Le 22 Septembre 2008 :

Lessive, premiers repères en ville, achat d’un téléphone portable et retrait d’argent sont les principales activités de ce premier jour au Burkina-Faso (B-F). Mr Traoré, notre contact Burkinabé a préparé un programme particulièrement chargé qui commence demain matin. Nous avons hâte de le rencontrer.

Le 23 Septembre 2008 :

Le rendez-vous est pris avec Moïse ce matin. Nous marchons donc vers le lieu prévu, soit le rond-point des Nations Unies. La circulation est dense et nous nous faisons régulièrement klaxonner. Un véhicule insiste particulièrement sur l’avertisseur sonore et son chauffeur nous ordonne de nous ranger sur le côté. Nous ne comprenons pas trop son insistance. Le personnage ouvre la fenêtre et nous demande de regarder derrière et devant lorsque nous marchons sur un ton légèrement énervé. Un peu estomaqué, nous commençons à répliquer en expliquant que nous marchions bien sur le bas côté et tentons de nous justifier bien que nous respections la chaussée. C’est de cette manière que nous avons rencontré Moïse Traoré ! Il nous avait déjà repéré dans la voiture et a tenté de nous faire une blague…ça a réussi !!

Les rapides présentations faites, nous sautons dans la voiture climatisée aux côtés de deux de ses amis. Moïse nous met tout de suite à l’aise grâce à son bonne humeur et son dynamisme. Nous le connaissons à peine, nous avons échangé quelques mails avec lui et nous ne l’avons eu qu’une seule fois au téléphone (nous étions d’ailleurs au Maroc à l’époque). Mais, il nous a très vite répondu favorablement et nous en sommes heureux, la suite nous montrera que ce personnage unique est le meilleur contact que l’on puisse avoir lorsque l’on veut découvrir le football Burkinabé. Le programme de la semaine commence d’ailleurs tout de suite. Nous avons, en effet rendez-vous avec Mr André BADO, commissaire de la Confédération Africaine de Football (CAF). Nous réalisons son interview sur son lieu de travail. Moïse nous accompagne.



Par la suite, nous rencontrons un journaliste du journal sportif Sidwaya, Mr Nion Jérémy, avec qui nous discutons du football Africain dans son ensemble, du football Burkinabé ainsi que du sport dans sa globalité.

Pendant que Sarah visite les environs de Bamako avec une connaissance Burkinabé, c’est l’heure de la pause déjeuner pour les trois compères du TDM.

Dans l’après-midi, Aurélien, Thomas et Romain ont le privilège de rencontrer une des stars télévisuelles du Burkina-Faso, Mr YAMEOGO Richard. Ce dernier anime une émission sportive et commente également les matchs de football lorsque l’équipe nationale joue. Nous réalisons son interview au siège de la Télévision Nationale Burkinabé (TNB).

Le soir, nous sommes invités à user nos crampons avec d’anciens joueurs de l’équipe nationale au plateau SONAR, endroit où se trouvent un terrain de basket, un terrain de volley ainsi qu’un terrain de hand-ball sur lequel se déroule une partie de Maracaña. Le Maracaña, c’est un style de jeu pratiqué ici en Afrique. C’est un 6 contre 6 où, pour marquer un but, certaines règles sont imposées : dans la zone proche du but, une touche de balle uniquement. Pour le reste du terrain, la balle ne doit pas toucher terre : reprises de volée ou têtes obligatoires ! Suite à quelques joues verbales mémorables par le passé, il est également interdit de parler et, lorsque la balle sort du terrain (entendez survole les grillages de protection), un penalty particulier est tiré. Le tireur se place sur la ligne médiane et un joueur lui fait face. Ce dernier se situe à environ deux mètres du but auquel il tourne le dos, il a juste le droit de sauter en l’air sur place. Le tireur doit lober la personne pour que le but rentrant soit validé.

Maracana

Nous voici donc à jouer avec Moïse, ainsi que ses anciens coéquipiers. Nous retrouvons d’ailleurs Mrs BADO et NION que nous avons rencontré ce matin. Un pur moment de bonheur. Qui plus est, il existe une troisième mi-temps pendant laquelle nous faisons plus ample connaissance avec les différents protagonistes autour d’une bière bien fraîche. Un agréable moment de partage et de détente pendant lequel nous rions à nous en décrocher la mâchoire en écoutant les histoires de chacun sur certains footballeurs de l’époque ou bien actuels.

C’est vers 21h que nous retrouvons Sarah et son guide à l’hôtel « le pavillon vert ».

