15/12/2008
Nous quittons l’Argentine en direction de l’Uruguay, mais, cette fois-ci, le mode de transport entre les deux pays se fera par bateau. En effet, un ferry part de Buenos Aires pour rejoindre « Colonia del Sacremento ». Une heure est nécessaire pour traverser le Rio del Plata, le plus grand estuaire du monde. Arrivés au port de la vieille ville, nous hélons un taxi qui nous amène au « Colonial Hostel », sorte de Backpacker. Sacs posés, nous partons explorer cette ville classée au patrimoine mondial et découvrons des vieilles bâtisses d’époque coloniale aux façades de couleurs vives puis d’autres aux couleurs pastels.


Ce qui rend unique cette ville, c’est l’exceptionnelle sauvegarde de la succession des époques dans son architecture. Constructions portugaises, édifices espagnols et bâtiments post coloniaux cohabitent en parfaite harmonie. Enfin, pas loin d’une vieille église à l’allure méditerranéenne, se trouve les ruines du couvent San Francisco datant du 17ème siècle, ainsi qu’un vieux phare duquel nous pouvons admirer la vue sur la ville. Après une bonne promenade de plusieurs heures, nous revenons à l’hôtel ou nous passons une soirée tranquille.

16/12/2008
Le réveil se fait sous un soleil de plomb et nous décidons alors d’aller sur la plage Ferrando en espérant taquiner le ballon. Arrivés à destination, nous découvrons une plage sauvage bordée d’eucalyptus et de pins. Imaginez une mer (avec vagues, horizon et tout), dont la couleur de l’eau est … marron et l’eau … douce (eh oui, nous sommes toujours dans l’estuaire !). Pas de footballeurs en vue. Romain s’allonge donc sur le sable et en profite pour faire une petite sieste tandis que Thomas et Aurélien partent à la découverte des lagunes, situées à environ 200 mètres de la plage.

Nous rentrons à l’hôtel vers 20h. Sur le chemin, nous croisons … un Brésilien que nous avons rencontré à Buenos Aires durant la soirée tango. Nous partageons alors la soirée avec lui. Laurène, une Belge et Pierre, un Allemand, se joignent à nous.

17/12/2008
Dernière journée au sein de cette vieille bourgade coloniale. Au programme, foot sur la plage Ferrando. Ballon à la main, nous parcourons les deux kilomètres qui séparent la ville de la côte, à pied. Arrivés à destination, nous remarquons qu’une partie de foot se déroule. Romain et Thomas s’incrustent dans le match puis un 4vs4 commence. Le niveau est loin d’être parfait mais le plaisir de jouer se lit sur les visages. La partie se découpe en plusieurs pauses baignade, moment de pur plaisir ô combien agréable sous ce soleil à faire rougir le nez de Thomas en 5 minutes. La soirée se termine à l’hôtel. Demain, nous serons à Montevideo, capitale de l’Uruguay.

18/12/2008
Un bus nous amène à Montevideo où nous devons rencontrer Martin, le cousin d’un ami rencontré à Paris durant la soirée « Paris Jeunes Aventures ». Celui-ci nous a proposé de disputer un match avec des locaux. France VS Uruguay, voila une belle affiche qui vaut le déplacement. Mais avant de taper la balle, Martin nous invite à sa soirée d’adieu qui se déroule dans un bar situé non loin du centre ville. Voila une bonne façon de rencontrer les gens… La « fiesta » se termine vers 4h du matin, le prochain RDV est programmé à demain sur un terrain de foot.


19/12/2008
19h, nous hélons un taxi pour nous rendre au yacht club, petit complexe sportif composé de plusieurs petits terrains en synthétique près de la plage principale de Montevideo. Les personnes sont au rendez vous ainsi que Martin mais nous arrivons trop tard… nous les apercevons, sur la terrasse du bar, tout dégoulinant de sueur. Pas de doute, nous avons loupé le match. Martin nous propose de remettre ça à demain, proposition que nous acceptons avec grand plaisir. Nous profitons tout de même de l’occasion pour bavarder avec l’équipe contre qui nous jouerons demain.

