Le 27/02/09:
aujourd’hui, la petite troupe visite le lac navigable le plus haut du monde ainsi qu’une de ses majestueuses île: l’île Amantani. Apres une petite heure de trajet, flottant sur les eaux quelque peu agitées du lac Titicaca, nous atteignons un de ces bouts de terres émergées qui abritent une centaine d’ habitants. Bienvenue sur l île Amantani.

Les trois compères vont visiter le principal terrain de foot de l’île accompagnés par leur nouveau guide, un petit garcon d’une dizaine d’années très timide. Et il faut le mériter pour atteindre ce praticable!
Après vingt minutes de montée, nous nous émerveillons face à ce terrain insolite et d’une splendeur à couper le souffle. Sans doute le plus bel environnement que l’on ait vu autour d un terrain de football depuis le début de ce tour du monde. Tout en haut de l’île, ce dernier offre une vue merveilleuse sur les eaux azurs du lac Titicaca et les autres îles qu’il accueille en son sein. Quelques nuages évanescents semblent ramper sur le sol. Ce tapis de brume vient lécher nos pieds et donne un aspect mystique et mystérieux à ce lieu. Nous sommes seuls. A gauche, des gradins font dos à l’étendue d’eau douce et regardent une colline marron. De plus, ils sont également surmontés d’une roue crantée évoquant quelque peu la croix andine et l’ancienne civilisation Inca. Le terrain est pris en photo sous toutes ses formes et sous tous ses angles. Nous restons un bout de temps dans ce lieu improbable.

Nous retrouvons les parents pour le déjeuner, un almuerzo à base de pommes de terre dont certaines ont été récoltées il y a plusieurs mois de cela! Pas de panique, ces pommes de terre ont subit un traitement particulier leur permettant d’être conservées plusieurs mois voire plusieurs années entières: elles ont été séchées pendant plusieurs jours après leur récolte. Ensuite, il suffit de les plonger dans l’eau pour les réhydrater et les déguster. Avec cette méthode héritée des Incas, les aliments se conservent longtemps, ce qui n’est pas le cas de leur goût…(c’est un peu fort!) Ensuite, c’est un véritable défilé de mode qui se prépare. En effet, chacun essaie des habits traditionnels. Evidemment, ca ne va pas a tout le monde….Nous n’avons pas tous la morphologie de l’emploi (plutôt petits, trapus et avec une grosse cage thoracique comme les andins…).

Nous reprenons le bateau pour découvrir encore les richesses du lac Bolivo-Peruvien. Nous accostons sur les fameuses îles flottantes construites en joncs. Il en existe environ 90 sur le lac et cette manière de procéder est très ancienne. Nous débarquons donc sur l’île pourvue d’un sol épais qui s’enfonce sous chacun de nos pas. La sensation de mouvement, lors de la déambulation, est très étrange. La famille vivant sur cette petite île nous accueille avec sourires, explications et…artisanats. Nous ne saurons jamais si ces personnes, à l’évidence tout a fait habitués à vivre sur ces îles, ne sont pas des “continentaux”. C’est à dire des habitants du continent venant la journée sur une île montée de toute pièce pour accueillir les touristes, puis repartir chez eux le soir. En effet, la mise en scène nous a semblé très bien huilée. Toujours est-il que l ‘expérience était intéressante et les sensations tout à fait authentiques.

Le 28/02/09:
Ce matin, nous prenons l’avion en direction de Cusco. Après une heure de vol, nous arrivons dans LA capitale par excellence du peuple Inca. Il y a 600 ans environ, le neuvième empereur Inca, Pachacutec (qui signifie “changer l’ordre du monde”), fut le personnage le plus important de l’histoire de ce peuple. Les Incas n’ont régné qu’environ cent petites années et pendant plus du tiers de leur règne, Pachacutec a été le maître d’oeuvre le plus efficace. C’est lui qui qui a commandé la construction du Machu Picchu (représentant le condor et l’univers astral), de la vallée sacrée (représentant le serpent et la pachamama, mère nourricière) et Cusco. Cette dernière, construite en forme de puma, représente le présent et le monde des vivants. Le Machu Picchu, les sites de la vallée sacrée et Cusco ont éte faconnés en très peu de temps et, encore aujourd’hui, nous ne savons pas comment ce tour de force fut possible à l’époque alors que ce peuple ne connaissait ni la roue, ni l’écriture, ni les animaux de traits…

