01/02

Premier jour en Bolivie. Nous arrivons à Tupiza, petite bourgade plantée au milieu d’un cirque de montagnes rouges. Spot idéal pour se reposer avant d’attaquer la région du Sud Lipez et l’immense désert de sel : Uyuni. Durant la journée, Thomas rencontre une amie de Tours, Adeline…si si, que le monde est petit. Encore plus incroyable, elle est accompagnée d’un ami, Julien, qui lui-même est footballeur (niveau CFA2 quand même ! on est loin du FC92 !)…Quelle heureuse coïncidence. Nous partageons la journée avec eux.

02/02

Lever matinal pour les trois compères car aujourd’hui, commence notre road trip de quatre jours dans le sud de la Bolivie. Nous partageons notre voiture avec Anton et Lina, un couple de Suédois rencontrés à Humahuaca. 9h, nous quittons Tupiza en direction de la quebrada Palala, sorte de mille feuilles rouge renversé sur le coté. Ensuite, la route se faufile à travers des sommets pour atteindre la vallée de la Lune. Le panorama est saisissant : montagnes rouges et vertes d’un coté, orgues de sable et pics ocre sculptés par le vent et la pluie de l’autre. Véritable flash back sur le comment de la formation de la terre. Quelques clichés plus tard, nous reprenons la route (le mot piste serait plus approprié) puis stoppons au milieu d’une steppe où lamas, moutons, ânes semblent cohabiter en parfaite harmonie. A part nous, rien à l’horizon. Le temps d’enfiler quelques pulls (à 4000 mètres d’altitude, il commence à faire un peu frisquet) nous partons faire notre plein d’oxygène et profitons du calme incroyable de ce spot idyllique. Après avoir mangé un succulent déjeuner et fait la connaissance de trois sympathiques américains qui occupent la seconde voiture du cortège, nous revoilà sur la route. Nous traversons des paysages époustouflants, à ma gauche, nous pouvons apercevoir l’imposante chaine montagneuse du Lipez avec ses neiges éternelles, à ma droite, des montagnes de couleurs violette, grise, marron, rouge…habitées par des vigognes, lamas et autres animaux aux facies bien amusants.

La Quebrada de Palala

La route continue, avec son lot de nids de poules et de cahots qui secouent les fessiers. Aussi, les arrêts sont accueillis avec enthousiasme et ça tombe bien, la voiture stoppe à hauteur d’un enclos composé de vieilles pierres branlantes et abritant une vingtaine de lamas. Nous voilà en plein marché de ces drôles de bêtes ! Dans l’enceinte, se trouve également quelques boliviens qui exhibent fièrement leur marchandise. Après d’âpres négociations, le lama se voit remettre de jolis rubans colorés autour des oreilles. Chaque couleur correspond à un propriétaire. A moins que ce ne soit seulement afin de signifier l’imminence du carnaval…on n’a jamais vraiment réussi à découvrir la vérité sur cette étrange pratique !

Le marche aux lamas

Quelques dizaines de minutes après, nous pénétrons dans San Antonio de Lipez (4000 mètres d’altitude), un petit village nichée au pied d’une imposante colline. La bourgade est constituée de quelques habitations traditionnelles, d’une charmante église, d’une école et d’un terrain de foot…eh oui, et en toile de fond, nous apercevons un somptueux paysage alpestre. C’est ici que nous passerons une des nuits les plus froides de notre tour du monde. Mais quelle chance de roupiller dans ce bled typiquement Bolivien et surtout bourré de charme. Auparavant, nous tapons la balle avec quelques locaux, Anton (notre ami Suédois) ainsi que deux français rencontrés sur la route. Le spot est incroyable, le terrain de jeu est bordé d’un coté par de vieilles habitations traditionnelles vétustes et de l’autre, par une large plaine recouverte d’herbes folles. En face de l’aire de jeu, une vieille église à la façade blanche, un poil excentrée du village, vient s’ajouter à ce décor déjà parfait. Mais le cadre admirable ne s’arrête pas là ! En effet, au loin, notre regard est rapidement happé par l’imposante montagne vêtue d’une légère pellicule blanche qui ferait rêver le peintre Jean Achard.

