Lundi 11 mai
Après six bonnes heures de transport, nous arrivons à notre première escale Guatémaltèque : Antigua. La surprise est de taille. La vieille ville, entourée de trois immenses volcans, est d’une beauté inégalable. Fondée en 1524 par les espagnols, Antigua a été proclamée, en 1541, capitale du Guatemala suite à un tremblement de terre qui a dévasté une partie du pays. Du fait de son nouveau statut politique, la cité s’est développée à vitesse grand V. Ecoles, monastères, églises et hôpitaux ont été érigés avec la sueur et le sang d’ouvriers mayas. La ville a atteint alors son apothéose vers le milieu du 18ème siècle. Mais la période de gloire d’Antigua va s’arrêter subitement en décembre 1773 lors d’un nouveau tremblement de terre qui endommage une bonne partie de la ville. Le gouvernement abandonne la cité pour construire une nouvelle capitale beaucoup plus moderne : Guatemala Ciudad (ou city pour les non bilingues). Aujourd’hui, Antigua a retrouvé sa splendeur d’antan et constitue une étape touristique à ne pas louper. Aux alentours de la place principale, l’espace est occupé par de vieilles églises fraichement restaurées dont les façades, richement sculptées, ont été peintes de couleur claire. Il suffit de se perdre dans l’une des innombrables rues pavées, bordées par de vieilles bâtisses coloniales, pour découvrir tous les trésors que regorge cette cité d’or.

Après avoir déposé nos bagages dans un hôtel aux prix défiant toute concurrence, nous partons visiter cette ville au passé tragique puis rentrons dans une vieille maison coloniale qui fait, comme beaucoup d’autres, office de restaurant. Nous cassons la croute puis rejoignons notre posada pour une bonne nuit bien méritée.
Mardi 12 mai
Le petit déjeuner avalé, nous partons à la chasse au football. Nous parcourons la ville et interrogeons les locaux pour obtenir plus d’informations concernant l’emplacement exact du terrain. L’un d’eux nous oriente vers une crêperie, nommée « la Luna de miel », tenu par un Français qui apparemment, est un fou de foot. Nous rebroussons chemin puis franchissons la porte du restaurant, jetons un coup d’œil furtif du côté du bar et apercevons l’écusson de l’OM. Pas de doute, nous sommes à la bonne adresse. Nous demandons à parler à Edouard, le propriétaire mais la charmante cuisinière nous informe qu’il s’est absenté. Nous patientons alors à l’intérieur du magasin devant un bon capuccino et un jeu d’échec. Quelques dizaines de minutes après, Edouard pointe le bout de son nez. Une discussion s’engage. Ce français de 27 ans a monté une crêperie il y a trois ans alors qu’il était seulement de passage à Antigua pour trois jours. Aujourd’hui, son magasin tourne tout seul et fait partie d’un des restaurants les plus rentables de la ville. A la fin de notre riche discussion, Edouard nous informe qu’il ne peut pas honorer notre requête portée sur un match de foot car il est trop difficile de réunir un nombre suffisant de joueurs. Par contre, il est disposé à nous mettre en relation avec un joueur pro, Martin, d’origine uruguayenne pour une interview. Proposition que nous acceptons. Un coup de fil après, Edouard nous informe que Martin sera au restaurant ce soir. La surprise ne s’arrête pas en si bon chemin puisqu’il nous invite à regarder le match OM vs Nice le lendemain dans les locaux de l’alliance française.

