Jeudi 4 juin

Après une bonne journée de transport et un passage de frontière plutôt rapide, nous pénétrons dans les grandes contrées montagneuses et verdoyantes du Chiapas. Jouxtant le Guatemala, le Chiapas est l’une des régions les plus pauvres du Mexique, habitée principalement par des communautés indigènes. Notre première escale sera la ville de Palenque, connu pour abriter une des plus grandes cités mayas ainsi qu’un parc du même nom. Malheureusement, notre emploi du temps étant chargé, nous sommes condamnés à n’y rester qu’un soir car notre priorité reste de nous rendre le plus rapidement à San Cristobal de Las Casas, la plus vieille ville espagnole du Chiapas.

Vendredi 5 juin

Après quelques heures de bus, nous pénétrons dans les rues étroites de la ville. Des arcades, des ruelles pavées et des maisons basses aux fenêtres grillagées apportent à San Cristobal le charme d’une vieille cité provinciale de l’époque coloniale. De vieilles bâtisses aux façades colorées de couleurs chaudes ajoutent une touche indéniable de gaieté à cette ville chargée d’histoire. Un taxi nous dépose à notre hôtel situé derrière un chef d’œuvre de dentelle de pierre, l’église Santo Domingo. Nous pénétrons dans notre auberge puis profitons de la fin de journée ensoleillée pour visiter la ville. Nous passons la soirée avec deux français à boire quelques jus de noix de coco et à parler de la brulante actualité française.

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Samedi 6 juin

Après midi repos suivi de la diffusion du match El Salvador-Mexique sur la télévision d’un bar situé à deux rues de notre hôtel. Rencontre capitale pour le Mexique puisqu’ils jouent leur qualification pour la coupe du monde 2010. L’équipe de Rafael Marquez s’incline 2 buts à 1. Le moral des mexicains est au plus bas comme si la crise économique était revenue frapper le pays de plein fouet.

Lundi 8 juin

Après une bonne nuit de sommeil, les deux compagnons partent à la recherche du foot. Nous traversons la longue avenida Insurgentes, longeons une autre avenue pour ensuite pénétrer, après une bonne demi-heure de marche, dans un complexe sportif de taille conséquente. Ici, toute personne fan de sport peut trouver son bonheur. Terrains de foot, de basket, de squash ou structure de natation ; tous sont disponibles. Malheureusement pour nous, aucune trace du moindre ballon rond. Les terrains sont squattés par un groupe de jeune qui pratique le football américain et l’athlétisme. Et le football ? Rien, le néant le plus total. A croire que ce sport légendaire a été rayé, oublié par la population. Après une bonne heure d’attente, nous rebroussons chemin en direction de l’hôtel. Une fois arrivés, nous mettons en place un nouveau plan d’attaque dont la finalité est de tout simplement taquiner le ballon rond avec les locaux. La soirée se termine dans la cuisine de l’hôtel, accompagné par Rita et Nicolas, deux suisses fort sympathiques et qui plus est, fans de foot.

Mardi 9 juin

Nous chaussons nos tongs direction l’office de tourisme avec pour objectif d’obtenir une carte footballistique de la ville… Dix minutes après, les informations en poche, nous regagnons l’hôtel, jetons nos chaussures de foot dans un sac et attrapons un taxi. Ce dernier se faufile dans les innombrables ruelles de la vieille ville, klaxonne tout les dix mètres pour avertir les passants étourdis… bref, nous arrivons à destination vers les 17h. Sur les lieux se trouve une vieille bâtisse branlante ainsi qu’un terrain envahi par les herbes folles. Sur le coté est positionnée une cancha de futbol rapido, dont l’état est nettement plus convenable, décoré par l’enseigne d’un constructeur automobile français, Renault pour ne pas la citer. Evidemment, personne ne pratique le foot. Seuls quelques chiens errants occupent tranquillement les lieux. Romain se dirige vers la maison, tape sur une porte en bois. Une dame nous ouvre, regarde les alentours puis nous avertit qu’un match de la sélection de San Cristobal doit se dérouler bientôt. Très bien, nous attendrons.

Les minutes défilent, les joueurs arrivent au compte goutte. Une heure après, l’équipe est enfin au complet. Romain s’incruste dans l’une des deux tandis que Thomas, fidèle à son rôle, filme. Au programme, un 5 contre 5, la sélection vétéran VS la sélection actuelle de San Cristobal, soit du gros niveau… Cousin jouera en compagnie des jeunes.