20/12/2008
17h, cette fois-ci les membres de l’association sont les premiers au RDV. Quelques minutes après, tout le monde est présent, la partie peut alors commencer. Pour nous, c’est un foot un peu particulier car nous allons jouer tout les trois ensemble, personne derrière la caméra ni derrière l’appareil photo. L’équipe « MaisVousEtesFoot » au complet accompagnée de Martin, soit la France contre L’Uruguay… En six mois de foot nous devrions être invincibles. Eh non, la partie commence et les français encaissent de nombreux buts lors de la première dizaine de minutes. Le festival continue jusqu'à la fin. Impossible pour nous de mettre le ballon au fond des buts ! Romain s’énerve tandis qu’Aurélien et Thomas ne trouvent plus la force d’aller chercher les ballons. Ainsi, « la taule » s’intensifie de minute en minute. Le match se termine au bout d’une heure. La France s’est lamentablement pris une claque mais le pire est de savoir qu’il n’y aura pas de match retour… nous devons alors accepter notre défaite cuisante. La 3ème mi-temps se déroule au bar du complexe, le temps de « refaire le match ».

21/12/2008
Déception, le championnat de foot Uruguayen est annulé jusqu'à nouvel ordre à cause des violences dans les stades. Ainsi nous ne verrons aucun match en Uruguay. Nous avions pourtant prévu d’assister aujourd’hui au derby (pas très original, ¾ des clubs qui composent le championnat national sont des clubs de Montevideo) entre Penarol, le 4ème et Danubio le leader. Suite à cette nouvelle déprimante, nous ne nous laissons pas abattre et allons visiter le stade qui a accueilli la finale de la première coupe du monde : le Centenario. Malheureusement, la malchance nous poursuit puisque le musée de ce lieu mythique est fermé. Pas de traces du gardien. Nous devrons nous contenter de tourner autour sous un ciel gris menaçant. Après vingt minutes de photos, la pluie se met à tomber. Dimanche déprimant…


22/12/2008
Suite à l’annulation du championnat la veille, nous décidons de nous rendre à la fédération de foot afin d’avoir plus d’informations. Celle-ci, via son président Mr Corbo, était la seule fédération à avoir daigné répondre à notre fax. Qui plus est de manière positive ! Le Président et son adjoint avaient promis de nous recevoir et de faciliter nos démarches footballistiques au pays de Diego Forlan. Arrivés sur les lieux, nous tentons vainement de voir le président mais ça sera un échec, nous ne verrons personne. Nous ne pouvons pas rester plus longtemps car le temps est contre nous. Nous devons encore aller à la gare acheter nos billets de bus pour Punta del Diablo. En effet, pendant la période de noël, les bus sont vite complets. Dernière nuit à Montevideo, demain, lever à 6h.
23/12/2008
Nous quittons la capital Uruguayenne pour Punta del Diablo, petit village coincé entre la laguna Negro et l’Atlantique. 4h de bus sont nécessaires pour s’y rendre. La route est incroyable, nous traversons de larges plaines peuplées de vaches dignes de la pampa argentine. Quelques heures de routes avalées et nous apercevons une large lagune bordée par des montagnes majestueuses. Quel spectacle visuel !!!!! Le bus nous arrête près du backpacker. A première vue, Punta del Diablo est un petit village de pêcheurs paisible et authentique. Nous pénétrons dans l’auberge de jeunesse et rencontrons Marcelo, un Argentin qui vit à Cordoba, Samira, une Allemande, Askan, un Turc puis, par la suite, deux Brésiliens. Nous déposons les bagages, puis partons visiter les alentours. Le temps n’est pas clément, une légère pluie inonde le village mais le décor qui nous entoure est tellement séduisant que nous prêtons peu d’intérêt à cette averse. Ce village, guère plus grand que Mettray abrite une multitude de restaurants quelques bars et une poignée d’hôtels. Peu de touristes, pas de pollution, peu de voitures, voila l’alchimie parfaite pour oublier la vie trépidante de Montevideo. La soirée est calme et nous en profitons pour nous reposer, car demain c’est noël, synonyme de « grosse fête ».

