons à l’intérieur moyennant 5 dollars…moitié prix.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Costa_Rica/.Panama_Canal_m.jpg&quot; alt=&quot;Panama_Canal.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Panama_Canal.jpg, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par la suite, pendant que Thomas est occupé à bavarder avec sa chère et tendre sur le web, Romain s’empare de l’appareil photo et va prendre quelques clichés du beau quartier de Casco Viejo. Lors de la tombée de la nuit, il rencontre plusieurs jeunes gaillards qui tripotent la balle, sur un terrain situé à quelques mètres de la villa présidentielle. D’où la présence de policiers, qui gardent le terrain (?!!). Pour l’expliquer, l’un des enfants prétendra être le fils du président…ce que Romain aura du mal à croire, bien entendu. Mais qu’importe, le spot se révèle plutôt agréable et après avoir pris quelques clichés, El Presidente décidera d’exercer ses talents de jongleur en compagnie des djeuns panaméens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Costa_Rica/.Panama_City__205__m.jpg&quot; alt=&quot;Panama_City__205_.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Panama_City__205_.jpg, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;02 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Départ pour le Costa Rica, soit environ 15h de bus. Rien de très passionnant à raconter mais nous tenons tout de même à expliquer pourquoi tant d’heure pour une si courte distance. 3h30 du matin, nous voila aux portes du Costa Rica, quelques mètres suffisent pour y pénétrer mais avant, il faut passer par la case «&amp;nbsp;immigration&amp;nbsp;» afin d’obtenir le tampon de sortie. Connaissant un petit peu les coutumes du Panama,  nous nous préparons à patienter. En effet, le bureau ouvre à 5h…quelle surprise !!! (record battu du poireautage le plus stupide). Décidément, ces quelques jours dans ce pays auront permit d’étoffer notre Guinness des records. Une fois nos passeports tamponnés, nous franchissons enfin le panneau «&amp;nbsp;welcome in Costa Rica ». Nous refaisons la queue pour obtenir notre tampon d’entrée puis attendons de nouveau (eh oui, c’est la vie) que la douane fasse son travail (soit 1h30 d’attente). Après une fouille plutôt expéditive, nous reprenons la route puis arrivons vers 14h à San José, la capital du Costa Rica.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous retrouvons notre ami Aurélien accompagné de Sarah dans un hôtel situé dans le barrio Mexico. Après pleins de bisous pour célébrer nos retrouvailles, nous partons visiter cette immense ville.
La journée s’achève par un petit foot en compagnie du fils du propriétaire de l’hôtel, Randall et d’un client fidèle, Fernando. Nous chaussons les crampons et partons taper le cuir sur une place située non loin de l’hôtel. Au programme, un 5vs5. L’âge des joueurs s’échelonne de 13 à 27 ans et le niveau est très hétérogène. La partie s’achève à la tombée de la nuit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;03 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Accompagnés de Randall et de Fernando, nous attrapons un taxi puis allons au parc de la Sabana en espérant intégrer une équipe en plein effort. Mais malheureusement, notre recherche se solde par un échec. Malgré le grand nombre de terrain présent dans le parc, aucun match …le néant le plus complet. Nous décidons tout de même de squatter un but et de taquiner le ballon pendant une petite heure.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;04 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En début d’après midi, nous retentons notre chance et repartons en direction du parc de la Sabana. Ce coin de verdure qui abrite tout de même deux musées, un lagon ainsi qu’une multitude de terrains de foot est le lieu idéal pour s’échapper de la vie stressante de la capitale. Pour nous, c’est aussi l’endroit parfait pour s’adonner aux joies du ballon rond. Aujourd’hui, samedi, les joueurs sont au RDV, un 5vs5 se déroule sur un terrain non loin du lac. Romain et Randall rentre dans le match. Randall nous démontre qu’il est un joueur vif et technique et la partie s’achève après 45 minutes de jeu. Court. Trop court. Leur faim de football n’étant pas rassasiée, les deux «&amp;nbsp;jugador&amp;nbsp;» s’incrustent alors dans une autre partie qui a lieu au pied d’une grande forêt de pins. La moyenne d’âge se situe entre 16 et 25 ans. La partie se termine une petite heure après.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Costa_Rica/.San_Jose__6__m.jpg&quot; alt=&quot;San_Jose__6_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;San_Jose__6_.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;05 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous quittons cette gigantesque ville pour nous diriger vers un bled situé sur la côte caraïbe qui répond au doux nom de Cahuita. Ce petit village, fondé en 1828 abrite une majorité d’immigrés Jamaïcains. Dreadlocks, ganja, reggae et Bob Marley, ces quelques mots suffisent à décrire cet endroit assez spécial. Nous traversons de long en large le village pour trouver notre hôtel&amp;nbsp;: le «&amp;nbsp;backpacker dreams ». Après plusieurs dizaines de minutes, nous apercevons une propriété composée de plusieurs maisonnettes dans un état proche de l’abandon. Nous poussons un portail rouillé, pénétrons dans un jardin non entretenu et apercevons le propriétaire de l’hôtel. José, personnage qui vit dans un monde qui n’appartient qu’à lui, nous accueille et nous montre les chambres qui sont très…rudimentaires. Un lit douillet, un ventilo qui semble avoir trop vécu et une salle de bain plutôt décrépie. Le tout, moyennant un prix défiant toute concurrence. Allez&amp;nbsp;! Vendu&amp;nbsp;! Après l’installation de la moustiquaire et un bon diner, nous revenons dans notre hôtel de rêve pour y faire un petit dodo.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;06 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Levés à 9h, nous partons en expédition, direction le parc national de Cahuita. Cet espace vert, qui abrite une faune et flore incroyable, est délimité par des plages paradisiaques. Au bout d’une bonne heure de marche, nous apercevons des singes, l’un des nombreux habitants de cette jungle luxuriante. Habitués à côtoyer les touristes, ces animaux n’hésitent pas a se jeter sur ces derniers pour leur voler de la nourriture, voire leur sac&amp;nbsp;! Après une baignade interminable sur une des plages idylliques du parc, nous reprenons le chemin du retour.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Costa_Rica/.Cahuita_062_m.jpg&quot; alt=&quot;Cahuita_062.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Cahuita_062.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Costa_Rica/.Cahuita_076_m.jpg&quot; alt=&quot;Cahuita_076.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Cahuita_076.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un déjeuner bien avalé, nous partons en direction d’une plage un peu spéciale puisque son sable est noir. Si si. Arrivés sur place, nous observons un groupe de gamins en train de livrer une partie endiablée puis plus loin, deux grands gaillards tapotant la balle. Une vingtaine de minutes après, un petit match se met en place. Romain intègre une des deux équipes. Chaque formation est très hétérogène, les joueurs pouvant aller de 12 à 28 ans. Mais le spot reste séduisant et la lumière parfaite. La partie se déroule dans une ambiance joviale entrecoupée de pause baignade. Le match terminé, nous rentrons à l’hôtel et profitons de la douceur de la nuit pour siroter quelques cocktails sur fond de reggae music.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Costa_Rica/.Cahuita_145_m.jpg&quot; alt=&quot;Cahuita_145.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Cahuita_145.