Bled paume du Sud Lipez

La partie commence sous un coucher de soleil admirable, la couleur du ciel se décline en nuances chaudes et la brise glaciale fait son apparition. Le match est difficile pour les européens, non à cause du niveau technique des joueurs, mais en raison de l’altitude. C’est notre premier foot à 4000 mètres. Du coup, nos poumons cherchent péniblement l’air dont ils ont besoin pour alimenter en oxygène nos petits corps musclés. Aurélien, trop exténué par cette partie est obligé d’échanger sa place de joueur avec Thomas, le cameraman officiel de l’association. La partie s’achève au bout d’une heure et les sportifs rentrent chacun dans leurs domiciles respectifs. Après avoir absorbés un délicieux diner, nous regagnons très vite nos lits car demain, lever à 4h30…

03/02

4h30 donc. Nous avalons un petit déjeuner appréciable puis regagnons notre voiture. Nous profitons de la douce lumière du matin pour visiter notre premier village. Ce bled est un peu différent des précédents puisque qu’il est en ruine, seul le cimetière semble avoir résisté aux colères de la nature. Plus personne n’y habite et pour cause sa population a été anéanti par la peste il y a une centaine d’années. Quelques habitants ont bien essayé de s’y installer mais en vain. Et pour cause, aujourd’hui, seuls quelques mythes résident autour de ce lieu lugubre. Les locaux affirment que le lieu est hanté et personne ne se risque à traverser cet étrange endroit de nuit. On y entendrait les pleurs et les cris des victimes de la pestouille de l’enfer… La séance photo terminée, nous regagnons notre jeep pour nous diriger en direction de la réserve Eduardo Avaroa située dans le Lipez. Nous pénétrons une zone volcanique puis atterrissons sur la laguna Corante. Logée au pied d’un gigantesque volcan, s’étend une large lagune blanche peuplée de flamands roses. Le spectacle est saisissant. Pas un chat, pas un nuage, seul le bruit de ces animaux piquant leur bec dans la vase.

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Le road trip dans la région considérée comme la plus belle d’Amérique du Sud continue vers la fameuse laguna Verde. Pour s’y rendre, nous traversons des paysages grandioses tels que le salar de Chalviri, la laguna blanca…pour arriver enfin à la pointe de la Bolivie, le bout du monde : la laguna Verde. Ici, on est à plus de 4500 mètres d’altitude, on respire donc avec difficulté mais c’est sublime. Au fond, on distingue le volcan de Licambur, derrière, on discerne le désert de l’Acatoma et devant nous, s’étend sur plusieurs centaines de mètres un lac dont la couleur de l’eau est verte du fait de la forte concentration en magnésium. Nous restons une bonne demi-heure à contempler ce chef d’œuvre de la nature.

La Laguna Verde

Ensuite, direction le fascinant désert de Dali qui doit son nom au peintre Catalan en raison de la ressemblance avec un de ses tableaux. Pourtant cet artiste surréaliste n’aurait jamais mis les pieds en Bolivie…. Ce désert, situé à 4750 mètres d’altitude, est localisé dans un foyer d’activité volcanique et géothermique, les terres regorgent de minéraux qui confèrent aux paysages une gamme de couleurs surnaturelles. Cette large étendue de sable blanc est ponctuée par d’élégantes pierres taillées par le vent et pouvant peser plusieurs tonnes. Leur présence rend le paysage magique. La matinée se termine par le salar de Chalviri et ses aguas thermales dont l’eau provient directement de la terre à une température de 37°. Malgré la brise glaciale qui balaie l’Alptiplano, nous décidons d’y faire trempette en attendant le déjeuner.

Une petite baignade

Après un déjeuner copieux, nous partons à la découverte des geysers Sol de Manana, le point le plus haut de notre périple, soit 5000 mètres d’altitude. Plus haut que le Mont Blanc. Nous pénétrons dans une étendue de plusieurs centaines de mètres qui ressemble à un champ de trou d’obus : une multitude de cuvettes bouillonnantes qui dégagent une forte odeur de souffre. Bel aperçu de l’enfer. Les couleurs de ce magma inextricable, exhumé des entrailles de la terre, vont du gris clair ou foncé jusqu’au beige en passant par l’ocre. Chaque cratère crache sa bouillante matière, mélange d’eau et de gaz en ébullition. En s’approchant de ces grosses marmites volcaniques, on aperçoit les glouglous et les gargouillis de cette boue ardente.

Volcan

Bref, la journée se termine, nous partons en direction de notre refuge situé à coté de la fameuse laguna Colorado. L’habitation est très simple, pas de salle de bain, ni de chauffage pourtant la température peut descendre jusqu'à -30° les soirs d’hiver.

04/02

Laguna Colorado

6h, nous voila à bord de notre jeep en direction de la laguna Colorado…Quinze minutes suffisent pour atteindre notre objectif. Le spectacle est une fois de plus à couper le souffle : une immense lagune aux eaux couleur rouge sang, entourée de volcans. Nous sommes seuls sur les lieux, pas un bruit à part celui des flamants roses qui n’hésite pas à plonger leurs becs fourchus à la recherche de nourriture. Nous restons un bon moment à observer ce paysage irréel et fascinant. La route reprend et nous attaquons la ruta de las Joyas qui doit sa réputation en raison de la présence d’une série de lagunes distantes chacune de quelques kilomètres et plus belle les unes que les autres…la matinée s’achève et nous profitons de ce spot exceptionnel pour casser la croute.