Nous repartons de la crêperie en direction du Mac Donald’s où nous croisons de nouveau notre amie Suisse, Franzisca. Nous bavardons un moment ensemble puis lui donnons RDV le soir même à la Luna de Miel. Quelques hamburgers ingurgités, nous partons à la recherche du terrain de foot. Nous traversons le marché puis atterrissons à côté de la gare routière. Derrière un amas de bus, se trouve le praticable. Nous prenons quelques clichés puis quittons le quartier pour rejoindre notre hôtel.
Comme convenu, nous retournons à la Luna de Miel en compagnie de Franzisca. Nous faisons connaissance avec Martin, le footballeur pro qui nous invite à le revoir le lendemain matin pour une interview. Durant la soirée, nous rejoignons les deux frères rencontrés à Copán (Marc et Bruno) et croisons de nombreuses personnes dont deux françaises qui ont rencontré, quelques jours auparavant, notre cher ami Aurélien à Tikal. Drôle de coïncidence ! Nous partageons la fin de soirée en leur compagnie dans un bar à Salsa afin de mettre en pratique nos connaissances artistiques durement acquises lors de notre séjour en Amérique du Sud. Quelques déhanchements plus tard, nous rentrons à l’hôtel.
Mercredi 13 mai
Levés tôt direction la crêperie où nous devons rencontrer Martin, notre joueur uruguayen. Nous profitons du lieu pour commander une délicieuse crêpe puis une fois avalée, nous attaquons la première question. L’entretien durera une bonne heure.
Une fois terminé, nous quittons le restaurant en compagnie d’Edouard pour rejoindre Florian, directeur de l’alliance Française et supporter inconditionnel de l’OM. Une fois sur place, nous pénétrons dans l’une des nombreuses classes que compte le bâtiment français qui, pour l’occasion, a été réquisitionné en raison de l’importance de l’évènement. Une poignée de minutes plus tard, le rang des supporters marseillais grossit avec l’arrivé de Sam, le gérant de la crêperie. A chaque action, les cris des trois fanatiques du maillot ciel et blanc envahissent la petite salle au point de rendre le match très dynamique et surtout très drôle. Durant la deuxième mi temps, un ami d’Edouard débarque à l’alliance française vêtu d’un maillot rayé rouge et noire et au vu du score (1-0 pour l’OM), on pouvait lire sur son visage une grande déception… 45 minutes passés, Nice s’incline 2-0 devant les Olympiens. Nous remercions nos amis marseillais, ravis de cette victoire, puis quittons les lieux en direction de la gare routière. Là bas, nous attrapons un bus pour Panajachel, soit l’une des plus grandes villes du lago Atitlan. Malgré la courte distance qui sépare Antigua du lac, il nous faudra tout de même 4h de bus pour atteindre notre objectif. Les raisons : routes dans un état très moyen, changement de bus (qui dit changement dit longue attente) au milieu d’un patelin perdu dans les profondes contrées guatémaltèques et enfin, arrêts incessant du bus sur la bas coté. Ici, au Guatemala, la politique des chauffeurs des fameux « chicken bus » est d’embarquer tout le monde même si les sièges font défaut. Du coup, ces antiquités des routes, vieilles d’au moins une bonne génération, dégueulent de passagers. A tel point qu’on se demande comment ils peuvent encore avancer.

Arrivés à destination, nous trouvons un hôtel très rapidement puis partons casser la croute et sur le chemin, nous rencontrons, devinez qui…notre ami Suisse Franzisca que nous invitons bien évidemment à se joindre à nous. Une heure passe et le sommeil se fait sentir. Aussi, après avoir longtemps bavardé sur tout et n’importe quoi, nous saluons notre amie et partons nous coucher.
Jeudi 14 mai
Nous quittons ce bled pour nous diriger vers Santiago de Atitlan, un village logé au pied d’un volcan. 20 minutes de bateau et nous voila à destination. Le paysage est époustouflant de beauté. Le lago, qui mesure 18km par 12km, est entouré par d’élégantes vallées tapissées d’une épaisse végétation luxuriante et de trois imposants volcans éteints. En plus du cadre pittoresque, la forte culture maya qui règne ici rend le site mystique.


Arrivés à Santiago, nous découvrons un village où les habitants, petits et habillés en habits traditionnels, déambulent tranquillement dans les étroites ruelles du bled. En plus de l’espagnol, on parle le Tz’utujil et le Kaqchikel, deux langages mayas (le Guatemala compte 26 dialectes différents). Une fois installés à l’hôtel, Thomas part visiter le terrain situé à l’extrémité de la ville. Il rencontre des joueurs qui l’invitent à taper la balle le lendemain. Invitation acceptée.
Vendredi 15 mai
Début d’après midi, les deux cousins vêtus de leurs crampons, se dirigent doucement vers le terrain. Une légère pluie arrose la ville. Le praticable, occupée par une ribambelle de jeunes tapotant la balle, offre une vue imprenable sur l’un des trois immenses volcans. Malheureusement pour nous et pour une raisons inexplicable, il nous sera impossible d’intégrer une partie… Eh oui, aujourd’hui, le foot ne nous veut pas. Nous contemplons tout de même les matchs endiablés puis rentrons à l’hôtel.
Samedi 16 mai
Nous retentons notre chance auprès du terrain de foot afin d’y taper la balle mais, arrivés sur place, la surprise est de taille puisque le praticable est vide. Sous les tribunes, nous distinguons une poignée de joueurs, suffisamment nombreux pour constituer deux équipes, aussi nous déduisons qu’un match se prépare. Nous partons à leur rencontre puis établissons le contact avec quelques joueurs… pas de bol pour nous, aucun d’entre eux ne parle ou ne veut parler espagnol. Nos connaissances en langue maya étant inexistantes, nous sommes obligés de rebrousser chemin. Nous tentons notre chance auprès de l’autre équipe qui manipule très bien la langue d’Octavio Paz. Ces derniers nous informent que c’est un match du championnat local de Santiago de Atitlan et il est donc impossible pour nous de se faufiler dans l’une des deux équipes. Ok ! Nous serons alors spectateurs.