24/12/2008
La journée commence avec un foot sur la plage principale de Punta del Diablo avec Marcelo, deux brésiliens et Askan, qui nous attend sur place. Pour s’y rendre, nous traversons le centre ville, passons à coté de vieilles bâtisses en bois qui font office de bars ou d’habitations puis longeons la plage où trainent quelques vieux bateaux de pêcheurs retenus par des filins métalliques. Nous parcourons toute la plage à la recherche d’Askan mais il reste introuvable. Il est donc nécessaire de recruter un joueur afin de pouvoir disputer un 3 vs 3. La recherche est rapide, nous trouvons un Uruguayen désireux de taquiner le ballon. La partie commence, le soleil est à son zénith, le match promet d’être physique. Le foot se déroule sous une ambiance de feu, les Brésiliens enchainent les buts, Marcelo défend et exécute des passes décisives, Aurélien court partout et Thomas essaie de chopper la balle. Voila une partie bien désorganisée, mais vraiment marrante. Le match terminé, nous rentrons à l’hôtel…sans Askan qui a du se tromper de plage.
Ce soir, c’est une soirée spéciale car c’est noël…eh oui, qui dit noël, dit foie gras, champagne, cadeaux, famille, neige…pour nous, c’est barbecue, bière, caïpirinha, sable, mer et copains ! Tout ça, sous une chaleur à faire cuire un steak. L’ambiance est assez décalée par rapport à celle d’un noël traditionnel mais pas désagréable. Au total, nous sommes environ une quinzaine à festoyer. La soirée se termine dans un bar sur la plage. Le jour se lève, les occupants du backpacker se couchent. Cependant, nous avons reçu un très beau lever de soleil comme cadeau.

25/12/2008
Réveil tardif dans le backpacker, 12h pour certains, 16h pour d’autres (devinez qui ?) mais ce petit décalage ne nous arrête pas pour programmer un foot avec nos amis de la veille. Cette fois ci, c’est une partie avec Marcelo, Askan, Alexis et Ivan, deux mexicains arrivés hier soir. Lieu de RDV : une plage à coté de la plage principale. Thomas part rejoindre Askan suivi ensuite par Romain, Aurélien et Marcelo. Nous attendons les deux Mexicains pour débuter le match mais le scénario d’hier se reproduit : ils se sont trompés de plage eux aussi. Impossible de recruter un joueur, car la plage est quasi vide, seul quelques chiens errants trainent. Morale de l’histoire : impossible de programmer un match à Punta del Diablo.

26/12/2008
Nous ne désespérons pas et organisons un dernier foot sur la même plage avec les occupants de l’auberge. Askan, Alexis, Yvan et Samira (comme supportrice) répondent à l’appel du foot. Ca sera alors un 3 vs 3…ce n’est pas si mal. Bon moment sur une plage déserte et sublime…

28/12/2008
Petite nuit pour les trois compères, puisqu’ils n’ont dormi que deux heures. A 8h nous sommes debout pour attraper le bus direction Montevideo, puis Buenos Aires. Mais prendre le bus à Punta del Diablo peut s’avérer aussi difficile que d’y organiser un foot. En effet, les sacs sur le dos, nous attendons le bus qui doit passer à 9h à l’arrêt près du backpacker. Il arrive avec trente minutes de retard mais ne s’arrête pas…super ! Du coup, nous retournons à l’auberge afin de demander au gérant de l’auberge s’il est possible qu’il fasse une réservation par téléphone pour le prochain. Ce qu’il réalise avec une gentillesse toute particulière. Nous ré-attendons donc…30 minutes plus tard, le véhicule pointe le bout de son nez, nous gesticulons pour qu’il s’arrête. Le chauffeur nous salue avec un geste de la main et un sourire puis continue sa route ! Du coup, nous décidons de marcher jusqu’au centre ville, chargés comme des mules et attrapons un bus là bas. 4h après, nous voila à Montevideo. Nous prenons ensuite le ferry qui rallie Buenos Aires. Retour à la case de départ…