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Et le road trip reprend, nous partons en direction du salar d’Uyuni. Nous traversons une zone volcanique impressionnante, un désert de sel gigantesque puis arrivons quelques heures après à San Juan de Rosario, village situé au bord du célèbre désert de sel d’Uyuni. Sur les hauteurs de ce vieux bourg typiquement Bolivien, se trouve notre hôtel qui possède une caractéristique bien spéciale puisqu’il est entièrement constitué de sel. Le temps de poser nos sacs, de prendre une petite douche puis nous assistons à un incroyable coucher de soleil.

05/02

Levés à 4h direction le désert blanc afin d’y admirer le lever du soleil. Le moment est magique, malgré le froid, le spectacle est époustouflant. Aussitôt sortis de notre jeep, notre regard est happé par la forme hexagonale que prend le sel. Quarante mètres plus bas, se trouve la plus grande réserve de lithium au monde. Aujourd’hui, nous venons tout juste d’apprendre que Total a obtenu le droit de l’exploiter alors que le site est théoriquement protégé. Quel dommage. Nous sommes seuls au milieu du plus grand lac de sel au monde, soit l’équivalent de deux départements Français…pas un bruit, pas de flamants roses, rien…nous observons le soleil s’élever de l’horizon qui d’ailleurs, est d’une platitude parfaite. Une ligne si droite qu’elle nous permet d’apercevoir la courbe de notre belle planète.

Le salar d Uyuni

Une bonne heure après, nous reprenons la route pour atteindre l’isla Inca Huasi, bout de terre qui flotte au milieu de cet océan de sel. Ici, on trouve une myriade de cactus qui peuvent s’élever jusqu'à douze mètres de haut et être âgés pour certains d’un bon millénaire ! Une heure suffit pour faire le tour de cette étrange île. A la fin, nous petit déjeunons au pied de cet ilot, en observant tranquillement « le Ténéré blanc ». Ce ptit dej’ mémorable est suivi d’une séance photo où nous nous amusons avec la perspective du désert. Et avouons le, un peu d’auto congratulations ne fait pas de mal, le résultat est plutôt réussi.

No comment

Photo de groupe

Après cette pause photo, nous partons taper la balle en plein désert puis nous enchainons sur une visite rapide d’un hôtel de sel. A proximité du site, nous pouvons apercevoir quelques personnes qui piochent, creusent pour dégager des briquettes de sel non iodé. Tout ça en plein cagnard et sans gants…En contrepartie, ils sont payés 6 bols soit 0,60€ la tonne de sel. Glouuups. Ce sel va ensuite dans les usines de traitement à Colchani…ca tombe bien, c’est notre prochaine destination. Nous quittons le désert d’Uyuni puis pénétrons dans Colchani... ce petit bled ne possède pas de charme mais c’est une étape importante pour nous car c’est ici que nous allons déjeuner…Eh oui, voyager donne faim donc la pause sandwich est toujours un moment sacré pour les membres éminents de « MaisVousEtesFoot ! ». Nous restons une bonne heure dans ce bourg.

Salar d Uyuni

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Notre périple dans l’Altiplano Bolivien touche à sa fin puisque nous arrivons à Uyuni, dernière ville de notre trip. Nous remercions notre guide puis partons à la découverte de cette ville apocalyptique digne d’un opus de Mad Max. Ici, la vie est très rude et l’atmosphère à la limite de la déprime. Mais pour nous, c’est le spot idéal pour se reposer.

06/02

Départ pour la célèbre ville de Potosi en bus. Six heures sont nécessaires pour parcourir quelques centaines de kilomètres. Nous partageons cette aventure avec nos amis Suédois, Anton et Lena. Une broutille pour nous cependant les conditions de voyage sont légèrement différentes des autres pays sud américains…fini les bus cama, terminé la clim ! Place à un vieux mini bus peint de couleurs vives et certainement plus âgé que nous. Nous arrivons tout de même à destination vers le milieu d’après midi. Nous voilà au pied de la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde : 4090 mètres d’altitude.

Ancienne cité impériale (la seule d’Amérique latine à posséder cette distinction) Potosi regorge d’une multitude de trésors. A commencer par le mont Cerro Rico anciennement riche en argent qui a fait la fortune de la ville dans les années de Charles Quint. La mine aurait produit suffisamment pour paver d’argent une route à deux voies jusqu'à Madrid. Aujourd’hui, il ne reste quasiment plus rien. Ensuite, la cité coloniale renferme une architecture baroque splendide. A tel point qu’elle est considérée comme une des plus belles villes d’Amérique du Sud. Aujourd’hui, Potosi est d’ailleurs logiquement inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Enfin, la ville possède de nombreux musées incroyables tels que la Casa de la Moneda, le plus grand et le plus important bâtiment civil colonial des Amériques. C’est ici que l’on frappait la monnaie.

