Vendredi 17 juillet
Nous débarquons à l’aéroport en début d’après midi puis attrapons un bus dans les secondes qui suivent pour nous amener jusqu'à la gare routière de Kula Lumpur, soit la capitale de la Malaisie pour les incultes… Une heure est nécessaire pour s’y rendre. Arrivés sur place, nous empruntons le monorail et parcourons une petite portion de la ville. Nous profitons de ce moment pour admirer le paysage urbain très riche. Au fur et à mesure des mètres avalés, nous apercevons progressivement les contours des Petronas, les tours jumelles les plus hautes au monde ainsi que la Menara KL, une tour si haute qu’elle semble embrasser les nuages. Ville de démesure ? Comparativement à Singapour, elle ne l’est pas. Ici, derrière chaque immeuble aux façades recouvertes d’une fine couche de pollution peut se cacher un édifice culturel ou religieux riche en histoire, ce qui apporte à cette capitale d’Asie un charme indéniable.
Une fois descendus du monorail, nous partons, avec l’aide de nos gros mollets musclés, à la recherche d’un hôtel bon marché. La tache est ardue puisque la majorité d’entre eux sont complets et pour cause, se déroule demain un match de foot très attendu : Manchester United VS Une sélection Malaisienne. Le premier match des Diables rouges de leur tournée asiatique. Malgré cet heureux évènement footballistique, nous dégotons une chambre située à Golden Triangle, soit au cœur de KL.
Samedi 18 juillet
Journée importante dans le calendrier footballistique de la Malaisie puisque les meilleurs joueurs du pays vont affronter leurs idoles, les finalistes de la Champions League : Manchester United. Selon les informations, le stade est complet, impossible alors d’obtenir des tickets. Mais, l’association « MaisVousEtesFoot ! » ne baisse jamais les bras et décide d’utiliser ses contacts. Ainsi, via une journaliste de Singapour, nous recevons les coordonnées de Zaid, le chef de presse de la fédération Malaisienne. Nous lui téléphonons et il nous invite à venir au stade vers 16h, soit une heure avant le coup d’envoi. Ensuite, il fera le nécessaire pour nous obtenir deux places. Et voila… les tickets en or en poche, nous en profitons pour téléphoner à Tahar, un jeune français en V.I.E, amoureux de foot qui nous a contactés suite à un mail que nous avions envoyé à l’ambassade de France. Ce dernier souhaite nous aider dans notre projet. Une fois en ligne, Tahar nous invite à taper le cuir cet après midi avec un club de quartier mais malheureusement, nous déclinons son offre car nous serons probablement, comme 50 000 supporters, en train d’admirer le jeu incroyable des Diables rouges.
Nous partons de l’hôtel en direction du stade. Pour commencer, nous empruntons le monorail. Celui-ci est bondé de supporters, vêtus pour la plupart du mythique maillot rouge. Ensuite, reste le plus dur, le train. Dans le hall de la gare, s’agglutinent un nombre incroyable de passionnés de foot, évidement, tous attendent un ticket pour grimper dans le tram. Après une vingtaine de minutes de patience, nous avons enfin notre billet et prenons la direction des quais. A notre grande surprise, nous apercevons une véritable marée humaine rouge, tous attendent le train. On se faufile entres les supporters, les gardiens et les balayeurs puis trouvons un mètre carré de libre. Au même moment, le train pointe le bout de son nez, s’arrête puis les portes s’ouvrent. En quelques secondes, les quais se vident aussi vite qu’une bouteille de whisky pleine laissée entre les mains de Romain et du coté du tram, il peine à rouler tellement il est bondé. Compressés entre la vitre et les aisselles des supporters fous de foot, nous voila confrontés à la machine MU.

