05 Novembre

Arrivée à Rio vers 19h. Nous attrapons un taxi à l’aéroport. Il nous amène by night à notre maison d’hôte dans le quartier bohème de Rio. Durant le trajet, notre chauffeur se transforme en guide et nous explique, via le langage des mains mélangé à de l’espagnol fabriqué, le découpage de la ville. Sur les collines, se situent les habitants les plus pauvres regroupés dans des favelas tandis que les plus riches sont logés dans le centre de la ville, au pied de ces imposants pics de granits. Ca tombe bien car notre maison d’hôte est nichée sur les hauteurs de la ville dans le quartier de Santa Teresa. Pour y accéder, il est obligatoire de traverser les favelas, ce qui est loin de réjouir notre taximan. Après s’être un peu perdu dans les ruelles pavées et tortueuses, nous découvrons notre QG : une fabuleuse maison avec piscine, jacuzzi et surtout un panorama imprenable et spectaculaire sur la baie. En face : vue splendide sur le pain de sucre, pic rocheux à la forme si singulière. Au pied de ce symbole, nous apercevons les quartiers de Botafogo puis de Flamengo. Enfin, sur notre droite, nous distinguons, caché par une légère brume, le Corcovado surmonté de la célèbre statue du Christ, bras en croix. Bref, nous sentons que notre séjour à Rio va se dérouler dans les meilleures conditions. Dés notre arrivée, José, employé et occupant de la maison, nous cuisine un bon diner. Malheureusement, la communication est très restreinte à cause de notre manque de connaissance du portugais. La soirée se termine dans un bon lit avec vue incroyable sur Rio.

Vue de la maison

Le christ Redempteur

06 Novembre

Levés vers 10h, après avoir avalé un petit déjeuner copieux préparé par José, nous attrapons un taxi pour nous rendre sur la mythique plage d’Ipanema. Rendue célèbre au début des années 1960 par le tube de la Bossa Nova « The Girl from Ipanema », ce quartier est devenu l’un des plus chics et les plus animés de Rio. Normalement, la plage est bondée de corps sains et délicatement bronzés mais aujourd’hui ce sont les parapluies qui prédominent. En effet, il pleut sur l’ancienne capitale du Brésil…Mais la pluie n’effraye pas les footballeurs les plus intrépides. Un groupe de jeunes Européens mélangés à des Brésiliens disputent un match de foot sur le sable blanc de la plage mythique d’Ipanema. Très vite, le groupe nous invite à jouer, proposition que nous ne pouvons décliner. Romain et Aurélien se préparent tandis que Thomas dégaine la caméra afin de filmer notre premier match en Amérique du Sud.

Ipanema

Ipanema

Ipanema

La partie débute et à première vue, le niveau est assez élevé. Aurélien, jugé trop faible par son équipe, est vite évincé de la partie et sort du terrain au bout de trente minutes. Romain reste et tente d’enchainer les petits ponts. La pluie reprend de plus belle, chassant alors les derniers occupants de la plage. Thomas et Aurélien se précipitent vers un Botecos (sorte de petit bar sur la plage) le plus proche et scrutent le match de loin. Une heure et quelques buts plus tard, la partie s’arrête au même moment que l’averse. Romain nous rejoint. Une bière après, nous rentrons à l’hôtel.

07 novembre

Nous profitons de cette belle journée pour aller nous balader dans le coin de Copacabana. Edson, un des propriétaires de la maison, nous appelle un taxi afin de nous rendre dans le centre. Et c’est parti, nous traversons la favela puis, tapi entre la mer et les collines abruptes, nous pénétrons dans Copacabana, réputé pour être un des quartiers le plus peuplés au monde. Au bout d’une grande avenue, une plage bordée de palaces et de magasins chics, longue de 4,5km se dessine progressivement devant nous. Cette plage mythique, entourée de favelas, est aussi le spot incontournable du ballon rond : des footballeurs surexcités hurlent l’hymne de leur équipe, les enfants des favelas fanfaronnent avec le ballon rond et les vendeurs de plage zigzaguent parmi les corps bronzés des jeunes demoiselles vêtues d’un Bikini parfois trop petit pour elles. Mais, à cause de la pluie, nous ne verrons rien de tout cela. Mythe ou réalité ?