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;07 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Repos&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;08 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée placée sous le signe du sport pour les deux cousins. Levés à 6h du matin pour aller louer une planche de surf et imiter Keanu Reeves dans le mythique Point Break. Une fois celle-ci sous le bras, nous foulons la douceur du sable noir de la playa negra puis pénétrons dans l’eau chaude de la mer des Caraïbes. Malheureusement, les vagues ne sont pas au RDV. Nous poireautons dans l’espoir qu’une vague décente fasse son apparition. Mais rien, la platitude de l’eau nous rappelle vaguement celle de la méditerranée. Vieux flash back de Brice de Nice. Bref, face à ce problème, nous décidons de regagner la plage pour casser la croute. Une heure passe, l’océan est toujours aussi plat que l’encéphalogramme de River Plate (quoique, ils sont actuellement quatrième du Torneo de Closura…chapeau Pipo !). Nous perdons patience et décidons tout de même de retenter un essai car Thomas, ayant accumulé une science du surf hors norme sur les vagues australiennes (au lieu d’étudier l’anglais), pense que la mer va se déchainer. Il n’a pas tort car une fois dans l’eau, les grosses vagues apparaissent et deviennent même récurrentes. Romain, débutant dans ce sport aquatique, galère pour se mettre debout tandis que Thomas, à l’aise comme un poisson dans l’eau, attrape la vague, se lève, puis trouve le parfait équilibre pour réaliser sa spécialité&amp;nbsp;: un 360°. Merci l’Australie. (note du président&amp;nbsp;: l’auteur ici prend quelques libertés quant à la véracité de ses propos. Romain, débutant, a effectivement galéré mais s’est levé plusieurs fois&amp;nbsp;! Thomas, lui, quand il a réussi à se lever, a effectué sa spécialité&amp;nbsp;: un 3,4°)
Nous restons deux bonnes heures dans cet océan agité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Costa_Rica/.Cahuita_120_m.jpg&quot; alt=&quot;Cahuita_120.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Cahuita_120.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;12h, nous rentrons casser la croute puis repartons à proximité de la playa Negra pour disputer un petit foot avec les rastamen du coin. Yeah man…rastafari&amp;nbsp;! Thomas chausse ses crampons et va tenter de jouer au foot aussi bien qu’il surfe. Au début, seulement une dizaine de joueurs s’époumonent sur la pelouse. Pourtant, très vite, la «&amp;nbsp;cancha&amp;nbsp;» se remplit et 22 joueurs se bagarrent le ballon sur une moitié de terrain alors qu’ils auraient la possibilité de jouer sur un grand. Incompréhension totale dans les rangs des membres de l’association, mais bon, nous laissons faire. La partie ressemble à un grand champ de bataille, les pieds volent, le ballon fuse de part et d’autre du terrain, les corps suintant s’entrechoquent brutalement et toute maladresse d’un joueur est assortie par une plaisanterie émise dans un argot incompréhensible. Mais la partie reste divertissante et bon esprit. Thomas fera preuve d’un grand courage en défendant vaillamment contre ses colosses jamaïcains. Il faut savoir, chers amis, que ceux-ci se débrouillent fort bien balle au pied, à l’image de Bob Marley, qui fut un excellent ailier gauche malgré une consommation de substances psychotropes un peu excessive.  La nuit tombe et la partie prend fin par la même occasion.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Morts de fatigue, nous tombons de sommeil aussitôt arrivés à l’hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;9 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous quittons Cahuita pour nous diriger vers la réserve de Boruca. La raison de notre passage est évidemment liée au foot. Nous devons rencontrer Tex, ami d’Adeline et entraîneur d’une l’équipe de moins de 16 ans. Pour le trouver, nous disposons seulement du nom du bled, ensuite ça sera du freestyle, Tex n’ayant pas encore répondu à nos mails. La chasse au trésor est lancée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous attrapons un bus en direction de Boruca, capitale de la réserve, où habitent les derniers indigènes du même nom. Nous demandons au chauffeur de bus de nous arrêter à l’endroit le plus approprié puis ensuite, nous improviserons…Ne disposant d’aucune information concernant la région (peu de choses figurant sur les guides), il est possible que l’on rencontre des difficultés. Quelques heures après, le chauffeur nous fait signe de descendre, c’est la fin du voyage pour nous…du moins, c’est ce qu’on pense&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une fois hors du bus, nous observons les alentours et prenons conscience des difficultés qu’il nous reste à surmonter. Nous sommes au milieu de nulle part. Rien. Que de la végétation. Sur notre droite, se dresse une route sinueuse fortement pentue et certainement pas très fréquentée à en juger son état accidenté. Ne connaissant pas la distance qui nous sépare de notre objectif, nous décidons tout de même d’emprunter ce chemin. Chargés comme des mules, nous commençons l’ascension. La chaleur est étouffante et la fatigue du voyage se fait très vite sentir. Apres 200 mètres de montée et suant comme des éponges, nous procédons à notre première pause. Une voiture arrive au même moment, nous essayons donc d’interpeller le chauffeur par de grands signes pour qu’il puisse nous offrir une petite place dans son véhicule. Mais en vain, il ne s’arrêtera pas et cette scène se répétera plusieurs fois de suite jusqu’à ce qu’une personne s’arrête pour nous annoncer que Boruca se trouve à pas moins de 15km. Désespérés, nous décidons de faire marche arrière et de retourner sur l’axe principal afin de rejoindre Buenos Aires (non non pas en Argentine), le bled le plus accessible et le plus proche de Boruca. Une fois là-bas, on avisera.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avant tout, il faut trouver le moyen de s’y rendre car il ne faut pas l’oublier, nous sommes au milieu de nulle part. Placés à des coins stratégiques de la grande route, nous poireautons plusieurs dizaines de minutes avant qu’une personne nous propose de nous déposer à la prochaine station essence. De là bas, il sera possible de trouver un bus pour Buenos Aires ou de tomber sur une âme charitable qui voudra bien nous y amener. Quelques kilomètres après, nous arrivons a destination, attendons un peu et, par chance, nous réussissons à attraper le dernier bus pour Buenos Aires. Arrivés là-bas, le chauffeur de taxi nous propose de nous accompagner à Boruca moyennant un prix très abordable, proposition que nous acceptons.
1H30 plus tard, le taximan nous dépose devant le seul hôtel du village composé de deux chambres. Heureusement pour nous que ce village est inconnu des touristes. Mort, nous partons nous coucher.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;10 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Apres une bonne nuit, nous partons à la recherche de Tex sans savoir où il habite. Nous interrogeons les locaux qui nous indiquent la direction. Nous parcourons une bonne partie du village puis atterrissons devant une petite bâtisse composée majoritairement de bois. Une personne nous informe que Tex est actuellement chez ses parents et pour cause, c’est la semaine sainte. Nous rebroussons alors chemin puis décidons d’aller casser la croûte dans le seul restaurant du village. Ce dernier est fermé en raison de cette semaine un peu spéciale mais le patron l’ouvre exceptionnellement afin de ne pas nous laisser mourir de faim.
Le ventre rempli, nous partons à la recherche du terrain de foot en espérant rencontrer Tex mais une nouvelle fois, c’est un échec. Nous décidons alors de partir frapper a la porte de la maison de ses parents qui se situe a l’opposée de celle de Tex. Nous demandons notre chemin aux sympathiques habitants puis trouvons enfin la batisse…Et Tex avec. Sans savoir qui nous sommes, il nous accueille à bras ouverts, et nous invite à s’asseoir autour de la table de cuisine, située dans le jardin et abritée par un toit en taule.