La ville de Potosi

Nous posons nos bagages dans nos chambres puis partons visiter la ville mais il est usant de trop marcher à 4090 mètres d’altitude, l’oxygène se fait rare et les ruelles de la vieille cité coloniale sont régulièrement balayés par des bourrasques glaciales. Aussi, nous trouvons refuge dans un bar bien sympathique où nous tentons de nous réchauffer à coup de chocolat chaud… (Si si, vous avez bien lu) et de jeux de carte en compagnie de nos amis suédois. Elles vont être sympas nos parties de foot !

07/02

En Bolivie, c est le carnaval et donc la fête. Le principe est assez simple : achetez des ballons, remplissez les d’eau puis lancez les sur les gens…c’est l’occupation principale des enfants de la ville et Potosi se transforme donc en énorme champ de bataille. Chaque sortie en ville est périlleuse, il faut sortir couvert car les gringos sont les cibles préférés des « Rambo des eaux ». Pendant toute la journée, nous voyons des projectiles bleus, roses, rouges, verts, traverser le ciel de Potosi pour venir s’écraser sur la tête des Boliviens ou des touristes…Anton et Lena, nos amis Suédois, qui logent dans le même hôtel que nous, ne veulent plus être impassibles devant tant de violence et préparent donc une contre-attaque. Ils s’achètent le matériel nécessaire pour faire des bombes et organisent leur riposte. Une véritable guérilla éclate dans la rue de notre hôtel, tous les enfants s’acharnent sur Anton. Lena, située sur le toit de l’hôtel en tant que sniper, essaie en vain de le couvrir en balançant des projectiles mais les Boliviens sont trop nombreux…Anton doit faire marche arrière…Cette scène va se répéter toute la journée, la rue est une véritable piscine géante, et parfois même l’hôtel ! Nous sommes condamnés à rester dans nos chambres et à observer la scène. Le combat se termine vers 18h, moment pour nous de quitter l’hôtel, manger puis boire une petite mousse.

09/02

Nous décidons de partir visiter les mines d’argent, symbole de Potosi. Avant de pénétrer dans les couloirs de la mort, nous passons au marché pour acheter de la coca et de la dynamite, cadeaux destinés aux mineurs qui triment toute la journée dans des conditions démentielles. Ensuite, on enfile nos combinaisons : casques, bottes et salopettes puis partons visiter une des 120 galeries du Cerro Rico.

Longs tunnels étroits, étais parfois effondrés, escaliers boueux et assez raides… il est nécessaire par moment de ramper ou de marcher courbé en deux pour se faufiler dans les couloirs. Bien sur, il ne faut pas être claustro pour pénétrer ici. L’atmosphère est hostile : ventilation inexistante, changement de température soudaine, air pas toujours respirable du fait de la poussière, de l’amiante, etc. Ce qui rend l’expédition encore plus difficile. Durant la visite, nous rencontrons deux mineurs qui nous expliquent leur métier. Leur condition de travail est déplorable : pas de port de masque car trop cher, pas de protection sociale, salaire misérable, heures de travail excessives… Par conséquent, espérance de vie : 45 ans. La majorité meurt de silicose ou d’accidents (pas de coup de grisou ici mais des éboulements fréquents). La visite dure quelques heures et il est très dur de revenir en raison de la fatigue, la chaleur…mais avant de sortir de cet enfer, nous faisons connaissance avec El Tio, idole pourvue d’un sexe aux dimensions « siffrédiennes », diabolisée par les espagnols mais protectrice des mineurs. Ces derniers lui offrent régulièrement feuilles de coca, alcool et cigarettes. Après cette fabuleuse rencontre, nous sortons de ce trou noir avec soulagement. Mais ce n’est pas fini, notre guide, qui est d’humeur joyeuse car il a picolé toute la nuit avec les mineurs (en raison du festival des mineurs qui avait lieu la veille) souhaite nous faire un dernier cadeau explosif. Il allume la mèche d’une dynamite, attend, nous la dépose dans les mains, la reprend, la lance à une touriste, la reprend, court pour enfin la déposer dans un trou et Badabouuum. Ouah ! Impressionnant ! La visite « Germinal » se termine, nous quittons la montagne puis rentrons à l’hôtel. Cette journée nous a complètement tués mais le « jeu » en valait la chandelle. Vraiment une expérience traumatisante et inoubliable.

10/02

Journée de repos. Tandis que Thomas et Aurélien jacassent avec les suédois, Romain file en direction du stade afin de prendre quelques clichés. Il découvre alors autour du stade plusieurs « canchas de futbol », tente de saisir quelques instantanés et bien sur, prend rendez vous pour disputer une partie le lendemain. Pour le reste, rien à signaler. Repos !