Copacabana

Coucher de soleil sur Ipanema

Nous poussons la promenade jusqu'au rocher l’Arpoador, frontière entre Copacabana et Ipanema, en espérant croiser un match… mais rien, le néant footballistique… Nous continuons notre marche sur la plage d’Ipanema et apercevons, au loin, un groupe de jeunes et belles demoiselles vêtues de l’habit traditionnel du Brésil (à vous de deviner de quel « habit » je parle) effectuer une série de jonglage avec une facilité époustouflante. Quelle belle démonstration du foot féminin !!!! Soirée tranquille au sein de notre QG de Santa Teresa

09 novembre

Direction le Maracaña, pour assister à un Derby : Botafago contre Flamengo, qui sont deux quartiers de Rio et classé respectivement 6ème et 5ème du championnat. Temple du foot Brésilien, le stade du Maracaña à couvert de nombreux évènements comme la coupe du monde en 1950 ou le dernier match de Pelé. Pour ce match, le stade est rempli au tiers de sa capacité soit environ 40 000 spectateurs. L’ambiance est impressionnante, les supporteurs scandent des chants appartenant à leurs équipes et une quantité hallucinante de drapeaux de toute taille colorent les tribunes. Difficile d’imaginer l’ambiance lorsque le stade est plein !!! A la fin du temps réglementaire, Flamengo l’emporte 1 but à 0. Le stade se vide et nous rentrons à la maison. Le temps de se doucher puis direction Ipanema pour gouter aux nuits chaudes si connues de Rio. Après avoir dégusté un bon plat, nous allons dans un bar situé dans une rue perpendiculaire à la plage. Le troquet est quasi plein, l’ambiance est au RDV. Les gens sourient à pleine dent. Une bonne fiesta se profile. Ca sera soirée caïpirinha pour tout le monde…

10 novembre

Pour les trois footeux, c’est l’heure de quitter Rio à destination d’Angra dos Reis, passage obligé si l’on veut fouler les terres d’Ilha Grande. Pour nous y rendre, nous prenons le bus à la gare de Rio. 8h de route pour relier les deux villes dont une, juste pour sortir de l’ancienne capitale du Brésil. A la sortie de la ville, s’étire une zone côtière de 270 km, connue sous le nom de Costa Verde. Nous empruntons de belles routes en lacets et découvrons un paysage unique et époustouflant. Côtes montagneuses à la végétation luxuriante côtoient de près les vastes criques aux plages de rêves.

Nous arrivons à destination vers 21h mais impossible de nous rendre à Ilha Grande du fait de l’heure tardive. Angra dos Reis n’est pas une destination de rêve et l’idée d’y passer une nuit ne nous réjouit guère mais nous n’avons pas le choix. Nous dégotons un petit hôtel un peu triste au nom qui fait rêver « le Porto Rico » et passons la nuit à errer dans les rues de cette bourgade brésilienne à chercher un restaurant. Quelle super soirée !!!

11 novembre

C’est parti, nous embarquons sur un voilier puis partons dans l’heure qui suit. Du port, nous apercevons les favelas, nichées sur le flanc de la montagne, qui semblent disparaître au fur et à mesure que le bateau s’écarte des côtes. Deux heures de trajet sont nécessaires pour se rendre à Ihla Grande.

Pas de voiture, pas de pollution, pas de bruit, cette île est sans conteste un jardin d’Eden qui abrite des plages aux eaux limpides, cernées de forets tropicales intactes peuplés de singes hurleurs (oui oui c’est vrai) et de jaguars (dixit Aurélien).

Ilha Grande

Eglise d'ilha Grande

Le bateau accoste à Vila do Abraào, le bourg le plus important de l’ile. A droite, nous distinguons une église blanche qui surplombent les quelques rues poussiéreuses. A gauche, une série de pousada, plus belles les unes que les autres, bordent la plage principale du village. Enfin, au pied du ponton d’embarcation, une myriade de restaurants tente d’attirer le touriste fraichement débarqué par des menus alléchants. Nous foulons les terres de l’ile vers 16h puis 20 minutes plus tard nous voila déjà assis à la table d’un restaurant en train de déguster un plat délicatement cuisiné. Le déjeuner se termine par une Caïpirinha bien forte.