Nous lui parlons des raisons de notre venu devant un bon café maison et un dessert composé de noix de coco, gentiment cuisiné et offert par sa maman. Son frère, très sympathique et surnommé Gordo (comme le père de Romain mais en version espagnole) se joint à la discussion et nous explique les traditions des Boruca ainsi que leur riche histoire. Petite précision tout de même&amp;nbsp;: la famille de Tex est composée de dix enfants, cinq garçons et cinq filles. La plus jeune étant âgée de 8/9 ans et le plus vieux de la trentaine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Costa_Rica/.Cahuita_175_m.jpg&quot; alt=&quot;Cahuita_175.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Cahuita_175.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous passons une bonne partie de l’après midi à bavarder avec les différents membres de sa famille (comme vous le savez maintenant, c’est une famille NOMBREUSE, ça prend donc du temps). Moment très agréable et surtout très enrichissant. Pour finir en beauté, Tex nous propose d’organiser un foot le lendemain à 14h et nous invite par la même occasion à déjeuner chez lui. Proposition que nous acceptons avec le plus grand plaisir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;11 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme convenu, nous débarquons à 11h chez Tex. Nous cassons la croûte puis bavardons un long moment avec le père de famille, qui se rappelle encore des quelques mots de français appris au lycée. 14h, nous voilà sur le terrain. Nous patientons un moment afin que les joueurs se rassemblent et sortent leurs maillots (Boruca contre l’équipe nationale d’Angleterre !). Une fois les équipes composées, nous commençons un 6vs6. La majorité des joueurs a un lieu de parenté avec Tex, soit c’est un frère, soit un cousin ou soit le beau frère…bref la partie s’annonce joviale. Le match se déroule dans une ambiance de feu et le niveau est élevé. Du coté des supporters, se trouve la fille de Tex, sa femme, sa belle sœur ainsi que ses sœurs&amp;nbsp;: une vraie réunion de famille.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Costa_Rica/.Cahuita_196_m.jpg&quot; alt=&quot;Cahuita_196.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Cahuita_196.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Costa_Rica/.Cahuita_199_m.jpg&quot; alt=&quot;Cahuita_199.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Cahuita_199.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La partie se termine environ une heure après, nous regagnons notre hôtel puis partons en direction de l’église du village. Pris d’une soudaine envie de prier&amp;nbsp;? Non…nous sommes simplement conviés au baptême d’Avril, la fille de Tex. Dans une communauté aussi férue de religion, c’est un véritable privilège d’être invité à une telle cérémonie. Suite à cette fête religieuse, nous rejoignons la grande famille chez eux afin de partager notre dernière soirée ensemble.
La soirée se termine à 2h du matin, nous saluons Tex, sa maman, Gordo, Avril… puis retournons à notre QG.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;12 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, direction San José. Nous attrapons un bus pour Buenos Aires. Le trajet est physique, le bus est dans un état pitoyable, la route est jonchée de nids de poule, et la chaleur, pour couronner le tout, se révèle assommante. Arrivés a notre destination, nous patientons deux bonnes heures puis prenons un autre bus pour San José, la capitale. Le trajet est tout aussi sportif car le bus est totalement plein. Aucun fauteuil n’est disponible, nous passons donc 4h debout…bref, nous arrivons morts de fatigue à San José.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;13 avril 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Programme d’aujourd’hui&amp;nbsp;: quitter le Costa Rica en direction du Nicaragua. Destination San Carlos, une ville située sur les bords du Rio San Juan, fleuve qui servait autrefois de lieux de passage pour les pirates des caraïbes… Nous traversons une partie du pays en bus pour arriver à Los Chiles, dernier village avant de changer de pays. Nous faisons le nécessaire au niveau des passeports et attendons le bateau qui, en longeant le Rio Frio, nous mènera à San Carlos, petite ville coincée entre le Lago de Nicaragua et le Rio San Juan…la suite, au prochain épisode&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>LA COLOMBIE, OH OUI ! Par Romain et Thomas</title>
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    <pubDate>Mon, 20 Apr 2009 03:18:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Association &quot;MaisVousEtesFoot !&quot;</dc:creator>
        <category>Colombie</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Mardi 10 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après un vol bien tranquille et une escale à Panama City, Aurélien et Romain posent enfin les pieds dans le pays tant redouté&amp;nbsp;: la Colombie. Arrivés à Cali en fin de journée, ils sont accueillis par le gérant de l’hôtel Iguana, où nous attend bien sagement Guillaume, jeune docteur brillant qui vient de terminer sa thèse et qui s’est vu offert en récompense l’immense honneur de partager deux semaines en compagnie des prestigieux membres de l’association «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! ». Dans la voiture qui les emmène vers leur ami de toujours, Aurélien et Romain constate que le climat semble bien agréable à Cali. Presque 21h et le thermomètre affiche 26°…
Vers 21h30, les deux compères découvrent leur hôtel et par la suite leur chambre. Dans celle-ci, c’est un Guillaume endormi qu’ils découvrent. Ils se font donc un plaisir de le réveiller en lui faisant des bisous. Parce que, comme nous le disions dans le précédent post, c’est important les bisous. Après ces retrouvailles joyeuses donc, le trio se dirige vers un restaurant capable de sustenter l’appétit gargantuesque de Guillaume. Et, alors qu’ils ripaillent tranquillement dans une rue populaire et bruyante, c’est un visage connu qu’ils aperçoivent dans une voiture. Eh oui, le trésorier de l’association, cousin Toutoune, rentre sereinement d’un match de Copa Libertadores de l’America Cali. Accompagnés de Carlos et Diana (sa copine), il se joint avec plaisir au trio, non sans leur avoir fait des bisous au préalable. S’en suit une soirée agréable autour d’une bière, pendant laquelle Aurélien et Romain font plus ample connaissances avec les amis colombiens de Thomas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 11 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée très calme pour les trois mousquetaires (parce qu’ils étaient quatre, les trois mousquetaires). En effet, le principal objectif de la journée est de trouver un moyen de visionner le match de Champion’s League opposant Barcelone à Lyon. C’est chose faite après avoir passé en revue les différentes chaines de la TV de l’hôtel. Ils sont alors rejoints par un israélien, fan de Barcelone, et d’un suisse, plutôt neutre (surprenant non ?). Armés d’une bière dans chaque main, les français vont vite déchanter en voyant le jeu barcelonais mettre à néant les espoirs lyonnais. A tel point qu’ils finiront par zapper et regarder l’autre match entre Manchester et L’Inter.
Arrivé après la bataille, Carlos propose aux frenchies d’aller se changer les esprits en visitant Cali. Très bonne idée qui les occupera jusqu’à 1h du matin.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Jeudi 12 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, c’est le quart d’heure culturel&amp;nbsp;! Alors que Thomas a déserté ses devoirs de trésorier pour partir à la découverte de la capitale colombienne, Guillaume, Aurélien et Romain vont parfaire leur culture quant à la faune de Colombie&amp;nbsp;: direction le Zoo de Cali&amp;nbsp;! Là bas, ils contemplent des singes plutôt sympathiques, des papillons multicolores, des grenouilles venimeuses, des alligators pas très vifs et un tigre vraiment impressionnant.
A la suite de cet intermède instructif, le trio a prévu de jouer un foot en compagnie des amis de Carlos. Une partie franco colombienne donc…qui malheureusement, tombe à l’eau en raison de l’indisponibilité des joueurs colombiens. La peur peut être&amp;nbsp;? La réputation des dribbles chaloupés d’El Presidente l’aurait elle précédé&amp;nbsp;? Dieu seul le sait. Toujours est-il que personne ne jouera au foot aujourd’hui&amp;nbsp;! La joute est reportée au lendemain…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 13 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Levés en début de matinée, les jeunes gaillards que nous sommes avons prévu d’aller visiter le club favori de Carlos, l’America Cali. Malheureusement, toutes nos tentatives pour joindre les responsables du club resteront vaines.