11/02

Alors qu’Aurélien a filé à Sucre rencontrer une guérisseuse traditionnelle, Romain et Thomas décident de partir au pied de la mine Cerro Rico afin d’assister à l’entrainement du Nacional Potosi, le club des mineurs, qui depuis cette année est en première division. Un trajet en taxi et nous voilà sur les lieux. Le spot est fascinant, en face de nous se dresse la célèbre montagne d’argent, bordée par les habitations précaires des mineurs. Derrière nous, une vue imprenable sur la ville. Il faut dire que nous sommes certainement sur le praticable le plus haut du monde.

Le Nacional Potosi

Sur le terrain, les joueurs s’adonnent à quelques exercices de passe, de tirs, de jongles…sous le regard de quelques curieux ainsi que de quelques journalistes. Une bonne heure après, nous rencontrons le DT de l’équipe, d’origine Argentine qui nous invite à assister à l’entrainement de demain au stade de Potosi avec la possibilité de jouer ! Super, nous prévenons Julien pour qu’il se joigne à nous. Vous ne savez pas qui est Julien ? Honte sur vous ! C’est le français footballeur, l’ami de l’ami de Thomas évoqué plus haut… Invitation qu’il accepte avec grand plaisir. Mais la journée n’est pas terminée, loin s’en faut ! Direction, les abords du stade afin de trouver des joueurs désirant taper la balle. Mission réussie puisque nous tombons sur un 5 contre 5. Romain squatte la partie tandis que Thomas filme. Les premières minutes sont difficiles, cousin Romain cherche de l’oxygène pour remplir ses poumons mais impossible…après dix minutes de jeu, il est obligé de sortir du terrain pour reprendre son souffle. Sous les rires des Boliviens bien sur. Mais ce footballeur en herbe n’a pas dit son dernier mot, la réputation de la France est en jeu et il le sait. Après une bonne dizaine de minutes de récupération, Romain décide de retenter sa chance et demande à jouer. Mais le scénario se répète une nouvelle fois. Après seulement cinq minutes… Il quitte le terrain, se repose encore puis revient dans le match. Quel courage ! Quelle ténacité ! Mais cette fois ci, il jouera une bonne trentaine de minutes. Le moment est venu pour lui d’enchainer des petits ponts. La partie est complètement désorganisée mais vraiment sympathique, ce groupe d’amis joue pour le plaisir et cela se lit sur leurs visages. La partie aura finalement duré une bonne heure.

Le soleil décline pour faire place à l’obscurité, tous les joueurs sont morts de fatigue et décident donc de mettre fin a ce match d’anthologie. Le temps de quelques bavardages et chacun rentre chez soi.

12/02 Lever tôt pour Thomas car il doit rejoindre Adeline et Julien pour ensuite se diriger vers le stade du Nacional Potosi. Romain, lui, est contraint de renoncer à ce foot prometteur en raison d’une mauvaise grippe probablement contractée dans les mines (pas celles de La Moria…hihihi !). Dégouté et tout fiévreux, il se trouve dans l’obligation de rester dans son lit douillet. Après un court trajet en taxi, nous pénétrons dans l’enceinte peinte aux couleurs du pays. Nous rencontrons le DT, bavardons ensemble puis ce dernier demande à Julien de rejoindre l’équipe sur la pelouse pour disputer un petit match. Mais avant, il doit s’adonner au plaisir de quelques tirs à 25 mètres afin d’entrainer le goal. Exercice qu’il réalise parfaitement. Une fois terminée, Julien sort du terrain puis va se poser sur le banc de touche afin de se reposer. Même après quelques tirs, les poumons souffrent… Pendant ce temps là, l’entrainement du Nacional Potosi continue. Un match entre remplaçants et titulaires commence et Julien, au taquet, attend que le DT l’invite à jouer. Les minutes s’écoulent, le Français s’impatiente et la pluie s’invite à la partie, provoquant l’arrêt de l’entrainement. Julien, déçu, rentre aux vestiaires avec l’équipe. Nous assistons à la série d’étirements puis sommes invités de nouveau par le DT, à assister à l’entrainement demain mais cette fois ci, Julien sera considéré comme un membre à part entière du Nacional Potosi. Dans ce genre de situation, nous n’avons qu’une chose à lui dire : « bon courage vieux car un entrainement suivi d’un match à 4090 mètres d’altitude, ca va être sportif ».

13/02

Comme convenu, nous voilà au pied de l’imposante montagne d’argent pour assister à l’entrainement du Nacional Potosi…cette fois, nous ne serons plus spectateurs mais acteurs puisque Julien est de la partie. Pour commencer, quelques exercices de maitrise de ballons suivis de jonglage puis d’un toro… La souffrance se lit sur le visage de Julien. Pourtant, le cauchemar est loin d’être fini. La préparation physique continue avec un footing d’environ une demi-heure. Une fois terminé, un match débute : l’équipe remplaçante du Nacional Potosi contre une école de foot argentine. Julien jouera milieu droit. La partie commence, le frenchy galope mais chaque sprint demande un effort surhumain. Il trouve tout de même l’air suffisant pour effectuer quelques dribles décisifs. La partie s’achève au bout de 45 minutes, le Nacional Potosi l’emporte avec plusieurs buts d’avance. Bravo Julien, tu as sauvé l’honneur de la France…c’est vrai que jouer pendant 45 minutes à plus de 4000 mètres d’altitude est un exercice périlleux pour les habitants de l’hexagone.