Une fois le train arrivé en gare, la marée rouge se déverse de nouveau sur les quais pour, comme une armée de zombis, prendre d’assaut la forteresse sportive. Parmi eux, deux irréductibles français contournent le stade afin de se diriger vers l’entrée réservée à la presse. Evidemment, nous sommes bloqués très rapidement par les vigiles puisque nous ne détenons pas de ticket. Une fois encore, nous sortons notre téléphone puis, aussi rapidement que Lucky Luke dégaine son flingue, composons le numéro de Zaid, le chef de presse de la fédération. Malheureusement, celui-ci semble avoir du mal à trouver une minute pour venir à notre secours. Nous réessayons encore et encore mais en vain…le match est sur le point de commencer et nous sommes toujours devant ce grand portail d’acier infranchissable. Nous perdons tout espoir jusqu'à ce que Zaid se présente devant nous un peu comme Zorro surgissant de l’ombre. Le chef de presse nous fait entrer et nous place dans la tribune presse…eh oui, c’est ca d’être des journalistes réputés.
Assis confortablement sur nos sièges de reporters sportifs sans frontières, nous assistons à l’entrée des joueurs sur le terrain. Les stars de MU défilent une par une et sont accueillis comme des gladiateurs rentrant dans l’arène pour affronter une meute de lions. Une fois le tonnerre d’applaudissements terminé, l’arbitre siffle le coup d’envoi. Le stade se transforme en une vraie discothèque géante où la piste de danse est le terrain. Balle au pied, les invités au maillot rouge exécutent de véritables danses footballistiques au point de désagréger la défense Malaisienne et de faire vibrer les filets une première fois. L’équipe adverse riposte et égalise la mi-temps suivante. Finalement, après 90 minutes d’un spectacle agréable, la partie se termine sur le score serré de 3-2 en faveur des Diables Rouges.

Une fois le match terminé, les journalistes en herbe que nous sommes partons recueillir les impressions d’après match auprès des spectateurs. Parmi eux, on rencontre Bala, un Malaysien qui s’occupe de gérer un club de foot et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit de l’équipe de la fameuse banque CIMB. Nous bavardons ensemble puis Bala nous invite à le contacter dès que nous pouvons afin d’assister à un entrainement. Une fois les coordonnées dans le téléphone, nous grimpons dans le métro puis rentrons vaillamment chez nous.
La soirée continue dans un bar à coté de notre hôtel en compagnie de Tahar accompagné de ses amis. Parmi eux, nous rencontrons et sympathisons avec Olivier, un jeune Français qui comme Tahar à décidé de quitter la France pour faire un V.I.E. Passionnés de foot, les deux expatriés nous invitent à taper la balle demain soir. Invitation acceptée. En fin de soirée, Tahar, que nous connaissons depuis que quelques heures nous proposent de loger chez lui durant notre séjour à KL. Evidement, l’association « MaisVousEtesFoot ! » ne dit jamais non à des offres aussi alléchantes.
Dimanche 19 juillet
Nous quittons notre hôtel de lilliputien en direction de chez Tahar. Une fois arrivés sur les lieux, notre ami expatrié nous fait la visite guidée de son lieu de vie. Pour commencer, un petit détour au pied de l’immeuble où se cache une énorme piscine à débordement dont la taille rendrait jalouse notre chère nageuse Manaudou. Ensuite, après avoir longés le cour de tennis, nous pénétrons dans le bâtiment, attrapons l’ascenseur jusqu'au 27ème étage et déambulons le long d’un grand couloir lumineux. Derrière une porte, se cache un appartement abritant trois chambres, deux salles de bains et une vue imprenable sur KL dont les Petronas. Tahar nous regarde et dit « voila, mon appart les gars, faite comme chez vous »… bouche bée et peu habitués à un tel luxe (une chambre chacun) nous versons une petite larme. Mais le plaisir ne s’arrête pas la puisque Tahar dispose d’un rétroprojecteur et d’une PS2 avec…oui devinez…PES (jeu de football mythique). Le programme de la journée est fixé…

Lundi 20 juillet
Après un tennis et une baignade dans la piscine olympique de Tahar, nous chaussons nos crampons puisque nous allons taper le cuir ! Nous partons en compagnie de Tahar, d’Olivier et de Michael, un allemand, vers un terrain de futsal situé à l’autre bout de la ville. Arrivés sur place, nous trouvons assez rapidement une équipe à défier et pas n’importe laquelle puisque cette dernière est arrivée deuxième du dernier championnat national de futsal. Ah ouais, ca va être physique et compliqué.