Et comme un malheur ne vient jamais tout seul, le match amical Colombie France est de nouveau annulé…quand ça veut pas, ça veut pas&amp;nbsp;! (phrase très souvent employée par les footballeurs, les vrais)
Pour se faire pardonner, Carlos propose aux trois anciens tourangeaux de découvrir Cali by Night. Proposition alléchante qu’ils se font un plaisir d’accepter. Après tout, il faut bien fêter la thèse de Docteur Gaud&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 14 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Réveil tardif, rapport à la fiesta de la veille. Journée repos donc, et planification des prochains jours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 15 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Changement de décor pour le trio. En effet, après une fouille en règle de leurs sacs à dos par la police colombienne, Gui, Ien et Ro grimpent dans un bus qui les entraine vers Bogota. Là bas, il est prévu d’essayer d’assister à l’entrainement d’un des deux clubs de la ville&amp;nbsp;: Los Millonarios. Mais auparavant, un voyage pénible avec en guise de climax, une entrée interminable dans la capitale colombienne. Et une fois arrivés, la découverte d’un hôtel loin de prêter à sourire. En effet, il est situé dans un quartier qui, de nuit (et spécialement le dimanche apparemment), se montre franchement loin d’être séduisant. Au contraire, plutôt inquiétant, voire même carrément effrayant&amp;nbsp;! Les rares personnes que l’on peut voir depuis les fenêtres de nos tristes chambres semblent peu recommandables, tout comme la décoration du bâtiment faisant face à la chambre du Président...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Colombie/.Bogota-_6__m.jpg&quot; alt=&quot;Bogota...charmand&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Bogota...charmand, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 16 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le lendemain, Aurélien s’empare du téléphone et appelle successivement la fédération de football de Colombie ainsi que les clubs professionnels de la ville de Bogota. Après plusieurs échecs, nous jetons notre dévolu sur l’un des clubs historiques du pays&amp;nbsp;: Los Millonnarios. Nous décidons donc de partir au siège de ce club afin d’en apprendre sur le fonctionnement, de connaître le planning des entrainements et éventuellement interviewer le président.
Commence alors un long road trip dans les rues polluées de Bogota. Après des recherches interminables, nous finissons par trouver le siège administratif de l’ancien club d’Alfredo Di Stefano (avant son passage au Real Madrid). Là bas, nous apprenons que les deux prochains entrainements seront à huis clos pour préparer le prochain match. De plus, le président et le chef de presse ne sont pas présents…et ne sont pas surs de l’être avant le surlendemain. Il est donc décidé par les trois compères d’abandonner leurs recherches sur Bogota et de filer directement vers leur prochaine destination, Villa de Leyva. Ils y arrivent en début de soirée et découvrent une jolie petite ville coloniale plongée dans la pénombre. Installation dans l’hôtel et dodo bien mérité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 17 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Réveil tranquille et petit déjeuner dégusté sur la place principale de la ville. Le ciel est menaçant et les trois tourangeaux ne savent qu’en penser. Le programme est finalement établi après un déjeuner vite avalé. Visite d’une curiosité de la région, une maison entièrement construite en terre cuite et éventuellement du parc archéologique qui la jouxte. Puis tentative de s’introduire dans un petit match de foot en fin de journée. La première partie du programme se passe sans encombre. Au détour d’un chemin, nous découvrons une drôle de maison, ressemblant étrangement à celles que Tolkien décrivait dans «&amp;nbsp;Le Seigneur des Anneaux&amp;nbsp;» lorsqu’il parlait des habitations hobbits.
Après une heure passée à explorer les recoins arrondis d’une maison débutée il y a plus de cinq ans puis il est temps de rebrousser chemin afin de trouver un terrain de foot. Malheureusement,  le temps grisâtre et le crachin intermittent a découragé les footballeurs amateurs de Villa de Leyva. Pas de foot donc mais, en lieu et place, un apéro qui s’éternisera et nous permettra de faire plus ample connaissance avec les habitants de cette ville pour le moins paisible…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Colombie/.Villa_de_Leyva-_101__m.jpg&quot; alt=&quot;Villa de Leyva&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Villa de Leyva, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 18 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est une journée transport qui se profile pour les trois camarades. Et Aurélien en est ravi, lui qui se découvre au réveil atteint d’une angine blanche. C’est alors pour lui le début d’un long calvaire. Un premier bus nous mène à Tunja. Depuis cette ville, Guillaume, Aurélien et Romain doivent prendre un second bus pour Bucaramanga. Une fois montés dans ce dernier, Guillaume et Romain se rendent très vite compte que le chauffeur fait preuve d’une insouciance toute relative dans sa conduite. Dépassements dans les virages, sur des routes de montagne svp et limites de vitesse allègrement franchies. On pourrait croire que les membres de MVF sont habitués à ce type de comportement, et ils le sont&amp;nbsp;! Mais ce chauffeur a vraiment battu des records de débilité. On lui délivre donc la palme de la mauvaise conduite sans aucune hésitation. Et pour cause, même le secrétaire générale de l’association, qui luttait alors contre une poussée de fièvre carabinée, s’est rendu compte de la dangerosité de ce chauffard colombien&amp;nbsp;! Bref, finalement, après avoir serré les fesses pendant de longues heures (et visionné un film inoubliable avec Steven Seagal) nous arrivons sain et sauf à Bucaramanga. De là, nous sautons dans un bus qui va nous mener au petit matin vers Santa Marta.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 19 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, les trois copains ont décidé de partir à la découverte des plages de la region. Lovées dans une crique, les plages de Taganga aux eaux bleues cristallines sont entourées d’une vegetation extremement aride, poussant a plonger dans leurs eaux rafraichissantes. Là bas, ils font la rencontre de Michel, un baroudeur sympathique et bavard, qui a voyagé aux quatre coins de la planète. Ils discutent en sa compagnie toute l’après midi et finissent la journée autour d’une bière en admirant le coucher de soleil et les pêcheurs qui rentrent après une longue journée de travail.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Colombie/.Parque_Tayrona-_15__m.jpg&quot; alt=&quot;Parc Tayrona&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Parc Tayrona, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 20 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Grasse matinée puis départ pour le parque Tayrona. Enfin en théorie, car en pratique, cela va se révéler un peu plus complexe. Pour trouver le bus nous y menant tout d’abord, nous passerons une bonne heure à déambuler de lieux en lieux afin de trouver «&amp;nbsp;l’arrêt de bus&amp;nbsp;» (en fait, juste un stationnement en face d’une boutique, en plein marché). Puis nous louperons l’entrée du parc…pour enfin constater que celui-ci est fermé et ne rouvrira ses portes que dans la matinée du lendemain.
Les trois plaisantins se voient donc obligés de trouver un hôtel à proximité. Ce sera chose faite, dans des habitations soi disant «&amp;nbsp;écologiques »…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 21 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Levés de bonne heure, nous partons à la conquête du parc Tayrona. Après une bonne heure de marche en plein cœur d’une végétation luxuriante, nous découvrons une plage paradisiaque, réputée toutefois pour son caractère dangereux. Nous décidons donc de filer vers la suivante. Trente minutes plus tard, nous arrivons dans un autre endroit de rêve, voire même mieux&amp;nbsp;! Et pour cause, doté lui aussi de plages paradisiaques, il comprend aussi un praticable de football, situé entre la plage, les cocotiers et les tentes des campeurs.