Le 24 Septembre 2008 :

A 9h00, rencontre avec le Secrétaire Général de la Fédération. 10h00, rencontre avec les étalons juniors au centre sportif « Comètes », c'est-à-dire le Clairefontaine Burkinabé. Moïse les a prévenus de notre arrivée. Aussi, les joueurs, qui viennent juste de finir l’entraînement du matin, attendent notre venue avant d’aller se doucher. Nous arrivons donc dans la salle commune où l’entraîneur, qui nous a accueillis, nous amène. A notre entrée, les 23 joueurs se lèvent spontanément et attendent que nous prenions place face à eux avant de s’asseoir. Moïse prend la parole. Il est connu et respecté des joueurs en tant qu’ancien footballeur professionnel et ancien président de L’E.F.O. (Etoile Filante de Ouagadougou, un des deux clubs phares du championnat Burkinabé, avec l’ASFA). Son discours est écouté avec grande attention et très applaudi. Moïse explique notre venue et motive également les troupes pour le prochain match qui a lieu dans quelques jours : B-F/ Côte d’Ivoire. C’est à notre tour de parler. Aurélien explique quels sont nos objectifs footballistiques pendant ce tour du monde ainsi que les actions déjà effectuées dans les pays précédents. Romain leur pose ensuite quelques questions sur leur statut de joueur, leur stratégie de jeu pour la prochaine rencontre etc. Nous finissons par l’interview de NIEBE Oumarou, élu meilleur joueur 2007 par le journal Sidwaya.

Les Etalons Juniors

L’après-midi, nous effectuons la visite des trois principaux stades de la ville avec un architecte passionné de foot et concepteur du centre sportif « Comètes » à Ouaga 2000, Mr DRABO Issiaka.

Stade de foot !

La journée se termine par une rencontre avec Monsieur OUEDRAGO Didier, président du comité intérimaire de la Fédération Burkinabé de Football. L’interview se déroule à son domicile. Un débat s’engage sur l’arbitrage vidéo. Nous parlons aussi de L’olympique de Marseille des années 90, de la manière de jouer de Moïse dans les années 70…

Le 25 Septembre 2008 :

9h : Rencontre avec Mr DARGAIN Seraphin, coach de l’équipe nationale cadette. 11h : Rencontre avec Mr Kassim, un masseur-kinésithérapeute d’origine Togolaise qui exerce au sein de la Fondation FITIMA (11 BP 1189 CMS Ouagadougou 11 Burkina-Faso tel : (00226) 50363709) ). C’est en fait un centre médico-social pour les enfants nécessitant un accompagnement particulier (Myopathie, Trisomie 21….). Il existe des soins paramédicaux, un instituteur, des éducatrices spécialisées et une psychologue. C’est donc une structure globale et complète qui gagne à être connue.

Le soir, retour au plateau Sonar pour un Maracaña endiablé.

Le 26 Septembre 2008 :

Un des moments les plus mémorables de notre vie nous attend ce matin. Nous allons assister à la cérémonie du faux départ de Sa Majesté le Mogho Naaba Baongo et, grâce à Moïse qui a sollicité une audience, rencontrer l’empereur des Mossis, un véritable privilège !

Les Mossis composent l’ethnie majoritaire au Burkina-Faso et chaque quartier et village du pays possède son propre chef communautaire (soit plusieurs centaines) ; le Mogho Naaba est le représentant suprême de tous ces chefs. Il est extrêmement respecté dans le pays. Chaque chef d’état en visite au B-F vient rendre visite à Sa Majesté avant d’entreprendre quoique ce soit. C’est aussi un véritable médiateur entre la population et l’Etat, il intervient, par exemple, lors des grandes crises afin d’apaiser les tensions d’un côté comme de l’autre (à l’instar de certains rois ou reines dans d’autres pays).

A 7h30, nous assistons donc au cérémonial du faux départ mettant en scène plusieurs dizaines de protagonistes. Nous sommes les seuls Nassara (Toubab au B-F) présents à l’intérieur de l’esplanade. Les autres sont à la périphérie et n’ont pas le droit de pénétrer sur le terrain où se déroule la scène…Un chef communautaire nous explique l’histoire de ce cérémonial hebdomadaire qui perdure depuis le 11e siècle. Moïse est avec nous, ainsi qu’un ministre Béninois accompagné d’un compatriote.