L’arbitre siffle le coup d’envoi, la partie commence par de beaux gestes techniques de la part des deux équipes mais la vitesse du jeu des frenchies est nettement plus rapide que celle des Malaisiens. Leur formation en 2-1-1 fait des merveilles. Romain, positionné en attaque, presse sans relâche les joueurs adverses, provoquant ainsi des fautes techniques qui permettent à Olivier et Michael de jaillir dans les pieds de leurs adversaires afin de les crucifier quelques touches de balle plus tard. Tahar s’occupe lui, en patron de la défense, de contenir les attaques adverses et se permet à l’occasion des percées décisives. Bref, les buts défilent en faveur de l’équipe Européenne. A la mi-temps, le compteur affiche un 7-3 pour les toubabs, soit un écart de but plus que confortable. Le match reprend mais le jeu rapide des expatriés déstabilise toujours autant la stratégie de l’équipe adverse. Aussi, la différence de but se creuse et devient même, au coup de sifflet final un gouffre. Au panneau d’affichage, le score de 12-5 est affiché. Soit une victoire éclatante des gringos. Après le match, nous patientons une bonne heure puis procédons à l’interview du propriétaire du futsal et aussi coach de l’équipe déchue. Ce dernier dispose d’une bonne connaissance footballistique de son pays. Arrivés chez Tahar, nous connectons la caméra au rétroprojecteur et « refaisons le match » de ce soir.
Mardi 21 juillet
Aujourd’hui, nous partons en compagnie de Tahar suivre l’entraînement de l’équipe de CIMB Bank. Un van de la société vient nous chercher puis nous partons à l’extérieur de la ville, au siège social de la banque. A l’intérieur du véhicule, est assis Bala, rencontré lors du match de MU avec qui nous bavardons football. Arrivés sur place, se trouve, au pied des bâtiments financiers un terrain de foot occupé par des joueurs. Tous sont des salariés de la banque et forme une équipe semi-pro jouant la montée en Ligue 2 Malaisienne. Romain et Tahar sont invités à se joindre à l’équipe pour l’entrainement. Au programme : échauffement, exercices puis un match. La visite se termine par l’interview de quelques joueurs ainsi que de l’entraineur. Bala nous ramène chez Tahar via un véhicule de la société puis nous propose de venir demain à son bureau pour l’interviewer. RDV 10h.
La soirée se termine tranquillement dans le sofa de notre ami expatrié à taquiner la manette de la PS2.
Mercredi 22 juillet
Lever tôt pour les reporters sans frontières, direction les bureaux de CIMB situés non loin des Petronas. Nous procédons à l’interview de Bala à 10h puis partons par la suite admirer les incroyables tours jumelles. La visite terminée, nous rentrons chez Tahar taper la balle… de tennis suivi d’un petit crawl puis d’une partie de foot… sur PS bien sûr. Enfin, la soirée se termine en compagnie de notre ami expatrié à bavarder football… entre autre.

Jeudi 23 juillet
Dernière journée à Kuala Lumpur. Nous décidons donc de la consacrer à la visite de la ville. Au programme : flâner dans les innombrables ruelles du quartier chinois, admirer l’architecture de la vieille gare et se perdre dans le centre colonial de KL. Bref, nous rentrons en fin d’après midi chez Tahar et passons la soirée en sa présence. Nous en profitons aussi pour faire nos sacs car demain nous partons vers Taman Negara, la plus vieille jungle au monde, située au centre du pays.