Après midi farniente puis football. En effet à défaut de jouer, les trois compères assistent à une partie (très animée) du championnat local. Guillaume s’improvise commentateur pour les vidéos et Romain prend quelques clichés pour immortaliser cette rencontre engagée et engageante (le public se montrera plutôt enthousiaste).
S’en suit une soirée tranquille et une nuit difficile dans la tente, en compagnie des moustiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Colombie/.Parque_Tayrona-_155__m.jpg&quot; alt=&quot;Parc Tayrona&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Parc Tayrona, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Colombie/.Parque_Tayrona-_324__m.jpg&quot; alt=&quot;Parc Tayrona&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Parc Tayrona, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 22 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Levés à 6h du matin, Guillaume et Romain constatent que le ciel est loin d’être bleu…ils décident donc de réveiller le marcassin joyeux et de prendre le chemin du retour afin de ne pas passer une journée sous la pluie, dans la tente. Nous n’aurons donc pas passé plus d’une journée dans le parc. Mais qu’importe, ce fut bon&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Colombie/.Parque_Tayrona-_5__m.jpg&quot; alt=&quot;Parc Tayrona&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Parc Tayrona, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De retour à Santa Marta, Romain apprend des locaux que Santa Marta n’est autre que la ville natale du «&amp;nbsp;Pibe », Carlos Valderrama, le célèbre joueur colombien ayant joué deux saisons sous les couleurs de Montpellier. Carlos, son père, vit non loin de l’hôtel. Nous décidons donc d’aller le rencontrer afin de réaliser son interview. Arrivés en face de son humble demeure, les trois compères constatent que non seulement Papa Valderrama est présent, mais aussi tout le reste de la famille&amp;nbsp;! En effet, dimanche des rameaux oblige, l’ancien capitaine de la sélection nationale a décidé d’organiser une petite sauterie avec, comme invité d’honneur, son propre fils, «&amp;nbsp;El Pibe&amp;nbsp;» ! Le mur d’enceintes qui crache du reggaeton empêche toute tentative d’interview mais papa Valderrama accepte de nous revoir le lendemain matin à 10h. Malheureusement, il ne proposera pas aux trois compères de rester en sa compagnie pour attendre la venue de son fils Carlos. S’en suit une visite d’un véritable lieu de culte en Colombie, la statue géante du Pibe, en face du stade de Santa Marta. Tellement célèbre que plusieurs bus de touristes locaux sont stationnés à proximité afin que les colombiens, véritables adorateurs de Carlos, puissent mitrailler l’œuvre d’art aux cheveux plus vrais que réels…la journée se termine sur une tentative de foot avortée par des barbelés acérés qui ont effrayé les fesses des trois compagnons, pourtant bien décidés à taper le cuir…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 23 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le lendemain matin, Aurélien et Romain vont à la rencontre de Carlos «&amp;nbsp;Papa Valderrama ». Dans un premier temps, celui-ci se montre un peu bourru mais très vite, il se détend et l’interview se termine bras dessus bras dessous avec Aurélien. Dix minutes de plus et l’ancien capitaine de la sélection colombienne nous aurait fait des bisous (car il devait probablement le savoir, pour les membres de «&amp;nbsp;MaisVousEtesFoot&amp;nbsp;! », c’est important les bisous).
A la suite de cette agréable moment, les deux trublions rejoignent Guillaume pour prendre la direction de Cartagena, la plus grosse destination touristique de Colombie. Arrivés en fin de journée, ils rejoignent cousin Toutoune autour d’une pizza bien grasse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mardi 24 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le quatrième mousquetaire du football rejoint ses compatriotes à leur hôtel car nous avons rendez vous avec des jeunes footeux pour disputer un match. Pour l’occasion, El Presidente sort l’artillerie lourde pour impressionner ses adversaires au cas où les petits ponts ne marcheraient pas. Il enfile alors sa tunique favorite, celle du FC Nantes puis chausse ses crampons. Comme convenu, nous pointons le bout de notre nez à 15h au milieu du parc Centenario où nous retrouvons l’équipe adverse. Ca sent le match Tours-Cartagena à plein nez cette histoire. Nous traversons un petit bout de la ville à pied et pénétrons sur un immense terrain situé au pied de l’imposante forteresse de Cartagena où flotte le drapeau tricolore bleu, rouge et jaune. A notre grande surprise, nos amis refusent la partie (la peur de perdre peut être ou c’est le maillot de Romain qui les a tétanisés ?) mais ils nous présentent au coach du club et ce dernier nous invite à joindre l’entrainement. Mais avant, c’est une séance d’étirements orchestrée par Abelardo, l’entraineur adjoint, qui attend les Français sous les yeux amusés de Guillaume et Thomas. Ce petit bonhomme au visage jovial et habillé d’une casquette vieille comme la première paire de Converse de Thomas dicte un à un les mouvements à reproduire. Sifflet au coin de la lèvre, il n’hésite pas à en abuser pour signaler la moindre erreur effectuée par un des deux gringos. Après une bonne dizaine de minute, ce popeye du football envoie Romain et Ien auprès du coach, Pablo. A l’inverse d’Abelardo, Pablo, grand gars, est facilement reconnaissable du fait de sa ressemblance troublante avec Hulk Kogan. Coiffé d’une casquette portant l’enseigne d’une fameuse marque de distribution française, Carrefour sans la citer, il nous invite à nous glisser au sein de l’équipe pour participer à l’entrainement. Au programme&amp;nbsp;: passes, dribbles et contrôles du ballon. Chaque exercice dure en moyenne dix minutes. Pour Romain, la série se passe sans trop de problème en revanche pour Aurélien c’est un peu plus laborieux…( «&amp;nbsp;pas tant que ca man&amp;nbsp;! » dixit Aurélien)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La journée se termine par deux petits matchs successifs.
Suite à cette démonstration footballistique des deux français, Pablo nous invite à revenir demain puis nous informe que l’équipe joue un match amical jeudi. Il nous convie à intégrer l’équipe, invitation que nous ne pouvons qu’accepter.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une douche après, nous partons taquiner quelques verres d’Aguardiente, l’alcool local du pays, sorte de rhum avec un arrière gout de pastis, dans un bar restaurant situé sur les forteresses de la vieille ville coloniale. Romain, fatigué, nous abandonne en début de soirée tandis que le reste de la troupe continue à festoyer jusqu’au bout de la nuit…eh oui, dans deux jours exactement, Guitou, notre compagnon de passage repart dans ses contrées lointaines…quelle tristesse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mercredi 25 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;15h, Romain et Thomas se dirigent d’un pas motivé vers le terrain de foot pour assister à leur deuxième journée d’entrainement avec l’équipe du RAGF. Gui et Ien, eux, préparent leur journée placée sous le signe du tourisme en commençant par une visite plus poussée de la ville.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Colombie/.Cartagena-011_m.jpg&quot; alt=&quot;Cartagena&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Cartagena, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Colombie/.Cartagena-_19__m.jpg&quot; alt=&quot;Cartagena&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Cartagena, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Accueillis par Pablo et Abelardo, Romain intègre une nouvelle fois l’équipe tandis que Thomas film le déroulement de l’entrainement. Les exercices sont bien différents de la veille, plus basés sur la technique, l’endurance et la résistance. Et, détail non négligeable, seuls quatre joueurs sont présents (Romain inclu !)