Rue d'ilha Grande

Estomacs remplis, nous partons visiter les environs mais notre regard est vite happé par un petit troquet situé sur la plage au nom évocateur de « Café de Mar ». Nous décidons d’y faire une pause. Nous commandons une bière et commençons à rentrer dans des discussions un peu…sérieuses (oui ! ca nous arrive). L’aiguille tourne ainsi que les verres de caïpirinha. Nous apprenons que le bar fête sa première année ce soir et prenons alors la lourde responsabilité de rester festoyer. Le troquet se remplit et devient quasiment plein vers 1h. Nous rencontrons un groupe de Brésiliens avec qui nous parlons Français et Anglais. Aurélien et Romain rencontrent plus tard Claude (mix entre Popeye et Sim), installé au Brésil depuis 30 ans et ancien boucher pour le club Med, accompagné de Marie, une française et de sa mère. Thomas, lui, a tenté de communiquer avec des Australiennes et une Colombienne… Bref, la soirée se termine à 5h du matin, le retour à l’hôtel est folklorique.

12 novembre

Qui se couche tard se lève tard, c’est exactement ce qui s’est passé pour nous. Pour dépolluer nos corps de l’alcool ingurgité hier, nous partons vers 13 h faire un trek dans les terres.

Chaussures de marche aux pieds, nous empruntons les sentiers qui parcourent l’ile de long en large afin de rejoindre la « praia Lopez Mendez ». La promenade est agréable et le paysage incroyable, nous logeons la côte sans savoir si c’est le bon chemin. Un habitant de l’ile nous fait comprendre que nous faisons mauvaise route. Du coup nous rebroussons chemin et rencontrons deux Français, Melchior et Sophie, partis depuis un an sillonner les routes de notre belle planète. Trente minutes plus tard, nous arrivons aux portes d’Abraào, soit le point de départ de notre trek, puis prenons une piste qui s’enfonce dans l’ile. Pas de doute cette fois ci c’est la bonne. Le parcours est très accidenté et très physique. Bref, la souffrance est présente mais le paysage verdoyant qui encercle le sentier est très dépaysant et sublime.

Plage d'ihla Grande

Vue panoramique de l'ile

A 16h, nous arrivons à la praia da Palmas, décor guère différent : le paradis sur terre est sous nos pieds. Nous prenons place à la table d’une petite gargote niché derrière quelques palmiers et avalons un succulent sandwich. Nous étudions la carte de l’ile, un petit centimètre sépare de lieu de notre destination finale mais cela représente tout de même une bonne heure de route donc pas de temps à perdre. Nous reprenons notre sentier qui cette fois-ci longe la côte et quelques minutes plus tard nous atterrissons sur une autre plage, la dernière avant Lopez Mendes mais aussi la dernière possibilité pour attraper un ferry pour Abraào. Un gros dilemme se pose alors : soit on va jusqu'à notre objectif et nous rentrons à pied par la même route sous une pluie diluvienne… soit nous prenons le ferry maintenant et nous loupons la plage mythique de l’ile. Que faire ? Le choix est difficile…nous optons pour la deuxième solution. Vingt petites minutes plus tard, nous sommes à notre pousada. Nous prenons une douche pour se débarrasser de notre odeur nauséabonde puis direction le Café de Mar ou nous croisons « Le Glaude ». Ancien boucher en France, Glaude a été envoyé au Brésil pour s’occuper de l’importation/exportation de viande. Aujourd’hui, à la retraite, sa vie se déroule à Ilha Grande. Soirée sous le signe du repos car demain départ pour São Paulo.

13 novembre

Départ d’Ilha Grande, nous prenons le ferry de 10h pour rejoindre Angra dos Reis. Pendant le trajet en bateau, nous rencontrons Julie, jeune baroudeuse qui traverse l’Amérique du Sud toute seule. Son prochain pays : L’Argentine. Peut-être que nos routes se recroiseront de nouveau…inch’allah comme dirait le prophète Aurélien. Arrivés au port d’Angra, cette ville de rêve pour Romain, nous parcourons quelques kilomètres à pied chargés comme des mules pour atteindre la gare routière. Tickets de bus pour São Paulo en main, nous patientons sagement jusqu'à l’embarquement. Une fois dans le bus, nous empruntons les routes en lacets de la Costa Verde. Tandis que Romain et Aurélien dorment, Thomas, Pink Floyd à tue tête, scrute le paysage qui défile en se remémorant ses cinq mois de voyage.