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Le match est serré et l’ambiance « bon enfant ». El Presidente se coltine une sorte de colosse mexicain qui le fera ricocher sur les parois de la cancha pendant la majeure partie du temps. Même pas l’occasion de passer un petit pont. Une bonne heure après, le match touche à sa fin. Nous bavardons un moment avec les joueurs puis rentrons à notre hôtel. Sur la route, nous croisons Watu, le capitaine de l’équipe des jeunes qui nous propose gentiment de nous ramener en voiture et nous invite à revenir jeudi disputer un match amical, à onze contre onze cette fois ci. Propositions alléchantes que nous acceptons. Une fois les numéros de téléphone échangés, nous quittons notre compagnon de jeu pour retrouver nos amis suisses croisés la veille.

Mercredi 10 juin

Après l’effort, le réconfort puisque nous partons visiter le canyon de Sumidero situé à une heure de route de San Cristobal. Après avoir traversé un splendide paysage, nous arrivons enfin sur place. Et c’est parti pour une magnifique ballade de deux heures sur le rio Grijalva. Nous pénétrons rapidement au fond d’une gigantesque faille qui atteint par moment 1000 mètres de hauteur.

Pendant la ballade, nous faisons connaissance avec les habitants des environs, à savoir des crocodiles gris endormis sur la rive ainsi qu’une multitude d’oiseaux pécheurs guettant leur proie. Nous admirons aussi des formations naturelles incroyables. Tout d’abord, celle du « sapin de noël », une paroi rocheuse érodée par une chute d’eau surnaturelle mesurant près de 800 mètres puis une grotte sans écho à l’intérieur…si si, ça existe. Le spectacle est impressionnant. Le voyage se termine par la visite d’un barrage hydroélectrique où les eaux peuvent atteindre par endroits 250 mètres de profondeur. Bref, très bon moment en compagnie de Rita et Nicolas, nos amis Suisses.

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La soirée se termine dans un bar à regarder le match Mexique VS Trinidad et Tobago, partie capitale pour le Mexique car une défaite pourrait les priver de la Copa del Mundo. La rencontre est tendue, l’équipe nationale peine à marquer un but et l’atmosphère au sein du bar est électrique. L’ambiance va se décontracter à la fin de la première mi-temps au moment ou le Mexique aligne son premier but. Malheureusement, l’euphorie est de courte durée puisque l’équipe adverse riposte et égalise peu de temps après. Heureusement, les locaux finissent par prendre l’avantage in extremis. Le match se termine donc sur une maigre victoire du Mexique, merci qui ? La chance…

Jeudi 11 juin

Nous appelons notre ami Watu qui nous donne le lieu et l’adresse du match. Une fois les informations reçues, nous partons en compagnie de Nicolas sur le lieu de rendez vous. La présence du suisse n’est pas un heureux hasard puisque ce dernier souhaiterait montrer au mexicains et aux membres de « MaisVousEtesFoot ! » toute l’étendue de son talent. Arrivés sur place, nous rencontrons l’équipe de Watu avec qui nous négocions la possibilité de jouer. Pas facile car il s’agit d’un match et non d’un entrainement mais Romain et Nicolas obtiennent tout de même leurs tickets d’entrée. La partie commence, le niveau est bon et le soleil à son zénith. Les joueurs se disputent le ballon, d’autres regardent la scène, Romain, lui, est assis sur le banc de remplacement en attendant que le coach lui fasse un signe. La première mi-temps se termine et cousin est toujours en mode attente. Nicolas, lui, a lâchement renoncé devant le niveau d’intensité de la partie. Tranquillement posté le long de la ligne de touche, il enchaine les cigarettes en balançant régulièrement quelques vannes bien senties. La deuxième mi-temps débute et dix minutes avant la fin du match, cousin est appelé pour renforcer le milieu défensif de l’équipe. Position inédite pour El Presidente puisqu’il joue exactement au poste de Jeremy Toulalan dans un 4-3-3 à la lyonnaise. Entrée facilement remarquée, c’est le seul gringo de la partie.