Suite à l’entrainement, Pablo nous accompagne à la salle de gymnastique pour la phase de renforcement musculaire. Accompagnés de trois joueurs de l’équipe puis d’une jeune demoiselle, boxeuse professionnelle, nous partons joyeusement vers notre destination située non loin de là. Nous traversons le terrain de foot, franchissons un rio en utilisant de vieilles pierres branlantes comme point d’appui puis pénétrons dans un champ qui fait office de décharge public. Après avoir slalomé entre les innombrables crottes de cheval et la myriade de détritus de tout genre qui jonchent le sol, nous accédons à une petite ruelle bordée par de vieilles bâtisses en bois peint de couleur claire. Parmi ces dernières, l’une abrite ce fameux gymnase. Pablo ouvre le cadenas, fait coulisser une porte recouverte d’affiches diverses puis nous pénétrons dans ce lieu plutôt surprenant…cette salle de gymnastique rendrait envieux tous les grands sportifs de ce monde&amp;nbsp;: 40m² à tout casser, un toit en taule, des toilettes qu’il vaut mieux éviter d’utiliser et un rangement assez négligé. Un ring de boxe certainement aussi vieux que le premier opus de Rocky occupe une bonne partie de la pièce. Au fond à droite, derrière un rideau de couleur ocre, se trouve la salle de musculation&amp;nbsp;: une table pour renforcer les abdos de Thomas, ou pour éradiquer la ceinture graisseuse de Romain et des haltères pour les plus musclés…évidement, pour éviter toute blessure qui mettraient en péril notre projet, nous avons préféré observer (enfin Thomas, car Romain a fait ses exercices conscienseument)…Au même moment, Pablo s’occupe d’échauffer la jeune boxeuse…discrètement, Thomas chuchote à l’oreille d’Abelardo et avec un espagnol qui frise la perfection&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;pas mal la chica, elle donne des bons coups », le bras droit de Pablo rétorque avec un petit sourire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;ouais, pas mal pour une championne du monde de moins de 58kg »…gloups. Bizarrement, suite à une telle information, nous regardons l’entrainement un peu différemment.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Colombie/.Cartagena_BoxingCenter-042_m.jpg&quot; alt=&quot;Cartagena_BoxingCenter-042.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Cartagena_BoxingCenter-042.jpg, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Colombie/.Cartagena_BoxingCenter-038_m.jpg&quot; alt=&quot;Cartagena_BoxingCenter-038.jpg&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Cartagena_BoxingCenter-038.jpg, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après avoir bien bavardé avec les différents protagonistes de cette «&amp;nbsp;salle de gym&amp;nbsp;» hors norme, quelques enfants du quartier, âgés de 5 à 6 ans sont invités à enfiler les gants de la championne et à monter sur le ring. Nous assistons alors à un match très folklorique entre deux mômes… très bon moment mais l’aiguille tourne et nous devons retrouver nos deux amis à l’hôtel. Nous quittons la boxeuse, Pablo, les footeux et les enfants puis prenons la route du retour. Arrivés à notre QG, Aurélien, qui pour information est allé chez le coiffeur (donc rigolade pendant dix minutes) nous demande&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;vous ne remarquez pas quelque chose de spécial ici?&amp;nbsp;» Thomas rétorque instantanément&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;si le coiffeur t’as encore loupé »… «&amp;nbsp;Non&amp;nbsp;» répond il aussi sec, puis nous découvrons soudainement que notre chambre est bien propre et pour cause, Guillaume est parti… Il a confondu les dates&amp;nbsp;; son vol était cet après midi et non demain… C’est avec tristesse que nous acceptons cette dure réalité qui nous plonge littéralement dans une déprime aussi profonde qu’un trou noir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jeudi 26 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est le grand jour à RAGF car c’est aujourd’hui que le club dispute son match amical contre une autre équipe de Cartagena. Pablo est d’autant plus ravi car il dispose de deux joueurs issus du vieux continent&amp;nbsp;: Aurélien considéré comme «&amp;nbsp;le Ribéry&amp;nbsp;» de l’association MVF à cause de ses coups de speed sur le terrain qui font de lui un joueur hors norme et Romain, plus communément appelé «&amp;nbsp;El Presidente» qui terrorise les joueurs adverses en leur faisant des petits ponts à gogo.
Les mousquetaires et esthètes du ballon rond enfilent les maillots du club, s’échauffent avec le reste de l’équipe puis rentrent sur le terrain. Le match commence. Malgré la chaleur étouffante, Aurélien est à la hauteur de sa réputation, il galope partout sur le terrain et choppe parfois le ballon à l’équipe adverse tandis que Romain, comme toujours, cherche des feintes pour exécuter sa spécialité. Soudain et sans que personne ne comprenne pourquoi, le génie du petit pont sort du terrain sous le regard surpris d’Abelardo. Ce dernier demande «&amp;nbsp;Estas cansando&amp;nbsp;? » et Romain rétorque&amp;nbsp;: «Hay una Cambio, no&amp;nbsp;? », non non Romain, arrête de fabuler. Suite à cet imbroglio (causé par l’entrée d’un joueur sur le terrain), cousin revient dans la partie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Colombie/.Cartagena-_49__m.jpg&quot; alt=&quot;Cartagena&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Cartagena, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vers la fin de la deuxième mi-temps, Rom et Ien sortent pour de vrai (sous les applaudissements) et à la demande d’Abelardo afin de laisser jouer d’autres joueurs de l’équipe. Quelques minutes après, Pablo siffle la fin du match. Victoire 5-1 du RAGF. Nous procédons à des interviews de joueurs, du directeur du club puis d’Abelardo. Pablo, le coach, qui doit arbitrer un deuxième match, ne peut pas se libérer pour répondre à nos questions et nous propose de venir à notre hôtel ce soir pour discuter tranquillement…évidement nous acceptons sa proposition.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;20h, Pablo pointe le bout de son nez et nous passons une heure avec lui… A la fin de l’interview, il nous remet en main propre un diplôme du RAGF, preuve vivante de notre passage au sein du club… Encore merci Pablo pour cette distinction.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi 27 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Notre voyage en Colombie touche à sa fin. Nous partons de Cartagena en direction de Monteira puis de cette ville nous attrapons un taxi collectif qui nous amène jusqu'à Turbo. Le voyage est difficile&amp;nbsp;: la piste qui relie les deux villes est dans un état pitoyable et le chauffeur est un gros psychopathe du volant (nous pouvons lui discerner le deuxième prix de la conduite la plus nulle) mais le paysage qui défilent devant nos petits yeux est sublime… Nous arrivons 5h plus tard sain et sauf à Turbo, petite ville nichée sur la côte caraïbe. Nous jetons notre dévolu sur un petit hôtel en face du port.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi 28 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voila un voyage qui restera dans les annales du tour du monde. Levés à 7h pour embarquer à 8h dans un bateau d’une vingtaine de places. Nous enfilons nos gilets de sauvetage, il est en effet plus prudent vu l’état vieillot de la barque. Nous sortons du port puis le pilote met les gazs… incroyable, la poussé exercée par les deux moteurs du bateau le fait carrément léviter, la coque n’est plus en contact avec la surface de l’eau…A chaque vague, (soit toutes les deux secondes), la barque rebondit puis s’envole, et nous avec … Pour nous, c’est sur, le bateau va se couper en deux, il est dur d’imaginer qu’elle puisse résister à de tels chocs. Du moins, c’est sur, nous aurons des séquelles aux fesses (c’est dans ce genre de moment que nous sommes contents d’avoir un kiné dans l’équipe)… 3h après, nous arrivons enfin à Capurgana, petit village situé sur la côte Caraïbes dans la région du Darien. Cette zone classée très dangereuse et fortement déconseillée aux touristes par les autorités colombiennes, américaines, françaises (bref mondiales) du fait de la présence des FARCS, paramilitaires et narcotrafiquants. En gros, c’est une des régions les plus craignos du monde…gloups.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Colombie/.Capurgana_004_m.jpg&quot; alt=&quot;Carpugana&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Carpugana, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourtant, nous découvrons un paradis, le décor est sublime et l’atmosphère qui règne ici est vraiment agréable et sûre !!!! jamais nous ne sommes sentis en danger…