Vendredi 24 juillet
De longues heures de bus après, nous voila enfin à quelques centaines de kilomètres au dessus de la capitale, dans le village de Kuala Tahan. Nous perdons une bonne heure à traverser le village de long en large à la recherche d’un hôtel. Nous trouvons tout de même un dortoir à un prix plus que correct. Nous partageons la chambre avec deux argentins, trois délicieuses allemandes puis deux militaires français. Nous passons la soirée avec le couple argentin avec qui nous parlons voyage et football, moment idéal pour réviser notre castellano.
Samedi 25 juillet
Et c’est parti pour le trek le plus épuisant de notre tour du monde… 12 km (en principe) de marche en deux jours dans la jungle la plus vieille du monde. Ici, le taux d’humidité grimpe jusqu’à 90% ! Aussi, cinq minutes de marche suffisent à suer autant que Bob l’éponge. Dans cet enfer vert cohabitent toute sorte d’animaux, du tigre à l’éléphant en passant par les singes, tous vivent en parfaite harmonie. Cependant, il faut vraiment être chanceux pour apercevoir l’un d’entre eux durant la journée.
Nos sacs bien fixés sur le dos, c’est parti pour 7h de marche non stop à suer à grosses gouttes. L’objectif de la journée : atteindre notre repère pour y passer la nuit sinon, nous serons obliger d’ériger un bivouac à la « Apocalypse Now ». Et personnellement, ca ne me fait pas rêver. Le parcours commence et la piste est plutôt bonne et bien indiquée. En 2h, nous avons parcouru presque la moitié du chemin soit 5km…et oui, plus rien nous arrête ! Ainsi, pour ne pas arriver trop tôt au repère, nous décidons de faire un extra. Nous quittons alors la route principale puis pénétrons dans un couloir délimité par la végétation. Au bout de la piste, soit 3 km, se trouve normalement une sublime cascade, et l’idée de nettoyer nos corps suintant dans une eau pure nous fait accélérer la cadence. Fin de parcours, nous atterrissons au milieu d’un campement occupé par des touristes et situé le long d’une rivière. Et la cascade dans tout ça ? Intox ? Eh oui !!!! Nous noyons notre déception en ingurgitant notre déjeuner, à savoir un paquet de cookies et reprenons la route du retour.

Nous empruntons le même chemin puis arrivons à l’intersection qui rejoint la route principale. Notre montre indique 15h, et il nous reste encore 6km de marche avant d’atteindre le bivouac. Selon nos pronostics, 2-3h suffisent pour s’y rendre. Mais après 9 km de randonnée, nos mollets de guerriers commencent à montrer des signes de fatigue et les derniers kilomètres se révèlent beaucoup plus compliqués que prévu et pour cause, la piste est très mal indiquée, le sentier est dans un état exécrable et pour couronner le tout, nous devons rationner l’eau… Les heures défilent et aucune trace de notre repère. L’idée même de bivouaquer à la Rambo au milieu de la jungle commence à germer dans nos têtes mais notre détermination de fer reprend le dessus et nous continuons à marcher d’un pas assuré. Nous franchissons des petites rivières à l’aide de troncs d’arbres échoués, nous empruntons des passerelles branlantes, franchissons d’autres rivières dont le niveau d’eau est relativement haut par endroits. Bref, un vrai parcours à la Indiana Jones ! Nous profitons des pauses pour ingurgiter un peu d’eau et retirer quelques sangsues venues sucer notre précieux sang. Après quatre heures de marche, se profile derrière un tapis de végétation, les lignes de notre bivouac. Rassurés et satisfaits, nous grimpons les vingtaines de marches puis pénétrons dans notre cabane en bois.
La hutte est composée de cinq lits superposés soit 10 lits au total (eh ouais, intelligent le gars). Sur place, nous rencontrons deux très charmantes allemandes, un autre allemand (bizarre) et Andy, un français fêtard (mais ça, nous le savons pas encore). Plus tard dans la soirée, nos deux amis militaires rencontrés la veille se joindront à nous. La fin de journée se déroule dans une bonne ambiance et à la lumière de la bougie. Evidemment, tout le monde s’endort relativement tôt mais peu d’entre nous dormiront correctement car les lits, dépourvus de matelas, ne sont pas très agréables. En même temps, dormir sur des planches de bois est généralement annonciateur d’une mauvaise nuit.