Malgré un niveau élevé, Romain fait son boulot tandis que Thomas et Nicolas poussent des cris d’encouragements qui, par ailleurs, n’ont pas l’air d’être efficaces. Ces derniers poussant Romain à attaquer alors que le coach lui avait demandé de surtout bien défendre…Bref, le match se poursuit et Romain souffre, attendant impatiemment le coup de sifflet final. Après un moment qui aura paru interminable à notre président, l’arbitre siffle la fin de partie. Les joueurs peuvent enfin souffler, Romain le premier qui semble bien essoufflé. Et pour cause, ce n’est pas dix minutes que Rominho a disputé mais 35 minutes, soit une deuxième mi-temps à rallonge qui aura duré 70 minutes. Sont fous ces mexicains ! Nous restons un moment avec l’équipe et le coach à bavarder football et, par la même occasion, à contempler un merveilleux coucher de soleil. Nous retrouvons ensuite Rita, la compagne de Nicolas vers 20h à l’hôtel.

Vendredi 12 juin

Journée repos et travail.

Samedi 13 juin

Journée repos et travail.

Dimanche 14 juin

Nous repartons en direction du stade pour assister à un match de Watu. Cette fois-ci, impossible d’intégrer une équipe puisqu’il s’agit des demi-finales du championnat, nous serons donc spectateurs. 15h, nous voila dans les tribunes majoritairement remplies par les amis et la famille des joueurs. Quasiment chaque joueur de la sélection de San Cristobal est aujourd’hui présent dans son club respectif. Le niveau promet d’être bon et le spectacle agréable. Après un première rencontre animée et une victoire à l’arrachée 2-1 dans les arrêts de jeu, c’est au tour de Watu de pénétrer sur le terrain.

Malheureusement, malgré les passements de jambe de notre jeune ami mexicain, le spectacle n’est pas au rendez vous et il fait un froid de canard. Aussi, après une première mi-temps soporifique, nous décidons de rentrer plutôt que d’attraper la grippe (oui mais laquelle ?). Au final, Watu finira par se qualifier sur le score de 3-1.

Lundi 15 juin

Journée travail et repos, dans l’ordre que vous souhaitez.

Mardi 16 juin

Après avoir effectué plusieurs rushs de la vieille ville, nous rejoignons notre hôtel pour boucler nos bagages car ce soir, nous quittons la fabuleuse cité de San Cristobal en direction d’Oaxaca, la capitale du chocolat et du Mezcal, l’alcool local de la région. Auparavant, Romain va saisir l’opportunité de taper la balle une dernière fois avec Watu. Il chausse donc ses crampons et s’en va livrer une partie de futbol rapido avec la sélection de San Cristobal. Thomas, lui, préfère rester à l’hôtel gratouiller les cordes de la guitare et bavarder avec un couple argentin. A son retour, Romain insatisfait de son match revient avec un joli souvenir : une belle entorse, la seconde en l’espace d’un mois… 23h, nous attrapons un bus pour Oaxaca.

Mercredi 17 juin

Arrivés vers 10h, nous trouvons un hôtel situé dans le centre historique de la ville. Notre chambre, très modeste, donne sur un magnifique cloître disposant en son centre d’une très belle fontaine rieuse. Une fois les bagages posés, nous partons flâner dans les rues piétonnes qui sont généralement bordées de maisons basses aux façades peintes de couleurs vives. Un délice visuel… A quelques mètres de notre hôtel, se dresse une imposante cathédrale construite par les Dominicains en 1544. Au pied de ce magnifique monument religieux, se situe le zocalo, la place principale de la ville, où se regroupent mariachis et orchestres folkloriques. Après cette visite express de la ville, nous terminons la journée allongés sur un hamac à bavarder avec un français et un lituanien.

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Jeudi 18 juin

Malgré la cheville blessée de Romain, nous partons à la découverte d’un trésor architectural situé à quelques kilomètres d’Oaxaca : la mythique cité Zapotèque répondant au doux nom de Monte Alban, l’une des plus anciennes civilisations préhispaniques.

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Posé au sommet de la colline du jaguar, soit à 2000 mètres d’altitude, le site domine toute la vallée d’Oaxaca. Monte Alban, dont l’apogée se situe entre 350 et 550 AJC est le résultat d’un regroupement de plusieurs hameaux qui a fini par former une ville, les Zapotèques ayant choisis de s’installer sur les sommets des montagnes afin d’être plus proche de leurs dieux. Une fois arrivés sur place, nous découvrons le célèbre « campo de pelota » dans un état de conservation remarquable. La visite continue en accédant au centre d’une large esplanade occupé par trois imposants édifices qui formaient jadis le principal lieu public de la cité. Nous consacrons l’après midi entière à la visite de ce site sacré qui impose un profond respect envers cette civilisation éteinte pour des raisons fort peu connues.