Après avoir bavardé avec le président du club (un ancien mineur analphabète ayant fait fortune) ainsi qu’avec quelques journalistes, nous partons en direction de nos hôtels respectifs afin de boucler nos bagages.

Nous partons vers Sucre, capital constitutionnelle de la Bolivie pour certains, simple ville coloniale pour d’autres et les deux pour quelques-uns. La surprise est de taille quand nous pénétrons dans cette « cité blanche » ; véritable bijou de l’art baroque. Maisons, musées, églises coloniale pullulent à chaque coin de rue. Nous rejoignons Aurélien, Anton et Lina dans un hôtel près du centre ville puis partons le soir même au stade pour assister à la rencontre de Copa Libertadores qui oppose le club de Sucre à Quito (Equateur).

Sucre-Quito

L’ambiance durant la partie est bien différente de celles que nous avons pu apercevoir en Argentine…Autour de nous, certains supporters scrutent le match avec la radio collée à leurs oreilles…d’autres scandent des chants incompréhensibles afin de supporter leur équipe favorite. Enfin, quelques fanatiques de Sucre n’hésitent pas à promulguer des insultes envers les joueurs de l’équipe adverse…En somme, la rencontre est fort sympathique à regarder. Le match terminé, nous rentrons à l’hôtel et partageons la soirée avec ses occupants.

14/02

Journée repos pour nous trois puis rencontre avec Pierre, français vivant au Chili et fondateur du magazine Passe-Frontières distribué en France. Intéressé par notre projet, nous partons diner en sa présence afin de lui expliquer plus en détail le but de notre périple. Romain, toujours malade, part se coucher à la fin du diner. Aurélien, Thomas et Pierre terminent la soirée dans un bar karaoké, lieu et moment parfait pour Aurélien de faire une démonstration de la beauté de son organe vocale dont il est si fier. C’est sur la chanson de Yesterday des Beatles qu’il attire le regard des gens de la table d’à coté…Moyenne d’âge : 50 ans... Super. Ils nous invitent à boire un verre à leur table, invitation que nous acceptons avec grand plaisir. Parmi eux, le DT du futsal bolivien…heureuse coïncidence ! Aurélien lui présente notre projet et convient de lui téléphoner dès que nous serons à La Paz. Pendant ce temps, Thomas interroge un des gars de la table afin d’avoir une réponse claire et concise à sa question : « quelle est la capitale de la Bolivie : Sucre ou La Paz ?». Pour le local, la réponse ne se fait pas attendre : la vieille cité coloniale est belle et bien le chef lieu de la Bolivie…Pourquoi ? Thomas ne peut pas expliquer car il n’a pas tout compris…

15/02

Malgré l’épidémie de Dengue qui s’abat sur Santa Cruz, nous décidons tout de même de nous y rendre. Pour cause, nous sommes invités pendant cinq jours à la fameuse académie Tahuichi, école de foot et fondation réputée dans toute l’Amérique du Sud. Là bas, nous devons rejoindre Melchior, un entraineur de l’académie, que nous avions rencontré à São Paulo. 15h de bus sont nécessaires avant de fouler les terrains de cette maison du football.

16/02

Après avoir avalé quelques centaines de kilomètre en bus, nous arrivons enfin à Santa Cruz vers 10h. Le changement climatique est radical…fini les villes à 4000 mètres d’altitude ! Ici, la métropole est près du niveau de la mer et par conséquent, la température est élevée voir même limite du supportable. Nous attrapons un taxi qui nous mène jusqu'à l’académie Tahuichi. Nous pénétrons dans l’enceinte et rencontrons Tanya, la fille de Roly, fondateur de la fondation et seulement sept fois nominé pour le prix Nobel de la paix…

Car l’académie Tahuichi Aguilera fait la fierté des Boliviens ! Et pour cause, de nombreux gamins pauvres ont été sauvés des rues de Santa Cruz, formés par un ambitieux programme de réinsertion sociale, et sont aujourd’hui les piliers de l’équipe nationale. Nous visitons le centre en compagnie de Tanya puis rencontrons Melchior. Ce dernier, qui entraine une équipe de moins de 17 ans, nous accueille avec un grand sourire. Pour rappel, nous avons connu Melchior à São Paulo lors d’une soirée, celui-ci, nous a automatiquement invités à le rejoindre à Santa Cruz dès lors qu’il a eu connaissance de notre projet. Nous bavardons ensemble sur le fonctionnement et l’organisation de la fondation puis assistons à la fin de son entrainement. 13h, nous partons à la découverte de la ville, occasion aussi de casser la croute puis de laver notre linge. Santa Cruz est la ville la plus peuplée de Bolivie et a beaucoup profité de l’exploitation du pétrole et du gaz. C’est une cité neuve, nouveau riche et propre. C’est aujourd’hui la locomotive de la Bolivie.