Dimanche 26 juillet
Levés tôt, nous filons en direction d’un village situé le long du fleuve principal de la jungle. Nous marchons deux petits kilomètres et une fois arrivés sur place, nous attrapons une pirogue qui nous ramène à Kuala Tahan. Une fois la terre ferme retrouvée, nous partons casser la croute au restaurant le plus prêt. Un déjeuner plus tard, nous rechaussons nos chaussures en direction des canopy, situés environ à trois kilomètres du lieu de départ. Et c’est reparti ! Une bonne heure de marche avec, en prime, à la fin du parcours, un escalier en bois interminable. Arrivés au canopy, nous empruntons de longues passerelles suspendues. Séquence émotion et frissons assurés donc, puisque leur hauteur peut atteindre 45 mètres ! Une fois le parcours terminé, nous rentrons à Kuala Tahan pour de bon. Au total, plus de vingt kilomètres en deux jours dans la jungle hostile du Taman Negara. Pas mal…

Plus tard dans la soirée, nous retrouvons Andy afin d’essayer de taper la balle avec des locaux. Assis au bar de notre hôtel, à fumer des cigarettes et à boire de la bière, se trouve l’équipe de foot du village qui normalement, joue tous les soirs… nous demandons s’il est possible d’intégrer une de leur équipe et de jouer avec ou contre eux. Mais ces drôles de lascars refusent notre requête. L’entraineur nous confiera plus tard « les joueurs ont peur de jouer contre vous ! ». La peur ou la flemme ? Notre victoire écrasante contre l’équipe de futsal de KL aurait elle déjà traversée le pays ? Nous ne le saurons jamais…
Lundi 27 juillet
Nous quittons l’enfer vert en direction du paradis, les iles Perhentians (composées d’une grande et d’une petite ile), situées au nord-est de la Malaisie, à quelques heures de transport. Nous grimpons dans le bus de 8h pour arriver à destination vers 17h. Le paysage est nettement plus clément ici : mer bleu-turquoise et plages de sable blanc soit le cliché parfait de carte postale. Un taxi bateau nous dépose à Long Beach, une plage sur la petite ile, et nous partons derechef à la recherche d’un hôtel. Par chance, nous trouvons un bungalow situé à quelques mètres de la plage. Nous posons nos gros sacs, sautons dans nos maillots de bain pour terminer la journée en beauté : une baignade dans une eau avoisinant les 30°C. Trop dur la vie ? Oui car se baigner creuse l’appétit ! Aussi, avec grand regret, nous écourtons notre baignade puis partons déguster un bon bol de riz dans un restaurant à même la plage. La journée touche à sa fin, et nous rentrons à l’hôtel car la fatigue des derniers jours se fait ressentir.


Mardi 28 juillet
Journée plage. Le genre d’activité qui fait du bien. Au programme, bronzette, lecture, baignade et bien sur, un petit foot pour conclure la journée. La partie est divertissante mais pas très exotique puisque la majorité des joueurs sont européens. Suite à la partie, nous rencontrons nos amis militaires fraichement arrivés de Taman Negara avec qui nous bavardons un moment. Enfin, la journée se termine comme elle a commencé a savoir : baignade, lecture et repos…

Mercredi 29 juillet
Aujourd’hui, nous partons explorer les immenses fonds sous marins de la mer de Chine. Nous attrapons un bateau de taille modeste puis naviguons jusqu’au premier spot de snorkling. Arrivés sur les lieux, nous chaussons nos palmes, enfilons masque et tuba puis effectuons un magnifique plongeon vrillé trois quarts retourné pour atterrir, la tête la première, dans la mer turquoise. Yeux grands ouverts, nous admirons avec stupéfaction les bancs de poissons défiler telle une armée en marche. Une bonne demi-heure de nage est nécessaire pour rencontrer tous les habitants de ces lieux sous marins extraordinaires.