Une heure plus tard, nous voila face au Mogho naaba trônant sur un large siège et entouré par ses jeunes serviteurs. Moïse prend la parole afin d’expliquer notre venue et notre demande, à savoir discuter football avec Sa Majesté, passionné du ballon rond lui aussi….Son bras droit traduit en Mooré (langue Mossi) les paroles de notre précieux ami. Le Mogho accepte une question de notre part « Quelles sont pour vous les valeurs véhiculés par le football ? »

C’est alors le côté spirituel, la notion de solidarité, la discipline et le dépassement de soi qui ressortent principalement de la réponse de Sa Majesté. L’empereur accepte ensuite de nous recevoir à l’intérieur de son musée sportif privé (sur la demande de Moïse) en sa compagnie ! Nous réalisons encore plus à quels points nous sommes des privilégiés. Le musée regorge de trésors ! Maillots signés de la main des joueurs, dont certain lui ont été remis en mains propres (Eto’o, Drogba, Laurent Blanc…), des ballons du monde entier (France 98 (avec la tête des joueurs), Bayern, Juventus, équipe suisse….), les gants signés de Luigi Buffon et de nombreuses photos de Sa Majesté avec de grands noms du football ( Eto’o, Roger Milla…) Ainsi que des clichés du Mogho Naaba dans son rôle de gardien de but, dont la fonction suprême l’a forcé à stopper la pratique de son sport favori. En effet, les risques physiques potentiels encourus avec le football ne sont pas compatible avec le statut d’empereur des Mossi. Cet arrêt sportif forcé n’a, semble-t-il, pas été un choix facile à accepter pour Sa Majesté.

Dans le musée du Mogho

Moïse et le Mogho

Ce moment fut extraordinaire. Ce personnage paraissant inaccessible quant à sa notoriété, nous a semblé, le temps de la visite, quelqu’un de tout a fait abordable et simple dans ses démarches humaines. Après avoir lu nos écrits et placé notre carte de visite dans son livre d’or, Sa Majesté nous a remerciés de notre passage avec son visage rieur respirant la sympathie. Puis, Sa Majesté nous a offert un poème sur le sport dont il est l’auteur. Après cela, l’Empereur des Mossis a poursuivi son rôle de bienfaiteur en recevant au sein de son palais de nombreuses personnes handicapés physiquement.

Une matinée exceptionnelle, nous vous avions dit !!!

Une autre belle rencontre nous attend aujourd’hui, c’est la visite de l’équipementier TOVIO au show-room de Ouaga 2000. Pour ceux qui ne connaissent pas, TOVIO, c’est tout simplement la seule marque Africaine de Sportswear ! On peut le comparer au Nike du continent noir, (bien que le marché ne permette pas, à l’heure actuelle, d’engranger autant de dollars que le confrère américain.) Avec Thomas Olivier Viho, le créateur de la marque et ami de Moïse, le courant passe tout de suite. C’est une personne extrêmement chaleureuse. Mr Viho nous explique l’historique de la marque ainsi que la situation actuelle. Il nomme Thomas, son homonyme, président du Conseil d’Administration dans la foulée ! L’épilogue de la rencontre est tout simplement magique. Le vendeur du show-room vient à notre rencontre avec trois paquets. Ce sont les maillots OFFICIELS des équipes de jeunes des Etalons (L’équipe nationale du B-F), qui plus est, floqués avec nos prénoms !! Nous sommes vraiment nantis aujourd’hui !

Remise des maillots chez Tovio

Logo Tovio

Un rendez-vous est fixé ce soir afin de converser autour d’un bon repas avec Mr Viho. La soirée sera mémorable de par l’endroit très agréable et de l’excellente ambiance qui y règne.

Le 26 Septembre 2008 fut vraiment une journée d’exception ! Quelles chance de rencontrer des personnages de cet acabit et de passer des moments si agréables en leur compagnie. Le football est vraiment un puissant créateur de liens !

Le 27 Septembre 2008 :

Ce matin, Rendez-vous à 8h00 sur le grand terrain du mess des officiers non loin du pavillon vert. C’est un 11 contre 11 qui est prévu avec quelques anciens nationaux ayant sévi au sein des Etalons. Finalement, la personne en possession du ballon n’est pas là et seulement une quinzaine de personne sont présentes. C’est alors un 6 contre 6 qui s’engage pour une mi-temps de 25 minutes. A 9h30, c’est déjà la troisième mi-temps qui se déroule dans un petit maquis non loin de là.

El Presidente à l'action !