Le match commence, le niveau est moyen mais l’atmosphère sympathique. Après le coup de sifflet final de l’arbitre, les joueurs quittent le terrain et sont très vite remplacés par d’autres. Cette fois-ci, rien d’officiel et par conséquent, possibilité de squatter un match. Aussitôt dit, aussitôt fait… Romain, surmotivé, intègre une équipe. L’enjeu est de taille puisque les participants mettent chacun 20 quetzals en jeu (2 euros). Chaque joueur de l’équipe gagnante empochera donc le double. Malgré une légère pluie fine qui s’invite à la partie, rendant le terrain limite boueux, la partie est plaisante aussi bien pour les « jugadores » que pour les spectateurs. Deux joueurs exécutent même des dribbles techniques très propres qui laissent Thomas bouche bée. Associés à Romain, ce trio d’attaque digne du trident barcelonais (Etoo’, Henry, Messi) va avoir raison des velléités adverses. La rencontre s’achève sur une victoire aisée de l’équipe de Romain, qui empoche avec un grand sourire ses 40 Quetzals. Après une demi heure de bavardage avec les joueurs, nous rentrons à l’hôtel.
Dimanche 17 mai
Nous quittons le sympathique village de Santiago pour nous diriger vers San Pedro, petit bourg situé sur les bords du lagon. Une fois encore, nous empruntons un bateau qui nous dépose à l’entrée du bled. Chargés comme des mules, nous commençons l’ascension d’une longue route qui doit nous mener à notre hôtel. Après un rude effort, le réconfort. Nous visitons notre chambre situé au dernier étage de l’immeuble et là… badaboum. La surprise est de taille. Grande chambre avec salle de bain privée (et de l’eau chaude) disposant de lits très confortables et surtout, une terrasse d’environ 30 mètres carré avec hamac offrant une vue inégalable sur le lac…tout ce luxe pour seulement…2€ chacun. « Youpeeeeeeeee » répond Thomas au propriétaire. Quel plaisir d’emménager ici !!!!!


Après un repos bien mérité dans notre palace, nous hélons un tuc tuc (scooter à trois roues pouvant transporter deux passagers à l’arrière, à ne pas confondre avec nos gâteaux d’apéro) en direction du stade de foot qui porte le joli nom de Bella Vista. Comme son nom l’indique, le lieu, situé sur les hauteurs du village, jouit d’une belle vue. Après un bon kilomètre dont une petite partie sur des routes pavés (et en tuc tuc ça fait mal aux fessiers), nous atteignons le praticable. Nous interrogeons alors un habitant, coiffé d’un large chapeau de cowboy, afin qu’il nous présente la partie. Au programme : un match du championnat local qui met en scène deux équipes de San Pedro. La pluie fait son apparition et nous allons donc nous réfugier sous les tribunes afin d’assister à la fin de la partie. Une fois le match terminé, nous faisons la connaissance avec les joueurs avec qui nous bavardons facilement une bonne heure. Pendant ce temps, une autre partie se déroule sous une pluie diluvienne transformant le terrain en piscine géante. La journée de championnat terminée et en l’absence de tuc tuc pour nous ramener à notre palais, nous repartons en direction de notre hôtel à pied…sous des trombes d’eau.