15h, nous revenons à l’académie pour assister à l’entrainement de l’équipe des moins de 17 ans. La journée se termine, nous partons avec notre ami dans le centre ville boire une petite mousse et, par la même occasion, bavarder sur nos voyages respectifs.

17/02

Lever tôt pour les trois mercenaires car le matin constitue l’un des meilleurs moments pour observer l’intense activité de la fondation. Munis de notre caméra, nous nous rendons sur les différents terrains de foot de l’académie. Au programme, entrainement des enfants. Nous profitons de notre présence ici pour bavarder avec les joueurs et entraineurs issus du centre afin de mieux appréhender son fonctionnement.

L equipe de Melchior

Fin de la matinée, nous sommes conviés à assister à la conférence de presse de l’équipe de Melchior car ils partent pendant deux semaines à Cordoba, en Argentine, disputer un tournoi international. Le départ de l’équipe est proche, nous accompagnons Melchior jusqu'à son bus, le saluons puis lui souhaitons bonne chance pour la suite. La fin de notre séjour à Tahuichi se fera sans lui.

18/02

11h, le centre est vide, seuls quelques gamins tapent la balle. Thomas part prendre quelques photos des terrains de foot tandis que Romain et Aurélien bavardent avec les membres de l’académie. Début d’après midi, Romain et Thomas partent à la recherche d’un foot…ce n’est pas ce qui manque ici mais cette fois-ci, nous voulons intégrer une équipe et disputer un match. Nous parcourons un dizaine de terrains puis rencontrons les moins de 16 ans. Nous bavardons avec l’entraineur qui accepte notre requête. Toutefois, El Presidente ne pourra jouer bien longtemps car cet entrainement est aussi l’occasion pour l’entraineur de sélectionner ses meilleurs joueurs. Romain jouera donc, tandis que Thomas, caméra à la main, filmera son cousin balle au pied. Comme la température, le niveau est élevé. Les joueurs combinent parfaitement et Romain souffre mais s’amuse comme un petit fou. Après 25 minutes de jeu, c’est la mi-temps. Et la fin pour Romain, soulagé de pouvoir reprendre son souffle.

Joueur de Tahuichi

Pendant ce temps, Aurélien met à la disposition du centre ses compétences de kiné et passe une bonne partie de l’après midi à seconder l’infirmière. A Tahuichi, toutes les personnes, issues ou non de l’académie, ont accès aux soins.

L’après midi s’achève, les trois compères se retrouvent puis négocient un foot avec les internes. Tahuichi accueil une quinzaine d’enfants venus des quatre coins de la Bolivie à temps complet, c’est pour eux une occasion de profiter des infrastructures du centre sans la contrainte de la distance. 18h, un 5 contre 5 débute sur un petit terrain situé derrière la salle de musculation. L’ambiance est « bon esprit ». La partie s’achève avec la tombée de la nuit.

19/02

Nous profitons d’une de nos dernières journées au sein de Tahuichi pour récolter des témoignages des parents d’enfants membres du centre ainsi que des interviews d’entraineurs et de joueurs issus de la sélection nationale de moins de 17 ans. La journée continue et nous assistons à l’entrainement des enfants puis d’une équipe féminine. Une fois le centre vide, nous partons dans le centre ville pour profiter une dernière fois de la douceur de la nuit de Santa Cruz.

20/02

Dernière journée à Tahuichi Aguilera car ce soir, nous prenons un bus pour La Paz. Nous passons toute la matinée avec Tanya, la gérante et fille de Roly, le fondateur de l’académie. Au programme, l’histoire, le rôle et le fonctionnement de Tahuichi. Vaste programme que nous ne détaillerons pas dans ce blog puisqu’il fera l’objet d’une chronique par le « marcassin joyeux », Aurélien Abels Eber ! Ensuite, nous assistons à la préparation du lait de soja. L’académie dispose de sa propre fabrique et permettant ainsi de se passer d’une entreprise extérieure. Ce lait viendra atterrir dans le ventre affamé des joueurs en contrepartie d’une somme dérisoire pour certains, gratuitement pour d’autres.

Enfin, nous procédons à la dernière interview, celle du DT : Ciro Medrano. Cette homme d’une cinquantaine d’année à vu l’académie grandir, de sa création il y a 30 ans à aujourd’hui. Bras droit et ami proche de Roly Aguilera, aujourd’hui décédé, il nous fait partager sa passion pour l’académie et nous fait une description de l’homme qui à l’origine de Tahuichi : Roly Aguilera. Interview vraiment touchante. L’heure du départ approche, nous remercions Tanya ainsi que les autres protagonistes de la fondation puis partons en direction de la gare routière.