Le soir, nous sommes invités chez Mr Moïse André Traoré, ce personnage généreux et humble (c’est par hasard que nous avons appris que Moïse fut Ministre de l’habitat dans les années 90) qui nous a ouvert toutes les portes du football Burkinabé. « A 19h chez les Traoré, Déborah Alima vous convie à un petit pot car MaisVousEtesFoot ! », le bel euphémisme de « petit pot » contenu dans ce texto d’invitation, se transforme, en fait, en véritable festin ! Maïs, brochettes de poisson, de viande, tô, épinards, galettes de riz, spécialités à base mil…Le tout accompagné de quelques bières, un régal !

Les trois compères en compagnie de Mr et Mme Traoré

Le 28 Septembre 2008 :

Interview de Moïse chez lui. Lors de la soirée, les fils de Moïse nous propose de venir jouer avec eux et leur copains (c’est super !) comme à la récré quoi. Les trois compères du tour du monde joue tous les trois sur le praticable et c’est Sarah qui passe de l’autre côté de la caméra. Un match mémorable, surtout pour Romain. (Private joke). C’est l’heure difficile des adieux entre Sarah et Aurélien. Notre compagnonne d’un mois prend son avion à 3h30 cette nuit. Elle connaît quelques frictions avec le douanier de l’aéroport concernant son visa périmé...d’une heure.

Le 29 Septembre 2008 :

Levés à 6H30 pour prendre le car direction Pô. Suite à la « mésaventure » de Sarah vis-à-vis de la péremption de son visa, nous décidons d’aller au service de l’immigration pour la prolongation du visa. On remet le départ à demain donc. Journée repos et rédaction.

Le 30 Septembre 2008 : De Ouagadougou à Pô.

Le bus de la compagnie Rackeita part à 7h au lieu de 8h, l’heure qu’une source nous avait donné…le prochain bus est à 16h aujourd’hui… Matinée cyber café pour le coup puis visite à Alain, notre patron de restaurant préféré. C’est un français ayant beaucoup baroudé en Afrique, gérant du Baratapas situé à une minute du Pavillon Vert. L’allure du rugbyman tranche avec la douceur du vocable de ce personnage passionné d’art. Le restaurant est truffé de sculptures d’artistes locaux et la cuisine est excellente (nous conseillons le camembert frit). C’est vraiment une très bonne adresse. (Baratapas, quartier Dapoya, Ouagadougou).

Le Baratapas

Départ à 16h finalement et arrivée à Pô à 18h30.

Le 1er Octobre 2008 :

Départ de Pô pour Tiébélé, un village non loin de là où l’on nous a conseillé d’aller. A la recherche d’un taxi à 500 FCFA par personne, nous voila partis vers le marché, les 9 sacs à dos à l’épaule. Un taximan nous suit, sa proposition étant de 20000FCFA pour la course Pô-Tiébélé, nous refusons son offre et cela à plusieurs reprises durant le trajet. Arrivés au marché, point de profusions de véhicules, juste un taxi-brousse bondé de monde. Finalement, nous prendrons le premier taxi… mais pour un tarif de 10000. Une demi-heure de trajet sur une piste rouge bordée par des collines verdoyantes nous amène au village de Tiébélé. Nous cherchons l’auberge Koncolo et la trouvons. Plusieurs habitations typiques constituent les chambres, l’intérieur de l’auberge est très fleuri, le cadre est tranquille et nous sommes les seuls clients ! Ici, le calme et la sérénité planent, quel bonheur de trouver cela après l’effervescence de Ouaga. Un jeune guide nous propose ses services, nous lui expliquons notre périple ainsi que le court séjour que nous comptons passer ici. Arnaud nous propose un joli programme : visite de la cour royale et match de foot avec les villageois aujourd’hui ; ballade aux mines d’or et visite aux caïmans sacrés demain. Et tout ça pour un petit prix (environ 10 euros chacun). Nous acquiesçons. Après la sieste (et oui, il ne faut pas oublier que ça tape dur dehors et que la chaleur ça fatigue…) direction la cour royale.