Une fois ce moment magique terminé, direction Shark Bay. Comme son nom l’indique, l’endroit est occupé par une poignée de requins inoffensifs qui logent généralement près des rochers. Et c’est reparti ! Nous effectuons cette fois ci un salto arrière couplé d’une double vrille avant d’atterrir, toujours la tête la première, dans l’eau chaude de la mer de Chine. Une fois dedans, nous partons à la traque des requins… Au début, pas facile de mettre la main dessus mais arrivés près du rivage, nous apercevons quelques requins de taille modeste que nous peinons à suivre. Notre présence n’à pas l’air de les offenser et tant mieux pour nous. Une bonne demi-heure après, c’est un requin d’environ 1.5 mètres que nous voyons surgir derrière un imposant rocher. La tension monte d’un cran car le squale semble aussi gros que la bestiole terrifiante des « Dents de la mer ». Eh oui, une fois dans l’eau, les mesures peuvent être quelque peu faussées… Bref, après cette bonne dose d’adrénaline, nous quittons les lieux pour continuer notre visite. Cette fois-ci, nous partons à la rencontre d’un crustacé beaucoup plus amical : les tortues.
Une fois l’animal aquatique dans notre collimateur, nous rentrons dans l’eau avec grâce et délicatesse, pour ne pas l’effrayer, puis entamons une course poursuite avec elle. Connue pour sa lenteur légendaire, la tortue est relativement aisée à suivre et à observer. Dix minutes plus tard, nous réembarquons dans notre bateau et partons casser la croute dans un petit restaurant situé sur la grande ile.

La pause déjeuner terminée, nous continuons notre voyage des fonds sous marins en direction d’un spot réputé pour la beauté de ses coraux puis par la visite d’une plage d’une beauté indescriptible qui porte le doux nom de Turtle Beach.
Une fois de retour sur notre plage Long Beach, nous apercevons une partie de foot se déroulant au loin. Bingo… Nous ramassons serviettes et livres puis partons taper le ballon. Cette fois-ci, seuls des locaux jouent. Thomas squatte la partie et essaye en vain de repérer son équipe mais la tache s’avère ardue. Bref, le match, dont les buts sont signalés par des ancres, est complètement désordonné mais l’ambiance est très « bon esprit ». La partie s’achève et nous passons une petite heure à bavarder avec quelques joueurs.
Jeudi 30 juillet
La journée commence très bien puisque nous rencontrons Andy, le français fêtard rencontré à Taman Negara, avec qui nous avons déjà bien sympathisé. Nous passons la journée entière en sa compagnie. Au programme : ne rien faire… En fin de journée, nous faisons la rencontre d’Antoine, un globe trotter français, fan de rugby. Nous partageons quelques verres de lait puis filons nous coucher.
Vendredi 31 juillet
Dernière journée en Malaisie et, pour bien clôturer le chapitre de ce pays fabuleux, nous tapons une dernière fois la balle avec des locaux. Andy et Thomas sont de la partie. Le match est très divertissant mais aussi très confus puisque nous sommes en sureffectif, soit environ 26 joueurs sur un terrain qui peut en accueillir au mieux la moitié. Mais ce problème mineur n’empêche pas Thomas de marquer un magnifique but de l’extérieur (personne n’a vu ce but excepté Thomas…). La partie s’achève une heure plus tard et nous papotons avec les joueurs qui nous invitent ce soir à partager quelques verres de l’alcool local, l’Orang Outang. Proposition acceptée. Nous rentrons à l’hôtel vers 3h du matin…
Samedi 01 aout
Avec regret, nous quittons ces îles paradisiaques en direction de la Thaïlande. Accompagnés d’Andy, nous attrapons un taxi boat pour débarquer une heure plus tard sur le continent. Après avoir passé plus d’une heure en voiture, nous voilà aux portes de la Thaïlande. Autres histoires, autres rencontres et autres aventures !