Quelques heures après, nous arrivons à destination, hélons un taxi en direction d’un Backpackers mais tous sont complets. Du coup, ca sera une nuit dans un bon F1 situé en plein centre de São Paulo.

14 novembre

Pas de grasse mat’ pour les trois footeux car aujourd’hui, nous avons un RDV avec l’association Gol de Letra située dans une favela du quartier nord de São Paulo, la Vila Albertina (voir chronique). Cette association a pour vocation d’offrir un soutien scolaire et de proposer de multiples activités, dont le foot, aux enfants ou adolescents issus de quartiers défavorisés.

Angela, chargée de la communication, nous accueille puis nous explique en détail le fonctionnement du centre. Nous sommes invités à assister à une fête organisée par les enfants du centre. Au programme : démonstration de capoeira, chant, danse… Ensuite, accompagné d’un agent social, Angela nous propose de visiter la favela. Situé près du centre, nous allons dans le quartier le plus pauvre pour commencer puis nous remontons vers le quartier riche. Une simple route sépare les deux quartiers…surprenant !!!! (Mais les deux classes sociales ne se rencontrent jamais, et les maisons des classes aisées se reconnaissent par leur grand mur et leur système de protection électrifié…)

Une favela de Sao Paulo

13h, nous avalons un déjeuner puis partons avec une autre Angela qui nous amène au sein d’un complexe sportif vétuste où se déroulent les activités sportives. Nous observons la partie de volley ball puis discutons avec quelques jeunes en nous aidant de nos mains (vive le portugais). Nous partons vers 17h de la favela.

Aurélien part rejoindre son frère, Julien, et Sonia, sa copine, venus de France pour le voir tandis que Romain et Thomas se dirigent vers Pinheiros, le quartier de la fiesta, pour siroter quelques caïpirinhas. Vers 2h du matin, les trois compères se retrouvent à l’hôtel mais pas pour dormir…en effet, Romain sort de l’hôtel en chaussette, traverse l’avenue puis pénètre dans un bar limite glauque. Aurélien et Thomas l’accompagnent. Au comptoir, quelques habitués des lieux viennent trinquer un dernier verre tandis que d’autres, queues à la main, viennent taquiner la boule blanche…oui ! Entendez par là jouer au billard…Nous trouvons une petite table au fond du troquet puis commandons trois bières fraiches. Romain finit la sienne et part, en chaussettes, visiter les lieux. Aurélien, rentre à l’hôtel et Thomas part à la recherche de son cousin. Installé à une table avec des Brésiliens, Romain, utilisant le langage des signes, est en pleine discussion avec Edouardo, un taximan. L’objet de la conversation : l’organisation d’un match de foot. Au même moment, son ami nous fait découvrir la cachaça, de l’alcool à la base de sucre de canne. Thomas part se coucher vers 5h et Romain rejoint l’hôtel vers 7h. Soirée mémorable !!!

15 novembre

Sans surprise, levés début d’après midi pour nous diriger vers un Backpacker. Nous partageons notre chambre avec quatre autres personnes dont un guatémaltèque et des espagnols. Nous déposons nos valises, cassons la croute puis partons faire un foot avec Jean Baptiste dans le parc d’Ibirapuera. Ce français de 28 ans, lecteur de nos chroniques via Football365, nous a contacté par mail pour pouvoir taper la balle ensemble. Chose promise, chose due ! Arrivés sur les lieux, nous découvrons un immense espace de verdure très fréquenté par les Paulistas (habitants de São Paulo). Endroit agréable pour faire du sport dans cette ville considérée comme la plus grande d’Amérique du Sud.

Un petit foot au parc d'Ibirapuera

Après quelques minutes de marche, nous accédons aux praticables mais, pour pouvoir les utiliser, il faut patienter… Eh oui, la demande est nettement supérieure à l’offre. Vingt minutes d’attente passées, voila l’équipe « MaisVousEtesFoot ! » sur le terrain. Notre premier match à São Paulo, il faut donc donner son maximum pour faire bonne impression. La règle est simple, la première équipe qui encaisse deux buts doit sortir du terrain.