Lundi 18 mai
Journée repos et travail.
Mardi 19 mai
C’est reparti en direction du terrain « Bella Vista » pour contempler une autre journée du championnat local. Arrivés sur place, nous rencontrons un journaliste de la TV local (dynamiteTV) qui nous invite à visiter ses locaux le lendemain. Parfait, nous acceptons l’invitation.
Mercredi 20 mai
Nous partons retrouver notre ami de la TV local et arpentons l’une des innombrables routes qui découpent le village en une myriade de petits quartiers. Une fois arrivés au point de RDV, nous rencontrons le journaliste. Après s’être faufilés dans un dédale de petites ruelles, nous pénétrons dans une pièce guère plus grande que la terrasse de notre hôtel. A l’intérieur, se trouve un tas de matériel informatique et numérique. Notre ami, fondateur de la chaine « dynamite TV », nous présente son travail en nous diffusant une série de petits documentaires axés principalement sur les faits quotidiens qui égayent la vie des habitants. Et bien sur, son émission sur le sport, essentiellement du football. Avec ses petits moyens, la chaine de TV, qui existe depuis maintenant une année et qui est diffusée sur les écrans des villages situées dans les alentours, est suivi par environ 5000 âmes. Bon début amigo ! Bref, les minutes défilent et nous ne savons toujours pas pourquoi nous sommes ici. Il nous explique bien après, qu’il souhaite être mis en relation avec des chaines de TV françaises afin d’échanger des vidéos. Malheureusement, nous ne connaissons guère de monde dans ce milieu. Nous quittons les lieux en fin d’après midi puis retrouvons notre palace.
Désireux d’en apprendre plus sur la culture maya, nous demandons au gentil propriétaire de notre hôtel de nous briefer sur l’histoire de cette ancienne civilisation. Ce dernier, pas chaud, nous informe qu’il se déroule chaque année une cérémonie maya, l’équivalent de notre nouvelle année. Par chance, cet évènement se déroule demain. Il nous communique l’heure puis le lieu.
Jeudi 21 mai
8h, nous voila au pied de guerre pour assister à cette fête maya. Un tuc tuc nous dépose à proximité d’une vieille bâtisse, un poil excentrée de San Pedro. Nous contournons la maison puis pénétrons dans un grand jardin habillé de peintures représentatives de la vieille civilisation. Au centre de la cour, se trouve trois prêtres, facilement reconnaissables à leur habit rouge, en train de regrouper les offrandes à l’intérieur d’un cercle délimité par des pierres. C’est long mais plutôt joli. Une fois l’installation terminée, ils y mettent le feu en récitant des prières incompréhensibles puisque c’est en maya. La cérémonie, orchestrée par les trois prêtres selon un rituel bien défini, durera trois bonnes heures complètement mystiques. A l’issu de la cérémonie, un repas nous sera offert par les participants. Au menu, une bouillie informe blanchâtre que nous avalerons avec un large sourire !

Samedi 23 mai
Nous empruntons un tuc tuc qui nous amène à San Juan, un bled situé à quelques kilomètres de San Pedro afin d’observer la finale du championnat. Aux dires des locaux, le match est à 15h. Notre taxi à trois roues nous dépose sur la place principale du bourg puis nous continuons notre chemin à pied afin de mieux contempler les richesses architecturales du village. Comme tous les jours, une violente pluie s’abat sur la région. Une fois arrivés sur le terrain, nous trouvons refuge sous les tribunes afin de nous protéger de l’averse. Devant nous, s’étend le praticable. A notre grande surprise, aucun joueur ne tapote la balle, nous sommes seuls…tel Robinson sur son ile. Grand moment de solitude. Nous décidons tout de même de patienter une bonne demi-heure. Après tout, il est possible que l’horaire du match ait été décalé. Mais à part un chien et quelques curieux, nous ne verrons aucun joueur. Nous faisons alors marche arrière puis demandons à un habitant du coin, perché sur son balcon, la date et l’heure de la finale. Ce dernier nous informe que la partie a lieu demain à la même heure. Ok, on avait bon sur l’heure mais faux sur la date… super. Nous attrapons un tuc tuc puis rentrons à San Pedro.
Dimanche 24 mai
Comme convenu, nous repartons à San Juan contempler la finale opposant le Deportivo AJPU et le Deprtivo Juanero. Ambiance bon enfant, les tribunes sont combles et le tout est sponsorisé par une banque rurale ! Du coup, on a le droit aux commentaires en direct par deux excités du micro. Comme dans Olive & Tom ! Sauf que la partie sera beaucoup moins spectaculaire que le dessin animé. Pas de ciseau retourné à 5 mètres de hauteur, pas de catapultage de joueurs et pas de tir de l’aigle. Seul un petit but d’écart va départager les deux équipes. Victoire du Deportivo AJPU, champion de San Juan donc !
A notre retour, une grande surprise nous attend à l’hôtel. En effet, Anton et Lina, nos amis suédois avec qui nous avions partagé nos aventures boliviennes, sont de retour ! Super ! Nous terminons la journée en leur compagnie, jouant aux cartes et se racontant nos péripéties respectives.
Lundi 25 mai
Journée repos en compagnie de nos amis suédois.