Nous apprendrons tout cela grâce au guide nous accompagnant sur les nombreux sites archéologiques dans les environs de la capitale Inca.
Le 01/03/09:
Aujourd’hui nous découvrons en début de matinée, des salines en plein milieu de la cordillère des Andes. Des centaines de petits réservoirs en terre, construits en terrasse et recevant les dépots salins à travers un système d’irrigation complexe, conduisant une eau tiède. Très joli spectacle ! Le reste de la tournée se décline avec la visite de différents sites archéologiques au sein de la vallée sacrée. Nous entendrons le grondement du fleuve Urubamba tout au long de la journée.

Le 02/03/09:
Journée repos à Cusco.
Le 03/03/09:
La petite troupe prend le train en direction d’agua Caliente, aussi appelé Machu Picchu Pueblo, dernière ville (village?) avant la grande forêt amazonienne et le site du Machu Picchu. Le voyage de plusieurs heures se déroule à un rythme tranquille à travers la végetation luxuriante. Le train doit à plusieurs reprises faire des marches arrières pour repartir en avant, soit pour prendre de l’élan afin de monter une pente ardue ou bien dans le but de franchir une partie de la voie construite en “Z”….étonnant! A l’arrivée, le chemin de fer rentre littéralement dans la ville et nous pourrions allègrement commander un bon jus de goyave bien frais à un de ces cafés accollés à la voie ferrée!


Nous découvrons ensuite un fleuve marron-gris chargé d’alluvion au débit hallucinant, un classe 6 pour les rafteurs! Après avoir pris connaissance de nos chambres, nous nous rendons visiter le musée du Machu Picchu (et oui, autant se renseigner avant d’aller voir la bête!) situé a trente minutes de marche. A la suite de cette visite instructive, mission photo afin d’observer le terrain de foot pour le moins original du Machu Picchu Pueblo ! De la brume, de la boue et...un mouton !
Le 04/03/09: Anniversaire de Romain
Un beau cadeau d’anniversaire se profile pour Romain. En effet, aujourd’hui nous allons rendre visite a l’une des sept merveilles du monde: le Machu Picchu. Ce site, dont l’utilité reste encore un mystère, se compose de quelques habitations, d’un observatoire astronomique, un temple du soleil, de terrases agricoles, d’autels sacrificiels….Il existe également l’intihuatana (attrape-soleil), sorte de cadran solaire chargé d’énergie terrestre (certains peuvent alors sentir pleins de petites décharges électriques lorsqu’ils approchent leurs mains près de cette pierre mystérieuse…pour l’anecdote, seuls Christine et Aurélien ont senti quelque chose !) ainsi que de nombreuses astuces architecturales qui ne se révèlent que lors du solstice d’hiver le 21 Juin (apparition d’un puma sur le sol, apparition d’une Croix andine et de nombreux autres jeux de lumières...). Le site est encerclé par des montagnes vêtues d’un manteau vert, dense et épais et l’on peut apercevoir le fleuve grondant en bas de la vallée. Ce devait être un havre de paix a l’époque!