La partie commence puis se termine aussitôt. En fait, j’aimerais donner plus d’informations sur ce match d’anthologie mais la partie n’a pas dépassé les 4 minutes. En effet, l’association « MaisVousEtesFoot ! » a pris deux buts en deux secondes. Malgré la stratégie de jeu élaborée avant le coup d’envoi, nous devons quitter le terrain. Nous arrivons cependant à recruter une équipe afin de disputer un match un peu plus long. Après avoir trouvé un endroit propice dans le parc pour poser les buts, un 5vs5 débute. Le match se déroule dans une très bonne ambiance.

La partie terminée, nous retournons au Backpackers prendre une douche. Julien et Sonia nous rejoignent et commandent une Caïpirinha pour étancher leur soif. Dans la chambre, nous rencontrons Melchior, notre compagnon de chambre, qui nous explique son projet de tour du monde. Ce trentenaire est attendu en Bolivie pour travailler en tant qu’entraineur dans un centre de formation situé à Santa Cruz ! Voila la bonne rencontre au bon moment ! (nous sommes actuellement en contact avec lui afin de pouvoir visiter son centre) La soirée se termine en compagnie de JB, de Julien, de Sonia et de sa sœur, Rosa.

16 novembre

Journée tranquille malgré une nuit pas très récupératrice à cause des ronflements incessants d’un de nos compagnons de chambre…c’est sympa les backpackers. Aujourd’hui, c’est une journée spéciale pour les habitants de São Paulo car leur équipe dispute un match important. En compagnie de Julien et Sonia, nous allons en direction de l’estadio Cicero Pompeu de Toledo, plus communément appelé Morumbi, pour vibrer au son des supporters. En effet, le stade est plein. 98% des spectateurs supportent l’équipe de São Paulo, le reste encourage l’équipe de Figueirense. La partie se termine sur une victoire nette de l’équipe locale.

Au stade du Morumbi

Aujourd’hui est un jour spécial pour un des membres de l’association…en effet c’est l’anniversaire du grand Aurélien (26 ans) donc nous partons festoyer dans un restaurant situé dans le quartier de Bela Vista en compagnie de Julien, Sonia et Rosa. Buffet à volonté pour 6€. Cooool.

17 novembre

Journée repos suivie d’une soirée arrosée. Tandis qu’Aurélien partage son dernier soir avec son frère, Thomas et Romain la passe avec Fréderico, un ami de Thomas connu en Australie. Direction un bar de Pinheiros où la seule règle est de boire. La suite de l’histoire est claire…

19 novembre

A notre grand regret, nous devons quitter São Paulo pour se diriger vers Santa Catarina. Arrivés à 10h15 à la gare routière, nous embarquons dans le bus en direction de Florianopolis, capitale d’Ilha Catarina. Comme d’habitude, nous traversons des paysages verdoyants et splendides tout le long du trajet. Forêts et océan à perte de vue. Nous arrivons à destination vers 22h, attrapons un taxi…pas n’importe lequel, celui-ci disposait d’une TV miniature accrochée au tableau de bord... et au programme, un match de foot Brésil-Portugal… Près de l’hôtel, nous trouvons une pizzeria ou nous regardons la fin du match. 20 novembre

Nous quittons cette grande ville pour nous diriger vers une des 42 plages de l’île de Santa Catarina. Notre choix s’oriente vers celle de Santinho, au nord de l’ile. Arrivés dans notre pousada, nous partons sans attendre sur le littoral. Ballon en main et habillés d’un manteau (et oui, il pleut…) nous traversons les dunes et les marais puis accédons à une magnifique plage déserte. Endroit parfait pour taquiner le ballon surtout que la pluie à cessé. Pendant une bonne heure, nous effectuons un taureau endiablé sur cette plage tranquille du Brésil. Retour à la pousada puis soirée tranquille.

22 novembre

Voila trois jours qu’il pleut sur cette ile réputée pour sa beauté naturelle et son ciel bleu mais nous décidons tout de même d’aller jeter un coup d’œil à la plage Joaquina, réputée pour ses dunes hautes de plusieurs centaines de mètres. La plage étant située sur le littoral est, l’utilisation du bus est indispensable pour s’y rendre. Nous passons alors par le centre de l’ile caractérisé par la présence d’une grande lagune appelée la Lagoa da Conceiçào, spot idéal pour s’adonner aux sports nautiques. Le lac est coupé en deux par centro da Lagoa, petit village construit en partie sur un banc de sable. Nous changeons de bus puis c’est reparti.