Vendredi 19 juin

C’est le grand départ pour la capitale du Mexique : Mexico DF. Cette ville surréaliste rassemble à elle toute seul tous les excès. Par sa démesure déjà, c’est sans doute la plus grande capitale du monde. Prétendre connaître tous les secrets de cette mégalopole serait une aberration. C’est aussi une des villes les plus dynamiques d’Amérique latine, en mouvement perpétuel, avec des manifestations quasi hebdomadaires, des vendeurs à la sauvette à chaque coin de rue, des restaurants ouverts à toute heure, bref, bienvenue dans la ville qui ne s’endort jamais. Mexico DF, c’est aussi la métropole qui offre un paysage urbain fascinant et vraiment hétéroclite. En effet, la ville ayant été bâtie sur d’anciens lacs asséchés, les immeubles se révèlent légèrement penchés ce qui attise la curiosité des touristes. Enfin, Mexico DF est une ville réputée pour ses concerts et spectacles de classe mondiale et sa vie nocturne trépidante. La tequila y est peut-être pour quelque chose ?

Arrivés vers 21h, nous hélons un taxi, direction l’appartement d’Alexis, notre ami mexicain que nous avions rencontré en Uruguay. Ce dernier nous a gentiment conviés à séjourner chez lui. D’ailleurs merci encore Alexis pour ton hospitalité. Les retrouvailles effectuées, nous passons la soirée en sa compagnie, à bavarder sur nos aventures respectives. Plus tard c’est Ivan, un autre mexicain qui nous avions rencontré en Uruguay, qui finira par nous rejoindre.

Samedi 20 juin

Journée placée sous le signe de la découverte puisque nous partons visiter le riche centre historique de Mexico DF. Nous empruntons le métro pour rejoindre le zocalo, soit la place centrale. Une fois sortis de la bouche de métro, une surprise plutôt incroyable nous attend puisque nous tombons en pleine Gay Pride. Autant dire que nous devons faire face à une marée humaine de jeunes festoyant et agitant le drapeau arc en ciel. Des milliers de personnes défilent dans les grandes artères de la capitale rendant la visite de la ville plus complexe et plus longue que prévu. Bref, nous nous faufilons entre travestis, quelques YMCA et fêtards pour débarquer enfin sur la fabuleuse plaza de la constitucion, une des plus grandes et anciennes place du monde. Evidemment, nous ne sommes pas seuls puisque c’est aussi le point de RDV de la Gay Pride. Aussi, l’esplanade est bondée. Pas étonnant puisque le zocalo constitue un symbole fort pour les mexicains car à son emplacement se trouvait jadis le marché aztèque de l’ancienne Tenochtitlan, une des villes les plus importantes du monde méso américain pendant plusieurs siècles.

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La cathédrale, légèrement penchée, et les édifices coloniaux qui enveloppent cette place ont été édifiés avec les pierres des anciennes pyramides Aztèques selon l’ordre formel de Cortes ce qui vient renforcer le coté symbolique du zocalo. Nous passons l’après midi à contempler cette richesse architecturale pour ensuite terminer la soirée en compagnie de nos amis mexicains.

Cette journée est aussi une date importante pour l’association « MaisVousEtesFoot ! » puisque nous perdons un « être cher à nos yeux » : notre caméra. Celle-ci a implosée. Merci caméra pour tes services (Juillet 2008-Juin 2009). RIP.

Dimanche 21 juin

Nous profitons de ce dimanche pour visiter le musée d’Anthropologie car aujourd’hui, c’est gratuit. Cool ! Situé dans le bois de Chapultepec, ce musée est l’un des plus grands au monde et regorge d’une multitude de pièces d’art précolombien, un tas de maquettes, cartes, dessins… En se promenant dans l’immensité de ce bâtiment à l’architecture moderne, on absorbe un tas d’informations concernant l’anthropologie, les origines préhistoriques, l’époque préclassique, ainsi que divers enseignements sur les différentes civilisations qui ont régnées au Mexique. De Teotihuacan aux Toltèques en passant par les Mayas, chacun y trouve son bonheur. Très bonne expérience et cours d’histoire pour les baroudeurs que nous sommes. Une seule mauvaise surprise, le musée est gratuit seulement pour les Mexicains ; ainsi nous sommes obligés de payer… l’arnaque !

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Lundi 22 juin

Repos et gros débat concernant le remplacement de la défunte caméra et notre trajet au Mexique. Accessoirement, comme convenu avant notre venue à DF, Romain déménage chez Ivan tandis que Thomas reste chez Alexis.