Mardi 26 mai
Nous quittons le lago Atitlan ainsi que nos compagnons de route pour nous diriger de nouveau vers Antigua. Quelques heures après, nous foulons les pavés de cette vieille et splendide ville. Nous retrouvons nos amis français à la crêperie avec qui nous bavardons un long moment. Edouard, le propriétaire de la crêperie, nous informe qu’il quitte définitivement le Guatemala pour retrouver notre beau pays. Date de départ : lundi. Aussi, il organise sa despedida (fête de départ) samedi soir, ultime et dernière occasion de réunir et de festoyer avec tous ses amis. Nous décidons alors de rester jusqu'à cette date. Ainsi, nous pourrons observer la finale de la Champion’s League le lendemain dans un bar situé à quelques mètres de sa crêperie. Nous finissons la soirée en sa compagnie et faisons la connaissance d’autres français, Arthur, un étudiant de l’ESC La Rochelle et Laurilène, une charmante expatriée qui vit à Antigua.
Mercredi 27 mai
Nous pénétrons dans le bar pour observer la grande finale de la coupe des champions. Au programme : Manchester VS Barcelona. Le pub est bondé. A l’arrière, se trouve les supporters de Manchester et à l’avant sont assis les inconditionnels du Barcelone. Le match débute et les premiers cris émanant de ces fous de foot retentissent. Applaudissement, boutades, rires et blagues égayent la grande salle mais c’est au coup de sifflet final de l’arbitre que l’ambiance est à son apothéose. Les fanatiques du club espagnol explosent de joie, crient, chantent et s’agitent, faisant limite vibrer le bar. Bref, bon moment et très bonne ambiance.
Evidemment, nous finissons la journée à la crêperie à siroter quelques pastis.
Vendredi 29 mai
Nous profitons de notre temps libre pour faire une petite excursion sur le volcan Pacaya, situé à une heure de route. Nous arrivons au pied de cet immense monticule vers 7h du mat’ puis exécutons le reste du trajet à pied. Nous traversons une jungle qui disparaît au fur et à mesure de l’ascension. Une bonne heure de marche après, le changement de paysage est radical. La verdure a disparu pour faire place à une grande étendue de lave séchée… Bienvenue dans le Mordor. Ici, nous sommes à plus de 2000 mètres d’altitude et la vue se révèle spectaculaire car la région abrite une multitude de volcans visibles à l’œil nu. Devant nous, se dresse le Pacaya coiffé d’un épais nuage de fumée et dont la dernière éruption date du début des années 2000. Nous continuons notre ascension vers le volcan mais cette fois-ci, le décor ressemble plus au chaos… pas de fleur, pas d’arbre, pas d’animaux, seulement des cendres, de la lave séchée et des grosses caillasses noirâtres aussi aiguisées qu’une dent de requin (et non pas les dents d’Aurélien !).