Plage Joaquina

Plage Joaquina

La Lagoa da Conceiçào

Une bonne vingtaine de minutes après, nous arrivons sur les lieux puis apercevons les gigantesques dunes qui font la renommée de cette plage. Sous une fine pluie, nous escaladons ces montagnes de sable pour y admirer la vue. Un véritable paysage lunaire s’offre à nous mais la visite est de courte durée car la pluie redouble d’intensité. Nous trouvons un restaurant ou se réfugier puis en profitons pour casser la croute. C’est sous une averse que nous rentrons à l’hôtel. Le soir, nous partons à la recherche d’un cyber café sous un déluge, un vent fort mélangé à une pluie spectaculaire, au point que les routes deviennent impraticables. Le village Santinho se transforme en piscine géante, limite inquiétante.

24 novembre

Notre départ pour Buenos Aires est annulé du fait des importantes inondations sur l’ile mais aussi partout dans l’état de Santa Catarina. L’état d’alerte est lancé. Les intempéries ont causé des dégâts considérables dans la région et des dizaines de personnes sont portées disparues. La compagnie de bus suspend tous ces bus jusqu’au 26 novembre, ainsi nous sommes condamnés à rester sur l’ile deux jours supplémentaires. Super, ça ne nous arrange pas du tout.

25 novembre

Enfin, le beau temps est revenu sur l’ile, nous profitons de cette journée ensoleillée pour nous rendre sur la plage do Moçambique, spot idéal pour le surf. Pour y accéder, nous devons emprunter un sentier encerclé d’une forêt protégée. Cette réserve écologique abrite un grand nombre d’espèces d’oiseaux différents ainsi qu’une végétation luxuriante hors du commun, au plus grand bonheur d’Aurélien. Arrivés sur la plage, un local nous aborde et propose d’organiser une petite partie de foot avec les surfeurs. Malgré ces efforts, aucuns d’eux n’acceptera l’invitation. Pas grave, nous disputons tout même un 4vs4. D’un coté, Aurélien et Romain, de l’autre un soi disant trafiquant d’armes (dixit le local) accompagné d’un fan des Guns N’ Roses. Un match comique se déroule sur cette longue plage de Santa Catarina. Thomas, qui filme, ne peut que rigoler devant cette scène. Nous rentrons à l’hôtel en fin d’après midi et passons notre dernière soirée au Brésil à se reposer car demain, une longue route nous attend.

Plage du Moçambique

26 novembre

Levés tôt car notre départ est programmé à 10h15. De plus, il faut compter 2h de route pour rejoindre la gare routière de Florianópolis au lieu de 45 minutes en temps normal. 7h30, nous sommes prêts à partir, nous appelons un taxi mais celui-ci ne sera pas disponible avant 45 minutes. Pas vraiment le choix, nous patientons. 9h, toujours rien…et voila, c’est inévitable, nous allons louper le bus et sommes encore condamnés à rester ici. 9h30, le taxi arrive enfin. Nous jetons nos bagages dans le coffre puis croisons les doigts pour qu’un miracle se passe…Bingo, nous apprenons par téléphone que le bus partira à 12h. Ainsi, nous n’avons plus besoin de stresser.

Arrivés à la gare routière, nous patientons jusqu'à l’embarquement. 13h, le bus arrive, nous grimpons à l’intérieur puis partons pour 24h de trajet. Sur la route, nous apercevons un paysage chaotique, ravagé par les intempéries : arbres arrachés, éboulements de terrains, inondations…ça ne rigole pas. Les dégâts provoqués par cette catastrophe naturelle nous font faire un détour énorme. (Ces inondations incroyables ont tout de même engendrées 60 000 sans-abri ainsi que 80 morts en seulement quelques jours…nous avons finalement beaucoup de chance !) Nous arriverons à Porto Alegre avec plus de 8h de retard. 6h du matin, nous pénétrons dans la pampa Brésilienne, paysage à couper le souffle, du moins, celui de Thomas. Grandes plaines habitées par des troupeaux de vaches et de chevaux qui offrent un spectacle saisissant. Nous arrivons à Buenos Aires vers 19h, après 31h de bus….