Mardi 23 juin

Fini le tourisme, puisque nous partons à la recherche du stade des Pumas, l’équipe ayant remporté le dernier championnat. Celui-ci présente la particularité d’être surnommé le volcan pour sa forme conique. Nous profitons de l’excellent réseau de transport en commun pour nous rendre à la cité universitaire de Mexico DF. Une broutille à première vu qui se transformera vite en galère puisque le village est aussi grand que la ville de Strasbourg !

Après une bonne heure consacrée aux transports, nous apercevons enfin l’imposant monument sportif. Nous le contournons pour nous rendre au portail de sécurité. Nous sommes accueillis par un garde qui nous invite gentiment à revenir munis d’une autorisation, bout de papier que nous ne pouvons qu’obtenir au service gestion du patrimoine situé à l’autre bout de la cité U. Et c’est reparti pour un tour de transport public, le temps de se perdre puis nous arrivons une heure plus tard dans le bâtiment concerné. Il est 14h30 et un charmant monsieur nous informe que la personne qui délivre la permission est partie casser la croute, il faut revenir à 17h…sympa la pause déjeuner ici. Bref, nous patientons deux bonnes heures, avalons un hamburger en regardant une rediffusion du concert d’André Rieux, soit un déjeuner véritablement déprimant. Une fois ce repas terminé, nous retentons notre chance et rencontrons ladite personne mais cette dernière ne pourra pas nous délivrer l’autorisation aujourd’hui. Elle nous invite à écrire une lettre en mentionnant les raisons de notre visite…bref le casse tête chinois made in Mexico. Face à cette lourdeur administrative, nous lâchons prise et rentrons chez Alexis bredouille.

Mercredi 24 juin

Journée repos.

Jeudi 25 juin

Nous décidons de quitter la vie trépidante de la capitale pour rejoindre Real de Catorce. Autre décor, autre style de vie, car cette bourgade est nichée aux portes du désert. Une journée de transport est nécessaire pour s’y rendre. Nous faisons escale dans un village à une centaine de kilomètres avant notre objectif afin d’y passer la nuit. C’est aussi, ici, que nous apprenons la mort du King de la Pop : Mickael Jackson. RIP Micky.

Vendredi 26 juin

Lever tôt pour les aventuriers puisque notre bus pour Real de Catorce part à 7h. Au fur et à mesure que nous avalons les kilomètres, le paysage se métamorphose. De la végétation luxuriante, nous passons à un décor lunaire envahi par des cactus.

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Pour accéder à cette bourgade de 1000 habitants, il est obligatoire d’emprunter un long tunnel creusé à même la roche et qui traverse la montagne de part en part, reprenant le tracé d’un ancien boyau de mine. Pour y pénétrer, nous devons changer de bus pour un véhicule de gabarit plus modeste. Et c’est parti mon kiki ! Arrivés au bout, apparaît un village digne d’un film de Clint Eastwood. Oublié du monde et des hommes pendant un siècle, ce village sort petit à petit de sa léthargie grâce notamment au tourisme. Real de Catorce, ce n’est pas seulement des cactus, des cowboys et des mines d’or, c’est aussi la terre sacrée des Huicholes, ces indiens qui communient avec leurs dieux en ingurgitant du Peyotl, un cactus hallucinogène.

Nous passons l’après midi à visiter le village dont une vieille église typiquement « Far-West » bourrée de charme. La visite continue en direction du terrain de foot. Un poil excentré du bled, le praticable offre une vue imprenable sur les alentours mais aucun joueur ne tapote le ballon. Nous rencontrons tout de même des locaux qui nous informent que des matchs se déroulent tous les soirs. Très bien, nous repasserons.

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Nous cassons la croute dans un bouiboui et repartons en excursion. Cette fois-ci, la route est plus fatigante car nous empruntons un sentier sinueux à flanc de montagne pour aboutir quelques centaines de mètres plus haut dans un village fantôme. Nous flânons dans les rues désertes à admirer les ruines et à profiter du silence du site. La promenade terminée, nous retournons sur le praticable où nous disputons un match d’anthologie, une partie de foot façon Far-West. Ici, les joueurs ne jouent pas en dégainant leurs vieux colts mais en déambulant sur le terrain avec une bouteille de bière dans la main droite et une cigarette dans la main gauche. Evidemment, le niveau de jeu est très moyen mais le match est très bon esprit et les sourires nombreux. Une fois fatigués de ce foot endiablé, nous rentrons à l’hôtel, assis à l’arrière du pick-up d’un des joueurs.