Après une bonne dizaine de minutes de marche dans cet enfer noir, la surprise est de taille puisque que nous découvrons une coulée de lave rougeâtre. La chaleur dégagée par cette dernière est hallucinante et devient même très vite insupportable (il faut dire que nous étions seulement à un mètre d’elle). Nous restons une bonne demi-heure à observer ce phénomène naturel hors du commun avant de reprendre la route du retour. Sur le chemin, nous rencontrons deux français, Boris et Aude qui font, eux aussi, un tour du monde. Nous rentrons à Antigua en début d’après midi puis passons la soirée à la crêperie.
Samedi 30 mai
Nous commençons la journée par une observation assidue de la dernière journée du championnat de France chez Florian, le directeur de l’alliance Française. Tous les supporters de l’OM sont réunis et sur-stressés car les Olympiens peuvent encore prétendre au sacre à condition que Bordeaux perde son match et que l’OM gagne. Grace à cette incroyable invention qu’est internet, nous observons la journée en direct. Edouard, Sam, Florian… tous espèrent la coupe. Malheureusement, Bordeaux accomplit sa mission et remporte le trophée tandis que l’OM, malgré une victoire sans appel de 4-0 contre Rennes, doit se contenter de la deuxième place. Ce n’est pas grave, ca sera pour l’année prochaine !
La journée continue à la crêperie avec la soirée de départ d’Edouard. A 19h, tous ses amis sont présents, les verres de pastis défilent ainsi que les bonnes blagues du sud. A 22h, la crêperie ferme mais la soirée continue dans le même bar ou nous avons regardé la finale de la Champion’s League. Les esprits deviennent confus à cause de l’alcool mais bien sur, fidèle à leurs habitudes, les membres de l’association « Maisvousetesfoot ! » n’ont bu que du coca. Tout le monde le sait, une bonne hygiène de vie, ça n’a pas de prix ! Le bar ferme vers 2h et la soirée se termine chez une jeune demoiselle dans une maison gigantesque. Bref, bonne soirée.
Dimanche 31 mai
Journée repos car il est important, pour l’hygiène de vie, de se reposer.
Lundi 01 juin
Nous saluons nos amis d’Antigua puis attrapons un bus pour Flores, village situé au nord du Guatemala. Dix heures de bus sont nécessaires pour atteindre notre objectif. Nous arrivons vers 22h.
Mardi 02 juin
Journée travail…sisi
Mercredi 03 juin
Lever tôt pour les deux cousins car aujourd’hui est une journée placé sous le signe du tourisme. Nous attrapons un bus à 6h qui nous amène à Tikal, l’un des plus beaux spots maya et certainement l’un des plus grands. Le site est dominé par cinq énormes temples dont la hauteur peut dépasser 50 mètres, offrant alors une vue spectaculaire sur la forêt. Une fois sur place, nous pénétrons dans une épaisse jungle pour atterrir sur la place principale (plaza Mayor) de l’ancienne cité. L’espace est délimité par deux grands temples, très bien conservés, qui se dressent l’un en face de l’autre. A coté de l’un d’entre eux, se trouve le jeu de balle (juego de pelota), ancien jeu de ballon donc, pratiqué par les mayas. La place est envoutante surtout que nous sommes tout seul, les touristes préférant commencer par les petites ruines et terminer par les grosses, dont la plaza Mayor.


La visite continue, nous empruntons un chemin percé dans l’épaisse végétation et apercevons, à la fin de ce tunnel verdoyant, un énorme temple dans un état de conservation très correcte. Camouflée par la largeur du monument, se dresse une échelle en bois branlante, haute d’une quarantaine de mètres, qui permet d’accéder au sommet de l’édifice. Après une hésitation et quelques interrogations sur la solidité de l’échelle, nous commençons notre ascension. Notre cœur bat la chamade et la peur d’une chute est présente mais une fois arrivés en haut, la récompense est de taille… Le cadre est incroyable, la jungle à perte de vue, seules les ruines de couleur grisâtres surgissent de cet océan verdâtre. Bref, nous restons plusieurs dizaines de minutes à observer l’horizon et à imaginer la beauté que devait être Tikal dans les années 900 avant JC.


Après ce voyage dans le temps, nous entamons notre descente en prenant notre temps car il ne faut pas négliger la sécurité (comme les bisous d’ailleurs). La visite continue avec l’ascension du temple le plus haut du site, soit 50 mètres. La vue se révèle une nouvelle fois saisissante, seule la cime des édifices mayas rappelle la présence humaine. Ambiance très « Indiana Jones » avec notamment la présence de puissants cris venant des singes hurleurs (qui pourraient rivaliser avec les chants de supporters lors d’un classico OM-PSG). Nous passons le reste de la mâtinée à flâner dans les alentours et à contempler la faune dont les singes araignées, les pélicans et…un animal très particulier, poilu et fort divertissant, le Roro des Bois (Espèce, aujourd’hui, protégée). Celui-ci passe la majeure partie de son temps à s’agripper aux lianes et à râler. Précisons que nous avons aussi croisé un Toutoune de la Jungle, espèce très rare qui parle à une vitesse hallucinante, incompréhensible pour les non ethnologues. Nous rentrons à l’hôtel vers 14h et passons la fin de la journée à visiter le charmant village de Flores.


Jeudi 04 juin
Nous quittons le Guatemala en direction du Chiapas, au Mexique, soit une région fameuse pour avoir été le foyer de la révolte zapatiste.