Nous trouvons un hôtel niché sur le bord de mer offrant une vue imprenable sur les eaux turquoises pour un prix défiant toute concurrence (et en plus nous avons notre propre balcon avec hamac…le pied)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous déposons nos valises puis attrapons un petit bateau de pêche qui nous amène à Sapzuro, un bled à quelques kilomètres de Capurgana. Ici, la vie marche au ralentie, les habitants sont d’une gentillesse exemplaire et le paysage est digne de celle d’une carte postale. Nous trouvons une petite plage déserte (du moins, elle l’est si on enlève les militaires) avec une eau qui doit avoisiner les 30°C et profitons de la clarté de cette dernière pour admirer la richesse de la vie aquatique grâce à un masque et un tuba.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous rentrons à Capurgana vers 17h et à notre surprise, nous assistons à un match de foot de quartier…le décor est assez original. D’un coté, se situe une piste d’atterrissage, de l’autre des petits troquets peints de couleurs chaudes et, à un mètre derrière un but, se trouve une vitrine d’un magasin (pas de bol pour les propriétaires)… Nous observons ce match quelques minutes puis retournons à notre hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dimanche 29 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Levés tôt car ce matin nous allons au Panama avec un bateau de pêcheur. 8h, nous embarquons puis quittons la côte colombienne. Quelques dizaines de minutes après, nous voila au Panama et plus exactement à Puerto Oblidia, village situé juste après la frontière et habité environ par une centaine d’âmes. Ici, il y a certainement plus de militaires que d’habitants. Nous passons l’immigration puis essayons d’acheter nos billets d’avion pour Panama city. Plus de place. Nous sommes condamnés à errer ici pendant une journée entière…arf. Il y a une chaleur à faire fondre du goudron et l’occupation première du village est de…ne rien faire. Impossible pour nous de se coller à leurs habitudes ainsi nous partons un peu à l’extérieur du pueblo à la recherche d’une plage de rêve. Bingo, trouvée. Une plage déserte bordée de palmiers majestueux avec une eau à 30° et des grosses vagues. Pour couronner le tout, Aurélien le magicien, a dégotté une petite noix de coco que nous dégustons. Apres une baignade d’environ…3 heures, nous rentrons à l’hôtel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lundi 30 mars 2009&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Départ pour Panama City, nous embarquons dans l’avion…le zinc (15 places) serait un terme plus approprié. L’avion se dirige vers le haut de la piste (la piste étant un peu courte, le coucou doit monter une petite pente afin d’avoir plus d’élan…rassurant non ?), fait demi tour…à ce moment, quand vous constatez l’état déplorable et la petitesse de la piste, il n’y a qu’une chose à faire&amp;nbsp;: respirer un grand coup, fermer les yeux et prier. Le zinc s’élance puis décolle…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le Perou, c'est fou...Par Aurelien</title>
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    <pubDate>Tue, 14 Apr 2009 17:47:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Association &quot;MaisVousEtesFoot !&quot;</dc:creator>
        <category>Perou</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le 27/02/09:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;aujourd’hui, la petite troupe visite le lac navigable le plus haut du monde ainsi qu’une de ses majestueuses île: l’île Amantani. Apres une petite heure de trajet, flottant sur les eaux quelque peu agitées du lac Titicaca, nous atteignons un de ces bouts de terres émergées qui abritent une centaine d’ habitants. Bienvenue sur l île Amantani.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Perou/.Perou_288_m.jpg&quot; alt=&quot;Lac Titicac&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Lac Titicac, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les trois compères vont visiter le principal terrain de foot de l’île accompagnés par leur nouveau guide, un petit garcon d’une dizaine d’années très timide. Et il faut le mériter pour atteindre ce praticable!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après vingt minutes de montée, nous nous émerveillons face à ce terrain insolite et d’une splendeur à couper le souffle. Sans doute le plus bel environnement que l’on ait vu autour d un terrain de football depuis le début de ce tour du monde. Tout en haut de l’île, ce dernier offre une vue merveilleuse sur les eaux azurs du lac Titicaca et les autres îles qu’il accueille en son sein. Quelques nuages évanescents semblent ramper sur le sol. Ce tapis de brume vient lécher nos pieds et donne un aspect mystique et mystérieux à ce lieu. Nous sommes seuls.
A gauche, des gradins font dos à l’étendue d’eau douce et regardent une colline marron. De plus, ils sont également surmontés d’une roue crantée évoquant quelque peu la croix andine et l’ancienne civilisation Inca. Le terrain est pris en photo sous toutes ses formes et sous tous ses angles. Nous restons un bout de temps dans ce lieu improbable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Perou/.Perou_302_m.jpg&quot; alt=&quot;Perou_302.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Perou_302.JPG, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous retrouvons les parents pour le déjeuner, un almuerzo à base de pommes de terre dont certaines ont été récoltées il y a plusieurs mois de cela! Pas de panique, ces pommes de terre ont subit un traitement particulier leur permettant d’être conservées plusieurs mois voire plusieurs années entières: elles ont été séchées pendant plusieurs jours après leur récolte. Ensuite, il suffit de les plonger dans l’eau pour les réhydrater et les déguster. Avec cette méthode héritée des Incas, les aliments se conservent longtemps, ce qui n’est pas le cas de leur goût…(c’est un peu fort!) Ensuite, c’est un véritable défilé de mode qui se prépare. En effet, chacun essaie des habits traditionnels. Evidemment, ca ne va pas a tout le monde….Nous n’avons pas tous la morphologie de l’emploi (plutôt petits, trapus et avec une grosse cage thoracique comme les andins…).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Perou/.Perou_463_m.jpg&quot; alt=&quot;Nous&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Nous, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous reprenons le bateau pour découvrir encore les richesses du lac Bolivo-Peruvien. Nous accostons sur les fameuses îles flottantes construites en joncs. Il en existe environ 90 sur le lac et cette manière de procéder est très ancienne. Nous débarquons donc sur l’île pourvue d’un sol épais qui s’enfonce sous chacun de nos pas. La sensation de mouvement, lors de la déambulation, est très étrange. La famille vivant sur cette petite île nous accueille avec sourires, explications et…artisanats. Nous ne saurons jamais si ces personnes, à l’évidence tout a fait habitués à vivre sur ces îles, ne sont pas des “continentaux”. C’est à dire des habitants du continent venant la journée sur une île montée de toute pièce pour accueillir les touristes, puis repartir chez eux le soir. En effet, la mise en scène nous a semblé très bien huilée. Toujours est-il que l ‘expérience était intéressante et les sensations tout à fait authentiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Perou/.Lac_Titicaca__133__m.jpg&quot; alt=&quot;Lac Titicaca&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Lac Titicaca, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le 28/02/09:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce matin, nous prenons l’avion en direction de Cusco. Après une heure de vol, nous arrivons dans LA capitale par excellence du peuple Inca. Il y a 600 ans environ, le neuvième empereur Inca, Pachacutec (qui signifie “changer l’ordre du monde”), fut le personnage le plus important de l’histoire de ce peuple. Les Incas n’ont régné qu’environ cent petites années et pendant plus du tiers de leur règne, Pachacutec a été le maître d’oeuvre le plus efficace. C’est lui qui qui a commandé la construction du Machu Picchu (représentant le condor et l’univers astral), de la vallée sacrée (représentant le serpent et la pachamama, mère nourricière) et Cusco. Cette dernière, construite en forme de puma, représente le présent et le monde des vivants. Le Machu Picchu, les sites de la vallée sacrée et Cusco ont éte faconnés en très peu de temps et, encore aujourd’hui, nous ne savons pas comment ce tour de force fut possible à l’époque alors que ce peuple ne connaissait ni la roue, ni l’écriture, ni les animaux de traits…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Perou/.Cusco__45__m.jpg&quot; alt=&quot;La ville de Cusco&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;La ville de Cusco, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous apprendrons tout cela grâce au guide nous accompagnant sur les nombreux sites archéologiques dans les environs de la capitale Inca.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le 01/03/09:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui nous découvrons en début de matinée, des salines en plein milieu de la cordillère des Andes. Des centaines de petits réservoirs en terre, construits en terrasse et recevant les dépots salins à travers un système d’irrigation complexe, conduisant une eau tiède. Très joli spectacle&amp;nbsp;!