La Cour Royale de Tiébélé

Cette enceinte regroupe environ 300 personnes et c’est ici que vit le chef communautaire et sa famille. Ici, nous sommes chez les Kassen, l’ethnie majoritaire dans le Sud du pays. La cour royale et ses habitations datent du 16ème siècle et le lieu est vraiment insolite. Ce qui frappe de prime abord, ce sont les fresques rouges et noires qui tapissent l’extérieur des habitations. Ce sont des sortes de frises où se répètent des symboles ayant chacun leur propre signification (morceau de calebasse cassée, scarifications, filet de pêche…). Lorsque l’on connaît la valeur des symboles, on apprend ce qu’est la culture Kassen. Il existe trois types de maisons : la case simple pour le célibataire, les « maisons en 8 » (leur forme vue du haut) où vivent les jeunes enfants au côté de leurs grands-parents qui les initient à la vie Kassen et les maisons rectangulaires pour les couples. La vie d’un Kassen se déroule en quatre étapes : la maison en 8 quand il est petit, la case quand il est célibataire, la maison rectangulaire quand il est en couple et la maison en 8 à la fin de sa vie.

Explications sur les Kassen

Notre jeune guide, Arnaud, est le petit-fils du chef, il nous montre sa maison actuelle, elle est rectangulaire. Par la suite, nous pénétrons à l’intérieur d’une maison en 8 dont l’architecture intérieure a été pensée dans un cadre défensif. La porte d’entrée est basse et un petit muret sert autant de bouclier contre les flèches des agresseurs que de pièges pour les animaux sauvages qui se retrouvent coincé entre le plafond et le muret lors de leur saut d’attaque (bien vu non ?). Il existe trois pièces. Il est nécessaire de se mettre à quatre pattes pour rentrer dans la pièce suivante dont le niveau est plus bas que la précédente. Lorsque l’on se tient debout dans la dernière pièce, le sol extérieur se situe environ au niveau de la poitrine. Une grande partie de l’habitation se trouve donc en sous-terrain.

La Cour Royale vue des toits

Après cette enrichissante visite, « Prince Arnaud » nous convie vers le terrain près de la cour royale. Nous entamons alors un 5 vs 5 avec des villageois appartenant au FC Royal, un de clubs de Tiébélé. A la fin du match, nous rencontrons un éducateur sportif qui nous parle d’un de ses projets alliant éducation et football : « Educafoot ». Nous devions le revoir le soir même afin qu’il nous donne ses coordonnées, mais nous n’aurons plus de nouvelles de lui, dommage…

Foot à Tiébélé

Foot à Tiébélé again !

Fc Royal

Le 2 Octobre 2008 :

C’est en vélo que nous allons visiter les mines aurifères situés à trois kilomètres de l’auberge. Nous observons le dur travail des femmes qui concassent les pierres afin que les hommes tamisent les gravats pour en extraire la substantifique moelle. Nous visitons également les trous béants (creusés au marteau et au burin !) d’où sont extraits les gravats.

Les mines d'or, ça nous troue !

Nous repartons avec nos jolies bicyclettes pour aller à la rencontre des caïmans sacrés. C’est le fils du chef du village qui nous accompagne pour appeler les fameux reptiles. Un chant séculaire qui se transmet de père en fils permet de faire venir cette espèce de crocodilien et ça marche ! En moins de deux minutes, voila qu’un caïman ramène son museau et vient happer la petite grenouille pendouillant au bout d’un fil. Impressionnant !

Allez viens petit Caïman sacré !

La grosse bébête a faim...

Récupération faite des bagages à l’auberge, nous repartons pour Pô. Le temps de remercier Prince Arnaud (OUAMBABOUA Arnaud S/C BP02 Nahouri Pô, wombarno@yahoo.fr, 76.57.31.32), puis nous allons rejoindre la fête de la bière. Et oui, comme à Munich, la bière à moitié prix coule à flot une fois par an à Pô ! Malheureusement nous ne pourrons goûter à l’ambiance de cette fête. Notre informateur n’a pas vu juste, c’est demain que la petite sauterie a lieu…un peu déçus, mais quand même prêts à festoyer, nous passons la soirée en compagnie d’Arnaud (venu finalement pour « l’occasion ») et d’Alice, une jeune fille rencontrée lors de notre premier passage dans cette ville.

Le 3 Octobre 2008 :

Alice nous invite à manger chez sa sœur un plat Burkinabé typique. Il s’agit de feuilles d’oseille cuites mélangées avec de la pâte d’arachide et du riz. Le tout est arrosé avec de la bière de sorgho artisanale (attention ne pas boire la fin du verre où toute la levure est décantée !). Après ce bon repas, nos organismes réclament cruellement une bonne sieste, mais ils savent d’ores et déjà que le repos n’est pas au programme. En effet, le vent du voyage et de l’aventure souffle encore pour les 3 compères du tour du monde, car c’est vers le Ghana que le voyage se poursuit aujourd’hui.

Petite bouffe entre potes