La soirée se termine devant un bon livre et une discussion très enrichissante sur le foot business.

Samedi 27 juin

Et c’est parti pour une séance frisson dans les grandes plaines désertiques du Mexique. Nous affrétons une jeep pour nous y conduire. Les deux cousins montent sur le toit de la jeep et au vue de la piste, c’était peut être une mauvaise idée. Pour s’y rendre, la 4X4 emprunte un sentier à flanc de montagne parsemé de gros cailloux. Le véhicule avance à faible allure pour ne pas sortir de la piste… soit tomber dans le précipice. Comme dirait les Africains, « qui fait le malin, tombe dans le ravin » (merci Servan pour la citation). Heureusement, c’est exactement ce que nous n’avons pas fait. Le trajet dure une petite heure, une éternité pour nous.

Une fois arrivés sur place, nous découvrons une étendue de terre aride et désertique digne du Far-West. Nous reprenons la route pour nous arrêter devant une gare désaffectée qui permettait jadis, de relier Real de Catorce à Mexico DF. Le road trip se termine et nous rentrons à l’hôtel pour y faire un bon dodo car demain, une journée voyage nous attend de nouveau.

Dimanche 28 juin

Journée transport en direction de Mexico DF. Dans le bus, nous aurons l’immense plaisir de visionner un chef d’œuvre du cinéma : Cobra avec Sylvester Stallone. En espagnol svp.

Lundi 29 juin

Direction la fédération de foot Mexicaine. Nous sommes accueillis par Sarah, une jeune et charmante française expatriée. Cette dernière, désireuse de nous aider dans la bonne réalisation de notre projet, nous communique un tas de contacts, notamment des directeurs et coachs de club Mexicains. Parmi eux, un Français, Medhi, aujourd’hui préparateur physique de l’équipe nationale féminine de football.

Mardi 30 juin

Journée photo avec une excursion en direction du stade de Cruz Azul. Malheureusement, quand nous arrivons aux portes de celui-ci, l’entrée nous est interdite. Le vigile réclame une autorisation de la part des autorités du club. Or, le siège du club est fermé à cette heure tardive (16h30). Nous nous rabattrons donc sur l’arène de tauromachie située à une centaine de mètres.

Mercredi 1er juillet

Nouvel essai concernant l’estadio Azul. Cette fois ci, le siège est bel et bien ouvert mais les dirigeants du club nous refusent l’entrée. Et pour cause, le stade est en pleine réfection et ils ne souhaitent donc pas montrer leur enceinte sous un jour défavorable. Nous essaierons malgré tout de soudoyer les vigiles mais ceux-ci refuseront. Un comble au Mexique, pays de la propinita (le pourboire) !

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Jeudi 2 juillet

Journée repos. Nouveau débat sur le remplacement de la caméra…

Vendredi 3 juillet

Nous partons visiter l’estadio Azteca, stade mythique, antre de l’équipe nationale et du Club America, bref, le patrimoine footballistique mexicain par excellence. Une bonne heure de transport plus tard, nous voilà dans l’enceinte sportive. Celle-ci est impressionnante. Une capacité de 105 000 places et une forme définitivement massive. Une visite guidée en compagnie de touristes mexicains, quelques clichés puis nous repartons rejoindre Ivan et Alexis qui nous attendent impatiemment. En effet, ce soir c’est notre dernière soirée en leur compagnie. Restaurant donc.

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Samedi 4 juillet

Dernière journée avant l’Asie. Ainsi, pour terminer le projet en beauté, nous partons, avec l’aide de Medhi, voir l’entrainement de l’équipe nationale féminine de football. Direction le Centro Pegaso, sorte de Clairefontaine Mexicain. Sur place, deux équipes professionnelles entament leur préparation d’avant saison. De notre côté, nous passons deux heures en compagnie des jeunes joueuses de l’équipe nationale. Une belle manière de clore notre séjour en Amérique Latine ! Après une chaleureuse poignée de main échangée avec Medhi, nous sommes de retour chez Alex en début d’après midi et préparons notre départ pour l’Asie.

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Dimanche 5 juillet

Nous quittons l’Amérique pour attaquer le dernier continent de notre périple : l’Asie. Fini les tacos, les chapeaux de cowboys et le peyotl ! Dans quelques heures, nous serons à Singapour, la Suisse de l’Asie. Autre culture, autre langue, autre aventure…tout ça, dans le prochain post !