Nous finissons par apprendre que les montagnes en face du site (vous savez celles que l’on voit sur LA Photo la plus connue du Machu Picchu) et bien, en regardant bien et en y mettant un peu d’imagination, on se rend compte qu’elles forment un profil d’une tête d’indien couché!!....regardez bien la prochaine fois.
Apres cette inoubliable visite, nous rentrons vers Agua Caliente d’ou nous prendrons le train pour retourner a Cusco.
Le soir, ce sera une bonne pizza en guise de repas d’anniversaire pour copain Romain !
Le 05/03/09:
La veille, nous avions programmé une partie de foot ce matin avec un employé de l’hôtel. Romain et Aurélien partent donc rejoindre les amis du groom. Au passage, ils vont chercher Julien, que nous avions quitté en Bolivie et que nous retrouvons a Cusco. La partie est placée sous le signe de la bonne humeur.
De retour a l’hôtel, nous retrouvons les parents pour un dernier déjeuner ensemble, puisque c’est aujourd’hui que leur séjour au Perou prend fin. Nous leur ferons nos adieux devant la gare routière car il est l’heure pour les trois compagnons de voyage de reprendre le bus afin de se diriger vers la capitale péruvienne: Lima. Lors du voyage, nous aurons droit à plein de films s’enchainant les uns après les autres et participerons à un…bingo! Le stewart ayant revêtu au préalable un masque de sorcière…Cruz del Sur, c’est le nom de la compagnie pour ceux que ca intéresse…
Le 06/03/09:
Après avoir parcouru un désert à l’étrange consonnance mauritanienne, nous découvrons les vagues de l’océan Pacifique, venant lécher les bords de la capitale péruvienne. Nous jetons notre dévolu sur un hôtel situé à Miraflores, un des quartiers de Lima: l’hôtel “Friend’s House”.
Ce soir là, nous faisons une rencontre importante. En effet, Arline, l’ancienne colocataire de cousin Toutoune, nous a communiqué le numéro de Maria Belen Rojas. Belen est la fille de Percy Rojas, le Zidane Péruvien ayant écrit les plus belles pages du football inca dans les années 70. Belen vient donc nous souhaiter la bienvenue en compagnie d’Annette, une de ses amies, très charmante. Jeune fille très dynamique, Belen règle nos quatre prochains jours en une heure de temps à coups d’appels téléphoniques vigoureux et, en nous laissant numéros et adresses. C’était donc LA personne à connaitre à Lima tant d’un point de vue footbalistique que d’un point de vue humain. Merci Belen!
Le 07/03/09:
Aujourd’hui, Thomas part pour la Colombie. Il devance ses compagnons pour des raisons que la raison ne connaît pas…On se fait donc des bisous, car pour les membres de l’association, c’est important les bisous.
Romain et aurélien se préparent de leur côté pour se rendre à Asia, situé à une heure de bus de la capitale. En effet, ils ont décidé d’accepter l’invitation de Belen et Annette, qui leur proposaient la veille de venir découvrir les joies de ce lieu réputé. Accueillis dans une jolie maison avec piscine et située a 100 mètres de la plage...le week-end s’annonce agréable!! En fait, Asia est un lieu improbable entre montagne et mer qui s’est construit en à peine dix ans d’une manière fulgurante. C’est là où se retrouve la classe aisée de Lima tout les week-end. Bars, restos chics, boîtes et fun! Voila le cocktail d’Asia, un endroit que nous n’imaginions pas découvrir au Pérou. Nous passons alors une soirée bien sympathique cette nuit la.
Le 08/03/09:
7h du matin, ce sont les yeux légèrement cernés que nous hélons un bus pour retourner à Lima. Le ronron du moteur est fatal: le sommeil frappe en moins d’une minute pour chacun de nous. Arrivés a l’hôtel, notre chambre n’est pas prête, nous attendrons donc plus de deux heures, luttant contre le sommeil…En début d’après-midi, nous allons assister au match Cenceinario contre Cristal, une équipe de Cusco contre une équipe de Lima. C’est grâce au père de Belen que nous avons obtenu les entrées. Les cusqueños remportent la partie sur le score de 2/0.