Le reste de la tournée se décline avec la visite de différents sites archéologiques au sein de la vallée sacrée. Nous entendrons le grondement du fleuve Urubamba tout au long de la journée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Perou/.ValleSacree__270__m.jpg&quot; alt=&quot;ValleSacree__270_.JPG&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;ValleSacree__270_.JPG, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le 02/03/09:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Journée repos à Cusco.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le 03/03/09:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La petite troupe prend le train en direction d’agua Caliente, aussi appelé Machu Picchu Pueblo, dernière ville (village?) avant la grande forêt amazonienne et le site du Machu Picchu. Le voyage de plusieurs heures se déroule à un rythme tranquille à travers la végetation luxuriante. Le train doit à plusieurs reprises faire des marches arrières pour repartir en avant, soit pour prendre de l’élan afin de monter une pente ardue ou bien dans le but de franchir une partie de la voie construite en “Z”….étonnant!
A l’arrivée, le chemin de fer rentre littéralement dans la ville et nous pourrions allègrement commander un bon jus de goyave bien frais à un de ces cafés accollés à la voie ferrée!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Perou/.Machu_Picchu_028_m.jpg&quot; alt=&quot;Agua Calientes&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Agua Calientes, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Perou/.Machu_Picchu_110_m.jpg&quot; alt=&quot;Agua Calientes&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Agua Calientes, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous découvrons ensuite un fleuve marron-gris chargé d’alluvion au débit hallucinant, un classe 6 pour les rafteurs!
Après avoir pris connaissance de nos chambres, nous nous rendons visiter le musée du Machu Picchu (et oui, autant se renseigner avant d’aller voir la bête!) situé a trente minutes de marche. A la suite de cette visite instructive, mission photo afin d’observer le terrain de foot pour le moins original du Machu Picchu Pueblo&amp;nbsp;! De la brume, de la boue et...un mouton&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Le 04/03/09: Anniversaire de Romain&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un beau cadeau d’anniversaire se profile pour Romain. En effet, aujourd’hui nous allons rendre visite a l’une des sept merveilles du monde: le Machu Picchu.
Ce site, dont l’utilité reste encore un mystère, se compose de quelques habitations, d’un observatoire astronomique, un temple du soleil, de terrases agricoles, d’autels sacrificiels….Il existe également l’intihuatana (attrape-soleil), sorte de cadran solaire chargé d’énergie terrestre (certains peuvent alors sentir pleins de petites décharges électriques lorsqu’ils approchent leurs mains près de cette pierre mystérieuse…pour l’anecdote, seuls Christine et Aurélien ont senti quelque chose !) ainsi que de nombreuses astuces architecturales qui ne se révèlent que lors du solstice d’hiver le 21 Juin (apparition d’un puma sur le sol, apparition d’une Croix andine et de nombreux autres jeux de lumières...). Le site est encerclé par des montagnes vêtues d’un manteau vert, dense et épais et l’on peut apercevoir le fleuve grondant en bas de la vallée. Ce devait être un havre de paix a l’époque!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Perou/.Machu_Picchu_273_m.jpg&quot; alt=&quot;Machu Picchu&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Machu Picchu, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.maisvousetesfoot.com/public/Perou/.Machu_Picchu_239_m.jpg&quot; alt=&quot;Machu Picchu&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Machu Picchu, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous finissons par apprendre que les montagnes en face du site (vous savez celles que l’on voit sur LA Photo la plus connue du Machu Picchu) et bien, en regardant bien et en y mettant un peu d’imagination, on se rend compte qu’elles forment un profil d’une tête d’indien couché!!....regardez bien la prochaine fois.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Apres cette inoubliable visite, nous rentrons vers Agua Caliente d’ou nous prendrons le train pour retourner a Cusco.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le soir, ce sera une bonne pizza en guise de repas d’anniversaire pour copain Romain&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le 05/03/09:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La veille, nous avions programmé une partie de foot ce matin avec un employé de l’hôtel. Romain et Aurélien partent donc rejoindre les amis du groom. Au passage, ils vont chercher Julien, que nous avions quitté en Bolivie et que nous retrouvons a Cusco. La partie est placée sous le signe de la bonne humeur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De retour a l’hôtel, nous retrouvons les parents pour un dernier déjeuner ensemble, puisque c’est aujourd’hui que leur séjour au Perou prend fin. Nous leur ferons nos adieux devant la gare routière car il est l’heure pour les trois compagnons de voyage de reprendre le bus afin de se diriger vers la capitale péruvienne: Lima. Lors du voyage, nous aurons droit à plein de films s’enchainant les uns après les autres et participerons à un…bingo! Le stewart ayant revêtu au préalable un masque de sorcière…Cruz del Sur, c’est le nom de la compagnie pour ceux que ca intéresse…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le 06/03/09:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après avoir parcouru un désert à l’étrange consonnance mauritanienne, nous découvrons les vagues de l’océan Pacifique, venant lécher les bords de la capitale péruvienne. Nous jetons notre dévolu sur un hôtel situé à Miraflores, un des quartiers de Lima: l’hôtel “Friend’s House”.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce soir là, nous faisons une rencontre importante. En effet, Arline, l’ancienne colocataire de cousin Toutoune, nous a communiqué le numéro de Maria Belen Rojas. Belen est la fille de Percy Rojas, le Zidane Péruvien ayant écrit les plus belles pages du football inca dans les années 70. Belen vient donc nous souhaiter la bienvenue en compagnie d’Annette, une de ses amies, très charmante. Jeune fille très dynamique, Belen règle nos quatre prochains jours en une heure de temps à coups d’appels téléphoniques vigoureux et, en nous laissant numéros et adresses. C’était donc LA personne à connaitre à Lima tant d’un point de vue footbalistique que d’un point de vue humain. Merci Belen!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le 07/03/09:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, Thomas part pour la Colombie. Il devance ses compagnons pour des raisons que la raison ne connaît pas…On se fait donc des bisous, car pour les membres de l’association, c’est important les bisous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Romain et aurélien se préparent de leur côté pour se rendre à Asia, situé à une heure de bus de la capitale. En effet, ils ont décidé d’accepter l’invitation de Belen et Annett