21/02

Nous arrivons à La Paz en fin de matinée, après un trajet ponctué de plusieurs pannes. Nous attrapons un taxi qui nous conduit jusqu'à un hôtel situé dans le centre ville.

La Paz

Cette ville est une véritable curiosité urbaine. C’est la capitale la plus haute du monde. Elle est étagée de 3200 à 4000 mètres d’altitude. La population pauvre réside sur les hauteurs, appelées El Alto et la population plus aisée habite 800m plus bas. La Paz possède l’un des cadres naturels les plus beaux au monde. Entourée d’une centaine de pics enneigés de plus de 5000m, elle est le point de départ de nombreuses randonnées notamment pour la cordillère Royale.

Aujourd’hui, le programme pour nous est simple : repos, repos et encore repos.

22/02

Aurélien et Thomas partent dans le centre ville sans vraiment savoir quelle surprise les attend…nous franchissons à peine les portes de l’hôtel qu’un groupe de gamins nous bombarde de bombes à eaux et de mousse à raser. Une sensation de déjà vu. Aurélien et Thomas remontent à l’hôtel, se mettent en tenue de combat puis partent acheter des munitions : bombes à eaux et bouteilles de mousse. Et c’est parti, nous pénétrons dans le centre névralgique de la ville, le lieu ou se déroule le festival. Même cinéma qu’a Potosi, des bombes à eaux colorent le ciel bleu azur de La Paz et viennent s’écraser par la suite sur tout ce qui bouge…dont nous. Une bombe de mousse dans chaque main ainsi qu’un sac à dos rempli de projectiles, nous canardons toute personne que nous croisons…soit une par seconde. Les rues de la Paz sont transformées en un véritable champ de bataille….

Nous rentrons à l’hôtel deux heures après, Aurélien est mouillé de la tête au pied et Thomas est recouvert entièrement de mousse, tel un bonhomme de neige…il faut savoir que les gringos sont les cibles privilégiées des locaux. Une petite douche après et nous voila tout propre pour aller diner.

23/02

Une journée sous le signe du travail quand soudain nous entendons un rire qui nous est bien familier…sans trop y croire nous regardons par la porte de notre chambre et apercevons un gars chauve…mais oui, c’est notre ami anglais, Antony, que nous avons rencontré à Cafayate puis Salta, en Argentine. Pour les retrouvailles, nous partons prendre une bière dans une boite en face de l’hôtel. L’atmosphère est sympa mais le décor est similaire à celle d’un mariage. Super… Aurélien est le premier à se rendre sur la piste de dance suivi de Thomas puis Romain. Nous rentrons nous coucher vers 6h du matin.

25/02

Début de matinée, nous partons prendre des photos du stade de La Paz. Nous cherchons l’entrée mais le complexe semble fermé aujourd’hui. Nous frappons à une fenêtre, attendons et un charmant monsieur coiffé d’un bonnet vient nous ouvrir. On lui explique le pourquoi de notre venu et celui s’empresse alors de nous raconter qu’il à joué contre l’équipe de France junior sous l’ère Mitterrand. Nous bavardons un moment avec lui puis il nous laisse pénétrer dans le stade. Quelques clichés après, nouveaux bavardages avec le directeur du stade puis retour à l’hôtel.

Fin de journée, Romain et Thomas sillonnent les rues de la Paz à la recherche d’un terrain de Futsal. Auparavant, Romain, qui avait acheté une belle camiseta de l’équipe nationale bolivienne, a interrogé le vendeur : « Donde se puede jugar futbol ? ». Une fois la réponse assimilée, il était décidé de jouer le soir même dans la capitale bolivienne. Après avoir quémandé notre chemin aux locaux, nous trouvons enfin le praticable…en effet pas facile de le trouver car il se situe sur le toit d’un immeuble. Nous montons jusqu’au cinquième étage puis atterrissons sur le terrain. Après quelques palabres en compagnie des joueurs, ceux-ci nous invitent à joindre la partie. Trop content, Romain se change puis intègre une équipe. Malgré l’altitude, cousin Romain tient bon. Il exécute sa spécialité : les petits ponts qui ne semblent d’ailleurs ne pas énerver les joueurs. L’ambiance est bonne et le niveau correct. Une bonne heure après, la partie se termine. Nous passons du temps à bavarder avec les locaux puis rentrons à l’hôtel faire un dodo bien mérité car demain, nous quittons la Bolivie. Direction : le Pérou.

26/02

Nous attrapons notre bus en direction de Puno, petite ville nichée sur les bords du lac Titicaca, où nous devons rencontrer les parents de Romain et d’Aurélien. Les paysages sont époustouflants surtout lorsqu’on arrive à proximité du lac Titicaca. Nous poireautons une bonne heure à la frontière sous une forte pluie. Un tampon après, nous voila au Pérou.