Juste le temps de prendre une douche a l’hôtel, puis nous nous dirigeons vers la maison de Percy Rojas, un des joueurs qui a le plus marqué l’histoire footbalistique du Pérou. Surnommé la “Trucha” ( la truite) en raison de ses dribbles chaloupés, Percy fait partie de l’équipe qui a réussi a se faufiler jusqu’aux cages de Jean Castaneda lors d’un match amical contre la France en 1982 (victoire du Pérou 0-1, au Parc des Princes).
Et, ce soir, nous sommes conviés à le suivre lors de l’émission de télévision “Versus”, qu’il coanime avec trois autres de ses compagnons de l’époque. Nous pénétrons au sein des studios du “jour de foot” Péruvien et découvrons le froid intense régnant dans ce lieu où les animateurs (mais seulement eux) sont surchauffés sous les projecteurs.
Suite à une heure de dissection de chacune des parties jouées ce dimanche, Percy et Jamon Quiloga (le gardien de but de l’époque) nous rejoignent pour une petite interview. Ce dernier nous ramène par la suite vers notre hôtel tout en évoquant son riche passé footbalistique piqué de quelques blagues truculentes.
Riche journée en somme !
Le 09/03/09:
Rendez-vous a 11h00 pour assister a l’entrainement de la U ( Universitario), l’équipe la plus importante de Lima. Celui-ci se déroule au sein du stade El Monumental, un des édifices les plus spectaculaires qui nous a éte permis de voir lors de ce voyage. 80 000 places et des sieges qui se déclinent en bleus, jaunes, verts et rouges, telle une palette de peintre. Plusieurs milliers de places, toutes situées en hauteur, sont constituées par des loges privatives. Cette myriade de loges, donne une apparence d’hôtel a la partie supérieure de cette arène. Oui, ce stade porte définitivement bien son nom!

Grace à Belen, nous avons contacté Rainer Torres la veille, un joueur de “la U” qui évolue également en équipe nationale. Ce dernier nous a ouvert les portes de l’entraînement. Nous nous fondons donc dans la petite troupe journalistique tout en contemplant l’étirement collectif final de « la U ». Salutations au chef de presse qui, spontanément, nous prend tout de suite en charge, nous assurant alors un certain privilège vis à vis des autres journalistes. Nous interviewons donc à la suite Rainer Torres, le directeur sportif de “la U” ainsi que Francis Bazain, le gardien en convalescence de l’équipe. Ce dernier, au physique d’appolon semble très intéressé par notre projet. Il souhaite d’ailleurs se servir du foot comme vecteur d’enrichissement humain grâce aux nombreux voyages qu’il a réalisé, et réalisera, par le biais de ce sport. Sa chaleur humaine, son discours atypique et sa curiosité nous ont beaucoup marqués chez ce joueur “sortant du lot”.
On nous annonce l’entraînement cet après midi de San Luis, l’équipe mexicaine qui affrontera demain “la U”. Entonces, ¡vamos a volver!
A 17h30, nous voilà dans un taxi, sans doute le plus ouf guedin du tour du monde ! Grand bavard, conduisant à la Starsky et Hutch, grand adepte du klaxon, changeant de musique toutes les deux minutes, possédant des tics de la tête (un coup à droite, un coup à gauche), dansant sur la salsa radiophonique, sifflant quelques passantes plantureuses et, pour finir, grand fan de football ! Lorsque l’on a mis en marche le dialogue footbalistique, le chauffeur bien qu’animé dans ses propos, a vu son agitation régresser en trouvant un certain intérêt dans cette course. Il nous a alors parlé de Percy Rojas, de Franck Ribéry et s’est enflammé pour l’Allianza, un des clubs de Lima. Bon, on a échappé de justesse à un ou deux accidents, mais la course en valait la peine. Nous arrivons finalement entiers au stade. San Luis est en plein entraînement. Romain mitraille alors cette enceinte extraordinaire éclairée par les projecteurs en cette nuit de pleine lune. Pour finir, nous rencontrons le directeur sportif de San Luis, l’idée étant d’obtenir un contact pour notre futur voyage au Mexique, dans trois mois. C’est chose faite puisque le directeur nous donne ses coordonnées “avec plaisir” dit-il!
Le 10/03/09:
Ce matin, Romain et Aurélien vont assister à l’entraînement de l’équipe du Sporting Cristal. L’entraîneur, Juan Carlos Oblitas, est le goleador victorieux du fameux match joué contre la France le 28 Avril 1982. L’interview se déroule en francais, puisque ce dernier a fini sa carrière en Belgique (R.F.C Seresien). Nous assistons ensuite à la conférence de presse avant d’aller récuperer nos gros sacs précieusement gardés dans le bureau du chef de presse…En effet, dans deux heures, nous prenons l’avion pour aller découvrir notre future étape : la Colombie.